Le Petit Cephalophore

mercredi, juin 21, 2017

Le Club Saint-Denys doublement à la fête !

Odile J. a fêté ses 90 ans.
Bon anniversaire, Odile !




Surprise au Club Saint-Denys !
Le 9 juin, jour du club, nous avions décidé de concocter une petite surprise à l’un de nos membres très appréciés : Odile J. qui allait fêter ses 90 ans ! et pour cela organiser un pique nique... Chacun s'est pris au jeu, Odile ne savait rien. Le pique-nique s'est avéré être un bon repas préparé par tous et terminé par un gâteau magnifique, en présence du père Tardy et de quelques-unes des amies anciennes, qui avaient travaillé au club avec Odile, il y a fort longtemps... Surprise et émotion d’Odile, entourée par une affection réelle de tous. Certains même avait quitté leur emploi pour être présents. Il y a des gens qui, dans la discrétion, la gentillesse, sont d'une efficacité extraordinaire. Ils sont des exemples pour chacun d'entre nous. Odile en fait partie et nous lui redisons toute notre affection et nos remerciements.


Et quelques jours plus tard, c'est la
sortie du Club Saint-Denys :



Mardi 13 juin, sous un soleil de plomb,  un car attendait devant l'église, les membres du club pour sa sortie annuelle.
1ère direction : la cathédrale d’Évry, surprenante par son architecture, par toute la symbolique très forte et l'œcuménisme qui se dégage, expliquée par le guide. Tout a été conçu pour que chacun, quel qu’il soit, y retrouve des racines.....



vendredi, juin 02, 2017

Concert Passacaille du 24 juin


dimanche, mai 28, 2017

L'éditorial de... notre rédactrice en chef ! Juin 2017

Une fois n'est pas coutume : à l'occasion de ce numéro consacré à l'homélie, c'est Sylvie et non le père Tardy qui signe l'édito. Mais Monsieur le Curé n'est pas en reste : il nous livre (ci-dessous) sa propre expérience de l'homélie...


Quand on évoque l’importance de l’homélie, il me revient en mémoire ce récit des Actes des apôtres : sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza, un Éthiopien s’en retourne chez lui. Assis sur son char, il lit le prophète Isaïe lorsque Philippe le rejoint. A ce dernier qui lui demande s’il comprend ce qu’il lit, il répond : « Et comment le pourrais-je si personne ne me guide ? » « Philippe prit alors la parole et, partant de ce texte de l’Écriture, lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus » (8, 26-35).
Jésus lui-même, sur la route de Jérusalem à Emmaüs, avait instruit deux personnes, qui s’en retournaient chez elles. Tel Cléophas et son comparse, nous avons besoin, nous aussi, d’être éclairés, et c’est bien le sens de l’homélie qui suit la lecture des textes bibliques et ouvre sur l’eucharistie. Lourde responsabilité pour le prêtre ou le diacre !
« Les réclamations à l’égard de ce grand ministère sont nombreuses, et nous ne pouvons pas faire la sourde oreille », écrit le pape dans La joie de l’Évangile. Et oui, les récriminations sont à la mesure des attentes des fidèles. L’homélie doit être en effet le moment de l’actualisation : la prise en compte des difficultés rencontrées par la communauté, remises en perspective par la Parole de Dieu. Car l’homélie, c’est « la pierre de touche pour évaluer la proximité et la capacité de rencontre d’un pasteur avec son peuple », précise le pape François.
Alors force est de constater qu’à Saint-Denys, nous sommes gâtés, car nos pasteurs connaissent l’odeur de leurs brebis - leurs sermons en témoignent. Aux esprits chagrins qui se souviendraient de quelques homélies un peu longuettes ou fouillis, je réponds : « Mais vous, étiez-vous vraiment présent ce jour-là ou pris par vos préoccupations du moment ? » Car pour avoir « le cœur brûlant », encore faut-il ouvrir grand les oreilles. Dans La Pesanteur et la Grâce, Simone Weil nous alerte : « L'attention, à son plus haut degré, est la même chose que la prière. Elle suppose la foi et l'amour. » La foi et l’amour, pas moins !
Sylvie H.


Comment nos clercs préparent leur homélie

Le père Roger :


Chaque vendredi, à 9h30, la messe du jour est dite. Notre diacre Jean-Marie, Siméon, Maxime et moi nous retrouvons dans la salle-à-manger des séminaristes devant une bible, un ordi et un petit café pour 1h30 de réunion. Après un temps consacré aux agendas, l’évangile du dimanche suivant est mis sur le métier. Parfois je le pressens, parfois c’est la surprise, mais c’est toujours un défi : qu’il soit très bref, complexe ou archi-connu, il va falloir en tirer quelque chose, comme des étincelles sur un silex.
A quatre, les détails prennent du relief, les remarquent fusent, les lunettes auscultent la version grecque, le logiciel biblique répond avec compassion aux requêtes les plus farfelues. Ce travail de la matière brute est primordial. Chacun mesure les aspérités du texte, rebouche les failles quitte à les rendre plus visibles encore. Quelque chose comme une forme naît de notre travail commun.
Vient la question rituelle :  que dit à notre paroisse cette Parole de Dieu avec ses faces lisses et côtés rugueux ? Une question sans réponse satisfaisante, mais qui a le mérite de rendre présente à notre atelier toute notre chère communauté.
Il est urgent de laisser reposer. Le lendemain vient le moment d’implorer Dieu. Puis de jouer avec les expressions, les images, les exemples. Dans quelle situation cet évangile se révèle-t-il crucial, indépassable ?
Enfin arrive le face-à-face, c’est la rencontre avec l’assemblée qui fait le reste. Une rencontre préparée mais toujours inachevée.


