Le Petit Cephalophore

mercredi, septembre 30, 2026

Fête du bicentenaire de la première pierre de Saint-Denys, édito de notre curé

 


Sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise

Encore dans l’émotion de la visite du successeur de Pierre dans notre pays, nous fêtons en ce dimanche le bicentenaire de la pose de la première pierre de notre église.

 

Faisons un peu d’histoire.

En 1684, les Bénédictines de l’adoration perpétuelle du Saint-Sacrement s’installent dans l’hôtel du Maréchal de Turenne que leur donne la duchesse d’Aiguillon. Elles acquièrent un terrain de 800 m2 pour construire une chapelle (à l’emplacement de l’actuelle chapelle Saint-Jean-Baptiste) et y mettent l’adoration perpétuelle.

A la révolution, elles doivent abandonner le monastère (1792). Il est démoli, mais la chapelle et l’actuel presbytère subsistent.

Suite au concordat (1801), une paroisse est érigée en 1803, le culte se déroulant dans le couvent des Minimes. En 1809, la chapelle des sœurs est rendue au culte sous le vocable de « Saint-Denys-au-Marais », qui évoluera ensuite en « Saint-Denys du Saint-Sacrement » en souvenir des Sœurs du Saint-Sacrement.

En 1823, la Ville de Paris achète le terrain pour y construire une église plus grande. On choisit un architecte de renom, Etienne Hippolyte Godde pour en dessiner les plans. La première pierre est posée le 15 septembre 1826.

Pour ne pas interrompre le cours des cérémonies religieuses, on commence par construire le chœur ; lorsqu’il est achevé, on y transpose l’exercice du culte et l’on démolit l’ancienne chapelle pour compléter la construction. Avant même que la décoration intérieure et extérieure soit achevée, le dimanche 4 juin 1835 (notons bien la date du prochain bicentenaire à fêter !) Mgr Hyacinthe-Louis de Quelen,  archevêque  de Paris, préside la consécration de l’édifice.

Dans cet édifice de pierre où nous célébrons le mystère de la mort et de la résurrection du Seigneur, la Pierre angulaire, soyons les pierres vivantes de l’Eglise d’aujourd’hui !

P. François Lainé


Dossier Bicentenaire : la mission continue !

 Béatrice J., nouvelle responsable KT

« Je suis catéchiste depuis... 1997, quand ma fille Pauline était en CE2 : 29 ans déjà ! C’est dingue... ». Chanteuse lyrique, alto, au chœur de Radio-France, Béatrice s’est engagée activement à Saint-Denys très vite après son arrivée dans la paroisse, répondant alors à l’appel d’une paroissienne (merci de ton intuition Viviane !). « L’idée était initialement d’accompagner ma fille avec son groupe. J’y ai vite pris goût, en apprenant à mettre des mots simples pour partager ma foi et transmettre une expérience de la présence du Christ. Cela m’a fait grandir moi aussi. Au début c’était très intuitif avec heureusement un livre support bien conçu. Je me suis souvent sentie aidée par l’Esprit Saint !  » (Plus tard, l’offre de formation du diocèse a complété le dispositif.) Les séances d’une heure sont plutôt de 45 minutes effectives. C’est très court : la préparation est donc essentielle. « Les préparations à la première communion en CM1, puis à la confirmation en CM2, constituent des moments clés de ce parcours de 5 années. » 

Pour cette nouvelle année, Béatrice a accepté de prendre le relais de la coordination d’ensemble des 13 bénévoles en charge du KT (10 laïcs et 3 séminaristes) pour près de 50 enfants. Elle s’inscrit dans un moment difficile, entre la baisse du nombre de familles dans notre quartier et l’évolution sociétale. Elle espère que la présence à la paroisse de Catherine J., déléguée à la protection des enfants, et les mesures de précautions toujours prises au catéchisme pour protéger les enfants contre toutes les formes de risque d’abus sauront rassurer les parents inquiets. La relation avec les parents et leur accueil dans la communauté paroissiale est une priorité du catéchisme : « Quelle joie lorsque le dialogue s’installe et que la préparation des sacrements pour leurs enfants ouvre un chemin commun de rencontre et de fidélité au Christ ! ».

Propos recueillis par Philippe Th.


Marie-Claude D., la brodeuse du bicentenaire

Arrivée de Lyon avec son époux pour se rapprocher de leur fils Olivier, Marie-Claude a été immédiatement accueillie par les pères Roger, puis François, et par toute la paroisse. « J’ai tout de suite eu envie de m’engager », raconte Marie-Claude (89 ans), paroissienne depuis neuf ans et demi. « J’ai fait deux années de catéchisme avec Béatrice, j’ai rendu service aux JAM en remplaçant ma belle-fille Valérie au stand Linge de maison, et aujourd’hui je suis doyenne parmi les mamans de la paroisse qui se réunissent régulièrement. »

Marie-Claude a une passion. Elle brode depuis plus de soixante ans : « J’étais enceinte. Un jour, en me reposant, j’ai dessiné sur un morceau de tissu blanc et je me suis mise à broder. Depuis, je ne me suis plus arrêtée. » Des cadeaux à ses proches, comme cette nappe aux bouquets de roses, lui reviennent en mémoire. Aujourd’hui, de son tambour à broder, posé à côté d’elle, déborde un lin blanc en partie couvert de feuilles de lierre vert. « Lors de la fête des 40 ans du séminaire de Paris en novembre 2025, notre curé avait offert à chacun un pin’s avec la façade stylisée de notre église, dessinée en tons chauds sur fond blanc » se souvient-elle. « Pour moi ce petit insigne a suscité une étincelle : pourquoi ne pas reprendre son motif et broder une nappe d’autel ? » L’occasion pour l’offrir serait le bicentenaire de la pose de la première pierre de l’église. Et il en fut ainsi. La nappe parfaitement exécutée avec les mains et le cœur de Marie-Claude a été remise en mains propres au père François. « Rien n’est trop beau pour Dieu, ni pour remercier cette paroisse qui nous accueille si chaleureusement. »

Propos recueillis par Katarina K. 


Odile, Alain, Françoise et Claire : porteurs du Pain vivant 

Depuis longtemps, la paroisse offre aux anciens immobilisés la possibilité de continuer à recevoir les sacrements et de rester en lien avec elle. A l’EHPAD Paris-Bastille, une messe mensuelle est assurée par un prêtre de Saint-Denys, et les sacrements de Réconciliation et des Malades peuvent aussi être proposés. Cette messe mensuelle se situe dans le cadre des activités proposées aux résidents, avec le soutien de l’animatrice, dans une salle aménagée avec soin par Françoise L. Vers 10h, on commence à aller chercher les résidents en fauteuils. La messe commence à 11h15 et se termine à temps pour le repas. C’est toujours un moment de grand calme, certains n’entendent plus, d’autres ne voient plus, mais tous sont conscients de la solennité de l’évènement.

Ils peuvent aussi recevoir la communion dominicale, de même que des paroissien(ne)s qui ne peuvent plus se déplacer et qui le reçoivent à domicile. A 9h30, le dimanche à l’église, les volontaires se présentent avec leurs custodes et reçoivent les hosties consacrées avant de partir. A 10h à l’EHPAD, la toilette est achevée et nos ami(e)s pomponné(e)s nous attendent, certains en dormant, d’autres en regardant les émissions religieuses. Après avoir disposé une croix et la custode ouverte sur un corporal (un linge blanc), nous passons avec chacun un moment en conversation et en prière. La communion est suivie d’un moment de silence.

