Le Petit Cephalophore

mardi, novembre 24, 2020

Le père Maxime, docteur de l'image

Notre cher père Maxime vient de soutenir avec grâce, intelligence, humilité et tous les autres dons de l'Esprit, en direct depuis la Grégorienne à Rome, sa thèse intitulée "La chair comme voix". Il a reçu les louanges des membres du jury et le voilà (enfin !) docteur en théologie pour la plus grande fierté de tous ses paroissiens, auxquels il n'a pas manqué de penser dans ses remerciements de clôture.

BRAVO MAXIME !

Tu es une si belle image du Christ !






Message d'Emmanuel Petit, président de la Faculté Notre-Dame :

Au nom de toute la Faculté, je suis heureux de féliciter notre nouveau docteur en théologie Maxime Deurbergue, pour sa soutenance, mardi dernier à l’Université Grégorienne, saluée par la mention « Summa cum laude ».  La dissertazione portait sur « la chair comme voix. Une théologie des images à la lumière de la polarité entre image et histoire dans la décision dogmatique de Nicée II ».

Vous trouverez ici un lien (https://www.youtube.com/watch?v=HM3e4HgVA04) qui permet de voir la soutenance, accessible jusqu’au 8 décembre.

Je redis à tous mon plus fidèle dévouement. 

dimanche, octobre 25, 2020

Mini-JAM : maxi succès !

Malgré des circonstances peu favorables, la pandémie, le temps pluvieux et les vacances, nos Mini-JAM, installées exclusivement à l'extérieur, sur le parvis, ont été un beau succès ! Nos visiteurs (accueillis au gel hydroalcoolique) étaient contents de profiter de prix minuscules (en général entre 2 et 5 euros) et d'un café gratuit dans une ambiance sympathique... sous les parasols/parapluies.

Résultat : 3 600€ en deux après-midi (samedi et dimanche) et neuf heures de vente. 

Bravo et merci aux paroissiens qui sont venus vendre, installer ou ranger ; en particulier bravo à l'équipe de Marie qui a mené le stand de la fripe tambour battant ! 




vendredi, octobre 23, 2020

Adoration à Saint-Gervais

Les Fraternités Monastiques de Jérusalem souhaitent faire connaître aux paroisses du Doyenné du Marais dont la nôtre et à tous les adorateurs du Saint Sacrement ponctuels ou réguliers que les créneaux d’adoration de l’église Saint-Gervais - Saint-Protais ont été élargis de manière à permettre à un plus grand nombre de personnes d’entrer selon leur besoin et leurs disponibilités dans ce cœur à cœur privilégié avec le Christ.

(https://docs.google.com/spreadsheets/d/16Ew87u5vq9EVvO4P8RbG9Q5Z65BOcRxIQnE939IJXCE/edit).

Par une pratique régulière de l’adoration du Saint Sacrement (au moins une heure par semaine), il nous est proposé d’entrer dans un engagement de « veilleur ». Un groupe de veilleurs est déjà établi à Saint-Gervais (https://paris.fraternites-jerusalem.org/famille/veilleurs/). Lors des vêpres dominicales du dimanche 11 octobre 2020 ils ont renouvelé leur engagement qui permet d’assurer une permanence d’adoration à Saint-Gervais.

Pour ceux qui souhaiteraient s'engager ainsi plus régulièrement, par exemple assurer l'adoration un jour de semaine pendant une heure), il suffit d'écrire à : secretariat.paris@fraternites-jerusalem.org

Il y aussi la possibilité de venir ponctuellement adorer le Saint Sacrement. Pour cela il suffit de s'inscrire sur le tableau accessible par le lien ci-dessous qui est mis à jour régulièrement :

https://docs.google.com/spreadsheets/d/16Ew87u5vq9EVvO4P8RbG9Q5Z65BOcRxIQnE939IJXCE/edit.

La personne qui met à jour les tableaux intégrera chaque semaine l'inscription. En cas d'annulation, il suffit de prévenir le secrétariat des Fraternités.



lundi, octobre 19, 2020

Retour sur le pèlerinage paroissial au Sacré-Cœur


Le dimanche 11 octobre la basilique du Sacré-Cœur de Paris, éclairée par un généreux soleil matinal accueillait un groupe de pèlerins de notre paroisse. Nous arrivions progressivement les uns et les autres pour nous retrouver autour du père Roger à l’intérieur de la basilique à dix heures précises. Plusieurs de nos séminaristes et notre diacre Jean-Marie étaient parmi nous. Une des sœurs bénédictines du Sacré-Cœur nous a conduits sur le chemin jubilaire en six stations qui rappellent à la fois les sacrements et les étapes de l’édification de la basilique. Le nouveau recteur de la Basilique, le père Stéphane Esclef qui avait été jadis séminariste « chez nous », nous a rejoints pour nous bénir. Le dernier geste du parcours consistait à déposer dans un bac à sable à l’entrée du chœur la bougie qui avait été allumée pour chacun avant le passage de la porte jubilaire. Nous avons ensuite avec d’autres pèlerins, assisté à la messe dominicale, précédée et suivie par l’adoration du Saint Sacrement. Le pèlerinage s’est achevé dans la crypte de la basilique spécialement aménagée pour accueillir une magnifique exposition « son et lumière » autour de la spiritualité du Sacré Cœur.


Monique
: « Le Sacré-Cœur est un des lieux où on peut adorer Celui qui est Amour vingt-quatre heures sur vingt-quatre. En tant que médecin engagé, j’ai participé plusieurs fois aux nuits d’adoration des médecins chrétiens au Sacré Cœur. Du fait de sa position, l’édifice domine Paris et nous porte à une élévation physique, puisqu’il nous oblige à gravir les marches, et à une élévation spirituelle. J’ai beaucoup apprécié le chemin jubilaire avec les explications de la sœur bénédictine. L’année anniversaire de la construction de la basilique nous a permis aujourd’hui, comme à son origine, de confier notre pays et la ville de Paris au Christ.  C’est notamment la pandémie et ses conséquences, le terrorisme et les lois « bioéthiques » qui offensent le Sacré Cœur que j’ai déposés dans ma prière ».

Elia : « Je voudrais me faire porte-parole de ma petite fille Alessia (5 ans) qui a été émerveillée par ce pèlerinage. Nous avons pris le métro, ensuite nous avons contemplé le Sacré Cœur d’en bas, puis nous sommes montées en empruntant les marches et enfin, entrées dans la basilique. Alessia a beaucoup regardé et elle a retenu de nombreuses images. La partie la plus étonnante pour elle a été le Saint Sacrement, grand et très bien visible dans l’ostensoir surélevé, puis caché pendant la messe pour se rendre présent à l’autel.  Elle a été également intéressée par les mosaïques et par la représentation de la Crucifixion. Elle me posait beaucoup de questions : Comment Jésus est-il présent maintenant par son Corps ? Qui est l’Esprit Saint ? A la sortie de la Basilique, l’attention d’Alessia a été attirée par la « statue vivante » de Jean-Paul II, les bras grand ouverts… Alessia dit qu’elle aime dessiner ce qui l’attire et qui lui est difficile à comprendre… Une fois rentrée, Alessia a donc fait plusieurs dessins. Ils représentent surtout l’Amour du Seigneur dans le Saint Sacrement. Regardez ! »











Pierre Emmanuel : « Pour moi, le Sacré Cœur représente l’attention bienveillante de Dieu pour toute sa Création et pour l’homme en particulier. La Basilique du Sacré-Cœur a 100 ans ! Cent ans d’adoration perpétuelle et de prières sur et pour la ville mais aussi pour le monde. J’ai particulièrement apprécié le temps d’adoration avant la messe : un temps de recueillement et de paix intérieure. Je me suis rappelé avec émotion les nuits d’adoration auxquelles j’avais participé quand j’étais encore étudiant, des moments de cœur à cœur avec Dieu, pour présenter mes actions de grâce et pour confier au Seigneur des difficultés personnelles ou celles d’amis et de proches. Les nuits d’adoration en ce lieu sont en dehors du temps. Quand je me levais la nuit pour aller adorer le Saint Sacrement, je passais dans le petit couloir qui relie l’hostellerie et la basilique, et par les vitres je voyais notre ville plus ou moins illuminée. C’était une inspiration pour ma prière : prière pour ceux qui travaillaient encore à ces heures, ceux qui se préparaient à rentrer chez eux ou à partir travailler, mais aussi pour celles et ceux pour qui la nuit était une source d’angoisse, de peurs et de souffrance.


Quelle chance d’avoir été accompagnés dans cette démarche par une sœur bénédictine qui nous a expliqué étape par étape le sens de la démarche jubilaire ! Le thème était « Venez à moi… ! ». Entendre cette invitation du Christ, comprendre qu’il est toujours avec nous, comme le rappelle par exemple le psaume 138, est un grand réconfort que ce soit dans les moments de joie ou d’angoisse. La sœur nous a particulièrement invité à confier nos difficultés (ou celles de nos proches) au Seigneur, mais aussi de pratiquer des actes de charité. Cela m’a rappelé le livre de Gédéon. « Avec la force qui est en toi, va…! » (Jg 6, 14).





mercredi, septembre 30, 2020

L'édito du père Tardy : octobre 2020

Une rentrée bâillonnée ?

