Le Petit Cephalophore

samedi, mai 11, 2019

Concert de l'Orchestre de chambre Montaigne" : le 22 mai à Saint-Denys


dimanche, mai 05, 2019

Concert : the Wells consort à Saint-Denys le 26 mai

Dimanche 26 mai à 16h
- libre participation aux frais. Durée 1h

L’évolution de la musique sacrée victorienne n’est pas sans parenté avec l’âge d’or de la renaissance élisabéthaine, tant par
les effets de la traduction des textes en langue vernaculaire initiée par la Réforme, que par l’émergence de nouvelles formes de piété.
Au 19ème siècle, l’enthousiasme pour la pratique chorale suscita une abondante production et une qualité interprétation de plus
en plus exigeante.
Des compositeurs élisabéthains sans doute peu connus en France comme Farrant, Gibbons, Tomkins, ou Phillips, qu’on entend
chaque jour dans les cathédrales et les collèges aux côtés des victoriens ou post-victoriens, Stainer, Elgar ou Parry, témoignent de l’immense richesse de la tradition plus que jamais vivante de la musique religieuse d’Outre-Manche.


samedi, mai 04, 2019

Fête de Notre Dame de Fatima à Saint-Denys : le 11 mai 2019


mercredi, avril 17, 2019

Hubert, Péguy et Notre-Dame


LE VIEUX QUI LISAIT PEGUY DANS LE METRO

Ce matin, je l’ai vu qui descendait, d’un pas mal assuré, les escaliers de la station Saint-Paul ; il avait un livre à la main.
Il récitait, croyais-je, en lisant sur ses lèvres – c’est une habitude que j’ai prise, et qui me rend bien service dans les lieux bondés où les voix s’enchevêtrent – un beau vers de PEGUY, bien frappé, comme ces alexandrins du père HUGO, qui sont au plein sens du mot, formidables, et qu’il aimait tant, les servant d’un commentaire si juste qu’on les voyait se recréer sous nos yeux, comme dans « Notre Patrie », la garde à Waterloo et aussi le cortège macabre que font les plus grands bandits de la terre, devant « Clio », à Napoléon III lorsqu’ils lui scandent sa marche funèbre sur l’air « de Malbrou », que BEAUMARCHAIS jadis avait mis dans la bouche de Chérubin, où il y avait sous la douceur de dire les premières flammes de la Révolution, et où déjà, au refrain, Paris pleurait, « O Misère… »
Et j’ai cru y voir ceci :
« Double vaisseau de charge au pied de Notre-Dame »
Quelle charge, en effet, que ce Paris encombré, si insupportablement capital à ceux qui ne l’habitant pas, regimbent à y entendre battre ce cœur qui pourtant est de leur histoire même, et si amoureusement à tant d’autres.
« Double vaisseau » – comme s’il s’agissait là autant d’eau que de sang – venu pour l’éternité enlacer les pieds de sa Dame, Protectrice on le sait du pays mais non de la ville que pourtant elle préside, qui a ses propres saints, bien historiques, réels et batailleurs : Marcel, Denis, Geneviève...
« Double vaisseau » qui n’a pu ni donner suffisamment de son eau ni retenir ses larmes lorsque la Maison Dieu s’est mise à flamber comme les torches autrefois promenées dans d’autres villes, Rome, Londres, Lisbonne, Paris aussi.
« Comme Dieu ne fait rien que par miséricorde
Il fallut qu’elle vît son royaume en lambeaux
Et sa filleule ville embrasée aux flambeaux… »
Je lui ai demandé qu’il m’explique.
Il m’a répondu que la beauté était un service que les hommes se devaient à eux-mêmes, qu’elle leur montrait le chemin de Dieu et ce qu’il faut pour vivre, peut-être pour aussi mourir, mais qu’elle ne devait jamais se suffire à elle-même ; que c’était peut être ça qui avait aveuglé les gardiens du sanctuaire ; qu’il ne fallait pas pour autant leur en vouloir ; que Dieu restait libre de choisir la forme de sa maison ; que celle-ci bien sûr serait reconstruite et que c’est dans cet effort sans doute que l’on apercevrait le priant essor dont les hommes sans le savoir, avaient le plus réel besoin.
Il m’a dit que la miséricorde de Dieu était infinie, et que cet infini voulait, quand sa brise n’était plus entendue, qu’il y eût parfois dévastation.
Comme je suis un peu sourd, j’ai pleuré.
Hubert de Saint A.