Le père Maxime :
  
Prêcher n’est pas une expérience confortable ! Et à la faveur de ce Petit Céphalo, je me rends compte qu’en parler n’est pas plus simple. Le mûrissement et la naissance d’une parole touchent à l’intime, de même d’ailleurs que son écho dans un cœur attentif ou soudain foudroyé : car l’homélie jaillit de la Parole de Dieu et celle-ci, « vivante », veut rejoindre chacun « jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles » (He 4,12) — à moins d’un assoupissement rapide, et même en ce cas, nul sommeil ne préserve des visitations divines ! Il ne s’agit pas d’un discours, mais d’une rencontre secrète entre le Seigneur et les membres de son peuple. J’essaie simplement de me prêter à cette Parole, en vue de cette rencontre : j’aime le mystère de l’Annonciation, où prend chair en Marie le Verbe de la Vie. Or tout n’advient que lorsque l’ange laisse Marie seule.
Si le temps est bref, je tente de répondre au verset qui appelle, celui surtout que j’aimerais esquiver ou celui qui, à peine lu, réjouit l’âme. Si le temps est vaste — en vue du dimanche — je vis les tâches des jours, et la Parole habite la semaine parfois comme une inquiétude, parfois comme une dilatation, toujours palpablement présente à l’arrière-fond de l’esprit. Vient la messe : aucun vrai recul n’est possible, il reste à prêter sa voix, sans doute aussi un peu ses tripes, en se rappelant ce verset qu’on inscrivait sur la margelle des chaires baroques : « nous voulons voir Jésus » (Jn 12,21).


Le père Siméon :

Comment prépare-t-on une homélie ?
Sous le vocable homélie, on met parfois plusieurs choses qui ne désignent pas forcément la même réalité. Par exemple, on dit indifféremment homélie, prédication, le sermon etc. pensant dire la même chose. Mais en réalité ça ne l’est pas. Pour plus de précision, consulter l’Encyclopédie Théo dans son article sur l’homélie. A mon avis, le partage de la parole de Dieu pendant une célébration liturgique est plus une prédication qu’une homélie en considérant son objectif. Cette tâche qui incombe aux clercs a pour but d’édifier et de nourrir la foi des fidèles. L’idée est de rendre compréhensible le contenu de la foi qu’on trouve dans la Bible. Dans cet exercice, partant des normes générales, je fais un peu du mien. Je cherche à toucher non pas forcément l’attente des gens, mais si possible leurs besoins spirituels. Car je me dis que ce que nous aimons n’est toujours ce dont nous avons besoin. En amont d’une homélie, il y a un sérieux travail parfois pénible. Pour ma part, ce travail consiste à une lecture et relecture assortie d’une méditation des textes liturgiques. A cela s’ajoute la recherche du sens de certains termes clefs et la détermination d’un thème qui traverse tous les textes. Enfin l’écoute de l’actualité dans toute sa diversité m’aide énormément à actualiser ma petite compréhension des Écritures. L’intérêt de ce travail est de me laisser provoquer par la parole de Dieu afin d’essayer à mon tour de créer une provocation similaire chez ceux qui m’écouteront. Enfin je dois dire que sans tenir compte de ce qu’il peut y avoir de flatteur dans le retour qu’on a après une homélie, c’est souvent le contraire de ce dont je m’attendais que j’ai en feedback. Mais c’est ce qui, me semble-t-il fait le mystère d’une homélie, un mystère toujours nouveau, source de joies et de peines.



Jean-Marie, diacre :

Je ne suis pas un pro de l'homélie : même si j'ai suivi des cours durant la formation diaconale, je reste souvent seul avec l'Esprit Saint et ma feuille blanche car ma formation théologique est toujours à refaire et à parfaire.
Pour un débutant comme moi y a deux obstacles : se détacher de son texte et ne pas dire de bêtises théologiques ou humaines. C’est pour cela qu'au début de mon ministère j'envoyais mes projets d'homélie à mon directeur spirituel. j’avais au moins la certitude qu'il verrait les bêtises...
Pour le reste, prendre en compte les besoins ou les attentes du peuple de Dieu, c'est comme réaliser un puzzle : autant de paroissiens autant de sensibilités, autant d'approches différentes de la parole de Dieu, autant de rythmes d'avancements dans la foi différents.
Alors moi, j'y vais avec un premier jet, puis avec sainte Thérèse d'Avila, saint François de Sales, Benoît XVI et l'Esprit Saint ; et finalement ça le fait ! Plus mes chers sapeurs et leurs idées et j'arrive au final à un projet que je lis et relis 15 000 fois, la peur au ventre, jusqu'à la fin de l’homélie.
Honnêtement commander un détachement de soixante sapeurs est plus facile...

