Le Petit Cephalophore

jeudi, décembre 13, 2018

Denier de l'Eglise : prélèvement à la source, explication


dimanche, décembre 09, 2018

L'édito du père Tardy : décembre 2018

Naître. Ce mot, avec son circonflexe protecteur, a déjà, dans sa graphie, l’allure d’une crèche.
C’est un verbe intriguant, dont on est le sujet une seule fois dans sa vie.
Un verbe qu’on emploie, sinon, au passé, mais si l’on se risque au futur, il y faut beaucoup de prudence et d’espérance. Ce verbe a le toupet d’être à la voix active, mais on le précède de l’auxiliaire « être » car, étant nu, le nouveau-né ne possède encore rien. 
Naître est comme la porte étroite qui introduit dans le monde. Impossible d’entrer dans le monde sans passer par elle. Voilà pourquoi Dieu lui-même est né.
Non content d’avoir créé le monde, Il a voulu l’habiter, et pour cela, il a bien fallu qu’il naisse.
Il a voulu Lui-même passer par cette même porte étroite. En vue de devenir, lui aussi, une Porte unique et étroite, vers un monde Nouveau. Le Verbe de Dieu est devenu lui aussi le verbe naître. Qui passe en Lui est aussi rendu vulnérable, pauvre et livré au soin d’une mère.
Cette mère est l’Église mais pour l’instant, nous la connaissons mal, nous la confondons avec ce monde, mais nous la connaîtrons vraiment qu’une fois notre nouvelle naissance accomplie, quand nous pourrons reposer sur son sein.
En attendant ce nouveau naître, avec son accent circonflexe et son auxiliaire être, nous avons à nous réjouir déjà de tout ce qui naît modestement à notre horizon. Sans nous laisser impressionner par ce qui ne peut que passer.
Ce Petit Céphalophore du temps de l’Avent voudrait, par quelques témoignages, évoquer ce mystère de la naissance par la foi.

Naître ou ne pas naître, voilà la seule question.

Naissances spirituelles



Jules,  9 ans, est en CM1.  C’est déjà sa quatrième année de catéchisme, qu’il a commencé au CP. Mais cette année est particulière : à Pâques, il va recevoir le baptême et faire sa première communion.
 « J’ai demandé le baptême quand j’étais en CE2 parce que, dans ma famille, tout le monde est baptisé. Je voulais être comme eux, comme mon grand frère Louis qui a été baptisé quand j’étais petit. » Jules avait 5 ans et en garde peu de souvenir. « Maman a demandé à Viviane, et Viviane a dit "oui". J’étais avec Louis et Chloé. Viviane nous a expliqué comment ça se passait, comment faire quand on va nous mettre de l’eau sur la tête. Le baptême, c’est pour se rapprocher de Dieu. Si tu es croyant, c’est important de se rapprocher de Dieu. Moi, je suis croyant depuis le CP, quand j’ai commencé le KT. Sur Dieu, ce qui m’a le plus plu et étonné, c’est la résurrection. C’est presque impossible, mais Jésus l’a fait. Oui, moi aussi, je vais ressusciter. Être ressuscité, c’est une deuxième vie. » Que peux-tu nous dire à propos de ta première communion ? « Les prêtres te donnent l’hostie. C’est le corps de Jésus sous la forme d’une auréole. On la mange. Comme ça, j’ai un peu de Dieu en moi. » Tu sais ce que c’est que l’Église ? «  L’Église, c’est la maison de Dieu. Oui, je suis heureux à Saint-Denys, on apprend bien le KT. Je vais à toutes les messes KT. Je fais aussi ma prière tous les soirs : je prie pour remercier de la journée passée, je prie pour ma famille : mes parents et mon grand frère. » A ce moment de l’interview, deux séminaristes entrent dans la salle et saluent Jules. Je lui demande s’ils sont sympas, les séminaristes. Son visage s’éclaire d’un grand sourire : « Oh, oui ! Très sympas. J’ai eu Paul en CE2 et Jason cette année. »
Enfin, je demande à Jules s’il veut dire quelque chose de particulier à tous les paroissiens qui vont "le lire" : « Oui ! Vous pouvez me lire et me relire ! » Pourquoi ?  « Pour savoir pourquoi j’ai fait mon baptême ! »
Propos recueillis par Dominique Th.




Lena est toute jeune mariée : elle a épousé civilement Emmanuel le 3 novembre, après une préparation au mariage à Saint-Denys qui les conduira au sacrement de mariage le 31 mai prochain. Dans le même temps, elle s’est préparée à recevoir la confirmation.

« Je vous remercie profondément de m’avoir choisie pour témoigner, car j’ai reçu le sacrement de confirmation le 10 novembre dernier, à Notre-Dame. J’ai beaucoup réfléchi au thème de « renaissance » que vous m’avez proposé et je me suis posé la question : s’applique-t-il vraiment à moi ? Concernant mon expérience, je ne peux pas à proprement parler de « renaissance ». Je préfère parler de « continuité », de « cheminement quotidien », de « mouvement », de « progression ». Et surtout, une volonté de vivre pleinement et en conscience la présence du Christ, dans son Amour. En effet, j’ai toujours eu la foi en Dieu (j’ai été baptisée enfant à la Guadeloupe), même si à certains moments je fréquentais peu l’Église, et que je ne priais quasiment pas. Cela ne m’empêchait pas de croire en l’existence du Christ. Depuis une dizaine d’années, je pense que ma foi a évolué. D’abord dans ma vie professionnelle, puis dans ma vie amoureuse : la rencontre avec mon mari m’a indirectement apporté une ouverture au Christ. Ces deux dernières années, j’ai eu le souhait de faire grandir ma foi, et peut-être de me « rouvrir » intimement au Christ : oser témoigner de ma foi en dehors de l’Église, oser participer à la vie et à la communauté chrétienne, oser davantage le partage de l’Amour du Christ. » 


