DOSSIER : Soyons des "pierres vivantes" !
Pierres vivantes par notre baptême
Mélissandre, 18 ans, en prépa kiné en distanciel, a connu Saint-Denys grâce à Solène, rencontrée aux Chrétiens de Paname. (Ces jeunes chrétiens de rites différents se réunissent toutes les semaines pour des messes, des pèlerinages, des temps de louange, dans des lieux de culte parisiens.) La préparation au baptême que suivait Mélissandre à Montreuil, où elle habite, ne la satisfaisait pas. « Je ne m’y sentais pas bien. Solène m’a alors parlé de Saint-Denys et je suis venue pour la première réunion du catéchuménat en octobre. C’est un groupe d’une dizaine de personnes qui accueille aussi des jeunes fiancés. L’ambiance est très chaleureuse. Et il y a de super accompagnants : le père Lainé et le séminariste Augustin. Je suis donc venue à Saint-Denys de plus en plus souvent pour la messe. J’ai aussi participé aux JAM, au stand Vêtement Homme. C’était sympa : les clients étaient français, anglais, espagnols... » Pourquoi demander le baptême ? « J’ai grandi dans une famille catholique, avec une maman qui m’emmenait à la messe et m’éduquait à la prière. Mais mes parents ne voulaient pas m’imposer le baptême. Ils voulaient que cela vienne de moi. Que je le vive moi-même. Il y a deux ans, je suis allée à la cathédrale de Chartres avec mes parents et là, j’ai reçu un appel. J’ai ressenti le baptême comme une vraie nécessité. Cette cathédrale a toujours été très puissante pour moi ; c’est un lieu qui me parle. J’ai immédiatement confié cet appel à mes parents. Signe du Ciel : ma maman venait de retrouver un ami, perdu de vue depuis plus de 20 ans, à qui elle avait promis qu’il serait le parrain de son premier enfant ! A Saint-Denys, je me sens, oui, comme une « pierre vivante ». J’y trouve la paix et j’essaie à mon échelle de faire un peu pour la paroisse. » Mélissandre recevra le baptême lors de la vigile pascale.
Propos recueillis par Dominique Th.
Vanessa, catéchumène à Saint-Denys : l’expression « pierre vivante dans la construction d’un édifice spirituel », (1 P 2,5) lui rappelle ces « brindilles de flammes » évoquées par le père François dans la nuit de Pâques 2024. « Ensemble, les brindilles formeront ce feu puissant jaillissant de la Vie du Christ, pour enflammer le monde » . La Vie dont il est question sera bientôt communiquée à Vanessa lors de son baptême. Au début, elle a été touchée par le renouvellement de la foi chez son conjoint déjà baptisé. Aujourd’hui, c’est elle qui lui rappelle que « la foi doit être vécue tout le temps et partout ». Leur fils Arthur (15 ans) a récemment exprimé, lui aussi, le désir du baptême. « Notre société tend à nous éloigner de notre religion », remarque Vanessa. Ni elle ni son frère n’avaient été baptisés tout petits. Heureusement, leurs mère et grand-mère leur avaient transmis les bases de la foi catholique. Son frère a été baptisé à ses 12 ans. Pour Vanessa, la demande du baptême a mûri petit à petit jusqu'au jour où, après avoir prié longtemps, elle a vécu une irruption du « feu intérieur » d’Amour. Vanessa rend déjà service à la paroisse, en aidant les équipes du cours Alpha, ou encore en proposant de nettoyer l’église. Elle aime relier entre elles les personnes qui l’entourent. L’unité du Corps lui tient à cœur. Elle voudrait aussi plus tard s’inscrire à une formation aux Bernardins. « Nous vivons l’année jubilaire, année de l’espérance et de la joie. Notre monde a besoin de l’amour, de la justice, de la vérité. L’Eglise doit « revenir au centre du village » », insiste-elle. Elle n'hésite pas à montrer sa petite croix dans la rue. « Un chrétien n’est pas simplement quelqu’un de gentil. Il ne doit pas être faible. N’ayons pas honte de l’amour et de la vérité. Il nous faut sortir à la lumière pour témoigner. »
Propos recueillis par Katarina K.
Marion et Baptiste : pierres qui chantent... et plus !
Deux parcours de jeunes musiciens, passés par Marseille et réunis à Paris, dans notre paroisse, où depuis trois ans leur engagement joyeux et profond les a menés du Parcours Alpha jusqu’à la soirée du 7 décembre pour nous représenter, émerveillés, lors de la cérémonie de réouverture de Notre-Dame. Baptiste, né au cœur d’une famille à la foi catholique solidement ancrée, participait dès l’âge de 9 ans (!), guitare en main, à l’animation des messes avec ses parents. Un zeste de scoutisme, mais surtout beaucoup d’aumônerie avec la « joie de retrouver les copains », puis l’encouragement d’un de nos anciens séminaristes, Aurélien, peu après son arrivée à Saint-Denys, et voici Baptiste ingénieur du son à Paris. Il anime notre Ciné-Pizza. Marion a suivi un chemin bien moins tracé. C’est elle-même, encore enfant, qui demande le baptême et découvre la joie du KT. Aujourd’hui ergothérapeute en structure médico-sociale pour des enfants atteints de handicaps, Marion, avec sa flûte traversière, repense avec émotion à sa confirmation au milieu de 300 autres confirmants de la Pentecôte 2022. Pour elle, animer le KT CM2 n’est pas une mission toujours facile avec des enfants « compliqués » qui, même s’ils sont parfois méchants entre eux, ont toujours « un bon fond » et sont souvent « super intéressants ». Les « pierres vivantes » pour Marion et Baptiste, c’est la « résonance », l’écho de notre foi qui se propage. Animer les chants lors de nos célébrations c’est, à travers la musique et les chants (Baptiste a composé la chanson de Carlo Acutis, qui parle si bien aux enfants), nous aider à mieux prier en accompagnant l’assemblée, notamment lors des messes des familles. Le 9 août prochain, nous aurons une pensée pour Marion et Baptiste qui se diront « oui » devant Dieu !
Propos recueillis par Philippe Th.
Marie-France : « petite » pierre qui communique
« Ce que j’aime bien dans mon quotidien, c’est être active dans les petites choses. Je me considère plutôt comme une petite pierre vivante, ou comme le ciment entre deux pierres. Le liant. Le ciment, on ne le voit pas, mais il est là. J’aime bien l’application OClocher pour ça, parce que c’est un outil qui permet d’annoncer toutes les activités de l’Eglise. C’est donné. C’est comme un crayon qui permet d’écrire, un vélo qui permet d’avancer : un petit outil qui relie à la paroisse, quand par exemple tu as oublié de prendre la feuille jaune à la fin de la messe ou quand tu cherches les horaires des messes de Noël. Cela a un côté très pratique. J’apprécie aussi le fait que cette appli permette de rester en communion avec Saint-Denys où que l’on se trouve, à Paris, en province, à l’étranger. D’ailleurs, j’aimerais beaucoup qu’on puisse y inscrire des intentions de prières... C’est vraiment un outil très humble. »
Marie-France, qui a un fils, Jules, âgé de 15 ans, appartient aussi avec bonheur au groupe de prière des mères : « Nous formons un groupe d’une dizaine de mères. Nous prions ensemble une petite heure à l’oratoire, sous la bibliothèque, tous les lundis, après la messe de 9h. Nous prions pour nos enfants, nous prions pour les séminaristes. C’est un moment très fort. Après, on se prend un café pour prolonger notre prière... »
Propos recueillis par Dominique Th.
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