Les paroissiens parlent de l'homélie dominicale


Philippe : « Depuis mon enfance, tous les dimanches, j’écoute les homélies (les "sermons" avant 1970). Il m’arrive d’en écouter deux par dimanche: le matin à la messe et le soir en suivant la messe ou juste l’homélie retransmise de Notre-Dame de Paris par la télévision KTO. L’homélie, prononcée exclusivement par l’évêque, le prêtre ou le diacre, complète la liturgie de la parole pour nous aider à accueillir la Bonne Nouvelle. Je me suis nourri des homélies au gré des retraites dans des communautés religieuses, dans des lieux qui à la différence de nos lieux de vie, nous rendent disponibles à l’écoute. Adolescent, j'écoutais les homélies des frères prêcheurs sur France Culture ou grâce à l’émission « Jour du Seigneur ». Je les commandais pour les relire et les dire à haute voix (je vous dis tout). Ces lectures ont complété mon catéchisme et consolidé ma foi. Elles m'ont fait découvrir l'Ecriture et les liens qui unissent les lectures entre elles. Si on me complimente pour mes connaissances, je réponds : "je n'ai fait qu'écouter les prêtres à la messe". L’écoute est essentielle. Parfois notre esprit est vagabond, et nous devons le discipliner. Lire les textes du jour avant la messe est utile. Si notre écoute est humble, nous éprouvons une joie à réentendre les mêmes choses avec des développements toujours nouveaux. L’homélie nous prépare à recevoir l’Eucharistie. C’est le cœur et non le cerveau qui s’en nourrit. On peut oublier le contenu d’une homélie, mais elle va continuer d'agir en nous. Les homélies du père Eric de Moulins-Beaufort, curé de Saint-Paul-Saint-Louis dans les années 2000-2005, ont contribué à parfaire ma conversion à un moment de ma vie marqué par des deuils. Dieu m'a aidé à dépasser le chagrin : je m’en suis rendu compte en me surprenant de sourire à la sortie d’une messe dominicale. Mais surtout, l'homélie qui tisse le lien entre la parole et la vie, nous aide à résoudre l’équation « adorer Dieu et aimer le prochain comme soi-même ». Une religion de l’impossible? Chers prédicateurs, ne vous lassez jamais de nous redire qu’il n’y a que le Christ. »

Propos recueillis par Katarina K.




Guillaume : « L’homélie compte davantage pour moi aujourd’hui qu’il y a dix ans. C’était ma bête noire. Je savais qu’il y avait un creux entre les lectures et la suite de la messe, durant lequel il me fallait faire semblant d’écouter. Maintenant, ça va mieux. Ça va dépendre du prêtre, mais c’est généralement intéressant. Tu fais plus gaffe aux textes, tu vois un nouvel éclairage sur un texte que tu croyais bien connaître. L’homélie est rarement trop longue, mais quelquefois un peu décousue. C’est bien, parce qu’on peut décrocher un moment puis revenir sans avoir trop perdu le fil, papillonner un peu ! Une homélie marquante ? Oui, une ou deux. Celle du père Pedro à Madagascar, il y a quelques mois : 15 minutes en malgache et 30 secondes en français ! Il nous a expliqué que si les Malgaches chantaient et dansaient pendant la messe, c’est parce qu’ils sont en communion avec Dieu « qui chante et danse avec nous dans le Ciel ! » Ils font du dimanche une fête, pas seulement un jour où on peut glander. Mais la plupart des homélies, on les oublie au fur et à mesure. On oublie les mots, mais on garde les idées, que les prêtres répètent, chacun avec une expérience différente. Touche par touche, on perçoit des choses qu’on aurait du mal soi-même à formuler. Il y a plusieurs approches possibles : elle peut donner les clefs pour éviter les contre-sens ; elle peut commenter les textes comme une parole d’actualité. (L’état d’esprit des Pharisiens, par exemple, il  est aussi d’aujourd’hui !) ; elle peut enfin proposer des pistes en attendant une meilleure idée à l’homélie suivante... »
Propos recueillis par Dominique Th.




Jean-Luc « L’homélie ? Pour moi c’est le moment très important de la liturgie de la parole, qui me permet de descendre dans les textes, de prendre conscience de la portée de ces paroles de Dieu dans ma vie. Il y a treize ans quand je suis arrivé dans le quartier, je me suis renseigné sur la paroisse dont je dépendais : c’était loin, impersonnel, je n’en garde pas un bon souvenir. Je suis venu voir à Saint-Denys, j’ai entendu le père Quinson et je me suis dit : « Voilà un bel office avec une homélie qui a du sens, du fond, du fruit ! » C’est certainement très difficile de préparer une homélie en évitant les lieux communs, la paraphrase, et en acceptant d’y dévoiler un peu de soi. A Saint-Denys les charismes sont variés : le père Roger s’appuie en profondeur sur des moments vécus, le père Siméon est précis et pédagogue, le père Maxime nous éclaire avec souffle, feu, conviction ! Un élément déterminant pour moi est la concentration de l’assemblée : si je suis distrait intempestivement pendant le temps de l’homélie cela m’agace vivement. Il y a aussi les jours peu réceptifs, où je zappe facilement… A l’inverse il m’est arrivé d’être tellement touché par une homélie, que cela m’a donné envie de demander le sacrement de réconciliation alors que je n’avais pas prévu la démarche. Être ainsi interpellé par le Seigneur me révèle qu’il agit en moi. Enfin je ressens avec force les homélies associées à des moments essentiels : cérémonies de mariage, de funérailles… Les paroles qui me frappent alors restent ancrées dans mon cœur. » 