dimanche, avril 14, 2019

Rameaux 2019, partagés avec les paroissiens de Sainte-Elisabeth



Exulte ô Jérusalem,
car voici venir ton Sauveur,
ton Roi, ton Rédempteur !

lundi, avril 01, 2019

Le père Tardy en conférence aux Bernardins sur les affects numériques






Pour plus de renseignements et pour s'inscrire, voir :
https://www.collegedesbernardins.fr/content/affects-numeriques-critique-de-la-gouvernance-affective

mercredi, mars 06, 2019

Premières communions février 2019







Merci à la Maman qui a fourni ses images !

mercredi, février 20, 2019

Carême en musique à Saint-Denys

Concert à Saint-Denys
le samedi 9 mars à 16h


jeudi, décembre 13, 2018

Denier de l'Eglise : prélèvement à la source, explication


dimanche, décembre 09, 2018

L'édito du père Tardy : décembre 2018

Naître. Ce mot, avec son circonflexe protecteur, a déjà, dans sa graphie, l’allure d’une crèche.
C’est un verbe intriguant, dont on est le sujet une seule fois dans sa vie.
Un verbe qu’on emploie, sinon, au passé, mais si l’on se risque au futur, il y faut beaucoup de prudence et d’espérance. Ce verbe a le toupet d’être à la voix active, mais on le précède de l’auxiliaire « être » car, étant nu, le nouveau-né ne possède encore rien. 
Naître est comme la porte étroite qui introduit dans le monde. Impossible d’entrer dans le monde sans passer par elle. Voilà pourquoi Dieu lui-même est né.
Non content d’avoir créé le monde, Il a voulu l’habiter, et pour cela, il a bien fallu qu’il naisse.
Il a voulu Lui-même passer par cette même porte étroite. En vue de devenir, lui aussi, une Porte unique et étroite, vers un monde Nouveau. Le Verbe de Dieu est devenu lui aussi le verbe naître. Qui passe en Lui est aussi rendu vulnérable, pauvre et livré au soin d’une mère.
Cette mère est l’Église mais pour l’instant, nous la connaissons mal, nous la confondons avec ce monde, mais nous la connaîtrons vraiment qu’une fois notre nouvelle naissance accomplie, quand nous pourrons reposer sur son sein.
En attendant ce nouveau naître, avec son accent circonflexe et son auxiliaire être, nous avons à nous réjouir déjà de tout ce qui naît modestement à notre horizon. Sans nous laisser impressionner par ce qui ne peut que passer.
Ce Petit Céphalophore du temps de l’Avent voudrait, par quelques témoignages, évoquer ce mystère de la naissance par la foi.

Naître ou ne pas naître, voilà la seule question.