La proximité avec Saint-Denys et la bonne réputation de l’EHPAD expliquent que beaucoup de résidents sont de vieilles connaissances, anciens du Club Saint-Denys, des JAM ou autre...

Dès qu’on entre, on apporte un cadeau : la joie d’une visite, d’un rendez-vous régulier, d’un peu de la « vraie vie du dehors », sans parler bien sûr du cadeau immense de la « vraie vie du dedans ». Petites et grandes conversations théologiques, appréhensions et éclats de rire, de vraies relations d’amitié qui comblent le cœur et donnent de la paix. La joie d’apporter de la joie.

Odile W. 


                                                                                                                                                                                   

L'expo du bicentenaire : Corpus, de Jacques Jarrige

A l’occasion des 200 ans de sa paroisse, Jacques Jarrige nous fait ce beau cadeau de suspendre, le temps des festivités du bicentenaire, un Christ glorieux au-dessus de l’autel.
D’autres œuvres seront exposées dans les chapelles latérales.
Le titre de son expo, Corpus, a évidemment pour nous une profonde résonance ecclésiologique.

https://pulpgalerie.com/artiste/jacques-jarrige/

Le point pastoral

En juin dernier, des récits attribuant à notre curé des propositions à caractère sexuel qu’il aurait adressées à deux enfants ont été portés à la connaissance de la justice civile et de la justice canonique. Cela a conduit le diocèse à lui imposer des « mesures de prudence » qui lui ont été communiquées dans un décret, le 21 juin dernier. Or, durant l’été, le diocèse a reçu plusieurs témoignages de paroissiens « qui, sans préjuger des conclusions des enquêtes en cours, permettent d’envisager sans trouble ni scandale » son retour à Saint-Denys.

Aussi, le 24 septembre dernier, Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, lui a envoyé un nouveau décret qui l’autorise à réintégrer la paroisse en sa qualité de curé. Toutefois, par prudence et jusqu’à nouvel ordre, ce dernier « n’exercera aucun acte public de sa mission curiale » (il ne peut donc toujours pas présider la messe), « s’abstiendra de tout ministère pastoral, même non public à l’égard d’enfants mineurs » et « s’abstiendra d’entrer en relation de quelque manière que ce soit avec les personnes concernées par les procédures civile et, le cas échéant, canonique ».

En attendant que la justice ait mené son enquête, soutenons notre curé dans la prière. Il sera absent lors de notre fête du bicentenaire, qu’il a initiée, mais présent dans nos cœurs.

Sylvie H.                                            

Bienvenue à notre nouveau vicaire, le père Florian

Fils de paysans du Gâtinais, le père Florian Pignault est le cadet d’une fratrie de quatre enfants.  Il est né en 1986 au sein d’une famille catholique et engagée. Adolescent, c’est... le trombone à coulisse qui soutient sa fidélité à l’Eglise. Etudiant à Dijon en khâgne et hypokhâgne, il arrive à Paris pour poursuivre des études en géographie. L’aumônerie de la Sorbonne devient son « lieu d’enracinement dans la foi, d’amitiés chrétiennes, d’apprentissage de la prière et de la vie sacramentelle ». Sa vocation s’affirme ainsi et il entre en propédeutique en 2010 à la Maison Saint-Augustin, puis fait son séminaire à Saint-Séverin et Saint-Roch. Il est diacre à la Trinité, pendant un an, puis ordonné en 2017. Il rejoint alors Saint-Hippolyte, puis en 2020 Notre-Dame du Saint-Sacrement (...déjà !), dans le XVIème, avec « 1000 fidèles chaque dimanche », une paroisse créée pour « rapprocher l’Eglise des paroissiens », selon la juste intuition de Monseigneur Lustiger. Cela lui évoque ce qu’il avait constaté en Gâtinais où il observait que « ce ne sont pas tant les paroissiens qui s’éloignent de l’Eglise mais l’Eglise qui s’est éloignée d’eux ».

Envoyé en mission à Rome au Séminaire français, il y travaille sa thèse intitulée Monseigneur Paul Mulla : un prélat romain islamologue dans les controverses catholiques de la première moitié du XXe siècle, notamment le dialogue de Paul Mulla avec son parrain le philosophe Maurice Blondel.

Le père Florian espère achever sa thèse dans un ou deux ans... Mais d’ici là, ses journées à Saint-Denys, qu’il vient de rejoindre début septembre, seront particulièrement bien occupées !

Un de ses premiers étonnements ? « Je suis marqué par le fait qu’il y a pas mal de monde à la messe du matin à 9 heures en semaine, alors que ce n’est pas un horaire facile ». Cela témoigne de ce que lui avaient dit amis prêtres et anciens séminaristes à propos de Saint-Denys avant son arrivée toute récente : une paroisse vivante, accueillante et chaleureuse.

« Quatre missions me sont confiées à Saint-Denys, tout d’abord achever mes études en thèse, mais aussi concernant le séminaire, un rôle de responsable adjoint de maison, de membre du conseil du séminaire, de formateur et direction spirituelle ; par ailleurs, je deviens enseignant aux Bernardins, enfin bien sûr vicaire pour la paroisse, en charge de préparation au mariage, des scouts et de la célébration des sacrements. »

Ses responsabilités d’enseignant aux Bernardins, (il avait déjà fait un cours gratuit en ligne*, Dix grands papes, il y a quelques années) l’ont amené à une réflexion sur la « prise de décision » dans l’Eglise avec, au cœur de cet aspect du sacerdoce, la sagesse. Sa conviction est forte : « la connaissance de l’Histoire libère l’avenir ».

Un dernier mot, un conseil pour les jeunes hommes qui s’interrogent sur leur vocation à la prêtrise ? « Centrer leur discernement dans la prière et dans l’amour de l’Eglise, car il n’est pas toujours facile d’aimer. Trouver ainsi la force en Dieu et la grâce de pouvoir se donner. »                                              Propos recueillis par Philippe Th. 

* https://www.lecampusdesbernardins.fr/product/dix-grands-papes/

La rentrée des séminaristes

 


 

Aux anciens : Que dire de cette première année de séminaire ? As-tu changé ?

