Le Petit Cephalophore

dimanche, juin 19, 2022

Fête du Saint-Sacrement au Parvis vert

 



Ayant échappé de justesse à la vague de canicule, Saint-Denys a célébré le Saint-Sacrement, jour de fête paroissiale, en musique autour d'un bon barbecue. Ce fut l'occasion aussi de dire au revoir à Joseph, Martin, Guillaume et Frédéric qui continuent leur chemin de leur côté, mais que nous n'oublions pas dans nos prières...
Merci à tous ceux qui ont contribué au succès de la fête !

vendredi, juin 17, 2022

Fin de l'année KT des plus jeunes : fête au Parvis vert


 

vendredi, juin 10, 2022

L'édito du père Lainé

Fake news

Samedi dernier, nous fêtions notre église Saint-Denys, consacrée il y a 187 ans, le 4 juin 1835. Ce fut l’occasion de nous rappeler les origines historiques de notre paroisse : en 1684, l’arrivée des Bénédictines du Saint-Sacrement dans l’ancien hôtel particulier du Maréchal de Turenne, la construction d’une chapelle de 80 places à l’emplacement de l’actuelle chapelle Saint-Jean-Baptiste, l’abandon du monastère en 1792, la création de la paroisse Saint-Denys du Marais en 1803, puis la construction de notre édifice, commencée en 1823 (nous fêterons l’an prochain le bicentenaire) et achevée en 1835.

Il est bon de connaître l’histoire. Cela permet de contredire ceux qui veulent refaire l’histoire pour faire prospérer leurs intérêts. Prenez par exemple cet élu de Paris Centre qui fait circuler sur Twitter cette fake new à propos de notre Parvis vert : « Une lointaine mairie a dû fermer les yeux quand un mur et une porte l’ont bouché… Bien mal acquis, dit-on ! » L’argument est habile : on laisse penser, sans donner le moindre commencement de preuve, que la paroisse s’est appropriée cette cour, en en fermant l’accès, afin de légitimer le fait que la Ville la récupère. Une petite enquête rapide montre que tout cela est pure invention : le portail existait déjà du temps des Bénédictines, comme nous pouvons le constater sur le plan Turgot dont nous avons une copie à la Bibliothèque de la paroisse, et qui date de… 1735 ! Par ailleurs, un simple examen des pierres de fondement du portail suffit pour se convaincre qu’il était là bien avant 1905. Il est désolant que le Maire de Paris-Centre se laisse influencer par ces fausses rumeurs totalement infondées.

Quant à la paroisse, elle ne diffuse pas de fake news, mais la Bonne nouvelle dans notre quartier depuis 1803.

François Lainé +

samedi, juin 04, 2022

Fête de Notre Dame de Fatima à Saint-Denys, du Parvis vert à l'église.

 



Le groupe portugais de la paroisse a célébré dans une magnifique profusion de fleurs et de costumes traditionnels l'anniversaire de l'apparition de Notre Dame à Fatima, le 13 mai 1917, aux trois petits bergers, Lucie dos Santos, François et Jacinthe Marto.
La procession est partie du Parvis vert pour rejoindre l'église, en passant par la rue Saint-Claude.



lundi, mai 30, 2022

Argumentaire de défense de notre "Parvis vert"

Accès actuel au hangar Weber (en hachuré) par le 64-66 rue de Turenne
⬤⬤⬤ projet de passage par le Parvis vert, débouchant sur l'entrée du 15 rue Saint-Claude
entre l'église et le presbytère

Pour relier l'immeuble social qu'elle souhaite construire à l'emplacement des anciens hangars Weber (en rouge hachuré sur le plan), la Mairie envisage d'ouvrir un passage public qui traverserait notre Parvis vert (le jardin situé derrière les salles paroissiales), et qui, en passant entre le presbytère et la sacristie, déboucherait au 15 de la rue Saint-Claude, notre actuelle adresse paroissiale.

Ce projet est insensé, pour plusieurs raisons, dont voici les principales :

1- Une mise en danger évidente des enfants, nombreux, qui utilisent le Parvis vert, qu'il s'agisse des scouts, des enfants du catéchisme, des enfants de la chorale d'Amélie : aujourd'hui, ils y prient, ils y jouent, ils y pique-niquent régulièrement en toute sécurité. Rendre ce passage public, c'est les mettre à portée de n'importe quelle personne malveillante qui passerait par là.
Imaginerait-on un passage public traversant une cour de récréation ?

2- Une mise en danger évidente des bâtiments de culte et de réunions : la sacristie, le presbytère, la chapelle des séminaristes et les salles paroissiales ouvriraient directement sur la voie publique, alors que le nombre d'actes de vandalisme et autres sacrilèges est hélas en augmentation sensible à Paris, en particulier à l'encontre des lieux de culte chrétiens.

3- Un passage existe déjà (en rouge) qui desservait le hangar Weber et qui débouche au 64-66 rue de Turenne. Pourquoi en ouvrir un autre qui passerait par Saint-Denys ?
 
En plus de l’appui du service juridique du diocèse et de celui de plusieurs groupes de riverains, une association de défense est en cours de création pour s'opposer fermement à ce projet.

Paroissiens, Parisiens, simples visiteurs, vous pouvez adhérer à l'association de défense du Parvis vert de Saint-Denys en remplissant les bulletins d'adhésion à votre disposition sur les tables au fond de l'église.

Contact par mail : parvisvert@yahoo.com 

dimanche, mai 22, 2022

Confirmations 2022


Arthur, Dorian, Florian, Julia, Livia, Paul, Camille, Jeanne, Enora, Eléonore, Chloé, Séraphine, Emilien, Léa-Marie, Léonie et Gustave ont été confirmés ce dimanche par notre évêque.

La loi nous oblige hélas à dissimuler le visage rayonnant de ces enfants !

mercredi, mai 04, 2022

Nos séminaristes... travaillent

 

sous le ciel breton.


dimanche, avril 17, 2022

De la Croix à la Résurrection : joie de Pâques à Saint-Denys

Profitant du soleil radieux en ce Triduum pascal, les paroissiens ont vécu leur Chemin de croix au départ du Parvis vert pour processionner jusqu'à notre Pièta dans l'église.

La vigile pascale a été célébrée ce dimanche matin à 6h pour les plus courageux, avec le baptême de notre catéchumène Myriam.

La belle messe solennelle de 11h a été suivie d'une chasse aux œufs réservée aux enfants, hélas, qui ont ensuite "chrétiennement" partagé leurs gourmandes trouvailles... 

Quelques images sur notre chaîne You Tube, si cela vous tente.

En vérité, Il est ressuscité !

dimanche, avril 10, 2022

Fête des Rameaux 2022

Quelques images de notre procession, partie du Parvis vert vers l'église, sous la surveillance de la police, fidèle au rendez-vous. Même le soleil était de la partie !

Bonne fêtes pascales à tous !

https://youtu.be/MzrV7sYfZl0

lundi, mars 14, 2022

Concert de carême des Wells consort : à ne pas manquer !

 




jeudi, mars 03, 2022

L'édito du père François

 

École de vie

C’est vraiment une chance pour notre paroisse d’avoir des Scouts et des Guides. Quelle joie de les voir régulièrement rajeunir nos assemblées dominicales !

Le scoutisme est une véritable école de vie et de spiritualité. Il déploie l’enfant en lui permettant de faire grandir sa capacité relationnelle dans cinq directions : relation à soi, relation à la nature, relation aux autres, relation au monde, et enfin, celle qui récapitule toutes les autres, relation à Dieu.

Le scoutisme met le jeune en prise avec la réalité. Dans une culture de plus en plus virtuelle et artificielle, il est bon de se construire dans un cadre en prise avec la réalité, dans un relationnel qui implique à la fois le corps, l’âme et l’esprit.

Je voudrais dire un grand merci à Isabelle et Olivier F. qui accompagnent ce groupe, ainsi qu’aux chefs qui donnent généreusement de leur temps et de leur énergie au service de cette belle tâche d’éducation.

Cette présence de jeunes à la paroisse nous motive encore davantage pour faire obstacle au projet insensé de la Ville de Paris de faire de notre cour un lieu de passage public. Cela mettrait en cause à la fois la sécurité et l’activité de notre paroisse. D’autres solutions bien plus profitables pour notre quartier doivent être envisagées pour la mise en valeur de la parcelle des anciens hangars Weber-métaux.

Je profite de cet éditorial pour remercier encore Françoise L. pour ces 14 années passées au service de notre paroisse au secrétariat. Nous nous réjouissons d’accueillir Karlina L. qui reprend le flambeau avec énergie et enthousiasme. Je remercie également Catherine J. d’avoir accepté le service de Déléguée à la protection des enfants afin que la paroisse soit pour eux un endroit sûr.