Naissances spirituelles



Jules,  9 ans, est en CM1.  C’est déjà sa quatrième année de catéchisme, qu’il a commencé au CP. Mais cette année est particulière : à Pâques, il va recevoir le baptême et faire sa première communion.
 « J’ai demandé le baptême quand j’étais en CE2 parce que, dans ma famille, tout le monde est baptisé. Je voulais être comme eux, comme mon grand frère Louis qui a été baptisé quand j’étais petit. » Jules avait 5 ans et en garde peu de souvenir. « Maman a demandé à Viviane, et Viviane a dit "oui". J’étais avec Louis et Chloé. Viviane nous a expliqué comment ça se passait, comment faire quand on va nous mettre de l’eau sur la tête. Le baptême, c’est pour se rapprocher de Dieu. Si tu es croyant, c’est important de se rapprocher de Dieu. Moi, je suis croyant depuis le CP, quand j’ai commencé le KT. Sur Dieu, ce qui m’a le plus plu et étonné, c’est la résurrection. C’est presque impossible, mais Jésus l’a fait. Oui, moi aussi, je vais ressusciter. Être ressuscité, c’est une deuxième vie. » Que peux-tu nous dire à propos de ta première communion ? « Les prêtres te donnent l’hostie. C’est le corps de Jésus sous la forme d’une auréole. On la mange. Comme ça, j’ai un peu de Dieu en moi. » Tu sais ce que c’est que l’Église ? «  L’Église, c’est la maison de Dieu. Oui, je suis heureux à Saint-Denys, on apprend bien le KT. Je vais à toutes les messes KT. Je fais aussi ma prière tous les soirs : je prie pour remercier de la journée passée, je prie pour ma famille : mes parents et mon grand frère. » A ce moment de l’interview, deux séminaristes entrent dans la salle et saluent Jules. Je lui demande s’ils sont sympas, les séminaristes. Son visage s’éclaire d’un grand sourire : « Oh, oui ! Très sympas. J’ai eu Paul en CE2 et Jason cette année. »
Enfin, je demande à Jules s’il veut dire quelque chose de particulier à tous les paroissiens qui vont "le lire" : « Oui ! Vous pouvez me lire et me relire ! » Pourquoi ?  « Pour savoir pourquoi j’ai fait mon baptême ! »
Propos recueillis par Dominique Th.




Lena est toute jeune mariée : elle a épousé civilement Emmanuel le 3 novembre, après une préparation au mariage à Saint-Denys qui les conduira au sacrement de mariage le 31 mai prochain. Dans le même temps, elle s’est préparée à recevoir la confirmation.

« Je vous remercie profondément de m’avoir choisie pour témoigner, car j’ai reçu le sacrement de confirmation le 10 novembre dernier, à Notre-Dame. J’ai beaucoup réfléchi au thème de « renaissance » que vous m’avez proposé et je me suis posé la question : s’applique-t-il vraiment à moi ? Concernant mon expérience, je ne peux pas à proprement parler de « renaissance ». Je préfère parler de « continuité », de « cheminement quotidien », de « mouvement », de « progression ». Et surtout, une volonté de vivre pleinement et en conscience la présence du Christ, dans son Amour. En effet, j’ai toujours eu la foi en Dieu (j’ai été baptisée enfant à la Guadeloupe), même si à certains moments je fréquentais peu l’Église, et que je ne priais quasiment pas. Cela ne m’empêchait pas de croire en l’existence du Christ. Depuis une dizaine d’années, je pense que ma foi a évolué. D’abord dans ma vie professionnelle, puis dans ma vie amoureuse : la rencontre avec mon mari m’a indirectement apporté une ouverture au Christ. Ces deux dernières années, j’ai eu le souhait de faire grandir ma foi, et peut-être de me « rouvrir » intimement au Christ : oser témoigner de ma foi en dehors de l’Église, oser participer à la vie et à la communauté chrétienne, oser davantage le partage de l’Amour du Christ. » 


Camille est une jeune catéchumène de Saint-Denys.  Elle nous livre son témoignage.
« Je m’appelle Camille, j’ai 31 ans. Je travaille dans la communication pour la maison de luxe Cartier. J’habite dans le Marais depuis mon arrivée à Paris, il y a huit ans.
Depuis toute petite, l’Église est proche de moi et présente dans mon éducation. Je me suis rendue plusieurs fois à Lourdes, j’allais à la messe avec mes grands-parents et au catéchisme à l’école. J’ai toujours vu la bible posée dans un coin du salon et j’ai toujours porté une médaille de la Vierge Marie. J’étais aussi fascinée par la foi de certains de mes proches, sans comprendre le sens de la mienne.
Lorsque j’ai eu une dizaine d’années, j’ai demandé à mes parents de recevoir le baptême. Cette demande n’a jamais abouti sans que je sache vraiment pourquoi.
A la mort de ma maman, il y  a deux ans et demi, je me suis très naturellement tournée l’Église pour consoler ma peine. Tous les matins, avant d’aller travailler, j’entrais dans l'église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement pour déposer un cierge et me confier à la Vierge Marie. C’est devenu pour moi un moment quotidien, essentiel à mon équilibre.
C’est après des mois de prières que la question du baptême est venue à moi comme une évidence : c’était le moment.  J’avais besoin de donner un sens à ma foi et de faire perdurer celle de ma mère, qui était si grande. Je suis donc entrée en catéchuménat en février dernier pour mieux apprendre et comprendre la foi chrétienne. C’est avec Sylvie H. que je me prépare dans la joie au baptême, que j’espère recevoir à Pâques prochain. »




