Le Petit Cephalophore

samedi, septembre 19, 2020

Ordination de Martin Doherty, ancien séminariste

Martin Doherty, ancien séminariste de Saint-Denys (sous la houlette de Paul Quinson), a été ordonné pour le diocèse de Langres.  Belle et heureuse vie à ce nouveau prêtre !



jeudi, septembre 17, 2020

La rentrée des Petits déjeuners bibliques de Saint-Denys

 UNE FORMATION BIBLIQUE OUVERTE À TOUS :

LES « PETITS DÉJEUNERS BIBLIQUES » 

C’est LE groupe de formation incontournable dans la vie du paroissien !

De quoi s’agit-il ? Nous lisons ensemble les lectures du jour, tirées de l’Ancien et du Nouveau Testament, pour nous préparer à la messe de 11 heures. Attention, cette rencontre n’est pas réservée à des personnes ayant déjà étudié la Bible : chacun y est le bienvenu pour creuser en communauté la Parole de Dieu. Les participants ne sont pas tenus non plus à une régularité, même s’il est plus enrichissant de participer à toutes les rencontres. VENEZ NOMBREUX !

SALLE PAROISSIALE

LES DIMANCHES DE 9 H 15 À 10 H 45 : 27 septembre, 18 octobre, 1 novembre (Toussaint), 6 décembre 2020, 10 janvier, 24 janvier, 7 février, 7 mars, 21 mars, 11 avril, 9 mai 2021.

Contact : www.saintdenys.net (“Prière et Parole” / “Petits déjeuners bibliques”)





dimanche, juillet 05, 2020

Première messe de Stéphane, Sébastien et Simon à Saint-Denys

Les paroissiens de Saint-Denys ont eu la joie d'accueillir "leurs" anciens séminaristes, Simon, Sébastien et Stéphane, ordonnés prêtres le 27 juin dernier, pour une "première" messe et un pot de l'amitié dans les jardins du presbytère.
Que le Seigneur les accompagne tout au long de leur sacerdoce afin qu'ils donnent beaucoup de fruits !



jeudi, juillet 02, 2020

Des nouvelles de "nos" séminaristes


ADMISSIONS :


Mgr Nahmias appelle Jason à être admis parmi les candidats au sacerdoce.
L'admission aura lieu au cours de la messe du 1er septembre en l'abbaye Notre-Dame de Jouarre.
Mgr Aupetit appelle  Louis-Marie et Antoine pour être admis parmi les candidats au sacerdoce.
L’admission aura lieu le vendredi 11 septembre à 18h15 à Saint-Germain-l’Auxerrois.
D'autres admissions seront annoncées ultérieurement...


Antoine Ha quitte Paris pour poursuivre le second cycle de sa formation au Vietnam. Bon retour chez toi, Antoine, et donne-nous des nouvelles de temps en temps !

Nicolas, ayant achevé son premier cycle, a choisi de prendre du recul pendant un an, avant d'entrer en second cycle. Il travaillera l’année prochaine dans son domaine de compétence : l'économie.


Ont été institués lecteurs et acolytes :
Guillaume : le 13 juin à 11h à Saint-Rémy de Vanves.
Louis et Baptiste : le  6 juin à 11h à Saint-Germain-l'Auxerrois


Reçoivent le sacrement de l'ordination diaconale :
Benoît et Paul ainsi que Paul-Marie, le fils de Vérina, paroissienne de Saint-Denys.

Enfin (comme le temps passe !), ont été ordonnés prêtres à Saint-Sulpice, le 27 juin à 9h30  :
Stéphane, Sébastien et Simon.
Tous les trois nous feront l'amitié de concélébrer une "première" messe à Saint-Denys, le vendredi 3 juillet à 19h.