Camille est une jeune catéchumène de Saint-Denys.  Elle nous livre son témoignage.
« Je m’appelle Camille, j’ai 31 ans. Je travaille dans la communication pour la maison de luxe Cartier. J’habite dans le Marais depuis mon arrivée à Paris, il y a huit ans.
Depuis toute petite, l’Église est proche de moi et présente dans mon éducation. Je me suis rendue plusieurs fois à Lourdes, j’allais à la messe avec mes grands-parents et au catéchisme à l’école. J’ai toujours vu la bible posée dans un coin du salon et j’ai toujours porté une médaille de la Vierge Marie. J’étais aussi fascinée par la foi de certains de mes proches, sans comprendre le sens de la mienne.
Lorsque j’ai eu une dizaine d’années, j’ai demandé à mes parents de recevoir le baptême. Cette demande n’a jamais abouti sans que je sache vraiment pourquoi.
A la mort de ma maman, il y  a deux ans et demi, je me suis très naturellement tournée l’Église pour consoler ma peine. Tous les matins, avant d’aller travailler, j’entrais dans l'église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement pour déposer un cierge et me confier à la Vierge Marie. C’est devenu pour moi un moment quotidien, essentiel à mon équilibre.
C’est après des mois de prières que la question du baptême est venue à moi comme une évidence : c’était le moment.  J’avais besoin de donner un sens à ma foi et de faire perdurer celle de ma mère, qui était si grande. Je suis donc entrée en catéchuménat en février dernier pour mieux apprendre et comprendre la foi chrétienne. C’est avec Sylvie H. que je me prépare dans la joie au baptême, que j’espère recevoir à Pâques prochain. »




Anaëlle, jeune mariée depuis cet été,  se prépare au baptême.
« J’ai toujours eu la foi au fond de moi… » Anaëlle témoigne avec joie de son cheminement vers le sacrement de baptême qu’elle recevra le 20 avril 2019, lors de la veillée Pascale. « Ma famille est très pratiquante, je partage ses valeurs religieuses très fortes. Ma maman, slovaque, m’a bercée dans la foi. Je n’ai pas été baptisée étant enfant, et j’ai posé beaucoup de questions ! Jeune adulte, j’ai traversé une période très difficile… J’ai été très entourée et soutenue par ma famille, et j’ai alors vivement pris conscience que la vie est courte et vaut plus que tout : un signe de Dieu qui m’a donné le courage, la volonté de m’en sortir. Puis j’ai rencontré Jean-Édouard, reprenant intensément avec lui goût à la vie, à l’amour, en confiance ! Lorsque nous avons décidé de nous marier, ma demande de baptême s’est faite tout naturellement en même temps que notre préparation au mariage religieux, célébré en août dernier. Cette demande de baptême exprimée en pleine conscience à 26 ans est un choix personnel, je me sens à ma place. Notre préparation au mariage nous a bouleversés et rendus plus forts, je poursuis maintenant ma préparation au baptême avec le désir de poser ce que je ressens, dans un accomplissement intime. Je me sens portée par la bienveillance de ma famille et de ma belle-famille, et tout particulièrement par mes grands parents et la grand-mère de Jean-Édouard qui m’est très proche ! J’ai hâte de recevoir ce sacrement comme un nouveau départ "en plus" pour vivre notre vie spirituelle… »
Propos recueillis par Isabelle M.                                                                                                               

Mini pélé KT à Saint-Etienne-du-Mont




En ce froid samedi matin de novembre, nous nous sommes retrouvés en famille autour du père Tardy et de notre directrice Madame de Chargères sur le parvis de Saint-Etienne-du-Mont (Vème) pour découvrir la chasse de sainte Geneviève, sainte patronne de notre école ! L’église construite au cours du XVème siècle abrite un des derniers jubés visibles en France. L’ouvrage est magnifique et le lieu grandiose même si empreint de sobriété. Nous découvrons ensuite la chasse de sainte Geneviève, nos petits élèves fiers de leur sainte patronne nous racontent qu’à elle seule, elle a stoppé les barbares… Dans la chapelle de la communion le père Tardy nous invite à observer les magnifiques vitraux du XVIème siècle, dont l’Arche de Noé, le Miracle des Billettes et la Multiplication des pains. Puis nous avons été accueillis à l’école Sainte-Geneviève (ancien hôtel des Écossais, Vème) par sœur Marie-Pauline, dominicaine qui s’est prêtée au jeu des questions réponses avec les enfants auxquels elle a fait part de son expérience de religieuse. Nous avons pu découvrir le magnifique oratoire où nous avons rendu grâce. Affamés par tant de nourritures spirituelles, nous avons poursuivis par un « repas tiré du sac » selon l’expression de notre cher curé. Ce fût là un beau moment d’échanges, l’occasion pour les familles arrivées cette année à l’école de faire connaissance avec le curé et Paul le séminariste qui nous accompagnaient, ainsi qu’avec les autres familles. Après un détour aux arènes de Lutèce qui a permis à nos petits lions de se dégourdir, nous sommes sagement rentrés. Nous remercions tous bien vivement le père Tardy et Madame de Chargères de nous avoir permis de vivre ce beau moment de culture de spiritualité et de convivialité.
Christelle R-A



Lettre du père Alfred Pignan : la nouvelle école primaire de Batani


Lettre datée du 9 octobre  :

Chers tous,
Je viens vous faire un petit rapport de notre école primaire qui été présentée à la campagne du carême dernier à  la  paroisse Saint-Denys.
L'association ACPAHU m'a fait un virement de 2 300 euros pour l'école primaire  dans le quartier Batani à Kaboli.
Dès mon retour de France, l'entrepreneur a reçu l'argent et commencé les travaux. 
Aujourd'hui, les enfants sont heureux de rentrer dans le nouveau bâtiment scolaire couvert.
Les portes seront fixées la semaine prochaine, elles sont déjà fabriquées.
Plus tard, quand ont aura les moyens, il nous faudra penser au crépissage ou enduit, au badigeon et à lisser le sol pour éviter la poussière aux enfants qui sont fragiles en matière de santé. 
Ils sont encore trois par banc au lieu de deux, mais la joie qui les anime est très grande parce qu'ils ont quitté les paillotes délabrées où il y a le vent, la pluie ou la chaleur, pour intégrer un bâtiment qui les protège contre tout.
Les parents, les enseignants et les enfants eux-mêmes présentent à toute la paroisse leurs remerciements fraternels.
Merci pour tout et union de prière,
Alfred