Anaëlle, jeune mariée depuis cet été,  se prépare au baptême.
« J’ai toujours eu la foi au fond de moi… » Anaëlle témoigne avec joie de son cheminement vers le sacrement de baptême qu’elle recevra le 20 avril 2019, lors de la veillée Pascale. « Ma famille est très pratiquante, je partage ses valeurs religieuses très fortes. Ma maman, slovaque, m’a bercée dans la foi. Je n’ai pas été baptisée étant enfant, et j’ai posé beaucoup de questions ! Jeune adulte, j’ai traversé une période très difficile… J’ai été très entourée et soutenue par ma famille, et j’ai alors vivement pris conscience que la vie est courte et vaut plus que tout : un signe de Dieu qui m’a donné le courage, la volonté de m’en sortir. Puis j’ai rencontré Jean-Édouard, reprenant intensément avec lui goût à la vie, à l’amour, en confiance ! Lorsque nous avons décidé de nous marier, ma demande de baptême s’est faite tout naturellement en même temps que notre préparation au mariage religieux, célébré en août dernier. Cette demande de baptême exprimée en pleine conscience à 26 ans est un choix personnel, je me sens à ma place. Notre préparation au mariage nous a bouleversés et rendus plus forts, je poursuis maintenant ma préparation au baptême avec le désir de poser ce que je ressens, dans un accomplissement intime. Je me sens portée par la bienveillance de ma famille et de ma belle-famille, et tout particulièrement par mes grands parents et la grand-mère de Jean-Édouard qui m’est très proche ! J’ai hâte de recevoir ce sacrement comme un nouveau départ "en plus" pour vivre notre vie spirituelle… »
Propos recueillis par Isabelle M.                                                                                                               

Mini pélé KT à Saint-Etienne-du-Mont




En ce froid samedi matin de novembre, nous nous sommes retrouvés en famille autour du père Tardy et de notre directrice Madame de Chargères sur le parvis de Saint-Etienne-du-Mont (Vème) pour découvrir la chasse de sainte Geneviève, sainte patronne de notre école ! L’église construite au cours du XVème siècle abrite un des derniers jubés visibles en France. L’ouvrage est magnifique et le lieu grandiose même si empreint de sobriété. Nous découvrons ensuite la chasse de sainte Geneviève, nos petits élèves fiers de leur sainte patronne nous racontent qu’à elle seule, elle a stoppé les barbares… Dans la chapelle de la communion le père Tardy nous invite à observer les magnifiques vitraux du XVIème siècle, dont l’Arche de Noé, le Miracle des Billettes et la Multiplication des pains. Puis nous avons été accueillis à l’école Sainte-Geneviève (ancien hôtel des Écossais, Vème) par sœur Marie-Pauline, dominicaine qui s’est prêtée au jeu des questions réponses avec les enfants auxquels elle a fait part de son expérience de religieuse. Nous avons pu découvrir le magnifique oratoire où nous avons rendu grâce. Affamés par tant de nourritures spirituelles, nous avons poursuivis par un « repas tiré du sac » selon l’expression de notre cher curé. Ce fût là un beau moment d’échanges, l’occasion pour les familles arrivées cette année à l’école de faire connaissance avec le curé et Paul le séminariste qui nous accompagnaient, ainsi qu’avec les autres familles. Après un détour aux arènes de Lutèce qui a permis à nos petits lions de se dégourdir, nous sommes sagement rentrés. Nous remercions tous bien vivement le père Tardy et Madame de Chargères de nous avoir permis de vivre ce beau moment de culture de spiritualité et de convivialité.
Christelle R-A