Le Carême vient de commencer et, avec lui, l’appel décisif de Myriam qui sera baptisée à Pâques. Portons-la dans la prière et entrons avec détermination dans ce temps de purification et de libération qui nous mène au cœur de notre foi : la plongée dans la mort avec le Christ pour ressusciter avec lui. La foi est une école de vie.

dimanche, février 27, 2022

Les SUF fêtent leur jubilé !

Hugo, chef assistant à la Troupe, 20 ans.

Dis-moi, Hugo, pourquoi les scouts de Saint-Denys s’appellent-ils le « Groupe Saint-Georges » ? (Question qui taraude tous les paroissiens un peu chauvins.) « C’est, répond Hugo, pour des raisons historiques. Lorsque le groupe Saint-Georges a rejoint les SUF, en 1968, il a souhaité garder son nom. Il a d’ailleurs d’abord été rattaché aux Quinze-Vingt, avant de l’être à Saint-Denys. » Et ton histoire à toi avec le scoutisme, Hugo, quelle est-elle ? « Je n’ai pas été louveteau ! C’est au collège que l’envie de rejoindre les scouts m’est venue, grâce à mes amis, à Ambroise ou à Ariste, qui m’ont raconté ce qu’ils avaient vécu en tant que louveteaux. En 5ème, j’ai donc pu directement entrer chez les « scouts », qui ont entre 12 et 17 ans. Et j’y ai fait mes cinq années. C’est là que j’ai rencontré Jean-Baptiste, mon meilleur ami. Puis j’ai fait mon année de césure. C’est nécessaire avant de devenir chef, pour éviter d’être trop proche de ceux qu’on côtoyait juste avant. Après cela, je suis entré au Clan et suis devenu routier, à 18 ans. C’est un temps où l’on apprend à devenir un adulte, capable de vivre dans la foi. Aujourd’hui, nous sommes sept. Ce sont des années où se combinent la marche et le service. Par exemple, un été, nous sommes allés dans un couvent (en Corse, c’était bien !), pour aider les frères à accueillir les familles l’été : il fallait s’occuper de la logistique, de l’animation, des veillées. L’idée, c’est de parvenir à Dieu de manière différente ; de partir du matériel, du physique, de l’effort, pour trouver Dieu. C’est le chemin inverse du KT. En tous cas, en tant que chefs, c’est ce qu’on a envie de transmettre. L’important, c’est de créer le mouvement, de déclencher une étincelle, de créer les conditions d’un dialogue avec le Christ. » L’absence de mixité est-elle un atout ou une gêne, selon toi ? « A l’adolescence, le rapport aux filles est complexe, avec des jeux de séduction. Il faut toujours être en maîtrise. C’est mieux de laisser de côté ce que l’on peut vivre au collège. On est plus vrai quand on est entre nous. Je pense qu’éviter le problème de la mixité est un avantage. Et puis, on a un week-end de groupe par an qui rassemble tout le monde, entre 120 et 130 filles ou garçons ! Ça se passe en septembre pour relancer la rentrée. On se raconte les camps, c’est très sympa. Et on se retrouve aussi entre chefs. » Le mot de la fin ? « Venez tous aux scouts ! » 

Agathe, maman de Théophile : elle est encore adolescente en Bretagne quand elle rencontre pour la première fois le scoutisme, à travers l’expérience de ses trois petits frères, dont le plus âgé a 7 ou 8 ans. Une première approche qui lui déplaît, car ses frères fréquentent une branche du scoutisme proche d’un catholicisme « traditionnaliste » dont les enseignements ne lui semblent pas correspondre à ce que lui dicte sa foi, «une foi solide, avec des convictions simples : l’accueil de l’autre, l’altérité comprise comme une richesse ». « Mes frères rentraient à la maison avec des chansons patriotiques, des valeurs conservatrices de rejet de la société moderne : ça ne me plaisait pas du tout ». Aujourd’hui, le regard d’Agathe sur le scoutisme a changé, grâce aux SUF (Scouts Unitaires de France) de Saint-Denys : « Quand j’ai commencé à avoir du mal à emmener mon fils aîné, Théophile, à la messe, j’ai ressenti le besoin de trouver d’autres lieux de transmission de la foi. Je trouvais le petit groupe de Saint-Denys bien sympathique et je me suis dit : on va essayer ! » Essai réussi : « Les jeunes filles (elles doivent avoir entre 16 et 18 ans) qui s’occupent des enfants donnent à mon fils une belle image de l’adolescence. L’ado, ce n’est pas quelqu’un qui ne lâche pas son portable et passe son temps à faire des selfies. Ce peut être aussi une personne qui donne de son temps et son énergie pour les plus jeunes. » Un exemple contagieux : « Quand Théophile rentre de ses sorties, qui ont lieu environ une fois par mois, il est vraiment dans le souci de l’autre, attentif à l’aide qu’il peut apporter au sein de la famille. » Théophile est heureux d’être louveteau. Certes, ces sorties mensuelles créent une rupture dans ses habitudes et il n’aime pas porter l’uniforme, mais quand il revient, il est toujours content. Il participera à la Pentecôte au grand rassemblement des SUF à Chambord : « Il prendra conscience du caractère national du mouvement, qui pour lui, se réduit pour l’instant au quartier ! » Le mot de la fin ? « Mes remerciements sincères aux cheftaines, en particulier à Akela* ! »                                                             

* Les chefs prennent un pseudo tiré du Livre de la jungle, de R. Kipling, un livre qui enseigne « les valeurs d’entraide ».
Propos recueillis par Dominique Th.

Christophe est le papa de Louis, 9 ans, louveteau. La famille est à cheval entre deux paroisses, Saint-Denys et Saint-Ambroise, mais les activités de Louis, qu’il s’agisse de la chorale ou du scoutisme, l’amènent souvent à Saint-Denys. Quand ses parents l’ont inscrit aux SUF, Louis ne savait pas trop à quoi s’attendre, mais il était content d’avoir de nouveaux copains. Deux ans plus tard, il a pris ses marques et ce qu’il aime désormais particulièrement, ce sont les virées en bus pour camper, loin des parents « qui ne sont pas là pour nous diriger » ! Cette autonomie, mais aussi l’entraide, le partage, la responsabilité et l’engagement, telles sont précisément les valeurs que Christophe et son épouse souhaitent transmettre à Louis. « Elles aident nos enfants à se construire. Ils grandissent à Paris dans un milieu protégé. Quand j’étais petit, à la campagne, on savait se débrouiller, on faisait des cabanes. Les parents n’étaient pas tout le temps derrière nous, et au même âge, j’étais 10 fois plus débrouillard. » Chez les louveteaux, Louis fait l’expérience d’être aidé par des aînés, et lui-même aide des plus jeunes, ce qui lui permet de faire l’expérience concrète de ce qu’on lui explique au quotidien à la maison : « Il est fier d’aider le groupe. Ca lui donne une bonne image de lui-même. » Cette année, il participera aux 50 ans des SUF à Chambord. Un grand rassemblement qui peut impressionner, « mais les cheftaines sont maternelles et très responsables », explique Christophe. «J’observe aux sorties scouts que c’est un milieu à la fois bienveillant et dans l’entraide. La logistique sera bien huilée et je pense que tout nous sera expliqué à l’avance, à nous les parents, pour répondre à nos éventuelles inquiétudes ».


Vanessa
est la maman d’Ambroise. Elle explique que le choix des Scouts unitaires de France à Saint Denys était naturel. Il s’agit de la paroisse de la famille, et puis le papa d’Ambroise a été biberonné au scoutisme : il avait beaucoup aimé l’aventure, jusqu’à devenir chef. Entraide, respect, guidance des aînés sur les petits, baignent l’esprit communautaire scout. Toute la famille d’Ambroise en bénéficie, car ses parents et ceux des autres enfants de la meute apprécient eux-aussi de se retrouver dans cette bienveillance. « On retrouve sans doute ces valeurs ailleurs, par exemple dans le sport, ou à l’école, mais elles sont sans doute plus largement appliquées chez les scouts ». Ambroise n’a pas de cousins du même âge, et sa maman explique aussi que c’est une chance pour lui de pouvoir partager avec des enfants de son âge en dehors de l’école. « Il adore dormir sous la tente et manger des pâtes trop cuites » et ça amuse Vanessa de savoir que si elle lui servait les mêmes à la maison, elle serait désapprouvée ! Et la vie spirituelle dans tout ça ? « Ca ne change rien. Les dimanches de rassemblement nous serions allés à la messe de toute façon ». Ambroise participera cette année au grand rassemblement de Chambord, même si l’inquiétude de sa maman à l’idée qu’il rejoigne 30 000 participants est naturelle : « Je vais prendre sur moi car c’est une chance de fêter les 50 ans des SUF » !
Propos recueillis par Agathe R.                       

samedi, février 26, 2022

Une nouvelle baptisée parmi nous !