Mémoire : les anciens combattants de Saint-Denys


Selon Jacqueline M., dont le mari fit la guerre d’Algérie, et qui est restée en relation avec les amis de sa section de l’UNC*, un rayonnement particulier auréolera la prochaine messe annuelle des anciens combattants. D’abord bien évidemment parce qu’elle s’inscrit dans les commémorations du centenaire de l’armistice, mais aussi  parce qu’elle fait suite à l’hommage au tombeau du soldat inconnu, le lendemain des dégradations subies le 1er décembre dernier. « Si la société ne peut pas vivre qu’avec son passé, explique Jacqueline, elle ne peut non plus faire table rase de tous les sacrifices antérieurs. Dans nos temps troublés, il est plus urgent que jamais de rappeler à tous, et aux jeunes en particulier, les souffrances et les sacrifices antérieurs, ainsi que l’importance de nos valeurs, le devoir, l’attachement à la patrie. » C’est pourquoi rendez-vous a été pris entre de jeunes scouts et les anciens combattants, afin qu’ils préparent ensemble cette cérémonie exceptionnelle. Le 13 janvier à 11h en notre église Saint-Denys, avant le dépôt de gerbe au monument aux morts de la mairie du IIIème arrondissement, les adhérents de l’UNC * du secteur (des soldats qui ont combattu lors de la Seconde guerre mondiale, en Algérie ou encore en Indochine) feront, en présence des scouts, non seulement œuvre de mémoire, mais également de transmission. En réaffirmant leur foi dans leur Dieu et dans leur pays, ils apporteront aux jeunes générations un beau témoignage de la vertu par l’exemple.
(*) Union nationale des combattants, divisée en sections par arrondissements.
Propos recueillis par Marie-Christine D. 



Le 13 janvier prochain, les anciens combattants de la section du 3e arr. nous feront l’honneur de venir célébrer avec nous, comme de coutume, leur messe annuelle. « Cela fait au moins trente ans que nous commémorons ainsi au sein de votre communauté paroissiale nos camarades morts pour la patrie », témoigne Serge S., ancien combattant de la guerre d’Algérie dans les années 1959/60. Il s’agit d’un moment solennel partagé, un moment de recueillement et qui ravive les souvenirs. Après la messe, le groupe se rend au monument aux morts du 3ème  pour déposer une gerbe, puis ceux qui le souhaitent partagent un repas dans un restaurant de la place de la République.

« Cette fois, les scouts de votre paroisse ont demandé que nous venions aussi leur parler de la vie militaire », ajoute-t-il avec une joie non dissimulée. Il a l’habitude de partager ses souvenirs d’Algérie avec ses 7 petits-enfants et 8 arrière-petits-enfants. « Notre groupe d’anciens ne cesse de diminuer d’année en année , nous n’arrivons pas à recruter les anciens combattants des guerres modernes. Nous, c’est à la mobilisation générale que nous avons été appelés, alors qu’aujourd’hui les militaires sont des professionnels de métier : est-ce à cause de cela ? »,
« En temps de guerre, on voit la fragilité de la vie humaine et, même jeune, on se trouve confronté à la question des fins dernières. On peut alors douter, mais le plus souvent la foi s’en trouve renforcée. Les circonstances rendent difficile le fait d’aborder ces questions avec les autres, on est loin de sa famille et on se sent seul. La messe en temps de guerre, quand elle est possible, est donc un grand moment de réconfort », confie Serge S., qui évoque avec gratitude les messes qu’il a vécues jadis à Sidi Ferruch, à 30 km d'Alger, dont deux messes de Noël… 
Propos recueillis par Katarina K.                                                                  

JAM 2018 : un beau succès


Tous comptes faits, la surprise est de taille : malgré la disparition du stand « Livres neufs » qui n’est plus achalandé, malgré les difficultés qu’a rencontrées le stand « Vins », désormais bien pourvu en excellent whisky, le chiffre net de 2018 est supérieur à celui de 2017 :
40 304 euros contre 39 913 !
Ce succès est dû sans conteste au labeur constant des bénévoles, notamment durant la semaine de préparation, mais surtout à la bonne humeur et à l’amitié qui unissent toute une paroisse, des enfants jusqu’au curé, en passant par les jeunes (ou moins jeunes…) professionnels, les retraités (pleins de dynamisme !), les Scouts et les séminaristes (qui descendent dans la fosse de la salle Saint-Tarcisius pour y chercher ou y entasser les cartons), et tous ceux qui viennent spécialement à Saint-Denys ce jour-là (on pense en particulier au groupe des Portugais qui régalent le chaland de leurs spécialités gastronomiques) pour participer à l’aventure. Cette année, de nouveaux paroissiens ont rejoint les équipes, avec une belle efficacité. Oui, l’Esprit souffle. Nous L’avons reconnu, nos visiteurs pas toujours, mais ils viennent et reviennent « pour l’ambiance ». Ils nous le disent spontanément ou l’écrivent : j’ai souvent trouvé des petits mots gentils dans l’urne dans laquelle ils peuvent glisser leur adresse-mail, afin de recevoir une invitation pour l’année suivante : « Vos Journées d’Amitié sont vraiment très très très sympas ! » ai-je lu par exemple.
Alors bravo et merci à tous.
Dominique Th.                                             