Lettre du père Alfred Pignan : la nouvelle école primaire de Batani


Lettre datée du 9 octobre  :

Chers tous,
Je viens vous faire un petit rapport de notre école primaire qui été présentée à la campagne du carême dernier à  la  paroisse Saint-Denys.
L'association ACPAHU m'a fait un virement de 2 300 euros pour l'école primaire  dans le quartier Batani à Kaboli.
Dès mon retour de France, l'entrepreneur a reçu l'argent et commencé les travaux. 
Aujourd'hui, les enfants sont heureux de rentrer dans le nouveau bâtiment scolaire couvert.
Les portes seront fixées la semaine prochaine, elles sont déjà fabriquées.
Plus tard, quand ont aura les moyens, il nous faudra penser au crépissage ou enduit, au badigeon et à lisser le sol pour éviter la poussière aux enfants qui sont fragiles en matière de santé. 
Ils sont encore trois par banc au lieu de deux, mais la joie qui les anime est très grande parce qu'ils ont quitté les paillotes délabrées où il y a le vent, la pluie ou la chaleur, pour intégrer un bâtiment qui les protège contre tout.
Les parents, les enseignants et les enfants eux-mêmes présentent à toute la paroisse leurs remerciements fraternels.
Merci pour tout et union de prière,
Alfred




Mémoire : les anciens combattants de Saint-Denys


Selon Jacqueline M., dont le mari fit la guerre d’Algérie, et qui est restée en relation avec les amis de sa section de l’UNC*, un rayonnement particulier auréolera la prochaine messe annuelle des anciens combattants. D’abord bien évidemment parce qu’elle s’inscrit dans les commémorations du centenaire de l’armistice, mais aussi  parce qu’elle fait suite à l’hommage au tombeau du soldat inconnu, le lendemain des dégradations subies le 1er décembre dernier. « Si la société ne peut pas vivre qu’avec son passé, explique Jacqueline, elle ne peut non plus faire table rase de tous les sacrifices antérieurs. Dans nos temps troublés, il est plus urgent que jamais de rappeler à tous, et aux jeunes en particulier, les souffrances et les sacrifices antérieurs, ainsi que l’importance de nos valeurs, le devoir, l’attachement à la patrie. » C’est pourquoi rendez-vous a été pris entre de jeunes scouts et les anciens combattants, afin qu’ils préparent ensemble cette cérémonie exceptionnelle. Le 13 janvier à 11h en notre église Saint-Denys, avant le dépôt de gerbe au monument aux morts de la mairie du IIIème arrondissement, les adhérents de l’UNC * du secteur (des soldats qui ont combattu lors de la Seconde guerre mondiale, en Algérie ou encore en Indochine) feront, en présence des scouts, non seulement œuvre de mémoire, mais également de transmission. En réaffirmant leur foi dans leur Dieu et dans leur pays, ils apporteront aux jeunes générations un beau témoignage de la vertu par l’exemple.
(*) Union nationale des combattants, divisée en sections par arrondissements.
Propos recueillis par Marie-Christine D. 



Le 13 janvier prochain, les anciens combattants de la section du 3e arr. nous feront l’honneur de venir célébrer avec nous, comme de coutume, leur messe annuelle. « Cela fait au moins trente ans que nous commémorons ainsi au sein de votre communauté paroissiale nos camarades morts pour la patrie », témoigne Serge S., ancien combattant de la guerre d’Algérie dans les années 1959/60. Il s’agit d’un moment solennel partagé, un moment de recueillement et qui ravive les souvenirs. Après la messe, le groupe se rend au monument aux morts du 3ème  pour déposer une gerbe, puis ceux qui le souhaitent partagent un repas dans un restaurant de la place de la République.