Que notre prière accompagne nos chers séminaristes lors de ces temps forts de leur vie, afin que l'Esprit Saint les fortifie dans le don de leur personne à Dieu, à son Eglise et au monde.

mardi, juin 23, 2020

L'édito du père Tardy. Juin 2020

Retrouvailles eucharistiques ! Après ce confinement qui fut d’une très grande violence morale, économique et spirituelle sur le corps social et sur nos pauvres personnes, voici venu le temps des retrouvailles… eucharistiques.
Eucharistie signifie « action de grâce », mais qu’est-ce à dire ? On peut traduire par « merci » à condition d’en garder le sens du vieux français : la grâce, la miséricorde, « la » merci ! et non pas seulement l’étymologie latine merces : salaire, prix.
L’action de grâce, c’est ce qui jaillit d’une reconnaissance, au sens où l’on est reconnaissant de quelque chose. Quand on vient de recevoir un signe ou une parole qui nous va droit au cœur, on est physiquement saisi par le besoin irrépressible d’aller remercier. Et je ne crois pas qu’il s’agisse d’un formatage culturel. On voit cela partout, sous toutes les latitudes. Cet élan du cœur serait peut-être même le véritable propre de l’homme avant le rire. La pointe de son âme.
L’action de grâce, c’est aussi la joie de celui qui a compris : eurêka !, la joie sensible d’étreindre ce qui était loin ou virtuel. Et parce que la distance est aussi l’occasion de l’oubli ou au contraire du souvenir obsédant de l’autre, l’action de grâce c’est aussi ce qui jaillit des retrouvailles avec l’autre, présent réellement «  en chair et en os ». L’action de grâce s’approfondit de la joie du pardon donné et reçu.
Nous avons d’autres motifs de remerciements aujourd’hui, adressés au P. Grégoire qui nous quitte trop tôt, sans que nous ayons encore pu ouvrir le champagne pour l’achèvement de sa thèse :  la défense a été repoussée à la rentrée à cause du confinement. Nous rendons grâce pour les 5 séminaristes de deuxième année qui nous quittent : Jason, Antoine, Antoine Ha, Louis-Marie, Nicolas et pour Henri qui s’est ajouté.
Que notre communauté demeure dans cette action de grâce. « La vie attire comme la joie » comme l'écrit Henri de Lubac. 

Retrouvailles eucharistiques

Jennifer
La messe m’a beaucoup manqué. Le lieu, les chants, les paroissiens, les prêtres, les séminaristes… Elle constitue un tout, il n’y a pas que la communion. Tous les sens sont éveillés quand on vient à la messe : l’ouïe, l’odorat, le toucher... C’est une émotion fébrile que l’on peut ressentir dans notre corps. Les transmissions sur YouTube étaient une consolation, mais sans cet éveil très particulier et sans la présence de la communauté. En revanche, le fait d’avoir les laudes, les vêpres et la messe sur YouTube apportait du rite à ma journée. En effet, la prière est très importante pour garder une intériorité. Elle permet de tenir bon. De persévérer. Sans elle, le repli sur soi, l’usure, le découragement, altération de l’amour me guettent. Aller à la messe le plus souvent possible, préserve de ces usures.
Je me souviens du jour où la messe a repris, au terme du confinement. C’était le 24 mai à 9h30. Le père Tardy a dit que c’était comme s’il célébrait sa première messe. Naturellement, il célèbre la messe tous les jours, mais les paroissiens ont dû lui manquer aussi. Véritablement, l’Église forme un seul corps. Pour nous aussi, c’était comme si c’était notre première communion.

Cette année, j’ai commencé le parcours Alpha. Le confinement l’a interrompu alors qu’il restait 3 séances, repoussées en septembre. Avant le COVID, on m’avait confié un topo sur « Dieu guérit-il toujours ? ». Le sujet tombait très à propos. J’ai pu mettre à profit le confinement pour méditer et travailler cette question. Évidemment, la situation sanitaire, les personnes à l’hôpital, la souffrance liée à la maladie et aux conséquences de l’isolement étaient autant de sujets de prière et de réflexion. J’ai beaucoup pensé aux violences conjugales relatées dans les médias et aux femmes qui ont peut-être peur d’être privées de l’eucharistie si elles quittent un foyer dangereux pour elles*. Cela m’a préoccupée.

Qu’est ce qui a changé dans ma trajectoire spirituelle ? Sans doute le confinement a t-il renforcé ma certitude que pour le reste de ma vie, dans la peine ou dans le bonheur, je ne pourrai me passer de la recherche de la présence du Christ. Je partage avec vous une phrase de Kafka : « L’Homme ne peut pas vivre sans une confiance constante en quelque chose d’indestructible en lui ».
Il y a en effet quelque chose d’indestructible en moi. C’est le Christ. 
Propos recueillis par Agathe R. 