N’étant pas moi-même Bayonnais, c’est ma première rentrée bâillonnée. Déjà affublé d’un cache-nez il me faut encore calfeutrer ce qui me restait de bouche et de nez.

Je vous laisse deviner à quoi ressemble notre paroisse pour un nouvel arrivé ! Le père Thibaut et les cinq nouveaux séminaristes ne devinent de vos visages qu’une petite moitié. C’est pourquoi, ce Petit Céphalophore arrive à point nommé : il nous donne de quoi terminer nos portraits amputés. Il dévoile de la rentrée une série de secrets : à Montmartre, une montée pour commencer ! ; un nouveau format pour nos Journées d’Amitié ; un Nouvel An juif qui nous est partagé. Bref, le virus ne va pas nous brider ! Car notre joie de chrétiens est de persévérer, de ne pas laisser nos aînés négligés, de ne pas nous masquer la réalité !

C’est pourquoi je propose cette année, de ne pas nous laisser aller, de pétiller de créativité. Un cours d’hébreu sera proposé, un parcours écologique sera organisé, une école bénédictine sera constituée. 

Bas les masques, l’année pastorale est désormais commencée !

Dossier "rentrée"


La messe du matin avec Sylvie

Qui parmi les habitués de nos messes du matin en semaine n’a pas remarqué la lecture percutante et claire de Sylvie, participante occasionnelle à ces messes ? « Il me semble que la neutralité dans la lecture n’existe pas », commente Sylvie. « Il ne s’agit pas non plus d’une manière particulière de lire, mais plutôt de souligner le sens du texte et de permettre aux auditeurs de l’entendre sans être obligés de suivre un support de lecture. » Sylvie est paroissienne engagée de Notre-Dame-de-la-Croix de Ménilmontant depuis presque 40 ans. C’est là qu’un jour on lui a proposé pour la première fois de faire la lecture pendant une messe. « Au début je ressentais un énorme respect et presque une crainte.  Lire des textes sacrés qui ont au moins 2000 ans et dont la compréhension n’est pas toujours évidente, me semblait délicat. J’en ai pris progressivement l’habitude. » L’an dernier, l’église paroissiale de Sylvie n’a plus pu assurer les messes du matin. C’est à ce moment-là que quelques amis de sa paroisse lui ont parlé de notre église, convenablement située sur son trajet du travail. Ils l’ont rejointe pour la messe du lundi matin et pour sa « prolongation au Comptoir de Turenne », selon l’expression amusée de notre curé. C’est là que nous nous retrouvons après la messe. Depuis, l'église paroissiale de Sylvie a rouvert ses portes, mais Sylvie et ses amis continuent de venir chez nous de temps en temps. « J’aimais surtout l’intimité des messes de semaine dans la petite chapelle où on se réunissait avant la crise sanitaire », avoue-t-elle avec nostalgie. Sylvie regrette aussi le départ du père Siméon : « J’étais particulièrement touchée par ses homélies, par sa façon de prendre les paroles à bras-le-corps, par son humanité et sa générosité. »

Propos recueillis par Katarina K.



Agathe, la rentrée d'une maman

La rentrée est un temps fort de l’année pour toutes les familles. Nous avons demandé à Agathe D., maman de 4 enfants, 2 garçons et 2 filles, si la spiritualité avait une place dans toute cette logistique.

« La rentrée est un défi. Chaque matin, je me lève en me disant « Seigneur, donne-moi ta force pour traverser toute cette journée ». Heureusement qu’Il est là pour m’aider ! Dans le mouvement continu de ma vie de maman, il s’agit d’accueillir toutes les petites joies, même ces jours où j’ai l’impression que je vais étouffer : s’arrêter deux minutes pour une prière, dans le métro, au bureau à la photocopieuse, ou encore dans la cuisine, au moment où je dois faire un énième cake pour une sortie des enfants… Il suffit d’un instant pour arrêter le tourbillon et accueillir le Christ pour reprendre son souffle. Avant le travail, lorsque c’est possible, je vais à la messe de 9h00 à Saint- Denys, pour commencer la journée de la meilleure manière. Et le soir, toute la famille se réunit pour la prière commune. Chacun dit, à hauteur de son âge, un « merci », un « pardon » et un « s’il te plaît » à Jésus. Après les attentes multiples qui pèsent sur enfants et parents, cela permet de clore la journée en partageant tous les six l’essentiel. 

Je vois mes enfants heureux de retourner à l’école, avec ce rythme beaucoup plus épanouissant que la contrainte de l’école à la maison. Et puis notre fils Gaspard a retrouvé sa meute de Louveteaux pour la 2e année, avec de nouveaux chefs et un nouveau statut. La mobilisation des chefs scouts pour les plus petits est une grâce. »

Propos recueillis par Agathe R.                                                                                                                                            


La sortie de rentrée de Saint-Denys au Sacré-Cœur

Dimanche 11 octobre, nous allons partir en pèlerinage paroissial au Sacré-Cœur de Paris. Ce pèlerinage

s’inscrit dans une démarche diocésaine inaugurée le 20 octobre 2019 par l’ouverture solennelle du jubilé de la consécration de la basilique en 1919. Depuis, les paroisses, les familles et les pèlerins individuels se rendent au Sacré-Cœur. Le livret du pèlerin, un numéro spécial de Magnificat que l’on trouve à la boutique de la basilique, est un compagnon de route éclairé qui ne néglige aucun aspect de cette démarche. Il nous donne le contexte historique de la construction de l’édifice, nous rend présent le moment de sa consécration, déroule pour nous la trame des trois chemins jubilaires et nous aide à vivre pleinement notre démarche par la proposition de prières et de conseils spirituels. Le Sacré-Cœur a été construit au sommet de Montmartre : « C’est ici que sont les martyrs, c’est ici que le Sacré-Cœur doit attirer tout à lui », disait Mgr Guibert, archevêque de Paris de l'époque. On monte vers le Sacré-Cœur comme on montait jadis vers le Temple de Jérusalem en récitant les Psaumes des gradins. « C’est une montée nécessaire à l’élévation de l’âme », précise le livret. Chacun des chemins jubilaires est conçu pour susciter en nous « un parcours intérieur » et nous aider à « reconnaître où en sont les chemins de nos vies ». Au cœur de la démarche, il y a un temps d’adoration, en ce lieu qui a pour vocation l’adoration perpétuelle du Sacrement du Cœur de Jésus qui est l’Eucharistie. Pour nous y préparer, nous pouvons relire l’histoire des apparitions du Sacré Cœur à Marguerite-Marie et méditer les messages qu’elle avait reçus. Rappelons-nous aussi que notre archevêque vient de consacrer Paris aux Cœurs unis de Jésus et de Marie, devant cette basilique, le 15 août dernier. En l’Église, dont une paroisse est comme un petit reflet, nous sommes les membres du Corps irrigué par ce Cœur qui s’est complètement donné à nous. C’est vers lui que nous allons monter ensemble.

Propos recueillis par Katarina K.

Ill. : médaille gravée par Hippolyte-Jules Lefèbvre (Lille, 1863-1935) 


La « rentrée » de Fanny : Rosh Hashana, « tête de l’année » 5781

Il y a quelques jours, nos frères juifs fêtaient Roch Hachana. Fanny, une maman du quartier, nous explique cette fête de renouveau qu’on appelle communément « le Nouvel an Juif ». 

Roch Hachana marque le début d’une période de 8 jours d’introspection et de repentir, jusqu’au jour Saint de Yom Kippour, le Grand Pardon. Pour s’inscrire dans les Livres de la vie, chacun réfléchit à ses fautes, va demander personnellement pardon à toutes les personnes qu’il a offensées durant l’année, et prie en famille pour que la nouvelle année soit un renouveau qui chasse les mauvaises choses de l’année passée. 

« Je viens d’une famille peu pratiquante, mais les rites restent très importants. Ils sont notamment un lien entre les générations. Chaque année, je vais fêter Roch Hachana chez mes parents. Les prières sont lues sur des « feuilles de miel » que l’on peut trouver dans les magasins de notre communauté. Mes parents ont gardé celles de l’époque où nous étions enfants, celles que nous utilisions avec nos grands-parents qui ne sont plus de ce monde. Je pense beaucoup à eux lorsque je vois ces feuilles, au dos desquelles figurent de vieilles publicités des années 1980. Roch Hachana est ponctué par deux repas de fête. Toute la famille met de beaux habits. On commence par les prières, au terme desquelles chacun goûte un met particulier. On trempe de la pomme dans du miel pour que l’année soit douce, on mange des grenades et du sésame pour qu’elle soit abondante. Chez nous, on ajoute du sucre partout. On fait une prière pour éloigner les ennemis. Ensuite commence le repas. »

Propos recueillis par Agathe R.                                                                                                             

Jason : mon admission comme candidat au sacerdoce

 


« Après une année de fondation spirituelle à la Maison Saint-Augustin, nous suivons deux années dites de philosophie en étant affectés dans une paroisse. Ce fut pour moi Saint-Denys-du-Saint-Sacrement. Elles se terminent par l’admission : l’Église reconnaît l’appel à la vocation sacerdotale du séminariste et s’engage à cheminer avec lui. 