Les auteurs invités des JAM 2018


Evelyne Lagardet, La maison Rozenbaum
La romancière Évelyne Largardet a puisé dans ses souvenirs personnels pour écrire La maison Rozenbaum, publié en 2018 chez Plon. Cette maison dont elle a changé le nom, n’est autre que l’Ehpad où sa mère a passé les six dernières années de sa vie. « L’enfermement d’une personne âgée dans ce type de structure est terrible. On lui prend ses biens, on la prive de son environnement familier, parfois même de la parole et pourtant, aucune autre solution n'est proposée », confie l’auteur. Cette expérience déshumanisante l’a convaincue qu’il valait mieux finir sa vie chez soi, en aménageant son logement ou privilégier les petites structures. Autre thème fort qui traverse ce livre, la Shoah car la maison Rozenbaum accueille de nombreux rescapés du génocide. Son héroïne a connu les camps, tout comme la tante d’Évelyne Lagardet déportée à Bergen-Belsen. Dans le roman, figure d’ailleurs la lettre que cette dernière a envoyé à sa famille de Drancy. Pourtant ce roman est plein de rebondissements : un petit groupe de pensionnaires se révoltent contre les mauvais traitements qu’ils subissent et obtiennent gain de cause. « Certaines personnes n’osent pas ouvrir mon livre car les sujets abordés - la vieillesse, la maladie, les camps – leur font peur. D’autres y voient un roman d’amour plein d’humour et le lisent d’un trait », confie l’auteur. Évelyne Lagardet nourrit le secret espoir que son roman conduise à changer les mentalités.    




Chantal de Halleux, Le rêve et son écho
Chantal de Halleux habite le Marais depuis cinquante ans. Cette Belge a suivi son mari à Paris alors qu’il venait d’obtenir une bourse pour étudier la philosophie. Ils ne sont jamais repartis ! Son mari a choisi d’être peintre ; elle est devenue psychanalyste. Comme Jung, elle utilise le rêve comme un outil privilégié de travail. Dans son livre, Le rêve et son écho, publié en 2018 chez L’Harmattan, cette fidèle paroissienne de Saint-Denys, a voulu témoigner de quarante ans d’expérience pour montrer de quelle façon les rêves nous aident à traverser les épreuves de la vie et à unifier notre être. « S’ils sont là, ce n’est pas pour qu’on s’en émerveille ou que l’on s’en effraie, mais pour que nous transposions dans la vie réelle ce que nous pensons avoir compris de leur signification ». Un exemple : si nous rêvons d’avoir perdu notre chat, qui symbolise notre partie animale apprivoisée, cela peut signifier que nous ne sommes pas assez à l’écoute de notre instinct. « Tout ce qui se trouve dans le rêve vient nous dire quelque chose de nous ». Chantal demande à ses patients de noter dans un carnet leurs rêves dès le réveil car leur souvenir s’efface facilement. « Quand on me raconte un rêve, si la personne ne peut rien en dire, je renvoie au patient ce qui fait écho en moi. Cela permet de faire circuler la parole », explique Chantal. Le rêve est selon elle une clé pour retrouver un désir de vie. Chacun porte en lui-même son remède. Encore faut-il y prêter attention.
Propos recueillis par Sylvie H.

Un nouveau temps d'oraison

Un temps précieux d’oraison. 
Regrettant qu'il n'y ait plus de temps d'adoration à Saint-Denys, Aurélia, une mère de famille de la paroisse, s'est confiée au père Roger. A sa grande joie, celui-ci a accepté d'ouvrir l'oratoire, fréquenté par les séminaristes, aux paroissiens désireux de partager ces moments de prière silencieuse. Depuis la Toussaint, un petit groupe s'y retrouve donc chaque mardi, de 21h à 22h.
« Quand je fais oraison, explique Aurélia, je choisis un passage de l’Évangile qui me touche particulièrement, puis je pense très fort à Jésus en L’aimant et en éprouvant ce moment de Sa vie dans mon cœur. En même temps, je sens tout l’amour que le Seigneur a pour moi aussi. C’est comme une petite danse qu’on fait tous les deux ensemble, où s’enlacent nos souffrances et le plaisir, la joie de la consolation mutuelle et de l’amour réciproque. Il est tout à l’intérieur de moi et, d’ici vers ici, « nous emmène vers des eaux paisibles, nous fait reposer dans les verts pâturages » . Je ne désire plus rien ; Lui restaure mon âme ; et tout ailleurs est vain ». Si l'envie du partage s'est imposée à elle, « ce n'est pas parce qu'on n'y arrive pas tout seul, mais parce que c'est très beau de se réunir pour Jésus, et que se mêlent en un temps donné et dans un même espace les élans d'amour qu'on a pour Lui. » Une belle occasion pour les paroissiens de faire une halte bienfaisante dans leur vie trépidante.



Propos recueillis par MCD

Au presbytère, c'est "Bibliothèque pour tous" !


Nicole G. a accepté d’être notre nouvelle bibliothécaire, qu’elle en soit vivement remerciée : 
« Pour être vivante une bibliothèque doit être habitée par des livres, mais aussi par des lecteurs. Qui mieux est, une bibliothèque d’ouvrages de philosophie, spiritualité, témoignage, prière, juste là, à notre porte, celle de la paroisse. Quelle joie de pouvoir partager tous ces trésors avec vous tous ! Venez découvrir, vous nourrir à cette fontaine qui nous conduits vers la Lumière ! »

Rendez-vous à la bibliothèque le samedi entre 9h30 et 11h30, hors vacances scolaires, toutes les deux semaines.
Prochains rendez-vous les 22 décembre, 12 et 26 janvier.



mardi, décembre 04, 2018

Noël anglais avec la chorale Wells

La chorale de Christopher et Odile Wells célébrera Noël
à Saint-Denys
le 16 décembre à 16h30
au profit des enfants pauvres de Madagascar.

Musique, louange et charité : un concert à ne pas manquer !

Voir la vidéo du concert 2017




dimanche, novembre 25, 2018

Cordons sur aube et sur cape : merci à nos servantes et servants de messe !







lundi, novembre 19, 2018

En images : le résultat des JAM 2018 !



41 605 euros : bravo à toute l'équipe et merci à nos visiteurs !


mercredi, octobre 24, 2018

Prélèvement à la source et Denier de l'Eglise : comment ça marche



dimanche, octobre 14, 2018

Bientôt les Jam !


vendredi, octobre 05, 2018

Lettre de Martin de Laubadère, diacre

Martin de Laubadère, qui fut séminariste chez nous, a été ordonné diacre en vue du sacerdoce en septembre dernier, en l'église Saint-François-Xavier. Il a, à cette occasion, témoigné de sa foi par la lecture de ce beau texte, que Martin a accepté, sur la demande du père Tardy, de publier dans notre Petit Céphalophore. Merci Martin ! 