Charles, 22 ans : « Je pressentais que j’allais aimer la paroisse ! Ça a été une joie immense, cette année, de descendre de ma chambre et de tomber sur des paroissiens. Il y avait là quelque chose sur la disponibilité qui était géniale. Nous sommes formés par les paroissiens que nous rencontrons, c’est évident. La confiance qu’ils mettent en nous nous rend proches, en particulier dans les intentions de prière qu’ils nous confient. Leur prière nous est aussi d’un soutien dingue ! La vie communautaire ? Immensément difficile et très chouette : c’est un défi immense parce que ça change sans cesse, et c’est très beau car c’est le Seigneur qui veut que nous vivions ensemble pour nous convertir ensemble. Ce que j’ai aimé en ce début d’année, c’est qu’on n’a pas senti de distance entre les anciens et les nouveaux. On sent une envie commune de faire communauté. » Et aux Bernardins ? « Tout va bien ! »

Cette année, Charles sera en charge du groupe scout et du KT CM1, avec la préparation à la communion. Un mot aux paroissiens ? « Invitez-nous à dîner, en toute simplicité ! Une simple assiette ajoutée à la table : c’est ainsi que l’on rencontre les familles... »

 

Joseph Duc, 30 ans. « Mes moments de joie, cette année, c’était quand on se réunissait avec les paroissiens, pour la messe et la louange ou pour le repas de la fête paroissiale, au Parvis vert, lorsqu’on a dit au-revoir au père Thibaut et à Etienne. J’ai aussi progressé en français à la Catho. Je peux suivre le cours de Révélation divine et le cours sur saint Matthieu aux Bernardins. C’est difficile. J’enregistre et je réécoute après. Je prends aussi quelques notes par écrit, en français. Les séminaristes et les prêtres de la Maison sont gentils et m’aident à progresser. A Paris, nous sommes 5 séminaristes vietnamiens. De temps en temps, nous avons des moments d’échange pour partager les difficultés... et un repas vietnamien ! Cet été, je suis retourné au Vietnam pour visiter ma famille. J’ai raconté ma vie en France. Ils sont fiers de moi. Je reviens avec enthousiasme pour cette deuxième année ! »

Joseph sera en charge du KT CE2 à Saint-Denys.

 

Thomas, 22 ans. « Cette année a confirmé ma vocation militaire. J’ai vécu un mois cet été avec Foucault dans les Troupes de montagne, à Grenoble. Nous avons passé notre « qualification montagne » : j’ai maintenant le droit de partir en montagne avec l’armée, un droit tout à fait nécessaire à un aumônier militaire qui veut accompagner les hommes ! Sinon, l’année a été très difficile car je ne me suis pas fait à la vie parisienne : ça ne s’arrête jamais, le bruit est permanent, et le rythme du séminaire, qui offre un dimanche après-midi de repos, ne me convient pas car ma famille est loin, je n’ai aucun ami parisien, donc aucune possibilité de « souffler » hors du séminaire. Mais cette rentrée a montré une belle dynamique de Maison : les nouveaux ont été bien accueillis. C’est une belle année en perspective, malgré un contexte un peu tendu... Les cours de philo ? Il faut y passer. Je me donne à fond pour pouvoir aborder ensuite la théologie. Pour être un bon prêtre, il faut être un bon théologien ! Le curé d’Ars, qui a eu de graves difficultés au séminaire avec le latin, mais est devenu un bon théologien, m’est d’une grande consolation... C’est mon modèle. »

Cette année, Thomas sera chargé des lycéens de l’aumônerie du Marais. Un mot aux paroissiens ? « Je m’en remets à leur prière et prie pour eux ! »

 

Valentin, 30 ans. « Entre l’année propédeutique et cette première année, il y a eu de gros changements ! En Propé, on vit retiré du monde et là, on revient dans le monde, avec un rythme effréné, un peu difficile. J’ai beaucoup réfléchi au rapport au temps. Il faut tout « optimiser ». C’est un problème de l’époque qui a gagné l’Eglise, qui pourrait être un lieu où il n’y a plus de recherche de performance mais seulement le lieu où l’on vit dans un objectif de conversion. Il a fallu rencontrer tout le monde. Il y a eu ainsi de très belles rencontres, notamment au KT CM1, où les enfants sont très demandeurs, et avec les servants de messe, dont j’avais la charge. Je continue d’ailleurs avec eux cette année, pour approfondir ce que nous avons bâti ensemble. Sinon, j’ai été surpris : il n’y a pas trop de culture d’invitation à dîner dans la paroisse. Dommage ! N’hésitez pas à inviter un ou deux séminaristes : les mardis et jeudis sont les jours les plus propices. Pour ma part, j’aime bien les petits comités, je suis plus à l’aise. Aux Bernardins, c’était un peu trop intense. On n’acquiert pas seulement des connaissances, mais des éléments profonds qui nous remuent à l’intérieur et nos enseignants ne se rendent pas toujours compte de ça. C’est à la fois nourrissant et remuant, donc très fatigant. Dans le souci de nous former le mieux possible, on en rajoute, on en rajoute. Pour moi, je cherche d’abord la conversion. Côté Maison, je suis très content d’accueillir les nouveaux qui nous apportent de la fraîcheur. L’an dernier, nous avons vécu de beaux moments et d’autres plus difficiles qui nous perturbent tous. Ce sont les épreuves propres à notre temps. Très content aussi d’accueillir le nouveau vicaire, très différent du père Thibaut, que nous aimions beaucoup.

Cette année, outre mon apostolat auprès des servants de messe, j’aimerais, avec Marie-Eve, inviter les paroissiennes à monter une petite chorale avec les séminaristes (c’est pourquoi il nous faut deux-trois voix féminines). L’idée serait par exemple de chanter pendant l’offertoire, en solo. J’attends vos candidatures ! »

 

Grégoire, 25 ans. « Ce fut une année de découverte, de prise de marque dans les différents lieux de notre mission : les cours, le séminaire de Paris, la Maison et la paroisse. Il m’a fallu un an pour me sentir bien à l’aise partout. Une grande joie a été de voie comment l’étude et la prière ont pu nourrir mes apostolats, le KT et l’aumônerie, et ma vie personnelle. La vie communautaire aussi connaît des joies et des difficultés : à dix dans une même maison, on choisit de vivre ensemble, de s’élever dans la sainteté ensemble. C’est difficile parce que nous sommes tous différents ; c’est aussi une joie de vivre cette fraternité, et de repartir cette année avec une communauté renouvelée sur la base de ce que nous avons construit l’an dernier. J’ai été aussi content de découvrir la vie paroissiale. J’ai été frappé par son aspect priant et sa dimension familiale : on se connaît, on a à cœur d’accueillir les nouveaux, il y a une dimension missionnaire qui grandit. Joie encore de découvrir la philo et de suivre les cours d’Ecriture sainte pour recevoir une formation intellectuelle globale.

Cette année, je vais essayer de lancer une messe des jeunes (des lycéens aux jeunes pros) le dimanche soir. Une messe orientée vers les jeunes, que ce soit dans le service de la liturgie, dans l’homélie, dans l’accueil. La messe sera suivie d’un apéro et de discussions tous ensemble. Je suis très heureux de repartir à Saint-Denys pour cette année ! Plus encore aujourd’hui, on a besoin de prier les uns pour les autres, dans une communauté ouverte. »

 

Aux nouveaux : Que souhaites-tu dire de toi-même et de ta vocation ?