Mon admission a eu lieu le 2 septembre dernier à Notre-Dame-de Jouarre, en Seine et Marne. Ma mère et deux de mes sœurs étaient présentes, tout comme Jean-Marie W. pour Saint-Denys. Ce fut un moment de grande émotion car je me suis engagé devant l’Église et ma famille. Cela a eu lieu dans cette abbaye bénédictine car le diocèse de Meaux, auquel j’appartiens, y fait sa session de rentrée un an sur deux. Nous étions trois séminaristes pour le diocèse, portés par la prière des moniales. L’homélie de Mgr Jean-Yves Nahmias, m’a rassuré. Il s’est adressé à nous trois personnellement en disant : « Votre évêque vous fait confiance ! » Cela me donne la force pour la suite du parcours. L’an prochain, je devrais être institué lecteur (le service de la parole de Dieu) et plus tard acolyte (le service de l’eucharistie et des prières), avant l’ordination diaconale et sacerdotale en dernière année. Il y a cinq ans, si l’on m’avait dit que je serais au séminaire, je ne l’aurais pas cru ! Aujourd’hui, je m’abandonne complètement. Je suis confiant car je me sens soutenu par mes formateurs, les paroissiens et mes amis. »

Propos recueillis par Sylvie H.                                 

Thibaut de la Fournière, notre nouveau vicaire

 


Le père Thibaut de la Fournière a 56 ans : « Je suis un jeune vieux prêtre ! » Il est né et a grandi à Paris, de parents catholiques pratiquants (son père est d’origine parisienne, sa mère d’origine martiniquaise). Sa sœur aînée est mariée et a trois enfants et deux petites-filles (Cléophée et Azélie). Après son bac et « un peu de droit », il fait une petite école de commerce. Son chemin lui semble long jusqu’au séminaire, où il entre trentenaire.

« Mes parents m’ont toujours poussé à aller à la messe. Dès l’âge de six ans, j’ai ressenti l’appel à suivre le Christ, mais à la puberté, j’ai tout fait pour ne pas être en relation avec Dieu : quand je priais, c’était pour ne pas qu’il m’appelle ! Cet appel pourtant ne m’a jamais lâché même si je n’avais pas envie d’être prêtre, triste, pauvre et humble, caché et soumis. Il a fallu un choc psychologique pour que le Seigneur me remette dans le droit chemin ; un bon coup de pied aux fesses. Cela s’est fait en deux étapes. D’abord, à 21 ans, au moment de la mort de mon meilleur ami, j’ai découvert que le Seigneur m’aimait tel que j’étais. Je me suis alors posé la question : « pourrais-je être heureux en le suivant ? » Puis, quelques années plus tard, vers 24 ans, je suis allé voir un prêtre qui m’a dit : « non, Thibaut, je ne te vois pas prêtre »… et c’est ça qui m’a libéré, vis-à-vis des autres et vis-à-vis de moi-même ! Je comprenais alors qu’être prêtre n’était pas une contrainte, mais que si me Seigneur m’appelait, Il me laissait aussi libre de vouloir le suivre. »

Thibaut continue la vie professionnelle qu’il a commencée, en tant que rédacteur-concepteur dans la publicité, tout en réfléchissant à la question de la prêtrise, de manière nouvelle. Vers trente ans, il cherche à rencontrer un prêtre responsable des vocations qui lui dit : « Thibaut, je ne te mets pas de feu rouge, mais je ne te donne pas non plus de feu vert... » Il attend encore deux ans, « puis je suis entré au séminaire, et là, ça s’est fait en cinq minutes. » (A la Maison Saint-Augustin, il rencontre Christian Lancrey-Javal et Alexandre Denis, qui seront par la suite séminaristes à Saint-Denys.) En 2003, il est ordonné prêtre, six mois environ après son diaconat. « En tant que prêtre, ce que j’aime surtout, c’est la confession. Pouvoir donner le pardon de Dieu. Je suis devenu prêtre pour ça, sûrement parce moi-même, j’ai eu besoin de ce pardon. »

Depuis, il a été vicaire dans des paroisses parisiennes de tailles très différentes, si bien qu’il n’est guère dépaysé à Saint-Denys : Saint-Georges-de-la-Villette, dans le XIXème, Saint-André-de-l’Europe dans le VIIIème, Saint-Eloi, dans le XIIème, enfin Saint-François-Xavier, dans le VIIème. Pour lui, la vraie nouveauté à Saint-Denys, c’est de vivre avec les séminaristes et de les former.

« Ce que j’attends de cette année ? Vivre ! Aimer les autres ! » Le père Thibaut sera chargé, en plus de sa fonction de formateur au séminaire et de la formation à la direction spirituelle qu’il va suivre, de la préparation au mariage, du catéchisme, des cours Alpha, du scoutisme, mais aussi de l’aumônerie aux Francs-Bourgeois, aux côtés notamment des pères Roger et José. 

Bienvenue à Saint-Denys, père Thibaut ! Nous espérons que vous y serez heureux !                     

La rentrée des séminaristes 2020

 Aux anciens : Comment as-tu vécu cette première année de séminaire ?

Jérôme : Je suis très content de cette première année, en paroisse et au séminaire. Le confinement a été une petite épreuve, bien sûr, mais on a réussi à la vivre correctement. Côté cours, on avait des vidéoconférences ou des poly. en ligne ; côté paroisse, les liens ont été maintenus grâce aux vidéos des offices et au Céphalo confiné. En un an, on connaît à peu près tout le monde. Je suis heureux d’avoir de meilleurs contacts avec les paroissiens. Quand les paroissiens se rendent compte que la promo des anciens va bientôt partir, les liens se renforcent avec ceux qui restent… Les cours, c’était OK. La philo est un univers dans lequel il faut entrer, ça prend un peu de temps. Il faut se laisser imprégner par la pensée des auteurs. Ce qui m’a le plus plu, c’est le cours sur les prophètes. On a retracé l’histoire du peuple d’Israël, avec des documents archéologiques, des cartes, une visite au Louvre. Et puis, on n’a pas souvent l’occasion de travailler les livres des prophètes. A Saint-Denys, j’ai fait le KT CM1. Ça s’est bien passé. Les enfants sont parfois agités, mais ça allait. Certains avaient un désir profond de faire leur première communion. Pendant le confinement, c’était un peu compliqué au début, rien n’était mis en place. Mais ensuite, on a repris les séances KT via Zoom. Tout le monde pouvait parler, tous ensemble d’abord, puis en sous-groupes. Et j’ai fait aussi mon premier camp scout en juillet, près de Poitiers. J’avais un peu d’appréhension, car je n’avais jamais fait de scoutisme, sinon quelques week-end pendant l’année. Je suis entré complètement dans l’univers scout, sa fraternité. J’ai admiré ces jeunes qui construisent des tables à feu et des tentes surélevées. Très bien aussi, le côté imaginaire ! On le construit pendant l’année, et là, on l’illustre, avec des déguisements et des mises en scène. Cette année, c’était un thème de Science Fiction. La vie de Maison ? On s’est très bien entendu. Les anciens nous ont bien intégrés ; le confinement nous a permis aussi de vivre une fraternité plus intense : on a dû trouver les moyens de compenser le stress lié au fait d’être toujours tous ensemble et qui aurait pu créer des tensions.

Je suis très content de pouvoir « retrouver » les paroissiens.

Je garde cette année les mêmes activités : le scoutisme et les KT CM1.