« Cette fois, les scouts de votre paroisse ont demandé que nous venions aussi leur parler de la vie militaire », ajoute-t-il avec une joie non dissimulée. Il a l’habitude de partager ses souvenirs d’Algérie avec ses 7 petits-enfants et 8 arrière-petits-enfants. « Notre groupe d’anciens ne cesse de diminuer d’année en année , nous n’arrivons pas à recruter les anciens combattants des guerres modernes. Nous, c’est à la mobilisation générale que nous avons été appelés, alors qu’aujourd’hui les militaires sont des professionnels de métier : est-ce à cause de cela ? »,
« En temps de guerre, on voit la fragilité de la vie humaine et, même jeune, on se trouve confronté à la question des fins dernières. On peut alors douter, mais le plus souvent la foi s’en trouve renforcée. Les circonstances rendent difficile le fait d’aborder ces questions avec les autres, on est loin de sa famille et on se sent seul. La messe en temps de guerre, quand elle est possible, est donc un grand moment de réconfort », confie Serge S., qui évoque avec gratitude les messes qu’il a vécues jadis à Sidi Ferruch, à 30 km d'Alger, dont deux messes de Noël… 
Propos recueillis par Katarina K.                                                                  

JAM 2018 : un beau succès


Tous comptes faits, la surprise est de taille : malgré la disparition du stand « Livres neufs » qui n’est plus achalandé, malgré les difficultés qu’a rencontrées le stand « Vins », désormais bien pourvu en excellent whisky, le chiffre net de 2018 est supérieur à celui de 2017 :
40 304 euros contre 39 913 !
Ce succès est dû sans conteste au labeur constant des bénévoles, notamment durant la semaine de préparation, mais surtout à la bonne humeur et à l’amitié qui unissent toute une paroisse, des enfants jusqu’au curé, en passant par les jeunes (ou moins jeunes…) professionnels, les retraités (pleins de dynamisme !), les Scouts et les séminaristes (qui descendent dans la fosse de la salle Saint-Tarcisius pour y chercher ou y entasser les cartons), et tous ceux qui viennent spécialement à Saint-Denys ce jour-là (on pense en particulier au groupe des Portugais qui régalent le chaland de leurs spécialités gastronomiques) pour participer à l’aventure. Cette année, de nouveaux paroissiens ont rejoint les équipes, avec une belle efficacité. Oui, l’Esprit souffle. Nous L’avons reconnu, nos visiteurs pas toujours, mais ils viennent et reviennent « pour l’ambiance ». Ils nous le disent spontanément ou l’écrivent : j’ai souvent trouvé des petits mots gentils dans l’urne dans laquelle ils peuvent glisser leur adresse-mail, afin de recevoir une invitation pour l’année suivante : « Vos Journées d’Amitié sont vraiment très très très sympas ! » ai-je lu par exemple.
Alors bravo et merci à tous.
Dominique Th.                                             


Les auteurs invités des JAM 2018


Evelyne Lagardet, La maison Rozenbaum
La romancière Évelyne Largardet a puisé dans ses souvenirs personnels pour écrire La maison Rozenbaum, publié en 2018 chez Plon. Cette maison dont elle a changé le nom, n’est autre que l’Ehpad où sa mère a passé les six dernières années de sa vie. « L’enfermement d’une personne âgée dans ce type de structure est terrible. On lui prend ses biens, on la prive de son environnement familier, parfois même de la parole et pourtant, aucune autre solution n'est proposée », confie l’auteur. Cette expérience déshumanisante l’a convaincue qu’il valait mieux finir sa vie chez soi, en aménageant son logement ou privilégier les petites structures. Autre thème fort qui traverse ce livre, la Shoah car la maison Rozenbaum accueille de nombreux rescapés du génocide. Son héroïne a connu les camps, tout comme la tante d’Évelyne Lagardet déportée à Bergen-Belsen. Dans le roman, figure d’ailleurs la lettre que cette dernière a envoyé à sa famille de Drancy. Pourtant ce roman est plein de rebondissements : un petit groupe de pensionnaires se révoltent contre les mauvais traitements qu’ils subissent et obtiennent gain de cause. « Certaines personnes n’osent pas ouvrir mon livre car les sujets abordés - la vieillesse, la maladie, les camps – leur font peur. D’autres y voient un roman d’amour plein d’humour et le lisent d’un trait », confie l’auteur. Évelyne Lagardet nourrit le secret espoir que son roman conduise à changer les mentalités.    