 

Mezir (ou Mazighe) M., 49 ans, d’origine algérienne kabyle. « J’ai reçu le baptême en 2012, à 34 ans, à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, à la suite de ma maman et de ma sœur aînée. A plusieurs reprises, Maman s’était vu refuser le baptême par des prêtres, à cause de ses origines mais surtout de sa grande piété qui pouvait leur faire peur. C’est une amie qui l’a aidée à trouver quelqu’un qui accepterait de la baptiser.  Bien avant son baptême, un jour, ma mère avait communié (quand on agit par amour pour le Seigneur, tout est acceptable, dès lors que le cœur et l’intention sont pures) et un homme portugais était venu la trouver : « J’ai entendu en songe que vous n’étiez pas baptisée, lui dit-il. Allez au Sacré-Cœur ! » C’est là, en effet, que la mère supérieure des Bénédictines du Sacré-Cœur-de-Montmartre a accompagné maman vers le baptême. Ma sœur aînée a reçu le baptême avec elle. J’étais de mon côté encore en cheminement. La célébration fut magnifique. Je me suis dit : « Tu es croyant, tu as la foi : pose un acte à la suite du Christ, de ta mère et de ta sœur aînée ! » Il faut aller au-delà de la pensée humaine pour marcher vers l’invisible dans l’accueil du Seigneur. Lors du baptême, une présence réelle se pose dans nos cœurs ; quelque chose se produit vraiment, physiquement, spirituellement, dans un « oui » véritable. Et après mon baptême, ma petite sœur et mes deux petits frères, qui nous accompagnaient à la messe, ont été baptisés à leur tour... Au moment de mon baptême, j’étais producteur artistique. Ce milieu m’a paru alors trop artificiel. Ma dernière production fut une œuvre écrite par Michael Lonsdale : « Yallah (c’est-à-dire « en marche ») sœur Emmanuelle ! » Or, j’avais choisi « Emmanuel » comme prénom de baptême... J’y ai vu un signe pour changer de vie. Par le baptême, nous sommes tous appelés à être prêtre, prophète et roi. Donc, la question du prêtre se pose. Je voulais donner ma vie au Christ, j’étais plein de feu. On m’a dit « Laisse retomber un peu... » Ma sœur m’a proposé de la rejoindre dans l’hôtellerie. Pendant 17 ans, j’ai donc tenu avec elle un hôtel dans le quartier de Parmentier. Beaucoup de boulot, beaucoup de rencontres. Un beau lieu d’évangélisation ! Mais la question de l’appel demeurait. A 20 ans, j’avais reçu un premier appel, très fort, mais que je n’avais pas compris (c’était 15 ans avant mon baptême !). J’avais dans le cœur cette volonté : « Je veux être Jésus. » Mais qu’est-ce que ça voulait dire ? Et puis le 27 octobre 2022, il y a quatre ans, le Seigneur s’est rappelé à moi. Je marchais pour aller à la messe en disant mon chapelet et j’ai eu une forte motion intérieure qui me demandait de rejoindre le Seigneur comme prêtre. Encore un signe : pendant la messe, le célébrant n’avait pas retenu les textes du jour mais choisi l’évangile « Je te ferai pêcheur d’hommes » pour parler ensuite de la vocation. A suivi un temps d’Adoration autour de la question de l’appel. J’ai compris que cette motion était vraie... L’an dernier, je suis entré en Propédeutique et me voici ! »

Cette année, Mezir sera en charge du catéchuménat. Un mot aux paroissiens ? « Je déteste qu’on me parle de « vocation tardive ». Il n’est jamais trop tard : tout est possible pour l’Homme car rien n’est impossible à Dieu ! »

 

Julien B-H., 26 ans. Parisien, élève de Saint-François-de-Sales, benjamin d’une famille de trois enfants, ingénieur en Génie mécanique et industriel. « J’ai fait Arts et Métiers à Cluny, dans l’abbaye (c’était très agréable !), études que j’ai interrompues par une année de césure dans la Marine nationale, en Mer rouge. J’y ai appris la vie en communauté. C’était très formateur, j’avais des matelots sous mes ordres : une vraie expérience humaine. Ça m’a secoué. Les relations hiérarchiques sont très particulières. Techniquement, je conduisais toutes les installations : le moteur, mais aussi l’eau douce et l’électricité. Une grande responsabilité ! Pendant plus de trois mois, moi qui étais un habitué des offices, je n’ai pas eu accès à la messe, sauf durant une escale à Djibouti, où j’ai pu assister à une messe de semaine célébrée par un aumônier militaire. Cela a radicalement changé mon expérience de la prière et ma relation à Dieu. A bord, en effet, beaucoup de chose me manquaient (ma famille, mes amis, mon pays,... le saucisson !) mais le pire, c’est que je me sentais un chrétien seul, sans Eglise, sans aucun accès aux sacrements. Donc cette messe a été extraordinaire, comme une escale religieuse. Au milieu du désert, je me suis rendu compte que j’avais soif, soif de spiritualité. De retour à Cluny, j’ai terminé mes études en me spécialisant dans la filière « bois », et j’ai fait mon stage chez MBDA, l’industrie de l’armement, au service « létalité ». Tout en étant convaincu de la nécessité d’une armée, je me sentais mal à l’aise. Immédiatement après, je suis entré en Propédeutique. L’appel, je l’avais entendu adolescent, vers 13 ans. Déjà lors de ma première communion, j’étais tout fier en aube et j’avais eu ce mot : « Maman, je crois que je suis à fond dans Dieu. » J’ai toujours eu la certitude de vivre en relation avec Dieu, toujours été convaincu de la réalité de la Providence. Je vis avec ce qui m’est donné. Et la question de la prêtrise ne m’a jamais quitté depuis qu’un prêtre, à l’aumônerie, nous avait proposé d’y penser. On s’était dit avec un ami, en rentrant chez nous : « Finalement, si on ne trouve pas de boulot, on pourrait devenir prêtre. » J’ai été scout, servant de messe, puis en Seconde, j’ai un peu lâché l’Eglise pour la musique, jusqu’à ce qu’à la fin de l’année, un ami me propose de venir jouer de la guitare pour animer une messe. J’ai joué, puis j’ai chanté, puis je suis devenu « grand clerc » pour préparer les servants de messe. 1 an, puis 2, puis 3... Je revenais à la messe et ça me plaisait. 2023 : Lisbonne, les JMJ. J’y vais en traînant les pieds avec l’aumônier des chefs scouts. Une expérience spirituelle folle ! C’est la première fois que je parle de la question de la vocation à des amis très proches. On revient des JMJ en passant par la chapelle jésuite de Loyola. J’y ai prié. Dans une vive émotion, j’ai prié : « Je veux bien faire ce que Tu veux, mais dis-le moi clairement. » Je m’ouvrais à la possibilité d’être prêtre. L’année suivante, j’entrais dans la Marine. J’avais demandé un signe et j’ai obtenu l’absence de signe, ce désert au milieu duquel j’ai eu si soif. C’est a posteriori que j’ai compris que l’aridité de ces trois mois en mer était le signe que j’attendais. En rentrant à Cluny, je décide qu’il me faut décider et en décembre 2024, ma décision est prise d’entrer au séminaire. »

Cette année, Julien sera en charge du Parcours Alpha et du KT CM2. Un mot aux paroissiens ? « N’ayez pas peur de votre foi et laissez-vous faire ! »

 

Benjamin M., 21 ans. (Quoique malade, il nous a fait parvenir son témoignage.) « Je suis le benjamin d’une fratrie de trois enfants, originaire d’Audigny, petit village de 270 habitants dans l’Aisne : un vrai « pur campagnard », profondément attaché à sa terre et à ses racines. Après mon baccalauréat général, obtenu au lycée Condorcet de Saint-Quentin, j’ai commencé à discerner l’appel que Dieu avait déposé dans mon cœur. Cet appel s’est manifesté d’une manière particulière, à travers un songe qui m’a profondément bouleversé. Désireux de discerner ce que Dieu attendait de moi, j’ai vécu une année à l’École de Vie Don Bosco, à Trie-Château, dans le diocèse de Beauvais. Cette année de césure m’a appris la vie communautaire, la prière, le service, la transmission auprès des jeunes et, plus largement, la vie chrétienne. J’ai ensuite commencé une licence de philosophie à Reims, en vivant au Foyer Saint-Sixte, foyer chrétien œcuménique. Cette année m’a permis de comprendre combien l’esprit de l’Évangile était nécessaire dans notre monde et a fait grandir en moi le désir de donner ma vie au Christ.