 

Édouard : C’était une belle année, à la fois en Maison, en paroisse, à la faculté et puis spirituellement. Il y a eu aussi le confinement, cette « drôle de guerre » : on était dans le chœur, occupant une stèle sur deux, à prier seuls les offices. Au début, c’était bizarre, mais on a aussi découvert que c’était la prière du peuple de Dieu, qu’on priait les uns pour les autres, c’était une belle grâce. Les portes de bois de l’église restant ouvertes, on voyait l’extérieur à travers les vitres blanches gravées représentant l’eucharistie, comme si notre prière, avant de monter au ciel, sortait pour associer les habitants du quartier. Non, ça n’a pas été pesant. Le père Tardy a senti qu’il fallait lâcher un peu de lest ; on est passé à un autre rythme, par exemple les laudes à 8h au lieu de 7h30. J’ai fait aussi le KT CE2. Même si les enfants étaient nettement plus calmes sur Zoom pendant le confinement, c’est le premier trimestre qui a vraiment été génial. Il y avait plein de pépites entre deux opérations de « police » ! J’ai été particulièrement touché par deux fillettes qui m’ont confié des choses assez lourdes, avec confiance. Ce qui est beau, c’est quand l’Esprit Saint nous fait toucher du doigt l’harmonie entre ce qu’on apprend aux Bernardins et ce qu’on vit en paroisse. On a eu aussi deux (bons) dîners avec les catéchistes : ce n’est pas grand-chose dans un emploi du temps, mais c’est vraiment génial. Des moments de joie partagée, de gratuité, qui nous font prendre conscience que nous prenons part à la même mission. Même chose au Ciné-pizza : on a fini l’année par un dessert partagé avec les parents et les fratries et de beaux échanges. Y a de la vie, quoi ! C’est ça, une paroisse. Et les rencontres sur le parvis après la messe : un moment de fraternité en acte ! Quant aux cours, c’était Byzance ! Je savais que j’aimerais beaucoup ce qu’on apprend aux Bernardins. On a aussi beaucoup de chance d’avoir un tuteur (un prof) pour nous guider dans nos lectures, partager nos enthousiasmes et nos difficultés. On vit aujourd’hui une période passionnante car de nombreuses questions sur l’histoire biblique ont reçu des réponses. Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est l’importance d’Israël dans l’histoire du Salut, son épaisseur historique, le fait que les Hébreux ont su poser les questions avec beaucoup de netteté. Quand on lit les prophètes, Isaïe sur la question de l’idolâtrie ou le Serviteur souffrant, on est vraiment en présence du travail de l’Esprit Saint, d’une inspiration reçue et travaillée par tout un peuple. Jésus vient véritablement accomplir. La vie communautaire ? C’est un trésor. On pointe tous vers la même direction, chacun à son rythme.  Du coup, au début, on est tenté de se comparer les uns les autres. Il y a un exercice de simplicité à déployer. C’est parfois comme une cocotte-minute, la vie au séminaire ! Il faut poser de petites choses pour désamorcer tout ce qui pourrait exploser. On éprouve sa pauvreté en se remémorant cette promesse du Christ :  Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des Cieux est à eux.

Cette année, je serai chargé du KT CM1 à l’école Charles-Péguy et des servants d’autel et servantes de l’assemblée, en veillant à bien réussir la mixité et à développer l’intelligence de la liturgie.

Un mot aux paroissiens ?  N’hésitez pas à inviter les séminaristes à dîner ! Approfondissons notre amitié !

 

Ancien (parce qu’il est passé l’an dernier par Saint-Denys) et nouveau à la fois (parce qu’il commence une première année de séminaire), Joseph ou Van Vinh D. : « Je suis né le 13 février 1988 à la province de Ha Tinh, au Vietnam. Je suis issu d’une famille catholique, d’un village au centre du Vietnam. Mes parents sont agriculteurs et éleveurs. J’ai deux grands frères et deux grandes sœurs mariés.

Ma paroisse appartient au diocèse du Ha Tinh. C’est un nouveau diocèse, séparé du diocèse de Vinh.

Je suis en France depuis un an. L’année dernière, j’ai appris le français à Angers. J’y ai fini mes études  fin juin et suis revenu à Paris. Pendant l’été, j’ai fait mon service d’apostolat à l’île Bouchard et une retraite à Notre-Dame-de-Vie. 

Cette année, je continuerai le français tout en prenant quelques cours au séminaire. »

  

Les nouveaux : portraits

Daniel D., 27 ans. Né dans le 95, il est le dernier d’une famille de huit enfants, qui fréquente assidûment l’Église chaldéenne (sa sœur y est chef scout et son frère sous-diacre), de rite oriental. Après avoir obtenu son M2 de Gestion à l’université de Nanterre, il exerce pendant trois ans en tant que consultant en contrôle de gestion. « J’étais heureux dans ma vie professionnelle, j’avais ma vie toute tracée… et voilà que le Seigneur est venu toquer à ma porte. Depuis longtemps, j’avais dans l’optique de rejeter la question du sacerdoce, mais plus je la rejetais, plus elle revenait, comme si j’étais grignoté par le Seigneur petit à petit. » En 2019, Daniel cède aux insistances de Dieu et entre à la Maison Saint-Augustin pour une année propédeutique, année « très enrichissante car elle permet d’approfondir le choix qu’on a fait. C’était un pas vers le Seigneur, pour moi qui n’ai pas connu d’appel fort, mais suis en marche depuis ma jeunesse. » (Daniel a par exemple été « animateur » d’un groupe de jeunes adultes dans sa paroisse.)

« Ma première impression à Saint-Denys ? Je suis très content car c’est une « vraie » paroisse, pas un lieu touristique, mais une Église à l’échelle du quartier. »

Cette année, Daniel sera en charge du KT et du Groupe Biblique du dimanche matin.

 

Jean P., 25 ans. Né à Brest, il est le benjamin d’une famille de quatre enfants. D’abord élevé dans la foi catholique, il devient un « athée convaincu » au lycée, en seconde. Il arrive à Paris en 2012, pour faire sa prépa à Louis-le-Grand. Au cours de sa deuxième année de prépa, « c’était le 17 février 2014, un lundi, vers 18h, j’ai vécu une expérience très forte de conversion : en rentrant chez moi, j’ai été saisi par la certitude de l’existence de Dieu. Une certitude si forte que je ne pouvais pas la nier sans nier ma propre existence. » Ce fut le point de départ d’une « re-formation », au sein de la paroisse Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles, paroisse proche de son école d’ingénieur (Télécom Paris) et qui compte beaucoup pour lui. C’est là notamment qu’il a suivi le parcours EVEN qui a « structuré ce renouveau ». Le voilà qui quitte Télécom Paris en 2016 pour devenir prof de maths dans un collège privé (à Paul-Claudel, dans le VIIe). L’année suivante, il entre à la Maison Saint-Augustin, mais « ne se sent pas appelé au séminaire ». En 2018, il revient à Télécom Paris : il obtiendra son diplôme en 2020. Lors d’un week-end paroissial à Paray-le-Monial, où il est consacré au Sacré Cœur de Jésus, en novembre 2019, voilà que « se renouvelle son désir d’intimité avec le Christ ». Cette fois, il « entend l’appel à devenir prêtre ». Quelques mois plus tard, le voici à Saint-Denys, heureux à la perspective de rencontrer les paroissiens !

Jean sera chargé cette année du KT Sainte-Geneviève et du catéchuménat.

 

Martin G., 26 ans. Parisien, deuxième d’une famille de quatre enfants, il grandi dans la foi catholique, est d’abord élève à Notre-Dame-de-France puis à Stanislas. Son bac en poche, il entre à l’université de droit Panthéon-Assas, mais abandonne ses études après son DEUG. Le droit n’est pas la voie de Martin, qui peint depuis l’enfance et recherche un lieu de « créativité ». Il tente avec succès le concours d’architecte et entre à l’école de Belleville en 2014. « J’étais tellement plus heureux là ! J’ai fréquenté des gens passionnants, issus de tous les horizons, et ça m’a déployé. » Après quelques mois, en 2015, il « entend clairement l’appel », mais ressent en même temps le besoin d’achever ses études d’architecture, pour éprouver cet appel et acquérir une certaine liberté. Il rejoint alors de bons amis au parcours EVEN (qui signifie « pierre » en hébreu, et forme l’acronyme de l’École du Verbe Éternel et Nouveau) de Saint-Germain, où il creuse des amitiés profondes. En 2019, après avoir obtenu son diplôme, il entre à la Maison Saint-Augustin et le voilà, « avec joie ! », en 2020, à Saint-Denys.

Martin sera en charge du KT CE2 et du Ciné-Pizza (avec Guillaume).

Un mot aux paroissiens ? « Merci ! Priez pour nous, nous prions pour vous. Je suis très heureux de retrouver la vie paroissiale, après cette année propédeutique. »

 

Guillaume de C., 34 ans. Il est né à Bordeaux, où il commence ses études de droit, qu’il achève à l’université Paris-Sorbonne avec un M2. Depuis 2011, il est avocat, spécialisé dans le contentieux des affaires et le droit immobilier. Élevé dans la foi catholique, il fréquente moins la messe pendant ses études et une fois devenu adulte. « Mais au fond de moi, depuis le début de l’adolescence, se posait la question du sacerdoce. J’ai tout fait pour ne pas devenir prêtre ! Comment faire un tel choix de vie ? Pourtant, le 17 octobre 2018, le Seigneur m’a demandé, dans mon cœur, si je voulais être prêtre. J’ai senti une joie immense, surnaturelle, un avant-goût du Ciel ; une joie comme je n’en avais jamais connue. » Guillaume demande quand même « un autre signe », quelques semaines plus tard, qu’il reçoit aussitôt. « J’ai reçu ce signe clair et fort, qui m’a bouleversé. Le Seigneur est venu au secours de mon manque de foi. J’ai eu la certitude que le Seigneur est là, qu’il nous aime, qu’on est dans sa main. J’ai alors entrepris un chemin de conversion. C’est une grande liberté que de vouloir faire la volonté du Christ. » En septembre 2019, Guillaume entre à la Maison Saint-Augustin : « la prière et l’eucharistie au quotidien m’ont rendu pleinement heureux. C’est merveilleux de trouver le sens de sa vie ! Avant, j’avais l’impression de passer à côté de quelque chose et voir le temps passer m’angoissait. Maintenant, je suis libéré de cette angoisse. »

Dès le premier dimanche de septembre, Guillaume est à Saint-Denys, « belle paroisse » où il se sent très bien accueilli et « impatient de commencer les cours, de voir ce que c’est que le séminaire ».