Après trois ans de parcours en catéchuménat, Myriam se réjouit de la perspective prochaine de son baptême : « J’ai toujours été sensible au message du Christ, mais il m’a fallu du temps pour l’entendre, saisir ce qu’il signifiait pour moi. Quelle Grâce et quelle Gloire que d’avoir pu entr’apercevoir un jour le rayonnement du Christ de la manière la plus inattendue, la plus improbable, et aussi la plus personnelle et la plus sublime qui soit ! » Pendant la messe, au moment du Sanctus, cette expérience fondatrice intime s’actualise pour Myriam : « Ce chant marque une irruption de l’Esprit qui nous ouvre à une observation intense, à l’inventaire de soi, et qui nous pousse à croire que la Trinité toute entière est là, près de nous, pour nous. C’est magnifique ! » La paroisse de Myriam serait plutôt Notre-Dame-des-Champs, mais grâce à un lien d’amitié, elle a suivi sa préparation chez nous. «J’aime les églises avec leurs noms qui nous renvoient aux saints, et qui rassemblent ceux qui sont appelés à le devenir ». Grâce à Jean-Baptiste annonçant Celui qui baptisera «dans le feu et l’Esprit Saint » Myriam a pu entrevoir la signification profonde du baptême. Son nom de baptême sera Céline, le prénom de sa mère. « Mon itinéraire a été à la fois simple et semé d’embûches. A la lecture de la parabole des « vierges sages et des vierges folles », je suis restée comme paralysée à l’idée que ma lampe pourrait s’éteindre pour toujours. Mais grâce à mon accompagnement, j’ai pu discerner l’origine de ce découragement qui tentait de me détourner de mon chemin et j’ai pu repartir du bon pied. » A la veille de son appel décisif (le 5 mars 2022), Myriam nous dit sa gratitude : « Merci pour vos sourires, vos paroles aimables, les repas partagés avec affection. Vous m’entourerez encore pour cet instant unique qui me plongera dans le pardon du Christ et qui m’adjoindra à son Eglise, peuple des rachetés, communauté qui prie et se convertit toujours et dont vous m’avez donné un avant-goût ».

Propos recueillis par Katarina K.                                                                                                           

vendredi, février 25, 2022

Catherine J. déléguée à la protection des enfants de Saint-Denys

Catherine J., une paroissienne fidèle et courageuse (elle prépare toute l’année d’excellentes confitures qu’elle vend durant les JAM) a été choisie par notre curé pour remplir une toute nouvelle mission. Elle nous en parle :  

« Suite à la publication du rapport Sauvé, le père François Lainé m’a demandé d’être déléguée à la protection des enfants pour notre paroisse.

C’est une fonction qui n’existe pas pour le moment dans les paroisses parisiennes. Tout est donc à construire. C’est pourquoi j’ai commencé à me former avec le diocèse. 

Je suis maintenant à la retraite, mais j’ai enseigné pendant de nombreuses années. Je me souviens avoir été appelée à la vigilance dans mon attitude au début de ma carrière de professeur de mathématiques. Il me semble qu’aujourd’hui, chacun doit être non seulement vigilant dans son comportement, mais aussi attentif à celui des autres et au malaise éventuel des jeunes.

Mon rôle sera de veiller à ce que chaque animateur d’un groupe de jeunes se forme à la vigilance et qu’une charte adaptée aux activités soit élaborée. Dans les semaines qui viennent, je vais prendre contact avec les responsables des différents groupes de la paroisse. J’envisage aussi d’être présente aux réunions avec des parents pour leur rappeler que la protection de leurs enfants est un souci constant à Saint-Denys. »

Contact : stopabus@saintdenys.fr

Propos recueillis par Sylvie H.


Carême 2022 à Saint-Denys : une église pour le Togo !

Notre paroisse a décidé cette année de soutenir la proposition du père Alfred Pignan, prêtre au Togo que nous connaissons bien puisqu’il assure une permanence tous les étés à Saint-Denys et ce, depuis plus de 14 ans. (Vous avez pu aussi rencontrer son petit frère Alphonse au stand « crêpes » lors des dernières JAM...) Son projet ? Aménager une église dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Voici ce qu’il nous écrit : 

La communauté catholique de Kaboli, une ville du centre du Togo, augmente d’année en année. Or Kaboli n’a qu’une seule paroisse : Saint-Joseph. Le besoin d’une seconde église dans la ville se fait sentir. Le curé et son conseil, en accord avec l’évêque, ont commencé en 2019, la construction d’un édifice religieux à l’entrée de la ville, à 10 km de la paroisse Saint-Joseph. Ce quartier compte plus de 5 000 habitants, sans compter les villages environnants qui deviendront les stations secondaires de la future paroisse. L’église est déjà construite et couverte (notre photo). Il nous reste à réaliser les travaux suivants : fabrication des portes, pose de l’enduit, cimentage, badigeon et équipement. C’est pourquoi nous continuons à mobiliser des fonds. Vous nous avez déjà aidés par le passé dans plusieurs domaines (forage de puits, construction d’écoles…) et nous vous en remercions vivement. En soutenant ce projet, vous fortifiez notre désir d’avoir une paroisse dans ce milieu où l’évangile doit être proclamé pour tous.

Père Alfred Pignan


Chèque à l’ordre de « Association ACPAHU »* à remettre à l'accueil en indiquant sur l'enveloppe "Carême 2022 : Togo". Votre don étant déductible des impôts, l’association vous enverra un justificatif à l’adresse qui figure sur votre chèque.

*ACPAHU, 3 allée du Ried, 67230 Benfeld. Tél. : 07 62 14 61 89.


D'une secrétaire paroissiale à une autre...

Au revoir Françoise...

« A mon embauche au secrétariat de la paroisse le père Quinson avait attiré mon attention sur le "secret" dans le mot "secrétaire".  Aussi ai-je toujours essayé de garder une distance juste avec ce qui aurait pu interférer avec ma mission. » Françoise se souvient de ses commencements alors qu’elle prend sa retraite après 14 ans de service*. « J’ai dû me former à la comptabilité et m’habituer à la « paperasse », mais le métier m’était familier grâce à une formation que j’avais suivie à mon arrivée en France. » Née à Pondichéry en tant que sixième de 7 filles d’une fratrie de 9 dans une famille catholique fervente, elle avait 9 ans quand la famille a quitté l’Inde pour la Réunion. « Le BAC en poche, je suis partie pour Paris. J’ai travaillé à l’APEC tout en continuant à me former. Puis, je me suis mariée et j’ai eu mes trois enfants ». A la naissance du troisième, la famille est venue habiter à proximité de notre église. Parmi les premiers visages croisés en paroisse, Françoise nomme Geneviève, Viviane, Odile et Akiko. C’est à l’invitation de Viviane qu’elle a rejoint l’équipe de catéchistes à laquelle elle reste  longtemps fidèle. Le pèlerinage jubilaire de l’an 2000 à Rome, avec le père Callies, avait en effet intégré Françoise à un tissu vivant et dense d’amitiés qui se prolongent jusqu’aujourd’hui. D’autres voyages en terres bibliques avec l’enseignement du père Gueguen lui ont donné le goût de se former à l’Ecole Cathédrale. « Après le père Quinson, j’ai travaillé aux côtés du père Tardy pendant 9 ans. Chez les deux prêtres, j’ai apprécié la qualité de l’accueil ».

A présent, Françoise se recentre sur sa famille, notamment son petit-fils Lucien. Elle rêve de pouvoir rendre visite à ses frères et sœurs aux quatre coins du monde. « Mais je pense aussi revenir davantage au contact de la paroisse ». Tout en continuant de porter la communion et d’assister aux messes mensuelles à l’EHPAD voisin, Françoise songe à visiter les paroissiens peu visibles, à aller vers les personnes souffrantes, à répondre à l’appel de la charité par des actes concrets.

* Voir les images de sa fête de départ sur https://youtu.be/-Wcm4orHtlE   (ci-dessous sur le blog.)

Propos recueillis par Katarina K.


Bonjour Karlina !


« Je ne suis pas nouvelle ! » souligne d’emblée Karlina. « Mes enfants, Guillaume et Charles, élèves de l’école de la rue du Foin, ont été baptisés à Saint-Denys ». Ce sont d’ailleurs les « Mamans KT » qui ont permis à Karlina de retrouver le chemin de l’Église, avec le déclic d’une formidable et joyeuse messe de Noël à Saint-Denys au milieu d’une ribambelle d’enfants.

Karlina, en se mettant aujourd’hui au service de notre paroisse, s’inscrit dans les pas de sa grand-mère. Celle-ci, très engagée dans sa paroisse de Sotteville-les-Rouen, dont l’église avait été détruite durant la guerre, s’était mobilisée pour la reconstruction de l’édifice et pour que revive la paroisse, jusqu’à écrire au pape Pie XII ! Son père, à la foi très ancrée, car elle lui avait permis de surmonter ses propres épreuves, avait lui aussi préparé le chemin de Karlina dans la confiance en la Providence. 