* NDLR : Ce n'est pas le divorce qui remet en cause l'accès au sacrement eucharistique, mais le remariage après divorce. Aux yeux du droit canonique et de L'Eglise, en effet, le mariage, qui est lui-même un sacrement, est indissoluble et rend par conséquent impossible un second mariage du vivant du conjoint. Ce remariage constituerait alors une atteinte au sacrement. C'est la raison pour laquelle une procédure en nullité du mariage est possible devant le juge ecclésiastique. Une fois le "premier" mariage déclaré nul, un mariage est à nouveau possible devant l'Eglise.

Cyril
Est-ce qu’être privé de messe durant le confinement a changé quelque chose dans ma vie spirituelle ? La messe m’a manqué, mais j’ai vécu ça sereinement car je suis resté connecté de multiples  manières. D’abord, par la lecture de la mystique Maria Valtorta : « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé ». On m’a offert cette œuvre magistrale en… 10 tomes (!) avant le COVID et cela m’a beaucoup plu, car il s’agit d’une révélation qui illustre la vie du Christ de détails inédits dans les Évangiles. L’écoute de Radio Notre-Dame et les retransmissions de Radio Vatican m’ont également aidé à rester en communion avec l’Église. Et puis, je pouvais me rendre à l’église Saint-Paul qui était ouverte toute la journée. Enfin, j’étais en contact avec plusieurs paroissiens par téléphone. Mais ce qui m’a réellement manqué, c’est l’adoration du Saint Sacrement que les paroissiens de Saint-Denys peuvent habituellement pratiquer le matin. J’ai connu des épisodes de jeûne eucharistique dans ma vie, en particulier lors de voyages. Ce n’était donc pas une situation inédite. J’ai beaucoup pensé à des pays, notamment la Chine, où l’on vit comme une habitude le fait d’être privé de messe. 
C’est véritablement une chance d’être libre de vivre sa foi.
Propos recueillis par Agathe R.


La famille M.
Anciens paroissiens, les M. sont restés très attachés à Saint-Denys. Caroline confie : « Notre premier enfant a été baptisé en 2004 par le père Quinson, et nous avons beaucoup apprécié l’accueil et l’élan de Saint-Denys. La présence des séminaristes a particulièrement marqué nos deux aînés, Charles et Raphaël, qui ont été très heureux de les rencontrer au catéchisme et dans la vie paroissiale, ainsi que le père Tardy. Ayant dû déménager dans un autre quartier de Paris, nous sommes demeurés très proches de cœur. » Le confinement ? « Un temps lumineux, familial… après des débuts prudents nous avons pu vivre de bons moments d’échange et d’amitié avec les familles de notre immeuble. Le premier mois s’est vraiment bien passé, et nous avons plutôt bien accepté les frustrations. Nous avons vécu avec patience l’absence d’Eucharistie – c’était ainsi… J’ai partagé avec nos garçons le beau parcours spirituel que leur école leur proposait, et prié chaque soir avec Diane, notre petite fille de huit ans. L’approche de Pâques a été plus difficile, ne pas pouvoir vivre intensément la Semaine Sainte m’a manqué. Nous avons suivi à la télévision la messe de Pâques célébrée par le pape, et cela m’a serré le cœur de le voir seul dans cette immensité, si fatigué. C’était poignant, et j’ai ressenti une vraie tristesse de ne pas être entourée pour Pâques...
Quand le retour à la messe dominicale a été possible, nous avons désiré fêter l’événement… et nous sommes partis tous ensemble avec nos vélos à Saint-Denys ! Accueillis chaleureusement dans le respect des contraintes, nourris par la parole tellement juste du père Tardy et portés par l’ambiance sympathique de la paroisse, nous avons été vraiment comblés. » 