Il y a dix ans, presque jour pour jour, je passais… du Parc des Princes à la Foi, j’apprenais à louer Dieu, plus que le PSG. Une vie nouvelle s’ouvrait à moi, je me découvrais aimé par Dieu. Je redécouvrais un songe, dont la substance disait : « Avant de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais » (Jr 1,5).

Il faudrait là, parler de la joie, de la lumière et de la paix, parce que c’est vrai… Mais il y a aussi l’instant qui précède, instant où déjà la grâce agit.
C’est l’instant où le cœur se serre, où le ressort est prêt à céder : rester paraît impossible, tout me crie de m’échapper, mes émotions et mes blessures semblent s’unir et mugir d’une même voix, le mensonge de ce que je ne suis pas ; nul et moche, pas important et pas aimé… La peur surgit, suivie de l’ombre des mille questions auxquelles je ne sais répondre.
Le ressort se tend encore. Je peux fuir, encore, creuser plus profond, m’endormir ou m’anesthésier… mais je peux aussi choisir de rester, d’affronter, passer de moi à Dieu, car la peur vient de mon regard égocentré.
M’approcher de Dieu pour découvrir que je me laisse approcher, le laisser rétablir la relation vitale qui unit nos cœurs, le laisser prendre le pas sur mes voix intérieures.

Je chancelle car le « je », mon « je » souverain et juge est destitué, n’est plus premier, mais je ne reste pas dans le vide, Dieu me parle et me regarde, il restaure et fonde ma vie ; « dès avant de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ».

Son regard est connaissance, et m’offre de passer de l’angoisse du moi seul et isolé, au visage du Christ souffrant ou glorieux, de réordonner ma vie à ce que je suis, fils de Dieu, enfant bien-aimé du Père ; le reste se tait.

Ce regard peut tout changer, et tout restaurer car il me saisit aux entrailles, au cœur de ma vie je redécouvre la voix de Celui qui m’est intérieur, et qui fait de moi le temple de son Esprit.

Alors, je rends grâce, à Dieu pour son regard, et pour vos regards, pour l’amour dont je suis entouré, pour vos voix et vos présences dans le désert ou dans la joie, pour les paroles de vie et de liberté qui m’ont secoué et confirmé, qui m’ont appris à cesser de fuir, à combattre et être fort, à aimer, pour avancer et me tenir debout devant vous.
« Avant de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ».
Martin

mercredi, octobre 03, 2018

Les conférences du père Asurmendi : cette année, Moïse

Reprise, le samedi 13 octobre, de 16h à 18h, des conférences du père Jesùs Asurmendi sur l'Ancien Testament. Elles se tiendront au presbytère, 15 rue Saint-Claude (sonnez sur "bibliothèque").

Cette année, les cinq rencontres porteront sur la figure de Moïse, avec, lors de ce premier rendez-vous, un commentaire d'Exode 2 qui raconte la naissance de Moïse.

A ne pas manquer !







mercredi, septembre 26, 2018

Invitation du Grand Rabbin à la synagogue de la place des Vosges


Nous avons vécu hier soir, à l'occasion de Souccot, une très belle rencontre avec Monsieur le Grand Rabbin Kaufmann, qui nous a longuement parlé de la spécificité de sa synagogue, encore fortement empreinte des atrocités de la Shoah et de la douleur inextinguible des survivants. C'est la question de Dieu qui se pose devant le mur des petites lampes rouges qui rappellent autant d'âmes, la question du silence de Dieu. Monsieur le Rabbin, à ce que j'ai cru comprendre, veut  ramener la vie dans les réunions synagogales, rendre aux personnes à jamais meurtries la joie d'appartenir au peuple de l'Alliance. Souccot est une occasion de célébrer cette joie : la tente a été dressée sur le balcon, avec son toit végétal et ses décorations festives. On sent chez les paroissiens un vif désir d'aller plus loin dans la rencontre avec leurs frères juifs. Un désir de se côtoyer dans l'adoration : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force", voilà ce que nous enseignent les rouleaux, ouverts devant nous, de la Torah. DT








lundi, septembre 17, 2018

L'édito du père Tardy : septembre 2018



Le vin nouveau
Cette rentrée est riche en changements : en plus des 4 nouveaux séminaristes de Saint-Denys, nous changeons de vicaire, puisque au P. Maxime succède le P. Grégoire Froissart, nous changeons de vicaire général, Mgr Jérôme Beau laissant la place (mais pas encore la mitre) au P. Alexis Leproux, enfin nous changeons de sacristain : Michel-Marie est remplacé par Franck ! Un peu plus et on nous changeait la religion !
Que de nouveaux visages à accueillir dans notre paroisse !
Mais comment accueillir ? L’accueil ne consiste pas à nous saluer poliment, à nous présenter à notre avantage et à faire travailler nos zygomatiques.
Quand j’étais jeune séminariste, j’étais assez timide et devais me forcer pour aborder les inconnus. Je ne savais pas quoi dire, comment commencer. C’est le Sénégal qui m’a rendu plus simple, parce qu’il y avait moins de glace à casser et qu’on n’y a pas peur de laisser des blancs de conversation. Un autre rapport au temps et à l’éternité.
L’accueil d’un nouveau visage est toujours aussi celui du Royaume de Dieu. « Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le Royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » (Mc 10,15)
Ce verset a deux sens : s’agit-il de la manière dont un enfant reçoit les choses ? ou de la manière dont on reçoit un enfant tantôt turbulent tantôt sage, mais toujours intempestif ? Un peu des deux sans doute.
L’amour divin est une réalité fragile et précieuse comme un enfant, et il doit être accueilli avec un respect infini et une simplicité humble au moment qui lui appartient. L’accueil appauvrit les deux parties.
L’accueil dont nous parle Jésus est celui de tout être humain en tant qu’il est petit et qui, à son tour, nous rend petits.
Une rentrée paroissiale, scolaire ou autre, est donc toujours un apprentissage spirituel qui dure plusieurs semaines, avec ses timidités, ses découvertes et ses joies. Que ce numéro du Petit Céphalophore nous aide à savourer le vin nouveau dans des outres renouvelées.