La propédeutique s’est alors ouverte à moi et a confirmé cet appel. Après mes années de séminaire à Paris, j’ai à cœur de servir ma terre, le diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin. Je rends grâce à Dieu pour cet appel et pour l’Église qui m’a pris dans ses bras de mère et me donne le désir de vivre le séminaire pour aimer et servir. »

Propos recueillis par Dominique Th.

jeudi, juillet 02, 2026

Première messe de Guillaume et Martin à Saint-Denys

Jeunes prêtres nouvellement ordonnés, Guillaume et Martin nous ont fait la joie de revenir à Saint-Denys, où ils avaient été séminaristes, pour une première messe.
Ils étaient accompagnés d'Edouard, d'un an leur aîné au séminaire.
Belles retrouvailles !



Après la messe, nous nous sommes réunis au Parvis vert pour recevoir la bénédiction de nos jeunes prêtres et partager un bon apéro dînatoire. Bonne humeur garantie.






lundi, juin 22, 2026

La collection de Jean-Luc Quênot au musée de la Visitation à Moulins

Exposition "Trésors de papier"

Savez-vous qu’il existe à Moulins-sur-Allier un musée unique, non pas en France comme il est modestement indiqué sur le panneau accroché à la grille d’entrée, mais en Europe ? C'est le musée de la Visitation. Il n’existe en effet nulle part ailleurs aucune structure similaire ni pour l’ordre de la Visitation (1), ni pour aucun autre grand ordre religieux.

Pourquoi Moulins ? Moulins, capitale du Bourbonnais, est rapidement devenue une ville clé pour l’ordre de la Visitation. En 1616, elle accueille sa troisième fondation qui, grâce à Marie-Félicie Orsini, veuve du duc Henri II de Montmorency, assignée à résidence à Moulins par le Roi en 1634, connaît un rayonnement et une influence considérables. Aujourd’hui encore, une communauté de religieuses de la Visitation Sainte-Marie y poursuit son œuvre.

Pourquoi ce musée ? Fondé en 1992, au moment même où le monastère de Moulins était menacé de fermeture, ce musée s’est fixé pour objectif de devenir le centre patrimonial européen de cette institution monastique en recueillant en dépôt les archives et les objets d’intérêt artistique, culturel et historique que lui confieraient les monastères, notamment en cas de fermeture, afin de les sauvegarder, de les faire connaître, et d’en assurer la préservation selon les règles de l’art. 

Objectif atteint grâce à l’inlassable dévouement de ses directeurs-fondateurs, MM. Gérard PICAUD et Jean FOISSELON, puisqu’aujourd’hui, le musée collabore avec 93 monastères répartis en France et dans le monde entier, et que ses collections comptent plus de 20 000 œuvres, dont l’intérêt réside non seulement dans leur richesse, leur état de conservation exceptionnel et leur caractère inédit, mais aussi dans les informations précieuses qui les accompagnent et sont à l’origine de nombreuses publications. Outre leur présentation par rotation dans dix salles permanentes, le musée propose en effet chaque année depuis 2007 une exposition temporaire thématique dont le « catalogue » fait le bonheur des chercheurs, des bibliophiles et des simples amateurs.

L’exposition 2026, « Trésors de papier » : pour sa vingtième exposition annuelle, le musée a choisi, sous ce joli titre imagé, de mettre en lumière les « objets de dévotion » créés par les religieuses visitandines pour décorer chapelles et oratoires situés en clôture de leurs monastères et accompagner leurs dévotions.

Les « objets de dévotion » diffèrent des objets liturgiques, qui sont définis canoniquement, ils traduisent l’élan spirituel de celles et ceux qui les ont façonnés du 17ème au 20ème siècle. Chaque pièce respire et matérialise la foi de son créateur en Dieu et en ses saints.

L’exposition, qui sera pour la plupart de ses visiteurs la révélation d’un patrimoine méconnu, met en avant les reliquaires (2) et une technique particulière, celle des papiers roulés.

Un cadre reliquaire est une boîte, en carton ou en bois, profonde de quelques centimètres, fermée par une vitre. À l’intérieur, des bandes de papier hautes de 1 à 5 millimètres sont découpées, puis enroulées pour former spirales, cœurs ou volutes avant d’être collées sur le fond de la caisse souvent recouverte d’une belle étoffe de soie ou d’un papier coloré. Les outils nécessaires sont simples : une tige fendue autour de laquelle les bandes sont enroulées, des gabarits percés de trous pour calibrer les spirales et les motifs, une pince pour positionner et maintenir les éléments. Enfin, une machine à froncer permet d’obtenir des bandes plissées avec des effets d’accordéon réguliers. La colle, souvent de peau animale sous l’Ancien Régime, fixe ces éléments minuscules. 

Ainsi enroulé, découpé, assemblé, le papier devient rinceau, bouquet, élément d’architecture, voire oiseau. Fruit de la patience infinie, de la précision du geste, du sens aigu de la couleur et de la composition des religieuses visitandines.

       

Rarement présentés dans les musées, ces objets surprenants touchent immédiatement le visiteur, qui ne peut qu’être frappé et émerveillé par le nombre incalculable de petits rouleaux de papier utilisés pour chaque œuvre et s’interroger sur le temps nécessaire à son achèvement. Un temps qui ne peut se mesurer et qui, dans les vies consacrées à Dieu des religieuses, ne compte plus et se confond avec le temps de prière.

Les œuvres exposées proviennent en majorité des collections du musée, mais aussi de prêts et de dons, dont celui, en particulier, de la collection de Jean-Luc QUÊNOT, qui fut un paroissien fidèle et dévoué de Saint-Denys-du-Saint-Sacrement.

C’est en 2006, à l’occasion d’une vente aux enchères, que Jean-Luc avait découvert l’existence de ces travaux de papiers roulés, aujourd’hui communément et improprement désignés sous le vocable de paperoles.

Jean-Luc avait été immédiatement séduit, comme amateur, et touché, comme croyant, par le raffinement de ces objets à la croisée de l’art, de l’artisanat et de la spiritualité. Pendant 20 ans, avec passion, patience et intelligence, il a su constituer une exceptionnelle collection d’une quarantaine de pièces, à même de « compléter de manière remarquable la collection déposée au musée de la Visitation » selon les mots mêmes de ses directeurs. Après la disparition brutale de Jean-Luc, le 7 septembre 2025, sa collection a été offerte au musée dans son intégralité, conformément au souhait qu’il avait exprimé.