Devant quitter le quartier en 2008 après la fin de son bail, elle forme le vœu de se joindre au pèlerinage paroissial d’Assise si elle parvient à trouver un appartement, tâche bien difficile dans un Paris aux loyers déjà astronomiques. Là voilà exaucée : elle s’est installée près de Pernety… et a lié des amitiés à Assise, fidèle à son vœu. 

Karlina est « toujours restée fidèle au Petit Céphalophore auquel j’avais demandé de rester abonnée » et « toujours présente lors des JAM ou de certaines célébrations à l’invitation d’amies ». Après une vie professionnelle bien remplie chez IBM, elle souligne son « besoin viscéral de voir du monde, après avoir toujours travaillé en open space. J’aime que ça bouge ! » Elle se remet donc au travail : cela fait deux mois et demi que Karlina a rejoint Saint-Denys, d’abord avec le soutien de Françoise et maintenant pleinement en charge, retrouvant des situations de coordination et de diversité d’activités qu’elle a d’une certaine manière déjà vécues. « Il y a plein de gens qui m’ont accueillie et reconnue, et ça m’a fait un bien inouï. J’espère aider à mettre de la fluidité et participer à la joie de vivre de cette paroisse, j’y sens ma place ! ». 

Propos recueillis par Philippe Th.                              

                  

Nos auteurs aux JAM 2021

 JEAN DE SAINT-CHERON

Beaucoup se souviennent de cet ancien séminariste, qui illuminait de sa culture cinématographique les soirées cinéma de Saint-Denys. Désormais directeur du cabinet du recteur de l’Institut Catholique de Paris, son premier livre « Les bons chrétiens » rencontre auprès des incroyants comme des croyants un succès auquel il ne s’attendait pas ! Au-delà de son titre, « extrêmement sérieux et ironique à la fois », le jeune auteur tente de comprendre ce que pourrait être un bon chrétien. « Le christianisme ne nous dit rien d’autre que de nous exhorter à la sainteté. Un chrétien est toujours un combattant, d’abord contre lui-même, c’est-à-dire son propre péché. » S’il a essayé d’intéresser le public le plus large possible, «de manière compréhensive, amusante parfois, ce n’est pas un livre qui distribue les bons points mais revient au cœur du mystère du christianisme, en deux parties : le retour à la sainteté, et le dialogue avec la pensée de l’athéisme et l’agnosticisme. Des lecteurs m’ont dit être ébranlés, se poser la question de la conversion. Ça m’a touché. »  Entre autres grands auteurs ou figures du christianisme, il se réfère à Jeanne d’Arc quand, lors de son procès, elle n’eut plus rien à dire à ses juges que vouloir être bonne chrétienne. « Dans sa bouche, cela n’avait rien d’ironique ! Être bonne chrétienne, c’était défendre l’amour contre l’anti-amour qui est le péché. Aujourd’hui où les chrétiens pratiquants sont réduits à la portion congrue en Occident, il faut rendre raison de l’espérance qui est en soi, comme le disait saint Pierre. »

JEAN-DAVID MORVAN

Ce célèbre auteur de BD recueille chaque jour les paroles de Madeleine Riffaud, paroissienne de Saint-Denys, et co-signe avec elle le scénario de « Madeleine, résistante », illustré du dessin délicat de Dominique Bertail.

Comment est né ce projet d’une BD (7 tomes prévus !) avec une femme de 97 ans aveugle et immobilisée chez elle ? « J’ai fait une BD sur Irena, une résistante polonaise qui a sauvé 2 500 enfants du ghetto de Varsovie. J’étais frustré de n’avoir pu la rencontrer avant sa mort. J’ai vu Madeleine dans une émission à la télé, son énergie fabuleuse. Je l’ai appelée !» D’abord Madeleine a trouvé qu’une BD, ce n’était pas très sérieux. Mais elle a été d’accord pour rencontrer Jean-David. « Ça fait quatre ans et demi qu’on ne se quitte plus ! Je lui demande plusieurs fois la même chose, comment elle était habillée, maquillée. Ça fait ressurgir des choses, et les petites pièces de la grande histoire s’imbriquent dans la grande. » Incroyable, ce travail sur la mémoire fait ressurgir des choses qu’elle avait oubliées, même des choses terribles dont elle aurait préféré ne pas se souvenir. L’accueil a été formidable, tous les journalistes connaissaient la résistante de 17 ans devenue grand reporter, et ont voulu la rencontrer, tout intimidés ! « Intéressé par le contexte historique des religions, je suis passionné par Madeleine, communiste et catholique. Ce mélange de valeurs humaines, le don de soi, l’aide aux autres. La vraie Madeleine, elle est là. D’ailleurs, elle veut toujours aider. Ça ne s’arrêtera jamais. En tout cas, je préfère le penser. » 

Propos recueillis par Marie-Christine D.

ALPHA 2021-22 : le bilan de la deuxième édition


D’emblée, Magali et Anne, responsables, cette année encore, de la deuxième édition du groupe Alpha, disent leur joie d’avoir assuré la responsabilité de ce deuxième parcours Alpha à Saint-Denys « en duo, du début à la fin ».

Magali, qui avait suivi le premier parcours en tant qu’invitée, explique : « J’avais beaucoup reçu, je tenais à donner à mon tour. »

Anne confirme : « J’ai eu cette chance qu’elle accepte !» La deuxième édition a été inaugurée le 7 octobre 2021 avec une trentaine d’invités : au programme, pour parler de Dieu et du sens de la vie, une dizaine de soirées avec un repas, un court exposé et un temps d’échange en groupes, plus un week-end à la paroisse, début janvier, autour de l’Esprit Saint. « Un moment fort ! Les rencontres ont eu lieu sans dîner dès décembre, en raison des mesures sanitaires, mais les invités ont tous été au rendez-vous. On a bien cheminé… Une très belle expérience à travers la rencontre, la convivialité. C’est la chaleur qui se dégage qui permet d’ouvrir les cœurs. L’Église ouvre ses portes. Ce sont des laïcs qui organisent, mais à l’Église. Sans juger ni exclure. Pour tous, ceux qui n’ont aucune expérience comme d’autres, qui veulent se nourrir autrement, en toute liberté de parole. Ce n’est pas toujours le cas dans notre monde, ni même dans notre Église ! On partage ce qu’on a vécu -le rôle de l’animateur est important !-, en communion, il se passe des choses très belles. Chaque étape allume une petite flamme. »

Elle danse toujours dans les yeux et le cœur d’Anne et Magali, qui sans attendre le dîner de clôture du 17 mars, souhaitent vivement remercier les séminaristes Joseph et Guillaume, le père François et toute leur équipe. « Car il faut installer et décorer les tables, cuisiner, servir, présenter les topos, animer les groupes… et prier pour les invités. Un groupe de prière, deux à quatre personnes, prient pour eux dans l’église pendant la soirée. C’est le côté caché, mais on se sent porté par eux ! » 

Propos recueillis par Marie-Christine D.                            

vendredi, février 11, 2022

Fête de départ de Françoise, notre secrétaire paroissiale

 Beaux discours, magnifique buffet, rires et émotions retracés en quelques images sur :

https://youtu.be/-Wcm4orHtlE

mardi, décembre 07, 2021

De toutes les couleurs ! De nouveaux cordons pour nos servantes et servants de l'eucharistie





Merci à tous ces serviteurs zélés
de nous aider à mieux prier.

lundi, novembre 22, 2021

JAM 2021 : un très beau succès

Les résultats des ventes du week-end et de la pré-vente de tableaux offerts par une fidèle et généreuse amie des JAM à Drouot nous ont donné un total de : 


40 963 euros !
Bravo à tous les travailleurs !

Quelques images de nos JAM sont en ligne :

dimanche, octobre 17, 2021

Installation du père François, nouveau curé de Saint-Denys

Les temps forts de la journée en images :



Les discours de Sylvie H. et Philippe Th., des conseils pastoral et économique de la paroisse :

SYLVIE : 

Monseigneur, chers amis, cher père François,

Avant de vous présenter notre paroisse que vous avez commencé à découvrir, je tiens à vous dire au nom de toute notre communauté et du conseil économique et pastoral que nous représentons Philippe et moi, combien nous sommes heureux de vous accueillir parmi nous.

L’intérêt que vous avez montré depuis votre arrivée pour notre Parcours Alpha traduit votre souci de l’évangélisation que nous partageons à Saint-Denys.