Xavier « La méditation des textes de la liturgie que le prêtre offre dans l’homélie me permet d’entrer en contact avec Dieu : c’est un moment où je suis bien... Je ressens très fort la délicatesse, la liberté du Christ s’adressant à moi à travers les paroles du prêtre. Il transmet ce qu’il a reçu du Seigneur dans son mûrissement de la parole en vue de l’homélie, parole dont il est le témoin. Inspiration basée sur son ressenti, sur les liens qu’il fait avec d’autres passages de l’écriture : c’est cela qui me sollicite et m’interpelle, devenant pour moi parole nouvelle qui m’ouvre le cœur, Verbe au sens biblique du terme. C’est un moment fort que je vis avec mon intelligence et mon âme, sollicitées et nourries toutes les deux en même temps… la réflexion intellectuelle m’intéressant dans sa dimension d’approfondissement, si elle demeure liée au cœur. Une homélie qui s’en tient au commentaire catéchétique ou littéraire, qui reste détachée du vécu ne me touche pas ! Si l’orateur est bon tant mieux, mais l’essentiel pour moi est de rencontrer le Seigneur, de découvrir toujours plus sa présence, son action au sein des joies, des peurs, des peines. Je réalise que j’ai un grand besoin de cette respiration de l’homélie ! Et pourtant parfois je ne suis pas disposé, je reste extérieur, distrait… je décroche et je raccroche… Des souvenirs d’homélies ? Non… je ne me souviens pas des homélies, je les vis : quand elles me parlent je ressens profondément la joie, l’émotion. Je ressens que le Seigneur m’aime, vient vers moi malgré ma misère. »
Propos recueillis par Isabelle M.

Madame le Pasteur, notre voisine du Temple du Marais


Cette année, les protestants célèbrent les cinq cents ans de la Réforme, une bonne raison pour venir à la rencontre de nos frères du Temple du Marais. Nous nous sommes donc rendus ce dimanche matin au culte. Chaleureusement accueillis dès notre entrée, nous avons pris place dans cet édifice circulaire pour lequel Mansart s’est, dit-on, inspiré du Panthéon de Rome.
Il y a quinze ans, la paroisse était quasiment morte, mais depuis 2004 c’est une véritable renaissance évangélique qui a saisi la communauté. Nous en avons été les témoins lors du culte ce dimanche, avec, on le perçoit tout de suite, la mobilisation d’une équipe autour du « conseil presbytéral » et de ce que Madame la Pasteure Caroline Bretones appelle un « bouillonnement spirituel ». Voilà qui, d’une certaine manière, nous a fait penser au chemin de renaissance de notre propre paroisse à la fin des années quatre-vingt lorsque Monseigneur Lustiger décida d’y ouvrir une Maison du Séminaire.


Depuis 2013, Luthériens et Calvinistes de l’Église réformée de France se sont rassemblés dans « l’Église protestante unie de France ». Caroline Bretones est pasteure du Temple du Marais depuis sept ans.  De sensibilité évangélique, « attachée aux Écritures et confessante » la communauté du Marais est ainsi fidèle à ses sources, comme le rappellent dans le chœur des plaques rendant témoignage aux premiers missionnaires évangéliques partis d’ici à la fin du XIXème siècle vers le lointain Lesotho africain.
Nous avons bien sûr évoqué, à la faveur de ce numéro du Petit Céphalophore, la place de la « prédication ». En ce dimanche entre Résurrection et Pentecôte, au lendemain de l’Ascension, la prédication de Madame la Pasteure nous invitait à agir. « Nous recherchons une prédication qui mette en marche, qui envoie, qui donne envie », « on prêche un Dieu vivant ». La prédication a d’autant plus d’importance dans le culte, que la Sainte Cène n’est célébrée qu’un dimanche sur deux. Mais le ministère est collégial et la prédication peut être portée aussi par une quinzaine de prédicateurs formés et choisis avec le discernement du conseil presbytéral. Chaque culte lui-même est célébré par un prédicateur et un liturge (qui dit les lectures, invite à chanter les psaumes, et prépare prières et intercessions). Après le culte, chaque dimanche, les fidèles sont conviés à se retrouver autour d’un généreux et amical buffet, moment de convivialité et d’entraide.


Aujourd’hui, une véritable « équipe de créatifs » participe à ce « bouillonnement » pour offrir, comme le proclame une petite carte à l’entrée, un « Dieu en libre accès ». Accès tellement libre que les offices de 10h30 et 17h30 sont retransmis en direct sur internet. Une cinquantaine de fidèles ont aussi été formés à l’accompagnement spirituel en binôme, ce qui profite, chaque semaine, à une vingtaine de personnes.

A la question, « que faire pour célébrer l’anniversaire des 500 ans de la Réforme ? », le conseil presbytéral a répondu d’un seul cœur : « Rencontrer des catholiques ! » C’est ainsi que, fin octobre, les « Barquettes » si chères au père Roger pourraient rencontrer leurs sœurs et homologues, les « Miniglises » du Temple du Marais, et nous pourrions ensemble prier et agir pour l’unité des chrétiens...
Propos recueillis par Philippe Th. 

Mobilisation emploi à Saint-Denys


A l’initiative de Louis M., directeur commercial à la retraite, un groupe de paroissiens s’est constitué pour aider des personnes à retrouver du travail. Louis forme les bénévoles du Secours catholique de la France entière qui veulent pratiquer ce type d’accompagnement, d’où l’idée de faire bénéficier de son expérience notre paroisse. Une idée bien accueillie par le père Tardy... Avec Aimery, chef d’entreprise, Marc et Xavier, ingénieurs à la retraite, Louis reçoit toute personne en difficulté quelles que soient son origine et sa religion. Huit personnes ont déjà pris contact avec « Mobilisation emploi » depuis avril 2016, date de lancement du groupe. L’accompagnement se fait en deux étapes : la première consiste à (re)construire un projet professionnel, la seconde à rechercher des emplois adaptés aux expériences et compétences. Sans oublier une aide à la rédaction du CV et à la préparation des entretiens d’embauche. « Pour certaines personnes dont la situation personnelle est très compliquée, la phase 1 peut durer jusqu’à trois ans, explique Louis. Pour d’autres, bien insérées socialement, cela peut aller très vite ». Il s’agit de faire du sur-mesure en prenant en compte la globalité de la personne. Pourquoi cet engagement ? « Le cœur vivant de la foi, c’est la charité », répond Louis, ému de voir les personnes accompagnées se transformer physiquement et reprendre confiance en elles. « Un chemin peut toujours s’ouvrir même quand l’avenir semble bouché », explique-t-il en invitant les paroissiens à lui adresser quiconque aurait besoin d’un coup de pouce pour reprendre une activité.