A cette époque, la préparation de l’exposition et la publication du livre étaient déjà bien avancées, mais sincèrement touchés, MM. PICAUD et FOISSELON, commissaires de l’exposition, ont spontanément remis l’ouvrage sur le métier afin de donner une place aux œuvres de la collection de Jean-Luc, dont la moitié environ est présentée dans les vitrines de l’exposition. 

Jean-Luc n’aurait pas été peu fier, à juste titre, de savoir que c’est un motif de bouquet de fleurs de l’un de ses reliquaires qui a été retenu pour illustrer la magnifique affiche de l’exposition.


Comme chaque année, l’exposition est accompagnée de la publication non pas d’un classique catalogue qui se limiterait à l’énumération et à la description des pièces exposées, mais d’un véritable livre d’art (3), au titre malicieux, richement illustré, qui « donne à comprendre » en les replaçant dans leur contexte spirituel et en en dévoilant la fonction, la symbolique et l’usage.

Vous l’aurez compris, cette exposition sensible et spectaculaire est un événement inédit qui permet de découvrir près de deux cents œuvres étonnantes et qui révèle, derrière la délicatesse du papier, la force d’une vie consacrée. Vous aurez à cœur d’aller la visiter et, pour ceux qui l’ont connu et apprécié, de contribuer ainsi à l’hommage rendu à Jean-Luc.

Alain Lévy


Renseignements pratiques : https://www.musee-visitation.eu/publication/papier-roule/

Hôtel Demoret, 83, rue d’Allier, 03000 Moulins ; du mardi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h ; le dimanche et les jours fériés de 15 h à 18 h.

Ne manquez pas non plus de compléter votre visite par celle des collections permanentes du musée. Les immeubles qui l’abritent sont situés dans un des îlots les plus anciens et les mieux conservés de la ville médiévale, ce que l’on nommait « l’isle des palais » à la fin du XVIIe siècle.

1) L’ordre de la Visitation est un ordre contemplatif fondé en 1610, peu après la fin des guerres de religion. Il est né de la rencontre de deux êtres d’exception que l’Église a canonisés : François de Sales, évêque de Genève (né en 1567, mort à Lyon le 28 décembre 1622 ; béatifié en 1661, canonisé en 1665, déclaré docteur de l’Église en 1877), et Jeanne-Françoise Frémyot, épouse de Chantal (jeune mère devenue veuve, née en 1572, morte le 13 décembre 1641 à Moulins où elle était venue rencontrer une nouvelle postulante - Marie-Félicie Orsini, duchesse de Montmorency, précisément ; béatifiée en 1751, canonisée en 1767). L’Ordre a pour but de donner à Dieu « des filles d’oraison », sans grandes austérités ni grands offices, les fondateurs prônant le détachement heureux de toutes choses. L’union à Dieu par la prière est à la fois la source et le but de l’existence spirituelle et monastique.

2) Le culte des reliques s’enracine aux origines du christianisme autour des tombes des saints. Cette très ancienne tradition de prier – voire de célébrer l’eucharistie – sur la sépulture des martyrs explique qu’aujourd’hui encore des reliques soient scellées sous la pierre d’autel, d’ailleurs longtemps façonnée en forme de tombeau ou de sarcophage. Après la Réforme, le Concile de Trente (1545-1563) réaffirme leur importance tout en encadrant strictement leur authentification.

3) Laissez rouler les petits papiers. Pratiques de dévotion à la Visitation, 2026, 312 p. et 360 illustrations couleur, 42 €. Le livre peut être acheté à Paris, au Monastère de la Visitation, 68 avenue Denfert-Rochereau, 14ème (tél. 01 43 27 12 90) où quelques exemplaires ont été déposés (téléphoner auparavant pour convenir d'un RV).

dimanche, juin 07, 2026

Le départ du père Thibaut : Adoration et fête au Parvis vert



Discours de Sylvie H., au nom de tous les paroissiens

 

Merci père Thibaut !

« Ba moins en tibo, deux tibo, trois tibo doudou,

Ba moins en tibo, deux tibo, trois tibo d’amou,

Ba moins en tibo, deux tibo, trois, tibo,

Ba moins tout ça oulé, pou soulagé cœu moi. »

Je reprends ce tube des années 70 de La Compagnie créole pour saluer le père Thibaut d’origine martiniquaise. Le Seigneur nous a donné un tibo en effet… (ce qui signifie « petit baiser » en créole) et il nous l’a repris pour notre plus grande tristesse.

Celui-ci m’a demandé si « le cœur des pleureuses » serait présent le jour de son départ. Qu’en pensez-vous ? Est-ce que les pleureuses sont bien là ? Je pense que oui car j’ai fait une récolte de mots auprès de tous les paroissiens qui disent tout le bien qu’ils ont pensé de lui.

Voici les mots que vous avez utilisés pour le définir :

souriant ; plein d’humour ; bienveillant ; à l’écoute ; blagueur ; amateur d’œufs pochés (la paroissienne se reconnaîtra) ; jovial ; sympathique ; ouvert ; espiègle ; bon enfant ; apaisant ; drôle ; taquin ; distrait – je ne sais pas si c’est une qualité, peut-être… ; joyeux ; chaleureux ; gourmand ; généreux ; un homme libre ; proche des gens ; fraternel ; sensible ; réconfortant ; empathique ; aimant.

Avec une mention spéciale pour ses homélies exceptionnelles dont chacun m’a parlé pour souligner combien elles étaient incarnées dans son expérience personnelle et reliées à notre quotidien.

 Cher tibo, les paroissiens sont heureux de te remettre cette cagnotte qui te permettra, je l’espère, de programmer de belles vacances et de revoir peut-être l’île aux mille fleurs, que j’affectionne moi aussi étant née à Fort-de-France. Tu trouveras plein de petits mots « d’amour » pour soulager notre cœur. Sois heureux dans ta prochaine paroisse, pas trop loin de nous heureusement ! 







Discours de remerciements du père Thibaut

Vous m'avez permis d'être moi-même

Après six années passées comme vicaire à Saint-Denys du Saint-Sacrement et formateur au Séminaire de Paris, je souhaiterais vous remercier chaleureusement.

N'attendez pas à ce que je donne une liste de noms pour remercier, comme cela se fait pendant les Oscars, sinon je devrais citer toute la paroisse.

Il y a un adage bien connu qui dit : « Le bien ne fait pas de bruit ». Eh bien, cet adage peut s'appliquer à cette paroisse, car sous un aspect de petite communauté se cache une vie intérieure profonde, d'entraide, de prière et de Vie. Voilà ce que j'ai découvert auprès de vous.

Ces six années passées à vos côtés ont vraiment été une joie. Oh, bien sûr, comme dans chaque famille, il y a des moments d'énervement, d'incompréhension et de fatigue. Mais j'ai toujours ressenti auprès de vous, et je parle aussi bien de la communauté paroissiale que de mes frères prêtres ou des séminaristes, un soutien et une douceur.

Vous m'avez appris à espérer et à avoir confiance. Il m'arrivait de partir battu sur un événement que je devais organiser en disant : « Ça ne marchera jamais, il n'y aura personne », et vous étiez là, présents. Ou lorsque je devais prendre la parole en public, animer le groupe biblique, préparer un sacrement devant des parents ou rédiger une homélie difficile, compliquée. Vous avez toujours été présents pour me soutenir dans les moments où je manquais de confiance.