Chantal de Halleux, Le rêve et son écho
Chantal de Halleux habite le Marais depuis cinquante ans. Cette Belge a suivi son mari à Paris alors qu’il venait d’obtenir une bourse pour étudier la philosophie. Ils ne sont jamais repartis ! Son mari a choisi d’être peintre ; elle est devenue psychanalyste. Comme Jung, elle utilise le rêve comme un outil privilégié de travail. Dans son livre, Le rêve et son écho, publié en 2018 chez L’Harmattan, cette fidèle paroissienne de Saint-Denys, a voulu témoigner de quarante ans d’expérience pour montrer de quelle façon les rêves nous aident à traverser les épreuves de la vie et à unifier notre être. « S’ils sont là, ce n’est pas pour qu’on s’en émerveille ou que l’on s’en effraie, mais pour que nous transposions dans la vie réelle ce que nous pensons avoir compris de leur signification ». Un exemple : si nous rêvons d’avoir perdu notre chat, qui symbolise notre partie animale apprivoisée, cela peut signifier que nous ne sommes pas assez à l’écoute de notre instinct. « Tout ce qui se trouve dans le rêve vient nous dire quelque chose de nous ». Chantal demande à ses patients de noter dans un carnet leurs rêves dès le réveil car leur souvenir s’efface facilement. « Quand on me raconte un rêve, si la personne ne peut rien en dire, je renvoie au patient ce qui fait écho en moi. Cela permet de faire circuler la parole », explique Chantal. Le rêve est selon elle une clé pour retrouver un désir de vie. Chacun porte en lui-même son remède. Encore faut-il y prêter attention.
Propos recueillis par Sylvie H.

Un nouveau temps d'oraison

Un temps précieux d’oraison. 
Regrettant qu'il n'y ait plus de temps d'adoration à Saint-Denys, Aurélia, une mère de famille de la paroisse, s'est confiée au père Roger. A sa grande joie, celui-ci a accepté d'ouvrir l'oratoire, fréquenté par les séminaristes, aux paroissiens désireux de partager ces moments de prière silencieuse. Depuis la Toussaint, un petit groupe s'y retrouve donc chaque mardi, de 21h à 22h.
« Quand je fais oraison, explique Aurélia, je choisis un passage de l’Évangile qui me touche particulièrement, puis je pense très fort à Jésus en L’aimant et en éprouvant ce moment de Sa vie dans mon cœur. En même temps, je sens tout l’amour que le Seigneur a pour moi aussi. C’est comme une petite danse qu’on fait tous les deux ensemble, où s’enlacent nos souffrances et le plaisir, la joie de la consolation mutuelle et de l’amour réciproque. Il est tout à l’intérieur de moi et, d’ici vers ici, « nous emmène vers des eaux paisibles, nous fait reposer dans les verts pâturages » . Je ne désire plus rien ; Lui restaure mon âme ; et tout ailleurs est vain ». Si l'envie du partage s'est imposée à elle, « ce n'est pas parce qu'on n'y arrive pas tout seul, mais parce que c'est très beau de se réunir pour Jésus, et que se mêlent en un temps donné et dans un même espace les élans d'amour qu'on a pour Lui. » Une belle occasion pour les paroissiens de faire une halte bienfaisante dans leur vie trépidante.



Propos recueillis par MCD

Au presbytère, c'est "Bibliothèque pour tous" !


Nicole G. a accepté d’être notre nouvelle bibliothécaire, qu’elle en soit vivement remerciée : 
« Pour être vivante une bibliothèque doit être habitée par des livres, mais aussi par des lecteurs. Qui mieux est, une bibliothèque d’ouvrages de philosophie, spiritualité, témoignage, prière, juste là, à notre porte, celle de la paroisse. Quelle joie de pouvoir partager tous ces trésors avec vous tous ! Venez découvrir, vous nourrir à cette fontaine qui nous conduits vers la Lumière ! »

Rendez-vous à la bibliothèque le samedi entre 9h30 et 11h30, hors vacances scolaires, toutes les deux semaines.
Prochains rendez-vous les 22 décembre, 12 et 26 janvier.



mardi, décembre 04, 2018

Noël anglais avec la chorale Wells

La chorale de Christopher et Odile Wells célébrera Noël
à Saint-Denys
le 16 décembre à 16h30
au profit des enfants pauvres de Madagascar.