Propos recueillis par Sylvie H.

Toute personne, paroissienne ou non, habitant sur le territoire paroissial peut contacter Louis par l'intermédiaire de la paroisse. 

Les jeunes pros au service des pauvres de mère Teresa

Amis désireux de donner du temps aux pauvres à l’autre bout du monde, n’allez pas forcément si loin. A 10 minutes à pied de la rue de Turenne, dans leur local du 62 rue de la Folie-Méricourt (11e), les Sœurs de Mère Teresa accueillent tout au long de l’année les gens sans ressources, sans logis, réfugiés, en offrant trois repas complets chaque matin.
Depuis l’automne 2016, les jeunes professionnels de Saint-Denys les rejoignent un dimanche par mois pour cuisiner, servir les repas et faire la vaisselle. Pour nous, c’est souvent une plongée émouvante de l’autre côté du miroir. Nous rencontrons là bien des migrants qui ont traversé péniblement déserts et océans, et portent leurs épreuves et leurs désillusions sur leur visage. Nous croisons aussi des habitants de nos arrondissements, tout à fait ordinaires en apparence, qui viennent prendre discrètement la nourriture qu’ils n’ont pas les moyens de payer par ailleurs. Et à côté de ces situations déstabilisantes, combien d’autres encore ! Des histoires de nos hôtes, des Sœurs, des autres bénévoles de toutes sortes, nous glanons quelques bribes dimanche après dimanche, au milieu des urgences du service. Elles nous encouragent à revenir pour en savoir un peu plus, et donner davantage. Notre contribution est modeste, faut-il la regretter ? « Nous sentons bien que ce que nous faisons n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, » répondait Mère Teresa, « mais si cette goutte d’eau n’était pas dans l’océan, elle manquerait. »
Guillaume, séminariste

dimanche, mai 21, 2017

Jour de fête à Saint-Denys

Un peu en avance sur la Saint-Denis, mais sous un ciel quasi estival, nous avons fêté tous ensemble notre joie d'appartenir à l'Eglise catholique et apostolique en général... et à Saint-Denys en particulier. Beaucoup de paroissiens étaient présents, des plus petits aux plus grands, seuls ou en famille, mais toujours mus par ce sentiment de fraternité en Jésus-Christ qui est le nôtre. C'était un humble témoignage donné, depuis le parvis, aux passants qui nous observaient.
Magnifique déjeuner "sorti du sac" ou plutôt du dévouement de nos cuisinières qui nous ont, comme toujours, régalés.
Merci Monsieur le Curé pour cette belle idée !

Quelques souvenirs en vrac :


























dimanche, avril 23, 2017

Un imam à Saint-Denys


En ce dimanche électoral, nous avons partagé un beau moment d'espérance en une plus grande fraternité entre croyants. En effet, nous avons eu la joie d'accueillir à Saint-Denys, pour la messe puis le déjeuner, le jeune imam Ayoub et l'étudiant en théologie musulmane Sultan Aydin. Après le bénédicité, dit conjointement par notre curé et notre hôte, le repas partagé fut l'occasion d'échanges et d'une découverte mutuelle. Ces deux jeunes religieux, à l'esprit ouvert, d'une grande franchise et d'une grande simplicité, ont été assaillis de questions par les paroissiens présents... qui espèrent vivement prolonger ce moment par une visite cet automne chez nos hôtes, à la mosquée de la rue du Faubourg Saint-Denis. Un grand merci à Ayoub et Sultan Aydin et à bientôt, donc !
PhTh

samedi, avril 01, 2017

Le Shabbat de Saint-Denys


Une femme parmi tous : c'est Madame le Rabbin, Pauline de son prénom, qui a eu la générosité d'ouvrir les portes de sa synagogue de la rue Moufle, dans le XIème arrondissement, en ce soir de Sabbat, à une quinzaine de paroissiens de Saint-Denys, leur curé et "leurs" séminaristes. 
Avant de prier avec nos "pères dans la foi", selon l'expression de Benoît XVI*, nous avons été chaleureusement reçus par le jeune Etienne, en première année d'étude (sur cinq) pour devenir rabbin. Il nous a fait découvrir le judaïsme "libéral", né en Allemagne et issu des Lumières (qui m'a fait penser pour ma part au mouvement de la Réforme par sa volonté de s'inscrire dans la société de son temps, quitte à aménager quelques traditions). Le judaïsme libéral souhaite "moderniser les rites en en gardant le sens, en se rapprochant des valeurs originelles". Il s'agit d'un judaïsme encore peu répandu en France (en développement), mais dominant aux Etats-Unis.

Le sabbat s'attend, se désire, s'accueille comme une fiancée (on se tourne vers la porte pour le saluer quand il "entre"). Il était déjà dans la pensée divine avant la création. avons-nous lu. C'est un joyeux élan d'amour qui nous attire à Dieu, et c'est ce que le rythme des chants en hébreu exprime.
Lorsqu'elles sont en français, nous nous joignons à la récitation des prières. Nous pouvons faire nôtre chaque mot. 
Un moment de profonde communion fraternelle.