Mais au-delà de ce soutien, vous avez fait quelque chose de bien plus précieux encore : vous m'avez permis d'être moi-même. Dans un ministère où l'on peut parfois se sentir tenu à un rôle, à une image, à une perfection que l'on ne peut jamais tout à fait atteindre, vous avez accueilli mes maladresses, mes doutes, mes limites, avec une bienveillance désarmante. Vous ne m'avez jamais demandé d'être autre chose que ce que j'étais. Et c'est un cadeau immense, peut-être le plus beau que l'on puisse offrir à quelqu'un. Car c'est précisément cela qui m'a donné confiance en moi.

Pas la confiance artificielle de celui qui réussit tout, mais la confiance profonde de celui qui sait qu'il est aimé tel qu'il est, avec ses forces et ses fragilités.

Grâce à vous, j'ai appris à m'accepter, à avancer sans craindre le regard des autres, à oser, dans la prédication, dans le service, dans la relation. Vous m'avez fait grandir, non pas en me poussant à devenir quelqu'un d'autre, mais en m'aidant à devenir pleinement moi-même.

Alors, oui, merci.

Je souhaiterais aussi vous remercier plus particulièrement de votre amitié, de votre gentillesse, de votre compréhension, de votre douceur, de votre soutien, de votre présence et, évidemment, de votre prière lorsque j'en ai eu besoin.

On dit souvent que c'est dans les épreuves de la vie que l'on reconnaît ses amis. Eh bien, comme le dirait le Christ :  je ne vous appelle plus mes paroissiens, mais mes amis.

Je tiens également à remercier tout particulièrement le curé, le père François Lainé, pour ces cinq années passées à ses côtés. François, tu as fait preuve à mon égard d'un soutien sans faille, dans les moments de joie comme dans les moments plus difficiles. Tu m'as aidé, tu m’as épaulé, tu m’as accompagné. Grâce à toi, j'ai pu grandir dans ma mission de formateur au séminaire et approfondir mon identité de prêtre. Ces années à tes côtés ont façonné le prêtre que je suis aujourd'hui, et je t'en suis profondément reconnaissant. Merci aussi pour tes prières, je sais qu'elles m'ont porté bien plus souvent que je ne le soupçonnais.

Je tiens également à remercier tous les séminaristes qui, cette année, m'ont soutenu lorsque j'étais fatigué. Vous avez pris soin de moi, à commencer par m'aider à monter ces quatre étages jusqu’à mon appartement. Merci pour vos prières, merci de m'avoir permis d'apprendre et de comprendre certaines choses, notamment en liturgie. Merci aussi aux séminaristes chaldéens, qui m’ont permis de découvrir une communauté, belle et priante. Merci pour votre humour, qui a souvent rendu les journées plus légères. Et merci surtout de m'avoir permis d'être un père pour vous. Je rends grâce aussi au Seigneur de m'avoir donné de voir en vous les fruits de son amour. Oui, merci de m'avoir permis de grandir à vos côtés.

Mère Teresa avait écrit : « L'essentiel n'est pas dans ce que nous disons, mais dans ce que Dieu nous dit et dans ce qu'il transmet par notre intermédiaire. »

J'espère que durant ces six années de ministère exercé à vos côtés et au séminaire, le Christ s'est servi de moi pour vous faire grandir dans votre foi, pour poser des bases solides, pour que vous soyez de véritables chrétiens profondément ancrés dans le Christ. Et aussi pour vous montrer que le Christ vous aime, car moi, en tout cas, je vous ai aimés, vous tous ici présents.

Mais dans tout ce que je viens de dire, il y a quand même un bémol. Certaines personnes avaient reçu une mission et ne l'ont pas accomplie. Vous me connaissez : je suis un homme de bonne constitution, de bonne volonté, ouvert à tout, je ne rechigne jamais devant l'adversité.  Je suis un homme en fait presque parfait. Et j'avais espéré grandir dans le chant, voire même devenir un grand ténor… et voilà que toutes mes illusions s'effondrent. Vous n'avez pas réussi. Peut-être pour le bien de tous, j'en conviens mais oui, je suis déçu.

Non, vraiment, je tiens à vous remercier du fond du cœur. Et ce n'est pas parce que je quitte la paroisse que je vous oublierai. Je continuerai évidemment à prier pour vous.


mardi, février 17, 2026

Le baptême de Mélissandre, un témoignage de foi

Celui qui n’aime pas n’a pas connu l’amour de Dieu, car Dieu est amour. (1 Jn 4.8)

Si je m'adresse à vous aujourd’hui, c’est parce qu’un jour, Dieu a traversé ma vie comme une bourrasque de vent violent ouvrent une fenêtre : sans prévenir, mais en laissant entrer une lumière qui change tout et surtout… fait persévérer.

J’ai grandi dans une famille catholique, une famille croyante, mais qui a fait un choix un peu particulier : mes parents ont décidé de ne pas me faire baptiser bébé. Pas par oubli, ni par indifférence. Mais parce qu’ils voulaient que ce soit mon choix, que le jour de mon baptême soit une rencontre personnelle avec Dieu, pas simplement une tradition familiale. Ils voulaient attendre que je vive ce sacrement pleinement, quand mon cœur serait prêt. Alors j’ai grandi dans une éducation chrétienne, mais sans sacrement. Je priais, je connaissais les grandes fêtes, j’allais parfois à la messe… Et pendant longtemps, je ne ressentais pas particulièrement l’urgence de ce sacrement.

Et puis, il y a trois ans, tout a changé. C’était à Chartres, à Pâques. Le 17 février 2022. Sur un coup de tête, ma mère m’a proposé d’y aller. Rien n’était prévu… et pourtant, là-bas, j’ai senti quelque chose de très fort : un appel. Un besoin presque vital de me faire baptiser. Une évidence intérieure, comme si Dieu posait sa main sur mon épaule et me disait : « C’est maintenant que je t’appelle. » Je suis rentrée de Chartres avec la certitude profonde que je devais demander le baptême. C’était évident, nécessaire. Je ne pouvais pas retourner en arrière. Comme si Dieu avait attendu ce moment précis pour frapper à la porte de mon cœur.

Ce jour-là a été le début d’un chemin. Un chemin parfois exigeant, parfois bouleversant, mais toujours habité d’une joie profonde. Mais parfois, quand Dieu ouvre une porte, les hommes en ferment d’autres. De retour à Paris, nous sommes allées dans la paroisse la plus proche pour commencer les démarches. J’avais encore la lumière de Chartres dans le cœur. Et pourtant… l’accueil a été glacial. On m’a parlé du baptême comme d’une récompense qu’il fallait mériter. On m’a dit que je n’étais peut-être pas prête. Qu’il faudrait prouver, encore et encore, que j’en étais “digne”.