Musique, louange et charité : un concert à ne pas manquer !

Voir la vidéo du concert 2017




dimanche, novembre 25, 2018

Cordons sur aube et sur cape : merci à nos servantes et servants de messe !







lundi, novembre 19, 2018

En images : le résultat des JAM 2018 !



41 605 euros : bravo à toute l'équipe et merci à nos visiteurs !


mercredi, octobre 24, 2018

Prélèvement à la source et Denier de l'Eglise : comment ça marche



dimanche, octobre 14, 2018

Bientôt les Jam !


vendredi, octobre 05, 2018

Lettre de Martin de Laubadère, diacre

Martin de Laubadère, qui fut séminariste chez nous, a été ordonné diacre en vue du sacerdoce en septembre dernier, en l'église Saint-François-Xavier. Il a, à cette occasion, témoigné de sa foi par la lecture de ce beau texte, que Martin a accepté, sur la demande du père Tardy, de publier dans notre Petit Céphalophore. Merci Martin ! 



Il y a dix ans, presque jour pour jour, je passais… du Parc des Princes à la Foi, j’apprenais à louer Dieu, plus que le PSG. Une vie nouvelle s’ouvrait à moi, je me découvrais aimé par Dieu. Je redécouvrais un songe, dont la substance disait : « Avant de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais » (Jr 1,5).

Il faudrait là, parler de la joie, de la lumière et de la paix, parce que c’est vrai… Mais il y a aussi l’instant qui précède, instant où déjà la grâce agit.
C’est l’instant où le cœur se serre, où le ressort est prêt à céder : rester paraît impossible, tout me crie de m’échapper, mes émotions et mes blessures semblent s’unir et mugir d’une même voix, le mensonge de ce que je ne suis pas ; nul et moche, pas important et pas aimé… La peur surgit, suivie de l’ombre des mille questions auxquelles je ne sais répondre.
Le ressort se tend encore. Je peux fuir, encore, creuser plus profond, m’endormir ou m’anesthésier… mais je peux aussi choisir de rester, d’affronter, passer de moi à Dieu, car la peur vient de mon regard égocentré.
M’approcher de Dieu pour découvrir que je me laisse approcher, le laisser rétablir la relation vitale qui unit nos cœurs, le laisser prendre le pas sur mes voix intérieures.

Je chancelle car le « je », mon « je » souverain et juge est destitué, n’est plus premier, mais je ne reste pas dans le vide, Dieu me parle et me regarde, il restaure et fonde ma vie ; « dès avant de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ».

Son regard est connaissance, et m’offre de passer de l’angoisse du moi seul et isolé, au visage du Christ souffrant ou glorieux, de réordonner ma vie à ce que je suis, fils de Dieu, enfant bien-aimé du Père ; le reste se tait.

Ce regard peut tout changer, et tout restaurer car il me saisit aux entrailles, au cœur de ma vie je redécouvre la voix de Celui qui m’est intérieur, et qui fait de moi le temple de son Esprit.

Alors, je rends grâce, à Dieu pour son regard, et pour vos regards, pour l’amour dont je suis entouré, pour vos voix et vos présences dans le désert ou dans la joie, pour les paroles de vie et de liberté qui m’ont secoué et confirmé, qui m’ont appris à cesser de fuir, à combattre et être fort, à aimer, pour avancer et me tenir debout devant vous.
« Avant de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ».
Martin

mercredi, octobre 03, 2018

Les conférences du père Asurmendi : cette année, Moïse

Reprise, le samedi 13 octobre, de 16h à 18h, des conférences du père Jesùs Asurmendi sur l'Ancien Testament. Elles se tiendront au presbytère, 15 rue Saint-Claude (sonnez sur "bibliothèque").

Cette année, les cinq rencontres porteront sur la figure de Moïse, avec, lors de ce premier rendez-vous, un commentaire d'Exode 2 qui raconte la naissance de Moïse.

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