Nous avons aussi été touchés par la veillée de prière que vous avez organisée vendredi soir « pour et avec les victimes des abus sexuels dans l’Eglise ». Elle faisait écho à votre homélie de dimanche dernier sur ce sujet douloureux qui nous blesse mais sur lequel il nous faut nous arrêter et réfléchir pour que l’Eglise soit une maison sûre, comme vous l’écrivez dans l’édito de notre journal paroissial.

Enfin, le pèlerinage de dimanche dernier, à la crypte du martyrium de Saint-Denis, sous un beau soleil, s’est révélé une initiative heureuse pour apprendre à mieux nous connaître et débuter l’année en nous plaçant sous la protection de notre saint patron.

Saint-Denys-du-Saint-Sacrement est « une petite paroisse du centre de Paris chaleureuse et familiale ». C’est ainsi que la définit notre ancien curé, le père Roger Tardy, qui l’a quittée avec un petit pincement au cœur. Petite en nombre de paroissiens, il est vrai, ce qui peut sembler une faiblesse mais chacun d’eux est habité par vrai un désir de s’unir au Christ, ce qui ne manque pas de transparaître dès qu’on connaît un peu mieux l’un ou l’autre. Cette foi sincère nous permet de nous mobiliser dès qu’un projet le requiert. Je pense en particulier aux Journées d’amitié qui auront lieu cette année du 19 au 21 novembre, où toute la communauté sera sur le pont.

Mais il est des manifestations plus modestes de notre attachement au Christ, telle la fraternité qui règne entre les paroissiens qui assistent tous les matins à la messe de 9h et qui récitent quotidiennement le chapelet. 

Il faut dire que notre paroisse jouit d’un grand privilège : celui d’être relié à une maison du séminaire de Paris. La présence chaque année de jeunes hommes qui se destinent à la prêtrise, stimule notre foi et nous remplit de joie. 

Nos activités qui sont très variées, ont deux objectifs : nous ouvrir le plus largement possible vers l’extérieur et prendre soin de notre communauté pour entretenir sa flamme. Mais je laisse Philippe vous en parler… 


PHILIPPE :

Mon inventaire ne sera certainement pas exhaustif, mais il illustrera ces deux dimensions qui donnent sens à notre paroisse :

1- Nous ouvrir vers l’extérieur : avec ce 2ème groupe Alpha dont parlait Sylvie, mais aussi avec le catéchuménat que nous vivons en doyenné, le club Saint-Denys association ouverte à tous, le lien qui s’est encore renforcé ces dernières années avec les écoles catholiques du quartier (l’école Sainte-Geneviève, le groupe scolaire des Francs-Bourgeois et celui de Charles-Péguy), le catéchisme, l’aumônerie du Marais (vécue elle aussi en doyenné), l’important groupe scout, la mission chocolat à Noël pour nous relier aux commerçants, une mission qui nous l’espérons reprendra en cette sortie de pandémie, les maraudes vers les plus vulnérables, les moments de dialogue interreligieux qui se poursuivent (avec nos frères juifs et musulmans) mais aussi des moments œcuméniques (avec des visites chez les catholiques chaldéens, coptes égyptiens, protestants, au séminaire orthodoxe), 

2- Mais pour rayonner au-delà des murs de notre église et porter du fruit il nous faut nourrir la communauté : adoration, messe et chapelet quotidien, groupe des aînés, groupe biblique du dimanche matin, temps festifs comme celui qui va suivre, pèlerinages comme la dernière BST en Israël… Et bien sûr notre journal et blog paroissial Le Petit Céphalophore qui entretient un lien fort entre nous. 

En ces jours d’une vérité douloureuse pour tous les fidèles de l’Eglise de France, mais au moment même où le pape François nous invite à préparer le « synode sur la synodalité »  et appelle les laïcs du monde entier à réfléchir et participer avec les clercs à la construction de « l’Eglise de demain », vous arrivez dans une paroisse vivifiée par les prêtres qui vous ont précédé, tonifiée par les séminaristes qui pendant deux années nous accompagnent, et avec des fidèles confiants et prêts à répondre à l’Appel.

Au nom de tous les paroissiens, cher père François, nous vous souhaitons la bienvenue à Saint-Denys-du-Saint-Sacrement, bienvenue chez vous !


jeudi, octobre 14, 2021

L'édito du père Lainé, octobre 2021

Chers amis,

Dans quelques jours, je serai installé comme curé de la paroisse Saint-Denys du Saint-Sacrement. Depuis début septembre, je découvre avec joie cette paroisse pleine de dynamismes, de générosité et de fraternité. Mon ministère de curé consistera à encourager, faire évoluer, créer afin que la paroisse joue pleinement son rôle de vécu et de transmission de la foi. Pour cela, il sera bon d’élaborer un projet, de se fixer des objectifs. 

C’est pourquoi, j’ai demandé au Petit Céphalophore, dans le cadre de son traditionnel « Micro-parvis » de poser la question : « Comment voudriez-vous voir la paroisse dans 5 ans ? ». Les réponses sont diverses mais donnent déjà des pistes de réflexion.

Pour ma part, je discerne quelques priorités pour les mois à venir :

L’évangélisation : il nous faut résolument aller au-devant de ceux qui ne fréquentent pas l’église. Quelle joie de voir le dynamisme et l’enthousiasme de l’équipe du Parcours Alpha ! Il y a un énorme travail à faire auprès des adultes. Sur notre paroisse le potentiel est grand, notamment auprès des très nombreux parents des établissements catholiques.

L’accueil : vous l’avez sans doute constaté, dès mon arrivée, j’ai pris l’option que l’église soit ouverte toute la journée. Beaucoup de gens y passent. Comment en profiter pour présenter la foi chrétienne et peut-être répondre à une attente spirituelle ? Comment faire pour que les nouveaux se sentent bienvenus, attendus ?

La question des abus sexuels dans l’Eglise catholique : comment contribuer dans notre paroisse à la lutte contre ce fléau et ses conséquences ? Prévenir, libérer la parole, demander pardon, redonner confiance en l’Eglise. Le rapport de la CIASE qui vient de sortir doit être vu comme une grâce : nous allons prendre notre part pour faire de l’Eglise une maison sûre.

Le temps n’est pas de quitter l’Eglise, mais au contraire d’y prendre une part encore plus grande afin que notre quartier reçoive cette promesse du Christ : « Je suis venu pour que les hommes aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance » (Jn 10,10).


Portrait de François Lainé, notre nouveau curé

François Lainé, 58 ans, est né à Paris, dans le XVe arrondissement d’un père architecte et d’une mère au foyer. Dernier d’une fratrie de sept enfants, il passe tous ses étés dans une maison de famille en Bretagne, où il aime séjourner encore aujourd’hui. Catholiques engagés à la paroisse Saint-Lambert, ses parents l’inscrivent à l’école primaire Saint-Louis. Il poursuit ses études secondaires dans le public, en jouant au tennis pour se détendre – un sport pratiqué par toute sa famille. Très bon élève, bien que de santé fragile, il excelle en mathématiques. Le bac S en poche, il entre en prépa au lycée Buffon puis intègre de justesse l’École polytechnique. Suit une année de service militaire qui lui laisse un excellent souvenir : il devient chef de section de combat. De retour dans sa prestigieuse école, il s’ennuie. Seul le cours de mécanique quantique le captive. Chef scout, par ailleurs très investi dans la chorale de Saint-François-Xavier qui part en tournée en Europe, sa vie est ailleurs. Il poursuit pourtant ses études à l’ENSTA, une école d’ingénieurs parisienne tournée vers les transports. C’est alors qu’il demande à entrer au séminaire de Paris. 

Quand il pense à l’origine de sa vocation, un souvenir lui revient : « Au cours moyen, la maîtresse nous avait déclaré que son fils voulait devenir jésuite, ce qui s’est produit. De retour à la maison, je l’avais annoncé à ma mère qui m’avait répondu : « Elle doit être très heureuse ta maîtresse. Moi aussi, j’aimerais beaucoup avoir un fils prêtre ». Sa réaction m’avait surpris. Je pensais qu’un prêtre se contentait de dire la messe et cela ne m’attirait pas du tout. » Plus tard, un curé breton lance un appel pour les vocations : François demande au Seigneur dans sa prière de ne jamais devenir prêtre ! Pourtant l’idée fait son chemin grâce à un aumônier formidable avec lequel il part en camps d’été puis en Terre sainte. Son engagement à la chorale de Saint-François-Xavier durant cinq ans et chez les Scouts de France à la paroisse Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle vont aussi peser. 