Bienvenue au père Grégoire, notre nouveau vicaire



En cette rentrée, Saint-Denys se réjouit d’accueillir le père Grégoire Froissart. Retour sur le parcours de ce prêtre de 38 ans, heureux d’être pour la première fois vicaire en paroisse.

Grégoire Froissart est né à Rouen mais il a grandi à Orléans. Il est le deuxième d’une fratrie de quatre garçons, élevée par des parents catholiques, tous deux ingénieurs agronomes. Dès l’âge de 10 ans, cet écolier assidu entre au conservatoire où il étudie le piano, s’inscrivant dans une lignée familiale de musiciens. Mais à 15 ans, il décide de renoncer à une carrière musicale qui l’aurait conduit à passer le concours du Conservatoire supérieur de Paris, préférant se centrer sur des études scientifiques. Il obtient un bac S et part préparer, au lycée Lakanal de Sceaux, le concours d’entrée à l’École normale supérieure (ENS) de Cachan, qu’il réussit en sciences sociales. Pendant quatre ans, il y étudie l’économie politique et obtient un master. Il finit son cursus à Sciences Po avec le projet de travailler dans la fonction publique. « Ce que je faisais me plaisait beaucoup mais il me manquait quelque chose... Je me suis dit alors qu’il était plus utile d’annoncer l’évangile », explique-t-il. Enfant, il se souvient avoir été profondément marqué par la visite que sa famille rendait chaque année à une tante devenue moniale chez les Sœurs de Bethléem, dans un monastère situé au sommet des Monts Voirons, face au Mont Blanc.
Quand il frappe à la porte du Service des vocations, on lui propose de « faire du caté avec des collégiens », à la paroisse de Saint-Pierre-de-Montrouge, pour se tester. L’expérience est concluante puisqu’il entre à la Maison Saint-Augustin en 2003, à 23 ans. Suivront les années de séminaire à la Maison Saint-Louis, Saint-Germain et Saint-Roch. Son baccalauréat canonique en poche (équivalent de la licence), il est ordonné diacre à Notre-Dame-d’Auteuil et part à Bruxelles préparer une licence canonique (équivalent du master) à la Maison La Strada, que dirige le père... Roger Tardy. Il est ordonné prêtre le 26 juin 2010 à Paris. Il termine alors sa deuxième année de licence en Belgique, avant de rentrer à Paris où il débute une thèse sur « l’homme image de Dieu chez saint Thomas d’Aquin ». Parallèlement, il sera formateur pendant sept ans à la Maison Saint-Augustin.
Cette année, notre nouveau vicaire suivra « entre autres » : le groupe scout, la préparation au mariage et le catéchisme des CE2-CM2. « Je n’ai jamais été vicaire, explique-t-il, et je suis très content de célébrer la messe et de découvrir la vie paroissiale ». Il lui faudra pourtant concilier cette charge avec celle de directeur au séminaire de Paris - mais sans heures d’enseignement pour pouvoir terminer sa thèse ! Et s’il veut se détendre ? « Je joue encore du piano et je nage régulièrement », confie-t-il dans un sourire. Ce qui l’anime, « c’est la joie de transmettre l’évangile. C’est pour cela que je suis devenu prêtre. »
Alors n’hésitez pas à venir le rencontrer lors de sa permanence qui se tiendra tous les vendredis de 16h30 à 19h.
Propos recueillis par Sylvie H.

La rentrée du séminaire 2018



Aux anciens : Qu’est-ce qui a changé après un an de séminaire ? Toi, as-tu changé ?

Paul, 27 ans. « C’est agréable de rentrer en 2ème année : on connaît tout ! J’ai changé, oui, ou plutôt j’ai grandi, car je suis resté le même… La première année est difficile car on est aspiré par plein de choses à la fois : la vie paroissiale (les nouvelles têtes, les activités), la vie communautaire avec les prêtres et les autres séminaristes, la vie aux Bernardins où il faut se replonger dans les études. Je ne savais pas trop comment m’y prendre pour tirer le meilleur profit des cours. (C’est différent en science). J’ai beaucoup travaillé la philosophie de la nature, quel type de connaissance apporte la science (questions d’épistémologie). L’enjeu, c’est d’unifier tout ça autour du Christ, dans la vie de prière. Le plus exigeant, c’est la fidélité dans la prière. Je fais ma prière personnelle le matin, avant les Laudes (moi qui ne suis pas du matin : c’était difficile !). J’avais l’impression d’apprendre à être un moine (on se projette déjà dans le célibat), mais dans le monde. Faire le KT aux CE2 aussi, j’aimais beaucoup : c’était une respiration dans les études, même si cela peut sembler ingrat car on y met beaucoup d’énergie, sans toujours en sentir les fruits. Mais c’est important le KT. Moi-même, j’ai été très touché par des prêtres dans ma jeunesse. Cet été, j’ai aussi vécu une expérience éprouvante mais forte en tant que directeur d’un camp de patronage en Haute-Savoie, auprès de 25 jeunes du XXème, certains défavorisés, qui faisaient l’apprentissage des vacances, de la nature, de la vie en commun. »
Paul sera en charge du KT CP-CE1 à Sainte-Geneviève et des servants de messe et d’assemblée. « C’est un bon enjeu. Il faut trouver des aînés capables de transmettre leur savoir aux plus jeunes. J’y crois beaucoup. »
Un mot aux paroissiens ? « Je suis très heureux de les revoir, de creuser les relations : il ne faut pas hésiter à nous solliciter pour discuter, pour déjeuner. On vérifie notre vocation en vivant des choses simples.