Une paroissienne          
L’absence d’eucharistie ne m’a pas tellement pesé au départ car j’ai trouvé énormément de soutien dans tout ce que l’Église et de nombreuses personnes ont mis en place. Tant d’initiatives extraordinaires m’ont offert un ressourcement beaucoup plus important que d’habitude. Pas de présence physique, pas de rencontre réelle du Seigneur et de la communauté, et pourtant abondance de nourriture, certes virtuelle, mais profondément spirituelle. Oui, l’absence, oui le jeûne de l’eucharistie, irremplaçable, qui m’a manqué. Mais plus que le manque j’ai vécu un renouvellement de ma vie spirituelle. Allant le plus souvent possible à la messe quotidienne, j’ai également suivi la messe du Saint Père à Sainte-Marthe et j’ai été très touchée par ses homélies profondes reliées au présent, toujours par rapport aux textes liturgiques : je peux dire que j’ai redécouvert le pape ! Privée de l’assemblée, je m’y suis sentie vraiment unie par la Communion des Saints. C’est pour moi un lien très fort, exprimé avec plus de foi encore à travers le confinement. Et avec cela une faim, un désir de l’assemblée, du partage de la messe, de la consécration, de la présence réelle. Nécessité vitale de retourner à la messe le dimanche de Pentecôte, et grande joie de nous retrouver tous ! Le père Tardy nous a remis les rameaux de buis bénis, comme une résurgence de Pâques en cette fête essentielle… C’était très beau, on sentait un courant qui passait, dans la simplicité. Durant ce temps de confinement, j’avais médité cette parole chez saint Jean « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour ». Amour pascal, enjeu du salut, Christ victorieux, don de son corps, de son sang, transformation, nouvelle vie octroyée, devenir ce que l’on reçoit !
Ce mûrissement qui rend les retrouvailles eucharistiques plus importantes encore, je l’accueille comme un fruit spirituel. Et par-delà les moments de nuit, de doute, face à la maladie depuis plusieurs années, au fond de moi-même je me sens assez sereine… Je suis portée par la prière autour de moi.
Propos recueillis par Isabelle M.                                  
 

                                                                                                                             

Le père José, notre nouveau prêtre "étudiant"

Le père José est un aventurier de la foi, toujours prêt à répondre « oui » aux appels de Dieu, sans trop savoir où son « oui » l’emportera. Une sorte d’Abraham brésilien, amoureux de Jérusalem… et de Saint-Denys !

José est né en 1981, deuxième d’une fratrie de six enfants, le jour de la Sainte-Jeanne-d’Arc, à Gonçalves, un village de montagne (il y fait –5° l’hiver !) à 230 kms de São Paulo, au Brésil. Ses parents sont  fermiers éleveurs de vaches, de cochons, de poules. A quinze ans, il songe déjà à devenir prêtre et prend contact avec les Rédemptoristes pour approfondir sa vocation. C’est là que vient le chercher le filleul de sa grand-mère, qui lui propose de rejoindre le petit séminaire de la congrégation de Notre-Dame-de-Sion. « Rien que le nom, j’ai dit "oui" tout de suite. Je n’avais pas compris que c’était à 700 km au sud, dans une ville de 70 000 habitants. Pour moi, c’était immense ! Et il n’y avait pas de montagne : comment vivre là ? Avec mon accent montagnard, en plus ! » Il y reste jusqu’au bac. Puis il est envoyé, pour faire ses études de philosophie, dans une faculté de la banlieue de São Paulo. Au bout de deux ans, il est appelé au noviciat (2001), puis prononce ses vœux le 20 janvier 2002. Aussitôt il est envoyé à Paris, pour apprendre le français, « parce qu’il s’intéresse à l’histoire de sa congrégation », fondée en 1842 par deux frères Juifs alsaciens convertis au catholicisme. « J’étais hyper content. Je suis arrivé en février. C’était la première fois que je voyais des arbres sans feuilles. Il faisait encore nuit à 9 h du matin et déjà nuit à 5 h du soir… J’ai appris mon premier mot de français à la Catho. Au bout de six mois, on m’a dit : « Tu as l’air heureux. Tu vas commencer des études de théologie. » J’ai dit « oui », sans trop mesurer la suite. Mais j’ai eu la chance de rencontrer des séminaristes et des laïcs qui m’ont accueilli de manière très fraternelle et ont permis mon intégration dans le pays. Après quatre ans de théologie, on m’a proposé de faire un master en Écriture Sainte. J’ai dit « oui ». Mais j’étais tombé amoureux de Jérusalem, où j’avais séjourné pendant les vacances de Pâques 2004. J’avais demandé à partir, on me faisait attendre. Durant mon master, je suis ordonné diacre par Monseigneur Beau... et je découvre le partenariat de la Catho avec l’École Biblique de Jérusalem. En 2009, après avoir été ordonné prêtre dans mon village de Gonçalves, auprès des miens, je pars pour un semestre à Jérusalem… et j’y passe deux ans ! En 2011, je rentre au Brésil, croyant y rester définitivement, heureux de mieux connaître l’Église brésilienne. Je suis chargé des vocations à São Paulo et vicaire dans une paroisse d’une grande ville pauvre de la banlieue de São Paulo. Cela m’a façonné en tant que jeune prêtre : je me retrouvais soudain devant plus de 600 personnes à la messe, avec un nombre incroyable de messes, baptêmes et mariages à célébrer… et de longues heures de confession. En 2013, je suis nommé directeur d’une école privée à São Paulo et découvre le monde de l’éducation, qui me rend pleinement heureux et fait certainement partie de ma vocation. J’ai beaucoup appris auprès des élèves, des profs. Pourtant, je me dis prêt à repartir. En 2017, je suis renvoyé à Paris pour y être responsable de la communauté de N-D-de-Sion, où vivent ensemble trois prêtres et autant d’étudiants, français ou étrangers : la vie religieuse ne doit pas être un entre-soi confortable, il faut s’ouvrir au monde ! » Le père José reprend alors ses études de master. « C’est un gros défi. On ne reçoit pas les choses de la même manière quand on a acquis de l’expérience. » Dans le sillage du père Blanchard, son ancien professeur, le père José pense à consacrer son mémoire à saint Jean, en particulier aux noces de Cana, à travers le prisme de la tradition juive. Il cherche en même temps à « donner un coup de main. » Il est partout : à N-D-du-Travail (14ème) d’abord, puis au Sacré-Cœur de Saint-Ouen pour aider la communauté brésilienne et travailler avec elle les questions d’intégration. Il aide aussi dans le cadre de la Pastorale du lycée Notre-Dame-de-Sion.
Et il lui reste encore du temps pour Saint-Denys ! « J’ai été tellement bien accueilli par les pères Roger et Grégoire, les séminaristes et les paroissiens... ».
Avant le confinement, il célébrait la messe du samedi soir  et de deux matins, « touché de voir ces personnes qui viennent à la messe avant de partir au travail, qui pratiquent de manière sincère. C’est une grâce profonde de prier avec elles. » L'emploi à venir reste à déterminer, selon le contexte de la rentrée...
Venez le rencontrer : sa joie est communicative !
DTh.