Cette année, il sera chargé d’une mission (à définir précisément) auprès des collégiens des Francs-Bourgeois et du Ciné-Pizza (avec Martin).

Propos recueillis par Dominique Th. 


JAM 2020 annulées : ouverture des "mini-JAM" !



Le père Tardy et l’équipe des JAM ont choisi, étant donné le contexte sanitaire, la voie de la sagesse : les JAM 2020, sous leur forme traditionnelle, sont annulées, afin que ni les paroissiens, ni nos visiteurs ne risquent la contamination à Saint-Denys. Cette décision aura bien sûr, au-delà de l’aspect missionnaire de nos JAM, un impact financier, puisque les JAM sont une ressource importante pour la paroisse. Toutefois, les années précédentes ayant été fructueuses, le Conseil Économique s’est montré rassurant : Saint-Denys a la capacité de financer ses activités cette année en puisant dans ses réserves, sans que la vie paroissiale n’en soit affectée.

Se pose aussi la délicate question des stocks : les placards sont déjà pleins d’objets pour la brocante, de jouets, de linge, de livres ; les portants et étagères croulent sous les vêtements, sans compter les 110 pots de confitures prêts à être dégustés !

Nous lançons donc cet automne, dès les  24 et 25 octobre, (mais aussi les 7 et 8 novembre en cas de succès !) nos « mini-JAM », en plein air, sur le parvis, afin d’écouler principalement les stocks de vêtements, les chaussures et les confitures. 

Ce sera une vente de week-end, renouvelable à volonté, destinée principalement aux habitants du quartier et autres badauds.

Par ailleurs, nous sommes contraints de suspendre jusqu’à nouvel ordre la réception des dons, sauf objet exceptionnel susceptible d’être vendu un très bon prix… lors des JAM 2021, qui, après cette année « sabbatique », n’en seront que plus belles ! 

D. et Ph. Th., responsables JAM


samedi, septembre 19, 2020

Ordination de Martin Doherty, ancien séminariste

Martin Doherty, ancien séminariste de Saint-Denys (sous la houlette de Paul Quinson), a été ordonné pour le diocèse de Langres.  Belle et heureuse vie à ce nouveau prêtre !



jeudi, septembre 17, 2020

La rentrée des Petits déjeuners bibliques de Saint-Denys

 UNE FORMATION BIBLIQUE OUVERTE À TOUS :

LES « PETITS DÉJEUNERS BIBLIQUES » 

C’est LE groupe de formation incontournable dans la vie du paroissien !

De quoi s’agit-il ? Nous lisons ensemble les lectures du jour, tirées de l’Ancien et du Nouveau Testament, pour nous préparer à la messe de 11 heures. Attention, cette rencontre n’est pas réservée à des personnes ayant déjà étudié la Bible : chacun y est le bienvenu pour creuser en communauté la Parole de Dieu. Les participants ne sont pas tenus non plus à une régularité, même s’il est plus enrichissant de participer à toutes les rencontres. VENEZ NOMBREUX !

SALLE PAROISSIALE

LES DIMANCHES DE 9 H 15 À 10 H 45 : 27 septembre, 18 octobre, 1 novembre (Toussaint), 6 décembre 2020, 10 janvier, 24 janvier, 7 février, 7 mars, 21 mars, 11 avril, 9 mai 2021.

Contact : www.saintdenys.net (“Prière et Parole” / “Petits déjeuners bibliques”)





dimanche, juillet 05, 2020

Première messe de Stéphane, Sébastien et Simon à Saint-Denys

Les paroissiens de Saint-Denys ont eu la joie d'accueillir "leurs" anciens séminaristes, Simon, Sébastien et Stéphane, ordonnés prêtres le 27 juin dernier, pour une "première" messe et un pot de l'amitié dans les jardins du presbytère.
Que le Seigneur les accompagne tout au long de leur sacerdoce afin qu'ils donnent beaucoup de fruits !



jeudi, juillet 02, 2020

Des nouvelles de "nos" séminaristes


ADMISSIONS :


Mgr Nahmias appelle Jason à être admis parmi les candidats au sacerdoce.
L'admission aura lieu au cours de la messe du 1er septembre en l'abbaye Notre-Dame de Jouarre.
Mgr Aupetit appelle  Louis-Marie et Antoine pour être admis parmi les candidats au sacerdoce.
L’admission aura lieu le vendredi 11 septembre à 18h15 à Saint-Germain-l’Auxerrois.
D'autres admissions seront annoncées ultérieurement...


Antoine Ha quitte Paris pour poursuivre le second cycle de sa formation au Vietnam. Bon retour chez toi, Antoine, et donne-nous des nouvelles de temps en temps !

Nicolas, ayant achevé son premier cycle, a choisi de prendre du recul pendant un an, avant d'entrer en second cycle. Il travaillera l’année prochaine dans son domaine de compétence : l'économie.


Ont été institués lecteurs et acolytes :
Guillaume : le 13 juin à 11h à Saint-Rémy de Vanves.
Louis et Baptiste : le  6 juin à 11h à Saint-Germain-l'Auxerrois


Reçoivent le sacrement de l'ordination diaconale :
Benoît et Paul ainsi que Paul-Marie, le fils de Vérina, paroissienne de Saint-Denys.

Enfin (comme le temps passe !), ont été ordonnés prêtres à Saint-Sulpice, le 27 juin à 9h30  :
Stéphane, Sébastien et Simon.
Tous les trois nous feront l'amitié de concélébrer une "première" messe à Saint-Denys, le vendredi 3 juillet à 19h.


Que notre prière accompagne nos chers séminaristes lors de ces temps forts de leur vie, afin que l'Esprit Saint les fortifie dans le don de leur personne à Dieu, à son Eglise et au monde.

mardi, juin 23, 2020

L'édito du père Tardy. Juin 2020

Retrouvailles eucharistiques ! Après ce confinement qui fut d’une très grande violence morale, économique et spirituelle sur le corps social et sur nos pauvres personnes, voici venu le temps des retrouvailles… eucharistiques.
Eucharistie signifie « action de grâce », mais qu’est-ce à dire ? On peut traduire par « merci » à condition d’en garder le sens du vieux français : la grâce, la miséricorde, « la » merci ! et non pas seulement l’étymologie latine merces : salaire, prix.
L’action de grâce, c’est ce qui jaillit d’une reconnaissance, au sens où l’on est reconnaissant de quelque chose. Quand on vient de recevoir un signe ou une parole qui nous va droit au cœur, on est physiquement saisi par le besoin irrépressible d’aller remercier. Et je ne crois pas qu’il s’agisse d’un formatage culturel. On voit cela partout, sous toutes les latitudes. Cet élan du cœur serait peut-être même le véritable propre de l’homme avant le rire. La pointe de son âme.
L’action de grâce, c’est aussi la joie de celui qui a compris : eurêka !, la joie sensible d’étreindre ce qui était loin ou virtuel. Et parce que la distance est aussi l’occasion de l’oubli ou au contraire du souvenir obsédant de l’autre, l’action de grâce c’est aussi ce qui jaillit des retrouvailles avec l’autre, présent réellement «  en chair et en os ». L’action de grâce s’approfondit de la joie du pardon donné et reçu.
Nous avons d’autres motifs de remerciements aujourd’hui, adressés au P. Grégoire qui nous quitte trop tôt, sans que nous ayons encore pu ouvrir le champagne pour l’achèvement de sa thèse :  la défense a été repoussée à la rentrée à cause du confinement. Nous rendons grâce pour les 5 séminaristes de deuxième année qui nous quittent : Jason, Antoine, Antoine Ha, Louis-Marie, Nicolas et pour Henri qui s’est ajouté.
Que notre communauté demeure dans cette action de grâce. « La vie attire comme la joie » comme l'écrit Henri de Lubac. 

Retrouvailles eucharistiques

Jennifer
La messe m’a beaucoup manqué. Le lieu, les chants, les paroissiens, les prêtres, les séminaristes… Elle constitue un tout, il n’y a pas que la communion. Tous les sens sont éveillés quand on vient à la messe : l’ouïe, l’odorat, le toucher... C’est une émotion fébrile que l’on peut ressentir dans notre corps. Les transmissions sur YouTube étaient une consolation, mais sans cet éveil très particulier et sans la présence de la communauté. En revanche, le fait d’avoir les laudes, les vêpres et la messe sur YouTube apportait du rite à ma journée. En effet, la prière est très importante pour garder une intériorité. Elle permet de tenir bon. De persévérer. Sans elle, le repli sur soi, l’usure, le découragement, altération de l’amour me guettent. Aller à la messe le plus souvent possible, préserve de ces usures.
Je me souviens du jour où la messe a repris, au terme du confinement. C’était le 24 mai à 9h30. Le père Tardy a dit que c’était comme s’il célébrait sa première messe. Naturellement, il célèbre la messe tous les jours, mais les paroissiens ont dû lui manquer aussi. Véritablement, l’Église forme un seul corps. Pour nous aussi, c’était comme si c’était notre première communion.