Après l'office, nous avons été invités, dans une salle adjacente, à la prière du kiddouch, prière de sanctification du sabbat. Nous avons partagé un petit verre de jus de raisin (symbolisant le vin) et de la brioche tressée (challah ?) (symbolisant le pain). Un temps de convivialité propice aux échanges sur nos manières respectives de vivre la Pâque prochaine, que nous fêterons cette année en même temps, eux toute la semaine et nous le dimanche.

Un grand merci au Seigneur, aux fidèles de la synagogue et aux organisateurs, pour cette très belle rencontre que nous espérons pouvoir renouveler.
Dominique Th.
Peter Seewald, Lumière du monde, 2011

Le père Roger recevant la Torah


dimanche, mars 19, 2017

L'édito du père Tardy, mars 2017

Certaines prières sont-elles plus efficaces que d’autres ? De quoi dépend l’efficacité de la prière ? Autant de questions qui se posent au croyant de toute religion et qui relève d’une sorte de donnant-donnant : « je prie, Dieu m’exauce… ou pas ».
Ceux qui se sentent exaucés persévèrent, les autres abandonnent. En va-t-il de même chez les chrétiens ?

« Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous. » (Ac 1,8)
1/ La réception de cette force n’est pas le résultat de notre prière mais de celle du Christ.
2/ Plus encore, ce n’est pas nous seuls qui agissons mais le Christ avec nous :
« Celui qui croit en moi, nous dit-ilfera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moije le ferai. » (Jn 14,12-14) .
On attribue souvent à saint Ignace cette maxime « Prie comme si tout dépendait de Dieu, agis comme si tout dépendait de toi... ». En fait, elle n’est pas de lui et elle n’est pas totalement juste. Saint Ignace, en bon chrétien, n’agit pas « comme si » Dieu … mais en Jésus. Là est la spécificité chrétienne.

La force de la prière vient en effet de notre union au Christ qui seul est « fort » et qui lui seul est le sujet véritable des actions qui comptent. Si l’on prend l’exemple d’un service rendu : même les païens se rendent mutuellement des services. Ils aident un ami qui le leur rendra. En revanche, si nous sommes deux frères unis au Christ, que j’aide ou que je sois aidé par lui, au fond, cela est indifférent, car c’est surtout Dieu qui agit en nous, pour le bénéfice de tous. En effet, à travers nos gestes banals, se construit une action qui nous dépasse, dont le Fils est le vrai sujet, et la joie du Père l’unique motif. La prière tire sa force de la vie.

Notre cœur priera sans repos tant qu’il ne sera reçu en Dieu.


Portés par la prière paroissiale

Jean L. : « La paroisse c'est avant tout la maison du bon Dieu.
C'est le lieu de prière et de rencontre des paroissiens.
Notre Credo se vit autour des sacrements et des messes qui nous réunissent.
Notre foi favorise les contacts humains où se tissent des liens d'amitié,
Famille spirituelle qui devient famille affective.
Quoi de plus normal, lorsqu'un membre de cette famille est dans la joie, baptême, communion, mariage, que l'on partage ces moments de bonheur ?
Et quand un membre de notre famille est souffrant, quoi de plus normal que l'on souffre avec lui ?
J'ai vécu à plusieurs reprises cette solidarité affective après de nombreuses opérations, les retrouvailles après des semaines d'absence se passent de mots, les mercis sont dans les yeux.
Quelle belle occasion aujourd'hui pour le miraculé que je suis de remercier la communauté paroissiale pour toutes mes guérisons ! »

Claude M. :
« Dans ma vie, j'ai toujours été constant dans la prière, tout en étant conscient qu'elle était bien pauvre. Et je me suis senti aidé et protégé. Mais ces dernières années, à Saint-Denys, j'ai aussi mesuré la force de la prière communautaire. J'ai eu de gros ennuis de santé. La paroisse m'a aidé à traverser ces épreuves. A chaque fois des personnes ont prié pour moi. Et je me suis senti moins seul. Le fait d'être entouré et aimé est important. Cela permet d'aborder les épreuves dans la confiance. Deux événements m'ont particulièrement marqué : le pèlerinage paroissial à Assise qui a eu lieu juste avant que je ne subisse une opération grave et le sacrement des malades qui m'a été d'un grand secours aussi. »



Béatrice J. : « A plusieurs reprises, je me suis trouvée dans l’épreuve de l’inquiétude vitale pour mes proches, en l’occurrence mon mari et ma fille. Presque chaque fois, quand les circonstances l’ont permis, le soutien fraternel et spirituel de notre chère paroisse m’a extraordinairement portée.
Je ne suis certes pas une grande mystique ni une championne de la prière… Pourtant j’ai ressenti physiquement une présence « surnaturelle » de l’Esprit Saint  protecteur et bienveillant qui me soutenait et me portait dès que la tentation du découragement ou du désespoir se présentait.
Notre fille est finalement sortie indemne et sans aucune séquelle d'un accident cardiaque dont l'issue aurait pu être fatale. Je ne doute pas que la chaine de prière qui s'est immédiatement formée au sein de la paroisse  ait joué un rôle dans sa "miraculeuse " guérison.
A mon tour je prie souvent pour les gens que je connais qui traversent des épreuves (et pas seulement les paroissiens bien sûr !). J’ai alors l’espérance que l’Esprit Saint opérera cette mystérieuse transmission qui leur fera éprouver physiquement ce réconfort spirituel qu’il m’a été donné de recevoir .
Pour la piètre « prieuse » que je suis, cette prière pour les autres est le meilleur moyen d’appeler l’Esprit et de me tourner vers Dieu, tantôt le Père, tantôt le Christ, tantôt Marie notre mère à tous et de sentir leur présence agissante. Mieux qu’un « donnant-donnant », je crois que c’est bien l’expérience très particulière de la communion en un seul corps que cette prière me fait vivre. »