Henri, le séminariste qui venait de Zambie


Nous l’avons découvert à la télé, sur la chaîne du Petit Céphalophore, jouant de l’orgue pendant les messes. On nous l’a aussi décrit comme un excellent cuisinier, spécialement doué pour les gâteaux au citron. Mais qui est donc Henri, ce séminariste de 22 ans arrivé à Saint-Denys en plein confinement, un jour de fête de l’Annonciation ?
Henri est le quatrième d’une famille pratiquante de cinq enfants, installée dans les Yvelines. Après un an de prépa scientifique, il entre au séminaire de Paris, à la Maison Saint-Augustin (où il fait la connaissance du père Grégoire), puis achève son premier cycle après deux ans à Saint-Séverin. Il est alors envoyé en stage inter-cycles en Zambie, au village de brousse de Chikowa, où il devient directeur adjoint d’un centre de formation de jeunes de 18 à 36 ans, qui viennent apprendre les techniques de l’agriculture, la menuiserie, la mécanique, la maçonnerie ou de la cuisine : un cours ouvert spécialement pour attirer les filles ! Lui s’occupe de la gestion matérielle de l’école, du suivi et du recrutement des 70 étudiants, des RH avec les professeurs.
Et c’est la pandémie. Mgr Aupetit décide de rapatrier les cinq séminaristes parisiens en stage et voilà Henri à Saint-Denys, en « vacances » forcées, occupé par son tuteur à rédiger une fiche de lecture de Philo. Aujourd’hui déconfiné, il peut rendre aussi quelques services généraux, comme le tri d’une bibliothèque ou la participation à l’opération Booz auprès des plus démunis.
Parti pour deux ans, il devrait retourner en Zambie, économiquement très affaiblie par la crise du coronavirus, en septembre : « J’ai hâte de replonger dans le bain ! J’aime beaucoup les gens de là-bas, leur façon de s’identifier à leur village qui est aussi leur famille, leur simplicité. Même les profs sont cultivateurs : ils ont tous leur champ de maïs. » Depuis le déconfinement, il est aussi heureux de découvrir les paroissiens, en particulier les habitués aux messes de semaine, ainsi que « ceux qui passent et repassent autour du presbytère ». Tu es le bienvenu Henri !
DTh.                                                        

Le départ du père Grégoire


« Je ne m’attendais pas à partir si vite ! »  Le père Grégoire pensait rester encore quelques années à Saint-Denys, sa première paroisse, mais l’évêque en a décidé autrement. Après deux années,  l’heure est déjà au départ... et au bilan.