Valdemar, 22 ans. « J’ai découvert pas mal de choses. L’an dernier, j’étais tout frais, tout bien pour entrer au séminaire ; puis on change de vie, on fait des études, on découvre plus concrètement la vie paroissiale. C’est intéressant de voir, d’une part, les prêtres travailler, d’autre part les personnes que les prêtres accompagnent. J’ai pas mal travaillé avec le père Maxime au KT CM1. C’est martyrisant, mais en même temps, ça permet de voir quelles sont nos limites et les attentes du peuple de Dieu. J’ai eu l’impression de bien participer au souci pastoral des prêtres, ça c’est assez beau. Les JAM ont été un beau moment aussi : c’est la réunion de famille de la paroisse. L’esprit paroissial ici est différent de celui de Saint-Augustin : il y a une spontanéité des fidèles, un enjouement, un « naturel ». Côté études, j’aime beaucoup apprendre. Mais il y a beaucoup de choses à faire en même temps, des changements de registres, il y a toujours à lire et à apprendre. Quant à la vie fraternelle, il y a des hauts et des bas. Il s’agit d’apprendre à se confronter à des caractères différents. C’est le lieu on l’on apprend le plus, le lieu de la charité quotidienne. Supporter les manies de l’un, les étourderies de l’autre. C’était une super année, très fraternelle, et le père Roger apporte beaucoup de  sérénité. »
Valdemar sera en charge de l’Aumônerie du Marais pour les 6-5ème du doyenné et du Ciné Pizza, réparti en deux groupes : CM2/6ème et 5-4-3ème.

Dino, 41 ans. « Oui, il y a beaucoup de changement, intérieur surtout, au niveau de la prière. Ce sont les fruits des difficultés du séminaire : les études, la vie en communauté. Je parle surtout de la prière d’oraison : c’est là que je vais épuiser mes forces, que je trouve le ressourcement, le contact avec Dieu, que je me sens pauvre, que je m’enrichis de ce que Dieu veut me donner. Sans cela, j’aurais beaucoup plus de difficultés. Sans ce don, je ne saurais pas comment vivre. Le combat est d’abord intérieur. Côté examens, je suis très content, j’ai mieux réussi que je ne pensais, je doutais de moi. La pédagogie des Bernardins m’a aidé à dépasser mes limites. Côté Maison : c’est un lieu où on est un peu dispersé (père spi / de Maison / supérieur du séminaire / tuteur), avec en plus les cours. Pour former une unité dans tout ça : la paroisse, qui est un lieu d’accueil. On sent l’amour des paroissiens, ça nous permet de nous poser un peu, de nous sentir en famille (ils m’ont invité !). Et il y a les nouveaux : il faut en tant qu’anciens qu’on leur montre l’exemple. C’est un tout. Ainsi on peut se sentir uni. »
Dino sera en charge du KT CM2, « pour donner ce qu’il reçoit aux Bernardins » et du groupe Jeunes pro auprès des pauvres de Mère Teresa. 
Un mot aux paroissiens ? « J’ai hâte de les revoir, de me sentir en communion avec eux à la messe, de leur serrer la main sur le parvis, de faire plus ample connaissance, d’avoir des nouvelles de chacun ! »

Antoine Ha, 27 ans bientôt. « Depuis Noël que je suis là, j’ai pris des cours de français. C’est difficile, mais je fais des progrès et en même temps j’ai suivi un cours sur Matthieu aux Bernardins. Le professeur m’aide à compléter mes notes. Chaque semaine, arrivaient de nouveaux étudiants d’Afrique ou d’Asie, du Vietnam (surtout des prêtres et des sœurs). Je me sentais un peu en famille, surtout avec Joseph, séminariste à Saint-Severin et Vietnamien de mon diocèse. Je le connais depuis six ans, nous sommes toujours ensemble. Ici, à la Maison, les séminaristes et les pères m’ont beaucoup aidé. Le plus difficile, c’est de suivre la conversation à table, quand tout le monde parle. Le dimanche, je rencontrais des paroissiens qui me demandaient comment se passe ma vie en France. L’éloignement est lourd, mais on n’a pas le choix. La mission, c’est la mission ! »
Antoine commence sa première année d’études aux Bernardins, tout en continuant à suivre un cours de français, 1h30 par semaine. Il sera aussi en charge du KT CE2.

Henri, 22 ans. « On change forcément, car on est confronté à ses limites dans les activités communautaires ou pastorales. Les études au séminaire ne ressemblent pas à celles d’avant en ce sens que ce n’est pas la priorité. C’est ajusté avec le reste. Je m’y suis jeté avec bonheur : 6 heures de Philo par semaine, et autant d’écriture sainte. Ce n’est plus seulement des compétences intellectuelles, ça nous aide à grandir spirituellement. On se rend compte en tant que séminariste, que ce que l’on reçoit, on doit aussi le transmettre. Côté Maison : ça s’est bien passé. Il faut une bonne année pour que chacun trouve sa place… et ça va recommencer avec les nouveaux ! Le plus difficile ? Se supporter les uns les autres. On a aussi parfois l’impression d’être soi-même un poids pour les autres. Côté paroisse, l’élément décisif qui m’a fait grandir, c’est le scoutisme, que j’ai eu la chance de découvrir en tant qu’assistant-chef de troupe.  C’est assez unique. La question du chef, c’est comment être exemplaire, inviter les jeunes à progresser eux-mêmes. Je cherchais ma propre exemplarité dans le fait d’être réceptif à tout ce que j’apprenais (3 semaines de camp dans l’Orne). Je suis fier de ce qui a été accompli et content de reprendre la troupe. Le KT aussi a été un gros apprentissage ! On y va avec son bon cœur, et on se confronte à une situation super difficile en fait : se mettre à la hauteur des enfants, être respecté, compris. Il y a des trouble-fête à gérer, en s’intéressant à la personne derrière le trouble-fête. L’autorité ne suffit pas, il faut aussi un certain dévouement ! »
Henri sera en charge des Scouts et du KT CM2.