Mais l’Écriture dit : « Dieu est amour. » (1 Jn 4.8) Et l’amour, le vrai, ne se mérite pas. L’amour se reçoit, simplement, les mains ouvertes. La grâce, ça ne se mérite pas. La grâce, ça se reçoit. J’ai quitté cette paroisse le cœur lourd. Avec l’impression qu’on m’avait volé quelque chose de fragile et de précieux. Pendant un instant, j’ai presque cru avoir rêvé Chartres. Mais Dieu n’abandonne jamais. Jamais. À la fin de l’été, j’ai rencontré des jeunes. Des jeunes joyeux, simples, lumineux. L'une venait de la paroisse Saint-Denys du Saint-Sacrement. Et m’a dit : « Viens voir. » J’y suis allée. Juste une fois… pensais-je. Mais une fois a suffi.

À Saint-Denys, je n’ai pas trouvé une paroisse. J’ai trouvé une maison. Le père François m’a accueillie comme si je revenais de loin. Avec douceur, patience, confiance. Il ne m’a pas demandé de mériter quoi que ce soit. Il m’a juste dit : « Si Dieu t’appelle… alors avançons ensemble. » C’est là que j’ai commencé mon parcours de catéchuménat. Dans la paix. Dans la lumière. Dans la joie. Mon parrain a été une boussole discrète mais essentielle. Il m’a appris, guidée, portée parfois. J’ai découvert une foi vivante, vibrante, exigeante mais belle. Et quelques mois plus tard… à Pâques dernier, je suis née une deuxième fois. Dans l’eau, la lumière, la joie qui déborde. Une joie qui ne s’explique pas, mais qui se reconnaît. Une joie qui dit : « Te voilà chez toi. Enfin. » 

Et après ? Après, j’ai appris que la foi ne s’arrête jamais. J’ai pris l’habitude d’aller à la messe chaque semaine, comme on prend l’habitude de respirer plus profondément. J’ai participé aux événements du diocèse et de ma paroisse, rencontré des visages, entendu des histoires qui m’ont transformée. J’ai commencé à servir. C’est là que la foi est devenue un verbe. Je suis devenue catéchiste. Moi, la nouvelle baptisée, j’ai commencé à transmettre aux enfants. Et j’ai découvert que Dieu aime passer par les petites mains, par les voix tremblantes, par les débuts hésitants. Je me suis engagée dans les louanges, avec le piano. Parce que pour moi, la musique est une prière sans mots, un pont entre la terre et le ciel, une façon de dire “je t’aime” autrement.

Le Jubilé : là où Dieu surprend encore - Et puis il y a eu le Jubilé des Jeunes. Une semaine intense, lumineuse, imprévisible. Une semaine où j’ai vécu des péripéties — évidemment — où là ou j’attendais un simple regain de foi, Dieu a mis ma foi a rude épreuve -, parce que quand on demande a Dieu, il nous envoie une leçon qui n’a pas plus belle récompense. parce que Dieu aime écrire droit avec nos lignes courbes. Mais surtout, j’y ai rencontré des personnes formidables. Des amitiés nouvelles qui j’espère resteront dans mon chemin, des discussions profondes, des moments où le cœur comprend plus vite que la tête. C’est là que j’ai compris : ma foi n’était plus une idée. Elle était devenue une vie. Il y a surtout eu des grâces.

Quand j’observe mon chemin, je vois des détours, des obstacles, des portes fermées. Je vois des moments où j’ai douté, où j’ai pleuré, où j’ai hésité. Mais surtout, je vois une main qui n’a jamais lâché la mienne.

La persévérance, ce n’est pas être fort. Ce n’est pas ne jamais tomber. La persévérance, c’est revenir à Dieu, encore et encore. Même fatigué. Même blessé. Même découragé.

C’est croire que, derrière chaque porte fermée, il y a une autre porte que Dieu est déjà en train d’ouvrir. Pour vous…

Si je pouvais laisser une seule phrase aujourd’hui, ce serait celle-ci : « Dieu ne cherche pas des héros. Il cherche des cœurs qui osent espérer. » Parce qu’au fond, persévérer, c’est ça : continuer d’espérer, continuer de se relever, continuer de croire que l’amour de Dieu n’est jamais perdu pour personne.

Et quand tout semble bloqué, quand on nous dit “ce n’est pas pour toi”, Dieu dit exactement l’inverse. Il dit : « Je t’ai appelé par ton nom : tu es à moi. » (Is 43.1) Mon baptême, ma paroisse, mes engagements, mes rencontres… tout cela n’existerait pas si j’avais renoncé le jour où on m’a dit “ce n’est pas pour toi”.

Alors à vous, je le dis du fond du cœur : cherchez. Osez. Et surtout… persévérez. 

Dieu vous conduira là où votre cœur peut enfin respirer.


Voir aussi : https://lepetitcephalophore.blogspot.com/search?q=m%C3%A9lissandre

dimanche, novembre 23, 2025

Les 40 ans de la Maison Saint-Denys : la vidéo !

 


lundi, novembre 17, 2025

L'édito du père François. Novembre 2025

 Du gagnant-gagnant

Alors que les JAM viennent de s’achever, la paroisse embraye immédiatement sur la célébration des 40 ans de la fondation de la Maison Saint-Denys, première Maison du Séminaire de Paris. Cet évènement, même s’il commémore les débuts du séminaire, est vraiment un évènement paroissial et il convient que nous le fêtions dignement.

Qu’était la paroisse avant l’arrivée du séminaire ? Le père Chatillon, qui ne savait pas encore qu’il deviendrait le curé de notre paroisse pour la fondation de la Maison, faisait cette prière : « Ô Seigneur, si j’ai un vœu à faire, c’est de ne jamais être curé de cette paroisse ! » Bien des années plus tard, il explique : « L’église était misérable. Il y avait peu de paroissiens, peu d’activités pastorales, et les moyens matériels faisaient défaut. » Et le père Gueguen ajoute : « la paroisse était exsangue et sur le point d’être fermée ».

Quel changement 40 ans plus tard : l’église est belle et lumineuse, les paroissiens sont pleins de dynamisme et d’enthousiasme, comme le montrent en particulier nos JAM, l’activité pastorale est très soutenue, au point que parfois, le Conseil pastoral se demande si nous ne faisons pas trop de choses, et la paroisse non seulement équilibre son budget, mais peut aussi se montrer solidaire et généreuse.

« La Maison a été la source de la renaissance de la paroisse » témoigne encore le père Chatillon. Depuis 40 ans, les séminaristes tirent la paroisse vers le haut. Comme le dit le père Callies : l’enthousiasme de ces jeunes « crée une ambiance plutôt sympathique, où les divisions sont moins perceptibles, parce que chacun est content de voir des jeunes qui s’engagent avec leur désir profond. Et cela rejaillit sur l’ensemble de la communauté qui devient plus vivante et plus vraie. »

Mais ce qui est formidable, avec cette intuition du cardinal Lustiger de mettre les séminaristes de 1er cycle au cœur de la vie d’une paroisse, c’est que c’est du gagnant-gagnant. « Il est évident que cette insertion dans le tissu ecclésial est un élément au service de la formation », affirmait le cardinal Vingt-Trois. Pour les séminaristes, « l’Eglise s’y découvre dans sa structure la plus élémentaire » dit le père Guéguen. La formation n’est pas seulement intellectuelle et spirituelle, mais elle est aussi pastorale et humaine.

Merci donc à vous, chers paroissiens, de contribuer à la formation des futurs prêtres. Continuez de les aimer et de prier pour eux !


 

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