Cette année, j’ai commencé le parcours Alpha. Le confinement l’a interrompu alors qu’il restait 3 séances, repoussées en septembre. Avant le COVID, on m’avait confié un topo sur « Dieu guérit-il toujours ? ». Le sujet tombait très à propos. J’ai pu mettre à profit le confinement pour méditer et travailler cette question. Évidemment, la situation sanitaire, les personnes à l’hôpital, la souffrance liée à la maladie et aux conséquences de l’isolement étaient autant de sujets de prière et de réflexion. J’ai beaucoup pensé aux violences conjugales relatées dans les médias et aux femmes qui ont peut-être peur d’être privées de l’eucharistie si elles quittent un foyer dangereux pour elles*. Cela m’a préoccupée.

Qu’est ce qui a changé dans ma trajectoire spirituelle ? Sans doute le confinement a t-il renforcé ma certitude que pour le reste de ma vie, dans la peine ou dans le bonheur, je ne pourrai me passer de la recherche de la présence du Christ. Je partage avec vous une phrase de Kafka : « L’Homme ne peut pas vivre sans une confiance constante en quelque chose d’indestructible en lui ».
Il y a en effet quelque chose d’indestructible en moi. C’est le Christ. 
Propos recueillis par Agathe R. 

* NDLR : Ce n'est pas le divorce qui remet en cause l'accès au sacrement eucharistique, mais le remariage après divorce. Aux yeux du droit canonique et de L'Eglise, en effet, le mariage, qui est lui-même un sacrement, est indissoluble et rend par conséquent impossible un second mariage du vivant du conjoint. Ce remariage constituerait alors une atteinte au sacrement. C'est la raison pour laquelle une procédure en nullité du mariage est possible devant le juge ecclésiastique. Une fois le "premier" mariage déclaré nul, un mariage est à nouveau possible devant l'Eglise.

Cyril
Est-ce qu’être privé de messe durant le confinement a changé quelque chose dans ma vie spirituelle ? La messe m’a manqué, mais j’ai vécu ça sereinement car je suis resté connecté de multiples  manières. D’abord, par la lecture de la mystique Maria Valtorta : « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé ». On m’a offert cette œuvre magistrale en… 10 tomes (!) avant le COVID et cela m’a beaucoup plu, car il s’agit d’une révélation qui illustre la vie du Christ de détails inédits dans les Évangiles. L’écoute de Radio Notre-Dame et les retransmissions de Radio Vatican m’ont également aidé à rester en communion avec l’Église. Et puis, je pouvais me rendre à l’église Saint-Paul qui était ouverte toute la journée. Enfin, j’étais en contact avec plusieurs paroissiens par téléphone. Mais ce qui m’a réellement manqué, c’est l’adoration du Saint Sacrement que les paroissiens de Saint-Denys peuvent habituellement pratiquer le matin. J’ai connu des épisodes de jeûne eucharistique dans ma vie, en particulier lors de voyages. Ce n’était donc pas une situation inédite. J’ai beaucoup pensé à des pays, notamment la Chine, où l’on vit comme une habitude le fait d’être privé de messe. 
C’est véritablement une chance d’être libre de vivre sa foi.
Propos recueillis par Agathe R.


La famille M.
Anciens paroissiens, les M. sont restés très attachés à Saint-Denys. Caroline confie : « Notre premier enfant a été baptisé en 2004 par le père Quinson, et nous avons beaucoup apprécié l’accueil et l’élan de Saint-Denys. La présence des séminaristes a particulièrement marqué nos deux aînés, Charles et Raphaël, qui ont été très heureux de les rencontrer au catéchisme et dans la vie paroissiale, ainsi que le père Tardy. Ayant dû déménager dans un autre quartier de Paris, nous sommes demeurés très proches de cœur. » Le confinement ? « Un temps lumineux, familial… après des débuts prudents nous avons pu vivre de bons moments d’échange et d’amitié avec les familles de notre immeuble. Le premier mois s’est vraiment bien passé, et nous avons plutôt bien accepté les frustrations. Nous avons vécu avec patience l’absence d’Eucharistie – c’était ainsi… J’ai partagé avec nos garçons le beau parcours spirituel que leur école leur proposait, et prié chaque soir avec Diane, notre petite fille de huit ans. L’approche de Pâques a été plus difficile, ne pas pouvoir vivre intensément la Semaine Sainte m’a manqué. Nous avons suivi à la télévision la messe de Pâques célébrée par le pape, et cela m’a serré le cœur de le voir seul dans cette immensité, si fatigué. C’était poignant, et j’ai ressenti une vraie tristesse de ne pas être entourée pour Pâques...
Quand le retour à la messe dominicale a été possible, nous avons désiré fêter l’événement… et nous sommes partis tous ensemble avec nos vélos à Saint-Denys ! Accueillis chaleureusement dans le respect des contraintes, nourris par la parole tellement juste du père Tardy et portés par l’ambiance sympathique de la paroisse, nous avons été vraiment comblés. » 

Une paroissienne          
L’absence d’eucharistie ne m’a pas tellement pesé au départ car j’ai trouvé énormément de soutien dans tout ce que l’Église et de nombreuses personnes ont mis en place. Tant d’initiatives extraordinaires m’ont offert un ressourcement beaucoup plus important que d’habitude. Pas de présence physique, pas de rencontre réelle du Seigneur et de la communauté, et pourtant abondance de nourriture, certes virtuelle, mais profondément spirituelle. Oui, l’absence, oui le jeûne de l’eucharistie, irremplaçable, qui m’a manqué. Mais plus que le manque j’ai vécu un renouvellement de ma vie spirituelle. Allant le plus souvent possible à la messe quotidienne, j’ai également suivi la messe du Saint Père à Sainte-Marthe et j’ai été très touchée par ses homélies profondes reliées au présent, toujours par rapport aux textes liturgiques : je peux dire que j’ai redécouvert le pape ! Privée de l’assemblée, je m’y suis sentie vraiment unie par la Communion des Saints. C’est pour moi un lien très fort, exprimé avec plus de foi encore à travers le confinement. Et avec cela une faim, un désir de l’assemblée, du partage de la messe, de la consécration, de la présence réelle. Nécessité vitale de retourner à la messe le dimanche de Pentecôte, et grande joie de nous retrouver tous ! Le père Tardy nous a remis les rameaux de buis bénis, comme une résurgence de Pâques en cette fête essentielle… C’était très beau, on sentait un courant qui passait, dans la simplicité. Durant ce temps de confinement, j’avais médité cette parole chez saint Jean « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour ». Amour pascal, enjeu du salut, Christ victorieux, don de son corps, de son sang, transformation, nouvelle vie octroyée, devenir ce que l’on reçoit !
Ce mûrissement qui rend les retrouvailles eucharistiques plus importantes encore, je l’accueille comme un fruit spirituel. Et par-delà les moments de nuit, de doute, face à la maladie depuis plusieurs années, au fond de moi-même je me sens assez sereine… Je suis portée par la prière autour de moi.
Propos recueillis par Isabelle M.                                  
 

                                                                                                                             

Le père José, notre nouveau prêtre "étudiant"

Le père José est un aventurier de la foi, toujours prêt à répondre « oui » aux appels de Dieu, sans trop savoir où son « oui » l’emportera. Une sorte d’Abraham brésilien, amoureux de Jérusalem… et de Saint-Denys !