« Je suis content de retrouver certaines habitudes, les personnes qui nous côtoient, et d’en découvrir de nouvelles ! » 

Les nouveaux : portraits

Jason N., 22 ans. « Je ne suis pas Parisien, mais Meldois ! » C’est en effet le diocèse de Meaux, dépourvu de séminaire, qui a envoyé Jason (prononcer à l’anglaise) à Paris, à la Maison Saint-Augustin (MSA). Il est le troisième d’une fratrie de 5 frères et sœurs, sa mère est directrice d’une entreprise de nutrition cellulaire (question de carence alimentaire) à Marne-la-Vallée. Depuis qu’il est tout petit, Jason fait du judo : « c’est un code moral très pédagogique, on apprend le respect de l’autre. C’est une école de vie dont les valeurs sont comparables aux valeurs chrétiennes ». Le voilà aujourd’hui, après 18 ans de judo, ceinture noire, médaille d’or au championnat d’Île-de-France, médaille de bronze au championnat de France universitaire. Il a suivi le cursus d’un sportif de haut niveau : il a passé son bac (ES), puis a choisi des études de droit (niveau L3 à Paris I Sorbonne). « J’ai été appelé à Lourdes, où j’étais en famille, à 12 ans, pour le 150ème anniversaire des apparitions. J’ai ressenti une paix profonde, inexplicable, bien plus grande que ce que je vivais quand je gagnais des médailles au judo. Mais j’ai mis du temps à discerner. Le fait que je quitte mes parents tôt, à cause du judo, m’a aidé. Le Seigneur m’a façonné jusqu’à la MSA ! » Il tient à parler aussi de son attirance pour le monde anglo-saxon : « j’ai vécu un an en Angleterre, pour le droit et le judo. La culture britannique est une bonne partie de moi. J’aime parler anglais ! »
Jason sera en charge du KT CM1 et responsable du Groupe biblique du dimanche.

Un mot aux paroissiens ? « Merci de votre accueil. Il n’y a pas de hasard. Si je suis ici, c’est la volonté de Dieu. Que chacun que nous apporte ce qu’il a dans le cœur. »

Antoine D., 26 ans, a deux sœurs, un père ingénieur et une mère institutrice en CM2. Né à Aix-en-Provence, il a surtout grandi à Troyes, en Champagne-Ardenne, et n’est arrivé à Paris que pour ses études : une prépa. à Ginette à Versailles, puis l’ESPCI (École Sup. de physique-chimie industrielle de Paris). Ingénieur séduit par l’entreprenariat, il poursuit dans cette filière à l’École des Mines et se consacre avec un ami à un projet de start-up (comment faire des KIT d’électronique) en 2015-16. « Mais le Seigneur est passé, en l’été 2016, et la question de l’appel au sacerdoce, qui s’était posée au début de l’année, a ressurgi. (Ceci dit, sur mon vélo, quand j’allais à l’école à Troyes, j’y avais déjà pensé…) J’avais l’été pour réfléchir. Je pars aux JMJ de Pologne où je rencontre… un séminariste de la MSA et le père Vincent Thiallier, aujourd’hui au service… des vocations ! Il a été le premier interlocuteur avec qui j’ai discuté de cette question. Tout cela mature dans mon cœur. J’ai un stage à valider, c’est fait en décembre et en septembre 2017, je suis à la MSA, après avoir travaillé quelques mois comme ingénieur à Issy-les-Moulineaux. »
Antoine sera en charge du KT à Charles-Péguy et du Ciné Pizza.

Un mot aux paroissiens ? « Content de faire la connaissance de chacun ! »

Louis-Marie D., 25 ans, est le dernier d’une famille pratiquante de quatre enfants (un frère et deux sœurs, tous mariés), et déjà quatre petits-enfants ! Son père est professeur de droit, sa mère est comptable paroissiale. Il est né et a grandi à Rennes, fait sa terminale à Paris en 2011, puis part pour Lille où il fait une école d’ingénieur en banque-finances-assurances, l’HEI, en lien avec l’Université catholique. « J’ai aimé la ville. En 2016, je suis parti au Liban pendant mon année de césure, pour réfléchir. Car c’est en vivant seul à Lille que j’ai commencé à me poser des questions sur ma foi, sur ma pratique. Après le Liban, je suis revenu avec un début de réponse. » Diplômé en 2017, après une marche estivale de vingt jours sur les chemins de Compostelle, à partir du Puy, il entre directement à la MSA.
Louis-Marie sera en charge du KT CE2 et de la Louange du jeudi soir, tous les quinze jours.
Un mot aux paroissiens ? « Merci de nous accueillir ! »


Nicolas B., 29 ans, est Parisien d’origine corse. Il est le cousin du père Biaggi, curé de Sainte-Odile et parrain d’ordination du père Tardy ! « J’avais fait le Triduum pascal en Saint-Denys en 2016, donc je connaissais déjà la Maison et l’église. » Ses deux parents sont experts en livres anciens et ont une librairie rue Saint-Jacques, il a une sœur, Marguerite, qui travaille avec son père. Nicolas a grandi dans le XIIème à Saint-Michel-de-Picpus, une prépa. à Ginette, Telecom Paris, puis est parti pour Toulouse pour faire un doctorat en économie, ce qui l’a conduit à vivre cinq ans aux USA pour ses recherches. Il est en même temps assistant à l’Université de Duke, en Caroline du Nord. « C’était super ! » Il avait pourtant « toqué à la porte du service des vocations avant de partir » et durant six ans est resté en contact avec un prêtre en vue du discernement, mais son père spi (un Texan Jésuite) et lui avaient convenu qu’il devait finir sa thèse.  « Le combat de discernement, c’était un peu comme le sparadrap du capitaine Haddock. Je n’arrivais pas à m’en défaire, de ce désir, de ce truc qui est là à l’intérieur. Puis j’ai mis les deux pieds dedans : la MSA et aujourd’hui Saint-Denys. »
Nicolas sera en charge du KT CM1 avec Jason.
Un mot aux paroissiens ? « Content d’être dans cette paroisse. Je découvre avec plaisir les équipes de KT, les personnes. Ça a l’air très dynamique ! C’est réjouissant. »
Propos recueillis par Dominique Th.


 

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