Au séminaire, il suit le parcours classique : maison Saint-Augustin, Saint-Séverin, Saint-Roch et obtention du baccalauréat canonique. Puis deux ans à Bruxelles où il prépare une licence de théologie sur le thème de la paternité. Ordonné prêtre en 1996, il est nommé vicaire à Saint-François-de-Sales (XVIIè arr.) puis à Saint-Anne-de-la-Butte-aux-Cailles (XIIIe arr.) dont il devient 5 ans plus tard le curé. Parallèlement, le voilà directeur spirituel à la maison Saint-Augustin. Enfin, il est nommé curé à Saint-Antoine des Quinze-Vingts (XIIe arr.). À Saint-Denys, il partagera son temps entre la paroisse et la direction de la maison du séminaire – une nouvelle charge qui lui plaît beaucoup. Amoureux des voyages lointains et adepte du karting, notre curé s’est vu offrir un voyage au Brésil par ses précédents paroissiens. Gageons que le père José saura lui donner quelques conseils pour planifier ses prochaines vacances. 



La rentrée d'Alpha à Saint-Denys

Parmi les 106 paroisses parisiennes, 24 sont engagées actuellement dans un « Parcours Alpha ». C’est à la fois beaucoup, témoignant de la vitalité de cette démarche missionnaire, et peu quand on songe au désert spirituel que nous rappellent régulièrement les enquêtes sociologiques et les bancs trop souvent vides de nos églises. 

Aussi c’est avec une énergie sans faille que le 23 septembre se retrouvaient, autour d’Anne et de Magali, une vingtaine de paroissiens, parmi lesquels plusieurs anciens « invités » du premier cycle Alpha, pour préparer le lancement d’un nouveau cheminement en onze soirées et un week-end. Comme le soulignait Thierry, coordinateur des parcours Alpha pour Paris, la mobilisation qui s’est déployée à Saint-Denys est exceptionnelle avec une quarantaine de bénévoles engagés pour accueillir des « invités » à la table de ces huit dîners, pour écouter, découvrir la Foi, s’interroger et prendre le temps de dialoguer. Il est vrai que les façons de s’engager pour le succès d’Alpha sont diverses : en cuisine pour la préparation des dîners du jeudi, mais aussi par le service, la décoration, l’accueil et bien sûr l’animation des soirées et des débats. Des intervenants présenteront en effet les « topos », deux séminaristes, Guillaume et Joseph, seront présents ainsi que le groupe de prière qui porte toute cette dynamique.   « Un énorme travail, mais le signe du Christ qui transforme nos vies et nous donne l’énergie de Le faire découvrir à d’autres ».
Dans les temps douloureux que traverse notre Eglise, il est plus que jamais nécessaire d’inviter, d’accueillir, de témoigner, de faire découvrir le beau visage du Christ. 

Le jeudi 7 octobre se tenait la première soirée. « Un moment de grâce ! » s’exclame Anne qui a déjà reçu de nombreux retours des 26 invités heureux. Mais il est toujours temps de rejoindre ce chemin à l’invitation du père François qui conclut en nous rappelant « Alpha ça peut changer une vie ! Venez et voyez ».                               




Le père François, qui a soutenu dans sa paroisse des Quinze-Vingt cette même dynamique, découvrait les visages d’Alpha dans sa nouvelle paroisse de Saint-Denys. Il a partagé avec nous son expérience, sa conviction forte de la nécessité d’investir dans l’évangélisation des adultes, les  nécessaires synergies entre Alpha et le catéchuménat, tout en soulignant l’enjeu de mobiliser la jeunesse des écoles de notre quartier.


Alpha, ça peut changer une vie ! Venez et voyez...
PhTh.

La rentrée des Aînés

Quand Alain a pris en main le Groupe des aînés de la paroisse, en 2018, ce dernier était déjà constitué et fidélisé grâce à l'investissement remarquable de France L.. Aujourd'hui, le groupe compte une quinzaine de personnes, dont la majorité sont des femmes. Certaines ont dépassé les 80 ans et il y a même des nonagénaires. Le groupe compte également quelques personnes plus jeunes. La rencontre du groupe se fait autour d'un sujet spirituel ou lié à l'histoire de l’Eglise. Un prêtre ou un séminariste peuvent se joindre à ce partage. « Nos rencontres ont lieu à peu près une fois par mois à la bibliothèque du presbytère à partir de 15h00. Je présente un sujet, préparé par une étude personnelle approfondie, en recherchant l'équilibre entre un exposé érudit et un échange. La rencontre se termine par un goûter. » 

Alain voudrait enrichir le temps de l'exposé par des lectures intercalées faites par les participants. « Quand je relis la liste des thèmes déjà abordés, je suis moi-même surpris de leur richesse. » On y trouve l'exhortation apostolique Soyez dans la joie et l'allégresse, les prières eucharistiques, le souvenir des martyrs d'Algérie, un cycle sur les Pères de l'Eglise. « Nous avons accueilli des témoignages, comme celui du père Jacques, un père blanc, ou de la sœur Moriau, miraculée de Lourdes. Nous avons même parlé du diable et du combat spirituel ! » Pour cette nouvelle année, qui vient d’être inaugurée par les Aînés le 1 octobre, c’est sainte Brigitte de Suède qui a ouvert un cycle dédié aux femmes mystiques.

La prochaine rencontre proposée  à tous ceux  que ce  thème  attire, aura  lieu  vendredi 26 novembre.

Propos recueillis par Katarina K.                                                                                       

La rentrée du Club Saint-Denys


Après plus d’une année d’interruption, le Club Saint-Denys a savouré la joie des retrouvailles ! Odile définit son rôle dans l’équipe comme celui d’un « lanceur d’idées »,  auprès de Claire et des bénévoles engagés avec fidélité dans ce groupe. Le Club, c’est un groupe à la fois très informel (comme toute amitié) et formel (comme doit l’être une association déclarée loi de 1901, ouverte à tous, et qui bénéficie d’une subvention de la Mairie de Paris Centre). « C’est avant tout un endroit où les gens du quartier sont heureux de se retrouver ; le lieu d’une vraie fraternité ». 

Avec deux vendredis par mois, chacun de ces après-midi de retrouvailles est l’occasion de partager de bons moments, autour d’une partie de scrabble, d’une découverte par l’exposé d’un invité ou d’un participant, d’un loto (très populaire !), d’un atelier de composition de bacs à fleurs, ou d’un couscous gourmand dans un restaurant voisin... Et surtout, c’est le moment de « discussions entre bavards » qui ne se privent pas de ce plaisir de la conversation ! 

« La trentaine de participants est très diverse, à l’image de notre quartier, des ‘jeunes’, parfois isolés, et des bien moins jeunes, encore agiles et vifs. Je rêve, conclut Odile, qu’après la réussite de cette réunion de rentrée, nous puissions accueillir de nouveaux membres partageant avec les ‘anciens’ la joie d’être ensemble. »                                                                                                                                    

La rentrée des cours d'hébreu

En cette rentrée 2021, Christian nous propose la 2ème édition du cours d’hébreu en paroisse. Christian s'adonne à l'étude et à la pratique de l'hébreu depuis plusieurs années : « S'initier à l'hébreu est une manière de s’intéresser à l’incarnation du Christ et de goûter les textes bibliques dans leur saveur originelle. Certains mystiques méditent les lettres de la langue hébraïque en lien avec l'œuvre de la Création. Enfin, cet apprentissage nous permet de faire un geste dans la direction de nos voisins juifs. Ce sont également mes raisons d'enseigner. A noter que les verbes "étudier" et "transmettre" ont la même racine hébraïque : « ל (lamed) /
מ (mem) / ד (daleth). » Une dizaine de personnes ont bénéficié de l'enseignement de l'hébreu en 2020-2021, dont Elia : « Mon prénom m'avait toujours interrogé comme un appel. J'ai eu en tête d'apprendre l'hébreu aussi pour mieux saisir le sens de ces mots de Jésus : "ephata", "talitha koum", "Eli, Eli, lama sabachthani ?" Cet apprentissage s'inscrit dans la quête de mes origines : les noms de famille de mes parents sont d’origine juive espagnole. Apprendre l'hébreu, c'est un peu comme apprendre à conduire - on ne comprend pas tout immédiatement, mais après un certain temps cela s'éclaircit. J'aime ces cours et je travaille en parallèle avec la méthode Assimil. Et pour habituer mieux mes oreilles, je regarde la série [israélienne proposée en V.O. sur Netflix] : Les Shtisel, une famille à Jérusalem ! »

La première rencontre de cette année aura lieu à la bibliothèque du presbytère le lundi 18 octobre à 20h30. Les nouveaux sont les bienvenus !

Propos recueillis par Katarina K.        