José est né en 1981, deuxième d’une fratrie de six enfants, le jour de la Sainte-Jeanne-d’Arc, à Gonçalves, un village de montagne (il y fait –5° l’hiver !) à 230 kms de São Paulo, au Brésil. Ses parents sont  fermiers éleveurs de vaches, de cochons, de poules. A quinze ans, il songe déjà à devenir prêtre et prend contact avec les Rédemptoristes pour approfondir sa vocation. C’est là que vient le chercher le filleul de sa grand-mère, qui lui propose de rejoindre le petit séminaire de la congrégation de Notre-Dame-de-Sion. « Rien que le nom, j’ai dit "oui" tout de suite. Je n’avais pas compris que c’était à 700 km au sud, dans une ville de 70 000 habitants. Pour moi, c’était immense ! Et il n’y avait pas de montagne : comment vivre là ? Avec mon accent montagnard, en plus ! » Il y reste jusqu’au bac. Puis il est envoyé, pour faire ses études de philosophie, dans une faculté de la banlieue de São Paulo. Au bout de deux ans, il est appelé au noviciat (2001), puis prononce ses vœux le 20 janvier 2002. Aussitôt il est envoyé à Paris, pour apprendre le français, « parce qu’il s’intéresse à l’histoire de sa congrégation », fondée en 1842 par deux frères Juifs alsaciens convertis au catholicisme. « J’étais hyper content. Je suis arrivé en février. C’était la première fois que je voyais des arbres sans feuilles. Il faisait encore nuit à 9 h du matin et déjà nuit à 5 h du soir… J’ai appris mon premier mot de français à la Catho. Au bout de six mois, on m’a dit : « Tu as l’air heureux. Tu vas commencer des études de théologie. » J’ai dit « oui », sans trop mesurer la suite. Mais j’ai eu la chance de rencontrer des séminaristes et des laïcs qui m’ont accueilli de manière très fraternelle et ont permis mon intégration dans le pays. Après quatre ans de théologie, on m’a proposé de faire un master en Écriture Sainte. J’ai dit « oui ». Mais j’étais tombé amoureux de Jérusalem, où j’avais séjourné pendant les vacances de Pâques 2004. J’avais demandé à partir, on me faisait attendre. Durant mon master, je suis ordonné diacre par Monseigneur Beau... et je découvre le partenariat de la Catho avec l’École Biblique de Jérusalem. En 2009, après avoir été ordonné prêtre dans mon village de Gonçalves, auprès des miens, je pars pour un semestre à Jérusalem… et j’y passe deux ans ! En 2011, je rentre au Brésil, croyant y rester définitivement, heureux de mieux connaître l’Église brésilienne. Je suis chargé des vocations à São Paulo et vicaire dans une paroisse d’une grande ville pauvre de la banlieue de São Paulo. Cela m’a façonné en tant que jeune prêtre : je me retrouvais soudain devant plus de 600 personnes à la messe, avec un nombre incroyable de messes, baptêmes et mariages à célébrer… et de longues heures de confession. En 2013, je suis nommé directeur d’une école privée à São Paulo et découvre le monde de l’éducation, qui me rend pleinement heureux et fait certainement partie de ma vocation. J’ai beaucoup appris auprès des élèves, des profs. Pourtant, je me dis prêt à repartir. En 2017, je suis renvoyé à Paris pour y être responsable de la communauté de N-D-de-Sion, où vivent ensemble trois prêtres et autant d’étudiants, français ou étrangers : la vie religieuse ne doit pas être un entre-soi confortable, il faut s’ouvrir au monde ! » Le père José reprend alors ses études de master. « C’est un gros défi. On ne reçoit pas les choses de la même manière quand on a acquis de l’expérience. » Dans le sillage du père Blanchard, son ancien professeur, le père José pense à consacrer son mémoire à saint Jean, en particulier aux noces de Cana, à travers le prisme de la tradition juive. Il cherche en même temps à « donner un coup de main. » Il est partout : à N-D-du-Travail (14ème) d’abord, puis au Sacré-Cœur de Saint-Ouen pour aider la communauté brésilienne et travailler avec elle les questions d’intégration. Il aide aussi dans le cadre de la Pastorale du lycée Notre-Dame-de-Sion.
Et il lui reste encore du temps pour Saint-Denys ! « J’ai été tellement bien accueilli par les pères Roger et Grégoire, les séminaristes et les paroissiens... ».
Avant le confinement, il célébrait la messe du samedi soir  et de deux matins, « touché de voir ces personnes qui viennent à la messe avant de partir au travail, qui pratiquent de manière sincère. C’est une grâce profonde de prier avec elles. » L'emploi à venir reste à déterminer, selon le contexte de la rentrée...
Venez le rencontrer : sa joie est communicative !
DTh.

Henri, le séminariste qui venait de Zambie


Nous l’avons découvert à la télé, sur la chaîne du Petit Céphalophore, jouant de l’orgue pendant les messes. On nous l’a aussi décrit comme un excellent cuisinier, spécialement doué pour les gâteaux au citron. Mais qui est donc Henri, ce séminariste de 22 ans arrivé à Saint-Denys en plein confinement, un jour de fête de l’Annonciation ?
Henri est le quatrième d’une famille pratiquante de cinq enfants, installée dans les Yvelines. Après un an de prépa scientifique, il entre au séminaire de Paris, à la Maison Saint-Augustin (où il fait la connaissance du père Grégoire), puis achève son premier cycle après deux ans à Saint-Séverin. Il est alors envoyé en stage inter-cycles en Zambie, au village de brousse de Chikowa, où il devient directeur adjoint d’un centre de formation de jeunes de 18 à 36 ans, qui viennent apprendre les techniques de l’agriculture, la menuiserie, la mécanique, la maçonnerie ou de la cuisine : un cours ouvert spécialement pour attirer les filles ! Lui s’occupe de la gestion matérielle de l’école, du suivi et du recrutement des 70 étudiants, des RH avec les professeurs.
Et c’est la pandémie. Mgr Aupetit décide de rapatrier les cinq séminaristes parisiens en stage et voilà Henri à Saint-Denys, en « vacances » forcées, occupé par son tuteur à rédiger une fiche de lecture de Philo. Aujourd’hui déconfiné, il peut rendre aussi quelques services généraux, comme le tri d’une bibliothèque ou la participation à l’opération Booz auprès des plus démunis.
Parti pour deux ans, il devrait retourner en Zambie, économiquement très affaiblie par la crise du coronavirus, en septembre : « J’ai hâte de replonger dans le bain ! J’aime beaucoup les gens de là-bas, leur façon de s’identifier à leur village qui est aussi leur famille, leur simplicité. Même les profs sont cultivateurs : ils ont tous leur champ de maïs. » Depuis le déconfinement, il est aussi heureux de découvrir les paroissiens, en particulier les habitués aux messes de semaine, ainsi que « ceux qui passent et repassent autour du presbytère ». Tu es le bienvenu Henri !
DTh.                                                        

Le départ du père Grégoire


« Je ne m’attendais pas à partir si vite ! »  Le père Grégoire pensait rester encore quelques années à Saint-Denys, sa première paroisse, mais l’évêque en a décidé autrement. Après deux années,  l’heure est déjà au départ... et au bilan.

Ces deux années ont été bien remplies pour le père Grégoire qui, outre la rédaction de sa thèse, occupait trois fonctions : vicaire, formateur au séminaire, ce qui suppose la direction spirituelle des séminaristes et prof. de théologie dogmatique aux Bernardins devant un auditoire largement composé de séminaristes du deuxième cycle, sans compter la direction de mémoire pour ceux qui continuent leurs études après leur licence de théologie. Et en ce moment, il fait passer les oraux !  Malgré cet emploi du temps chargé, il a fini sa thèse, « en deux ans au lieu d’un ! », intitulée « L’homme, image de Dieu chez Thomas d’Aquin », qu’il soutiendra à l’automne à Toulouse à l’Institut Saint-Thomas. Pourquoi saint Thomas ? « C’est lui qui a les réponses aux questions difficiles, surtout en morale. »
Le père Grégoire a été heureux d’être en paroisse, après plusieurs années à la Maison Saint-Augustin où il ne voyait les paroissiens que le dimanche. Or, dit-il, « la vocation du prêtre diocésain est de connaître les gens. Il faut être généreux de son temps, avoir du temps gratuit à donner. Dans les études, on cherche plutôt à en gagner. En étudiant, on fait marcher sa tête, mais en paroisse, on sait pourquoi on a fait marcher sa tête... » 
Pour quoi ? Pour le KT d’abord, avec les CE2 et les CM2 : « J’en avais déjà fait en tant que séminariste. Comme prêtre, ce n’est pas la même chose. Il faut connaître les enfants pour comprendre ce dont ils ont besoin. Pas si simple. On a aussi décidé de passer au mercredi midi : on a perdu beaucoup d’enfants, mais on a maintenant des enfants ouverts, prêts à discuter et non exténués après six heures de classe. »
Pour les scouts également, en particulier les chefs avec lesquels le père Grégoire dîne régulièrement, pour resserrer les liens et les amener à réfléchir et à approfondir leur foi. « C’est un rapport de confiance, avec une grande liberté de parole. Je n’ai jamais été scout, mais c’est une sagesse éducative et chrétienne excellente. »
Pour les couples de la « prépa mariage » encore : « Un ministère qui m’a pris un peu de temps. Je n’en avais jamais fait. Ce n’est pas si facile : on est à la fois joyeux de voir venir des jeunes gens pour parler de l’Évangile, mais d’un autre côté on sait qu’on passe souvent après le traiteur et qu’on n’est contacté qu’en dernier ! La méthode Alpha m’a beaucoup détendu par rapport à ça : j’ai amélioré la prépa en impliquant davantage de paroissiens, pour que les jeunes couples se sentent véritablement intégrés au sein d’une communauté. »
Car il y a eu aussi Alpha, « la grande aventure » promet l’affiche. « J’ai beaucoup aimé faire quelque chose de nouveau et de gratuit au sens où les gens ne viennent pas demander à recevoir un sacrement. Et c’était l’occasion d’une collaboration avec des paroissiens qui ont donné beaucoup de temps. Alpha, c’est vraiment une communauté qui reçoit, une petite armée de paroissiens qui préparent la nourriture, décorent la salle, animent les équipes. Quand on ne voit que le prêtre, pour un sacrement, les gens ne peuvent pas comprendre ce qu’est l’Église. »
Pour les lectures de saint Thomas enfin : « J’ai adoré ! Thomas est très éclairant pour la vie chrétienne. Et je trouvais que l’église était un peu vide le dimanche après-midi... » Et le père Grégoire conclut : « Je n’ai pas beaucoup baptisé, peu enterré. Confessé. Ce n’est pas un quartier très pratiquant. »

A Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, où il sera en septembre, il n’y a qu’un curé (qu’il a connu à la Maison Saint-Augustin et qui arrive en même temps que lui) et deux vicaires. Cela va le changer, après neuf ans d’ambiance communautaire ! « Comme disent les séminaristes, je quitte enfin le séminaire... » Son ministère paroissial sera plus lourd : le taux de pratique y est de 10 %, contre 1 % ici ! Triste de quitter les séminaristes ? « Je continuerai à les voir aux Bernardins... » Un dernier mot sur Saint-Denys : « C’est une paroisse qui a des liens de fraternité assez forts. On peut s’appuyer sur un tissu de personnes qui s’aiment bien pour faire entrer les gens de l’extérieur. C’est une image attirante de la vie chrétienne. »

Un grand merci pour ces deux années données à Saint-Denys. Nous vous souhaitons bonne route, père Grégoire, et surtout, un très bon anniversaire pour vos 10 ans de sacerdoce !
DTh.                                                                     

L'accompagnement spirituel à Saint-Denys


« De même que le commencement de notre amour pour Dieu consiste à écouter sa Parole, de même le commencement de l'amour du prochain consiste à apprendre à l'écouter. »
Dietrich Bonhoeffer

Annie, accompagnatrice spirituelle

Six paroissiens de Saint-Denys ont été formés pendant deux ans à l’accompagnement spirituel par le père Roger Tardy. Parmi eux, Annie. Témoignage. 

« Bretonne d’origine, j’habite le quartier depuis trente ans. Je travaille à l’Hôpital Saint-Joseph dans le XIVème arr., où je suis cadre de santé. J’ai suivi autrefois la Formation des responsables de l’École cathédrale. Après un discernement avec le père Deurbergue, le père Tardy m’a proposé de me former à l’accompagnement spirituel. J’ai accepté car j’ai le désir de rendre ce que j’ai reçu et d'entrer  humblement dans cette longue tradition de l'Église. J’ai moi-même été accompagnée par des personnes remarquables, dont le père Olivier de Cagny et actuellement une femme. Je n'ai jamais ressenti d'emprise, de volonté de puissance ou de fusion, mais au contraire ces personnes m'ont respectée, aidée à devenir plus libre, plus vivante. Il s'agit d'une alliance à trois - l'accompagné, l'accompagnateur et l'Esprit Saint. L'accompagnateur aide l'accompagné à faire mémoire, à relire sa vie sous le regard de Dieu. C'est différent d'une psychothérapie. Nous débutons d'ailleurs par une prière. Le regard toujours bienveillant, sans jugement, l'écoute profonde de l'accompagnateur aide l'accompagné à se sentir enfant bien-aimé de Dieu. L'accompagné peut progressivement entrer dans une relation de confiance, être vrai, dire ses peines, ses joies, ses difficultés, ses choix, les discernements à faire.  Avec un petit groupe de paroissiens, j’ai suivi avec joie et reconnaissance la formation donnée par le père Tardy plusieurs samedis matin de suite, puis celle délivrée par les Jésuites au Centre Manrèse de Clamart. Ce parcours m’a confirmée dans mon désir d’accompagner les frères et sœurs que le Seigneur mettra sur mon chemin. » 

Saint-Denys, laboratoire de l’Église
Le diocèse de Paris a décidé de former des laïcs à l’accompagnement spirituel.
Premier temps fort : la journée diocésaine organisée le 7 mars dernier dans la crypte de Notre-Dame-des-Champs sur le thème : « L’accompagnement spirituel - Quel accompagnement ? Quels accompagnateurs ? ». Formateurs de prêtres, coachs, psychologues…, se sont succédés pour expliquer aux 200 représentants de toutes les paroisses présentes ce qu’est l’accompagnement spirituel et en quoi il diffère de l’accompagnement psychologique. Mgr Benoist de Sinety a conclu cette journée de réflexion en soulignant que les besoins sont nombreux : « catéchumènes, fiancés, jeunes et moins jeunes doivent trouver quelqu’un de disponible dans l’Église ». D’où la nécessité de s’appuyer sur des laïcs pour seconder les prêtres. 
Pionnière dans le diocèse, notre paroisse a déjà formé deux hommes et de quatre femmes susceptibles d’accompagner ceux qui en font la demande. Une expérience suivie de près par Mgr Alexis Leproux qui est venu les rencontrer l’an dernier à Saint-Denys et échanger avec eux. À suivre. 
SH              

Vous souhaitez être accompagné spirituellement ? C’est possible !
Parlez-en à un prêtre de la paroisse. Il saura vous diriger vers la bonne personne.

Le catéchuménat à Saint-Denys : un chemin de vie


Pour le catéchuménat du Marais le confinement s’est annoncé à un moment délicat de l’année, précisément au temps prévu pour le week-end de récollection annuelle chez les sœurs bénédictines de Sainte-Bathilde à Vanves. Cette récollection est un temps privilégié de recueillement, d’enseignement, de convivialité et de partage de la vie de prière de la communauté religieuse qui nous accueille. Pour les catéchumènes comme pour ceux qui cheminent vers les autres sacrements de l’Église, c’est le moment le plus intense de l’année. Pendant la messe du dimanche, les catéchumènes reçoivent leur troisième scrutin, dernière étape avant leur baptême. Le père Roger et les accompagnateurs qui se préparaient pour intervenir activement pendant la recollection ont enregistré les sujets prévus sous forme de fichiers audio qui ont été distribués à tous. La même approche a été adoptée pour la dernière rencontre du groupe en mai autour du sujet de l’Église, avec notamment un très bel enseignement par le père Jean-Baptiste Arnaud (Saint-Louis–en-l’Ile). Les baptêmes prévus pour Pâques ont tous déjà pu être célébrés dans les paroisses aux moments jugés favorables. Quant aux confirmations, elles sont décalées au 12 septembre. Un nouveau catéchumène nous a été donné en pleine période de confinement. Et quelle était notre joie de pouvoir nous retrouver « en vrai » le 3 juin dernier pour clore notre année, dans la cour du presbytère autour d’un apéritif dînatoire suivi de complies dans l’église !                                                                
Pour rappel, dans notre diocèse le catéchuménat est organisé en doyennés, le nôtre incluant notre paroisse, Saint-Paul-Saint-Louis, Saint-Louis-en-l’Ile et les Blancs-Manteaux. Tous ensemble, accompagnateurs, accompagnés, et quelques néophytes, nous formons un groupe qui oscille autour de 40 personnes. 


Le baptême de Célia, ancienne catéchumène


Le baptême de Célia s’est déroulé, en plein confinement, le 25 avril dernier, dans la plus grande intimité, le père Roger ayant estimé qu’il y avait « urgence » sur le plan spirituel, afin qu’elle puisse recevoir prochainement le sacrement de mariage. 
Notre petit groupe admis pour l’entourer, sa marraine, son fiancé et moi-même, son accompagnatrice au catéchuménat, est entré dans une église fermée, en passant par les salles paroissiales. La chapelle du baptistère avait été préparée pour l’événement par le séminariste Louis-Marie. Notre attention a été attirée par une magnifique rose attachée au cierge pascal que le séminariste Édouard avait cueillie pour l’occasion dans le jardin du presbytère.
Après un temps d’attente qui nous a permis de nous recueillir, le père Roger nous a invités à nous rendre à l’entrée de l’église pour les rituels de l’accueil et de l’Ephata (« Ouvre-toi », Mc 7, 34) qui consiste à ouvrir le futur baptisé à l’écoute de la Parole et à la proclamation de la foi. Ce rituel fait partie des scrutins que Célia n’avait pas pu recevoir en raison du confinement.
Nos pas se sont dirigés ensuite vers la chapelle du baptistère. Célia a tenu à intégrer à la liturgie de la parole le psaume du Bon berger, car c’est sous cette figure que le Seigneur lui est apparu, dès leur toute première rencontre en catéchuménat. C’est Édouard, son fiancé, qui a rempli d’eau la cuve baptismale.
Après le baptême, nous avons suivi le père Roger vers l’autel principal en chantant le Magnificat. Célia a été ensuite confirmée, puis elle a reçu sa première Communion.
Après la signature des registres, nous avons quitté l’église joyeux et en toute discrétion.
KK           


 

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