Pauline J. : «  Il y a sept ans, je suis ressuscitée grâce à la médecine... et à la prière ! Même si mes parents, déjà assez "expérimentés" en la matière, évoquaient régulièrement combien la prière d'une communauté avait pu les aider lors des épreuves passées, je pense que je n'étais pas vraiment préparée à ressentir aussi fortement le pouvoir de la prière... Tout ça était un peu trop bouleversant quand je suis sortie du coma et chaque évocation de cette fameuse chaîne de prière créée par les paroissiens me remplissait d'une émotion unique. Je ne me sentais pas digne de cette grande chaîne d'amour mais je savais aussi que son intensité était indispensable pour ma guérison. Lors de ces quelques semaines d'épreuve, j'ai découvert en moi une force insoupçonnée et je sais que c'est grâce à toutes vos prières que cette force m'a été révélée. Sept ans après, je peux donc remercier les paroissiens et leurs prières qui m'ont permis d'avoir la chance de rendre grâce quotidiennement pour mon cœur qui bat ! »

Dominique Th. : « Je suis sûre que Philippe et moi avons été sauvés rétroactivement par la prière de Saint-Denys et l’efficacité de son chapelet. C’était en 2004, nous avions résolu de passer les vacances de Noël en Thaïlande. Le jour du tsunami, nous avions initialement prévu d’être  dans le coin de Phuket, et puis, une chose une autre, nous faisions finalement du vélo à Bangkok quand la terre a soudainement tremblé. Nous n’avons rejoint  la côte de la désolation que deux jours plus tard, sur la prière des Thaïs qui avaient plus que jamais besoin de nos devises. Et c’est là qu’enfin, les communications rétablies, nous avons eu Françoise, notre secrétaire paroissiale, au téléphone. Elle nous a dit l’inquiétude et la prière de nos frères en l’Église, ce qui nous a fait étrangement (car nous étions sains et saufs) beaucoup de bien. J’ai su alors que cette prière nous avait sauvés. »


Quelques portraits de nouveaux "responsables"

Amélie et les petits choristes de Saint-Denys

Chaque mardi après l’école, Saint-Denys accueille une nuée d’enfants, du CP au CM2 : ils viennent participer à leur groupe de catéchisme, mais aussi chanter à la chorale du KT ! Depuis trois ans, Amélie D., fondatrice de l’école de musique Passions Leitmotiv, vient animer bénévolement cette chorale. Les enfants les plus jeunes se succèdent de 16h 45 à 17h 30, en alternance avec leur séance de catéchisme. Les CM2, collégiens et lycéens prennent la suite de 18h30 à 19h30. Au programme, la préparation des « messes KT » de l’année : Amélie choisit et prépare les chants religieux avec les enfants, puis les dirige lors des célébrations. Elle leur propose aussi de découvrir des chants variés qu’ils viendront chanter aux côtés des chorales et de l’orchestre de son école de musique, lors d’un concert annuel à Saint-Denys. Chef de chœur professionnel, violoniste, pianiste reconnue, Amélie se réjouit des circonstances qui l’ont conduite à s’engager ainsi auprès des enfants de Saint-Denys : « La musique fait partie de la vie, du plaisir de vivre ! Leur révéler par la pratique qu’elle est un langage universel, un lieu de joie intérieure, est pour moi une vocation. » Certains enfants peuvent être réticents : « Je me souviens du petit Jimmy qui renâclait au départ. Je l’ai apprivoisé progressivement, à présent il court chanter ! »  Amélie ajoute : « Les célébrations comme les concerts donnent l’occasion aux enfants d’offrir leur chant, et chacun est important… ». Comment vit-elle la symbiose avec le catéchisme tous les mardis ? « Je suis très croyante, et pourtant je n’ai pas reçu d’éducation religieuse ! Ce temps est une manière pour moi d’approfondir ma foi, de la vivre de l’intérieur à travers mes dons d’artiste. » Et Amélie confie : « Mon mari, à l’inverse, a été blessé par un parcours religieux très rigide. A travers cet engagement pastoral qui nous implique avec nos quatre enfants à chaque célébration, nous vivons ensemble un aboutissement… Il a retrouvé la joie de croire. »

Propos recueillis par Isabelle M.