La rentrée du Groupe biblique

Le 3 octobre dernier, le groupe biblique a repris après une longue interruption due à la pandémie, en présence du père Thibaut et d’un séminariste, Frédéric. Lors d’un tour de table, chacun a pu dire ce que ce partage d’évangile, le dimanche matin avant la messe, lui apporte. Extraits : « On ne se sauve pas tout seul ! Échanger sur les textes est important pour avancer » (France) ; « On goûte mieux la messe après » (Agnès) ; « Nous réalisons que chacun chemine à sa façon et que personne n’est propriétaire du texte » (Jérôme) ; « Le groupe m’a manqué. Je suis comme une éponge qui a besoin de s’imbiber de la parole de Dieu » (Catherine) ; « J’ai besoin de réfléchir avec d’autres sur la façon dont l’évangile résonne aujourd’hui dans nos vies » (Ginou) ; « Il y a toujours quelque chose qui me surprend dans ces lectures partagées » (Marie-Ève) ; « C’est une façon pour moi de me préparer à vivre la messe » (Maylis) ; « J’ai suivi le parcours Alpha l’an dernier. Ce travail m’aide à comprendre l’évangile, parfois difficile, voire paradoxal. » (Alain).

Le groupe est ouvert à tous et ne nécessite aucune connaissance particulière. Venez à la prochaine rencontre pour vous faire une idée. Nous vous accueillerons avec un bon café bien chaud.

Rendez-vous le 24 octobre à 9h 15, dans les salles paroissiales.

Propos recueillis par Sylvie H.
                                                   

La rentrée des JAM

Depuis 74 ans, les JAM ouvrent grand les portes de notre église sur la ville. A la différence des jams du jazz qui inspirent leur nom, les JAM, c’est tout sauf de l’improvisation ! Depuis 1947, environ 70 personnes œuvrent chaque automne à la préparation des trois « Journées  d’Amitié du Marais ». Du 19 au 21 novembre prochains, une vingtaine de comptoirs proposeront les objets collectés toute l’année durant : brocante, marché de Noël, livres, jouets, vêtements, tissus, confitures maison ou encore près de 1000 crêpes seront proposées à la vente pour financer les œuvres de la paroisse. Mais l’âme des JAM, c’est surtout le lien entre paroissiens, motivés par le fait d’ouvrir l’église à des personnes qui n’ont aucune habitude de pousser ses portes.

Parmi les visages souriants qui accueilleront les visiteurs, il y a ceux de Dominique et Philippe, qui œuvrent depuis près de 20 ans en chefs d’orchestre de l’événement. Une vingtaine de paroissiens, aidés à la manutention par plusieurs sizaines de scouts, viendront tout préparer. Jusqu’au moment libératoire du grand festin qui viendra clore les JAM, pour le plus grand bonheur de notre joyeux tandem. Parmi les nombreux souvenirs collectés dans l’aventure, Philippe porte un regard tendre envers une dame qui vient chaque année acheter sur son stand de matériel électronique une ou deux petites radios. Dominique se souvient de l’année sombre du massacre du Bataclan, où les JAM furent reportées pour que l’église accueille les Parisiens qui furent nombreux à ressentir le besoin de venir s’y recueillir, à quelques encablures du drame.  Les JAM témoignent d’une église ouverte sur la ville et la vie, ancrée dans son quartier et dans le cœur des habitants du Marais.

Propos recueillis par Agathe R.
 

La rentrée des séminaristes 2021


Aux anciens : Que dire de cette première année de séminaire ? As-tu changé ?

Guillaume, 35 ans : « L’année dernière à Saint-Denys m’a beaucoup enrichi, par la vie de Maison, le contact avec les paroissiens, les activités dans l’Eglise, notamment l’aumônerie. Mais c’est dommage aussi de n’avoir pas vécu une année « normale ». Je connais moins bien les noms des paroissiens et j’ai du mal à les reconnaître. Qui dit masque, dit demi-visage ! C’est plus difficile ! Il y a aussi tout ce qui n’a pas pu se faire… Les cours ? Pendant les trois quarts de l’année, ils étaient en visio, depuis la bibliothèque du presbytère. Heureusement, car sinon, on se serait tourné les pouces ! Cela n’a pas été dur de reprendre les cours : j’ai tout aimé, la philosophie, l’Ecriture sainte. Pour l’aumônerie des 6ème et 5ème, on était la plupart du temps en présentiel, comme les jeunes au collège. Je leur ai fait une vidéo pendant le second confinement : ils ont trouvé ça super. Une frustration : il n’y a pas eu de Ciné-Pizza en présentiel, hormis les première et dernière séances, avec 13 ou 14 jeunes. Le reste du temps, par Zoom, on était moins nombreux… Au sein de la Maison, on a eu quelques moments difficiles, avec le départ de Jean, le décès de la maman de Daniel cet été, et j’ai été triste pendant deux mois du départ du père Roger ! Mais nous sommes heureux aussi d’accueillir le père Lainé, qui était avait nous « en propé[deutique] » à Saint-Augustin en tant que « père référent », mais il ne vivait pas avec nous. J’ai ainsi fait l’apprentissage de la vie en communauté, avec une petite équipe, d’autant plus resserrée à cause du Covid. Cette année, nous serons huit : c’est mieux que sept pour le service des offices et des repas, qui tourne par équipe de deux ! Ce qui me rend le plus heureux, c’est de vivre avec le Christ, de parler du Christ, d’être un chercheur de Dieu dans ma vie. Depuis que le Seigneur m’est tombé dessus à 32 ans, il y a eu un chemin, ma foi a grandi, j’ai reçu de grandes grâces. Tout devient clair et le Seigneur a changé mon cœur. Une anecdote : à la fin de ma vie d’avocat, quand je plaidais, j’avais presque envie de pleurer lorsque je voyais mon adversaire mentir. Cela me touchait au cœur. Car le Seigneur nous ouvre les yeux sur ce qui est beau et bon. Et tout entre alors dans une formidable résonnance ! »
Guillaume sera impliqué cette année dans l’aumônerie des 4ème-3ème, le parcours Alpha et les « barques ».

Martin, 27 ans : « Si j’ai changé ? Certainement. Le séminaire est une machine à se transformer, il ouvre le chemin de la conversion qui fait de plus en plus notre joie, mais ce n’est pas toujours si simple. D’un autre côté, je suis resté le même ! Le séminaire de Paris, c’est un corps à part entière que je n’ai pas vraiment connu à cause du Covid, car nous étions cloisonnés en Maison. Du coup, c’était l’occasion d’un plus grand partage sur ce qu’on vivait, sur cette période étrange… Pendant les cours en visio, le micro étant sur off, nous pouvions ainsi échanger des remarques, des réflexions : on gagnait en convivialité ! Nous étions tout le temps ensemble : pour prier, pour étudier, pour manger. C’était un plus grand défi encore. Ce sont de belles années, mais nous n’avons pas la vocation de vivre en communauté. Il n’y a pas de Règle, comme pour les moines. C’est nous qui nous fixons des règles et on tâtonne un peu… Mais c’est intéressant, car chacun peut dire de quoi il a besoin, de la nécessité de préserver un temps de calme. Nous en discutions ensemble, nous mettions ainsi les mots sur ce que nous vivions les uns les autres, en écoutant chacun. Et puis, il n’y a pas eu beaucoup de rencontres avec les paroissiens. Ça va être la joie de cette année. J’étais chargé du KT CE2, avec Dominique P., dans les salles de l’école Sainte-Geneviève, les enfants ne pouvant pas venir à la paroisse. Une première joie, c’était de voir les enfants, qu’ils viennent ! Le KT est un lieu essentiel pour eux, car il n’existe pas beaucoup d’endroits où l’on parle du Christ. Or ils sont à l’âge où ils grandissent, physiquement et spirituellement. J’ai aussi accompagné Federico et Arthur vers le baptême : c’était émouvant de voir leur proximité avec le Seigneur, simple et belle. Je faisais aussi le Ciné-Pizza avec Guillaume : pizzas virtuelles ! Mais c’était sympa. On alternait un film objectivement catho puis un autre, neutre. On a eu de très belles discussions, par exemple à propos de « La Folie des grandeurs » : sur le trésor qui est dans le ciel, le rapport à l’argent, à l’autorité (bon maître-bon serviteur).
Cette année, en tant qu’« ancien », notre rôle sera d’accueillir et de présenter la paroisse et les cours aux 4 nouveaux séminaristes (dont 3 anciens de Stanislas, comme moi : c’est drôle !). Je serai aussi chargé des servants d’autel et servantes de l’assemblée. Ça va être très sympa de plonger dans les beautés de la liturgie. Ce n’est pas anodin de servir la messe : il y a un sens théologique et anthropologique à chaque geste. Je ferai aussi le KT CP/CE1 à Sainte-Geneviève, avec l’aide d’Isabelle W. et de la directrice, qui a plein d’idées ! »