Joan et le chapelet de prière

Depuis de nombreuses années, un petit groupe se réunit tous les jours – du lundi au samedi – juste après la messe de 9 h et prie le chapelet devant la Vierge de Fatima, à l’entrée de l’Église. « Nous sommes en moyenne cinq ou six » précise Joan qui participe souvent. « Parfois plus, parfois moins, mais il y a toujours quelqu'un !  Et pour ma part je n’ai jamais été seule. » Au fil de la semaine, les priants méditent jour après jour les Mystères joyeux, lumineux, douloureux, glorieux du Rosaire en puisant dans les petits livrets qu’une fidèle âgée, Marcelle, a transmis un jour à Joan. Ainsi les paroles de François de Sales, Jeanne de Chantal, Thérèse de Lisieux, Marthe Robin, Jean Paul II… et bien d’autres grands saints nourrissent la prière commune. Car c’est bien une petite communauté qui est ainsi constituée, comme en témoigne Joan : « Prier ensemble après l’intimité de la messe du matin en partageant avec simplicité nos intentions de prière crée des liens très forts, très profonds de soutien, d’amitié. Chacun vient comme il est… et nous avons le souci les uns des autres. C’est très mystérieux, petit à petit Marie nous unit profondément, conforte notre foi. On fait appel à elle sans que cela n’enlève rien à Jésus. A travers cette routine, le Seigneur creuse sa place… Démarrer la journée comme ça auprès de Jésus et Marie, c’est une grâce ! On y retourne ! 
Le groupe de prière du chapelet est souvent sollicité pour des intentions de prières particulières. Et des signes nous sont donnés que le Ciel écoute nos prières ! Ainsi, j’ai été particulièrement touchée par le cas de ce bébé, né avec un grave problème au cœur nécessitant une intervention chirurgicale très délicate. En peu de temps, l'enfant s'est remis au grand étonnement des médecins, perplexes face à l'absence de séquelles sur ce petit cœur pourtant gravement endommagé…
Et aussi par la rencontre de cette femme, souffrant d'une maladie grave : se trouvant par hasard sur le chemin de la paroisse, elle s’est jointe au groupe du chapelet.  Dans l'espace d'une année, elle est passée d'un état d'angoisse et de souffrance aiguë à une paix intérieure, avec une volte-face spectaculaire dans la gestion de sa maladie ! »
Propos recueillis par Isabelle M.

Catherine : l’accueil, un service utile

« En septembre dernier, j’ai pris la responsabilité de l’accueil avec mon mari Bernard. Nous avons succédé à Laurence de Montgolfier. Nous avions assuré des permanences par intermittence les années précédentes. Comme tout était déjà bien organisé, nous avons repris le planning existant : un accueil par des paroissiens tous les jours (sauf le lundi et le dimanche, exception de quelques après-midi réservés à une visite historique du lieu) de 9h30 à 12h et de 14h à 16h30. Entre 12h et 14h, l’église reste ouverte mais c’est Michel-Marie, notre sacristain, qui s’en charge. Et de 16h30 à 19h, les prêtres et le diacre prennent la relève : le père Siméon (mardi), Jean-Marie (mercredi), le père Roger (jeudi) et le père Maxime (vendredi). En outre, une nocturne est désormais organisée le jeudi, de 20h30 à 22h. Mais durant les vacances scolaires, il n’y a d’accueil des bénévoles que le matin, les prêtres assurant une permanence le mardi et le vendredi après 16h30.
Parmi les seize paroissiens qui constituent notre équipe, certains ont des créneaux fixes, d’autres sont « volants ». Ils assurent une présence bienveillante et dévouée, parfois une écoute pour les personnes en mal de confidences. Ils ont à leur disposition un classeur dans lequel ils trouvent toutes les informations qu’on peut leur demander : les activités de la paroisse (dont la banque alimentaire), les heures des offices, la location des salles paroissiales, les démarches à accomplir pour recevoir un sacrement... Sans oublier l’agenda qui permet de réserver une date pour une intention de messe, de vérifier les plages libres pour un sacrement etc.
Servir me semble une belle façon de s’inscrire dans une communauté. C’est un rôle humble car notre paroisse est peu visitée mais bien utile pour que l’église reste ouverte et accueillante. C’est aussi une aide précieuse pour les prêtres, le secrétariat de l’église pour filtrer et traiter les demandes jusqu'à un certain point- Nous répondons à des questions simples. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues car nous avons chaque année besoin de renforts. » 
Propos recueillis par Sylvie H.

Isabelle : dans les coulisses du Petit Céphalophore


La réalisation de votre modeste journal paroissial repose sur une petite équipe motivée, dont les piliers sont Sylvie, journaliste de métier, et Dominique qui entre autres compétences est une championne de la mise en page ! Quelques semaines avant la parution, l’équipe se réunit avec le père Roger chez l’un des contributeurs autour d’un repas simple… et ambiant, conforme à la tonalité particulière que nous avons la grâce de vivre à Saint-Denys. Définition du thème central, partage des événements récents, suggestions diverses : le contenu est arrêté, les tâches sont attribuées à chacun. Dominique confirme ensuite le planning en nous adressant le « chemin de fer » du numéro en préparation. Il nous appartient alors de nous organiser pour contacter et interviewer les personnes que nous avons en charge et rédiger le petit texte prévu, avec photo à l’appui.
Sollicitée l’an dernier pour renforcer l’équipe, j’étais plutôt intimidée au départ… J’éprouve à présent beaucoup de plaisir à contribuer simplement à la préparation de ce trait d’union entre les membres de notre paroisse. Et je suis surprise et impressionnée de découvrir les activités très diverses au service desquelles se donnent tant de personnes à Saint-Denys ! Très touchée aussi de l’occasion qui m’est ainsi offerte d’aller plus loin avec des paroissiens que je connais peu, et émerveillée du partage confiant qui s’établit autour de l’intime de notre foi, du lien profond et vrai qui se révèle… 
Isabelle M.

Nous en profitons pour souhaiter la bienvenue à notre nouveau « confrère », Jérôme, qui entrera en fonction pour le trente-quatrième numéro du Petit Céphalophore.
Quant à vous, lecteur, si vous souhaitez publier un article, si un sujet vous tient à cœur, il suffit de nous le faire savoir ! Nous vous ferons avec joie une petite place...                                                            
                                     


 

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