Joseph, 33 ans : « Cette année s’est bien passé pour moi parce que je me retrouvais comme au Vietnam, dans une ambiance familiale. Au Vietnam, tous les séminaristes vivent ensemble pendant trois ans, et ils sont plus de 150 ! On travaille, on prie, on joue au foot ensemble. Ici, les séminaristes m’aident beaucoup dans la vie de tous les jours, spécialement pour la langue, car j’ai beaucoup de difficultés. Cette année, après un an de cours de français, je serai en 2ème année avec eux, mais j’aurai moins de cours (4 seulement au lieu de 7 ou 8) car je continue l’étude du français. J’ai eu aussi le Covid : j’étais malade, mais sans trop de symptômes. J’ai perdu le goût et l’odorat, mais c’est fini. En ce moment au Vietnam, il y a beaucoup de morts du Covid, mais je ne suis pas trop inquiet pour mes parents, car ils vivent à la campagne, où il y a moins de malades. Et les habitants commencent à se faire vacciner. Je m’appuie sur ma vie spirituelle. D’après moi, la vie spirituelle, c’est très important, car sans elle je ne pourrais pas rester en France. La culture, la langue, la nourriture, c’est très très différent. La manière de raisonner aussi, de se comporter. Par exemple, au Vietnam, quand on reçoit un compliment ou une bonne parole, on ne dit pas « merci ». On doit refuser ces bonnes paroles. Dire « merci », ce n’est poli. Et puis, on mange du riz tous les jours ! Pour la langue, je ne comprends pas tous les mots de la phrase. Je passe beaucoup de temps à travailler, c’est très fatigant car je dois beaucoup me concentrer. Je demande les notes des séminaristes pour comprendre les cours. Mais ça va ! Avec la grâce de Dieu, je peux le surmonter ! Et j’ai fait la connaissance de familles vietnamiennes, à Lourdes, à Paris. On se rencontre pour la messe et pour partager un repas. J’ai fait aussi le KT CE1 avec Isabelle W. Ca va. Ils sont très mignons. La différence avec le Vietnam, c’est que là-bas les enfants apprennent par cœur. Il y a beaucoup d’avantages à pratiquer ce qui est déjà mémorisé. Mon espérance cette année : je veux améliorer ma langue pour apprendre mieux les cours et mieux comprendre les choses de la Maison ! »
Joseph sera chargé du KT CE1 et du parcours Alpha avec Guillaume. Vous voulez lui faire plaisir ? C’est facile. Cuisinez-lui du riz...

Daniel a choisi de ne pas reprendre le séminaire. Nous compterons donc sept séminaristes cette année.


Aux nouveaux : Que souhaites-tu dire de toi-même et de ta vocation ?

Aurélien de P., 27 ans, parisien (16ème arr.), cadet d’une famille de trois garçons. Ses parents sont redevenus pratiquants grâce aux promesses prononcées lors du baptême de leurs enfants à N-D du Saint-Sacrement. Aurélien fait sa scolarité à Franklin d’abord, chez les Jésuites, puis à Bruxelles, enfin à Stanislas. Après son Bac, en 2012, il obtient son M2 de Littérature générale comparée à la Sorbonne (2015) et sort diplômé de l’ESCP, ce qui lui vaut des séjours d’étude à Berlin et Hong Kong. Dès 2014, alors qu’il est en 1ère année d’ESCP, il a cheminé avec l’Emmanuel, dont il apprécie les charismes : compassion, adoration, évangélisation. Après l’ESCP, il prend néanmoins son temps, travaille deux ans comme consultant interne chez Engie, tout en s’engageant auprès des « jeunes pros » de Saint-Nicolas-des-Champs. « Après un long temps de discernement, j’ai quitté l’Emmanuel et suis entré directement en 1ère année à Saint-Denys. » A propos de son appel, Aurélien confie qu’il a rencontré Jésus lors de sa première confession, vers 6 ans. « Ce fut une grande rencontre avec l’amour infini du Christ. Depuis je n’ai jamais perdu la foi. A Bruxelles, cet appel s’est affermi grâce à de merveilleuses catéchistes, puis s’est confirmé à Stanislas, en Terminale. Mais je sentais le besoin de faire des études, et de travailler : une période d’unification intérieure qui m’était nécessaire. Ma pierre angulaire, c’est cette phrase : « Tu es mon Fils bien-aimé, tu as du prix à mes yeux et je t’aime. » » Aurélien exprime sa joie d’être à Saint-Denys et sa hâte de rencontrer les paroissiens, heureux de l’accueil qu’il a déjà reçu : « On sent vite l’ambiance d’un lieu ! »
Pour la Maison, Aurélien sera cette année chargé de l’intendance des repas.
Pour la paroisse, il fera le Ciné-Pizza avec Timothée et le KT CM1 à Charles-Péguy.

Timothée C., 19 ans, est entré au séminaire de Paris pour le diocèse de Meaux, comme Jason, qu’il connaît bien. Il est le benjamin d’une fratrie de six enfants, filles et garçons. Ses parents, catholiques pratiquants, sont pépiniéristes-agriculteurs près de Melun. Il a donc grandi à la campagne, dans une ferme. C‘est un « accro » du scoutisme, puisqu’il est scout (SUF ou d’Europe) depuis ses 7 ans et qu’il était encore chef cet été ! Timothée a rejoint Stanislas pour les années de lycée (il a eu son Bac en 2019), puis pour une première année de « prépa » en physique-chimie. « Ma vocation est née pendant cette année de « prépa », même si j’ai toujours été très attaché à ma foi. J’ai eu le déclic vocationnel et suis tout de suite entré à Saint-Augustin, sans terminer mes études. Le Seigneur m’a dit : « Faut y aller ! » J’ai obéi. C’est une forme d’abandon. Mes camarades de Stan. étaient tous très heureux : j’y avais noué des amitiés solides qui m’ont porté vers le haut, avec une belle foi. C’est un cadre qui permet vraiment de mûrir, scolairement, mais aussi spirituellement. »
Pour la Maison, Timothée sera chargé de l’entretien de la cour (Fais-nous un très beau « Parvis Vert ! ») et des sorties communautaires (cinéma, théâtre…).
Pour la paroisse, il partagera la charge du Ciné-Pizza avec Aurélien et fera le KT CM2 le jeudi.

Mayeul P., 27 ans, est l’aîné d’une famille pratiquante parisienne (7ème arr.) de quatre enfants. Il fait ses études à La Rochefoucauld, puis à Stanislas (la même année qu’Aurélien !). Après son Bac (en 2012), il obtient en 2016 une licence en Eco-Gestion à l’Université Panthéon-Assas, puis fait l’Ecole de Management de Lyon. « Un an avant de la terminer, la vocation m’est tombée dessus. C’était en été, à Marseille, où j’avais rejoint une association humanitaire auprès des pauvres du quartier Saint-Charles. Pendant ces trois mois d’été, j’ai entendu l’appel de Dieu. J’ai tout de même terminé mon école, et en septembre 2020, je suis entré en « propé » à Saint-Augustin, où j’ai rencontré Timothée ! Et aujourd’hui me voilà à Saint-Denys, dans un quartier que je découvre et trouve très agréable. »
Pour la Maison, Mayeul sera bibliothécaire et chargé du linge de maison.
Pour la paroisse, il fera le KT CM1 et sera animateur spirituel du groupe scout, « sachant que je fais du scoutisme depuis mes 7 ans. Mais c’est quand je suis devenu chef assistant que j’ai vraiment aimé : à Paris, dans le groupe de mon quartier, mais aussi à Toronto, pour l’été, puis à Shanghai, en tant qu’étudiant, auprès des enfants des expat. »

Frédéric L., 25 ans, a grandi avec ses deux frères dans le département de Seine-Saint-Denis (93) avant de partir, l’année de ses 16 ans, pour Grenoble où il entre, en tant que fils de militaire, au Lycée militaire. « J’y suis resté trois ans, tout seul, jusqu’à mon Bac (en 2015). » Il poursuit ses études à Paris, à la Sorbonne, où il obtient sa licence de philosophie en 2019. Il fait ensuite son année de « propé » à Saint-Augustin et le voilà en première année à Saint-Denys. « Mon parcours est un peu étrange, car j’ai été baptisé adulte. Toute ma famille maternelle est bouddhiste (originaire du Laos) et mon père athée. J’ai donc été élevé dans le bouddhisme. Comme les chrétiens que je rencontrais ne répondaient pas à mes questions, du type : « Qu’est-ce qu’un sacrement ? Un tabernacle ? », je me suis mis, sur les conseils d’un prêtre de paroisse, à lire la Bible, tout seul, entièrement, (je ne comprenais pas tout !), puis le Catéchisme de l’Eglise catholique. Ce que j’ai trouvé dans l’Evangile, c’est la Croix assumée par amour. Un Dieu personnel. A moi, en fait ! Qui s’est fait chair. Ce qu’on ne voit dans aucune autre religion. »
Pour la Maison, Frédéric sera chargé du bricolage et de l’intendance des petites choses.
Pour la paroisse, il fera le KT CE2 et participera au Groupe biblique.                                                                      
Propos recueillis par Dominique Th.


 

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