Ces deux années ont été bien remplies pour le père Grégoire qui, outre la rédaction de sa thèse, occupait trois fonctions : vicaire, formateur au séminaire, ce qui suppose la direction spirituelle des séminaristes et prof. de théologie dogmatique aux Bernardins devant un auditoire largement composé de séminaristes du deuxième cycle, sans compter la direction de mémoire pour ceux qui continuent leurs études après leur licence de théologie. Et en ce moment, il fait passer les oraux !  Malgré cet emploi du temps chargé, il a fini sa thèse, « en deux ans au lieu d’un ! », intitulée « L’homme, image de Dieu chez Thomas d’Aquin », qu’il soutiendra à l’automne à Toulouse à l’Institut Saint-Thomas. Pourquoi saint Thomas ? « C’est lui qui a les réponses aux questions difficiles, surtout en morale. »
Le père Grégoire a été heureux d’être en paroisse, après plusieurs années à la Maison Saint-Augustin où il ne voyait les paroissiens que le dimanche. Or, dit-il, « la vocation du prêtre diocésain est de connaître les gens. Il faut être généreux de son temps, avoir du temps gratuit à donner. Dans les études, on cherche plutôt à en gagner. En étudiant, on fait marcher sa tête, mais en paroisse, on sait pourquoi on a fait marcher sa tête... » 
Pour quoi ? Pour le KT d’abord, avec les CE2 et les CM2 : « J’en avais déjà fait en tant que séminariste. Comme prêtre, ce n’est pas la même chose. Il faut connaître les enfants pour comprendre ce dont ils ont besoin. Pas si simple. On a aussi décidé de passer au mercredi midi : on a perdu beaucoup d’enfants, mais on a maintenant des enfants ouverts, prêts à discuter et non exténués après six heures de classe. »
Pour les scouts également, en particulier les chefs avec lesquels le père Grégoire dîne régulièrement, pour resserrer les liens et les amener à réfléchir et à approfondir leur foi. « C’est un rapport de confiance, avec une grande liberté de parole. Je n’ai jamais été scout, mais c’est une sagesse éducative et chrétienne excellente. »
Pour les couples de la « prépa mariage » encore : « Un ministère qui m’a pris un peu de temps. Je n’en avais jamais fait. Ce n’est pas si facile : on est à la fois joyeux de voir venir des jeunes gens pour parler de l’Évangile, mais d’un autre côté on sait qu’on passe souvent après le traiteur et qu’on n’est contacté qu’en dernier ! La méthode Alpha m’a beaucoup détendu par rapport à ça : j’ai amélioré la prépa en impliquant davantage de paroissiens, pour que les jeunes couples se sentent véritablement intégrés au sein d’une communauté. »
Car il y a eu aussi Alpha, « la grande aventure » promet l’affiche. « J’ai beaucoup aimé faire quelque chose de nouveau et de gratuit au sens où les gens ne viennent pas demander à recevoir un sacrement. Et c’était l’occasion d’une collaboration avec des paroissiens qui ont donné beaucoup de temps. Alpha, c’est vraiment une communauté qui reçoit, une petite armée de paroissiens qui préparent la nourriture, décorent la salle, animent les équipes. Quand on ne voit que le prêtre, pour un sacrement, les gens ne peuvent pas comprendre ce qu’est l’Église. »
Pour les lectures de saint Thomas enfin : « J’ai adoré ! Thomas est très éclairant pour la vie chrétienne. Et je trouvais que l’église était un peu vide le dimanche après-midi... » Et le père Grégoire conclut : « Je n’ai pas beaucoup baptisé, peu enterré. Confessé. Ce n’est pas un quartier très pratiquant. »

A Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, où il sera en septembre, il n’y a qu’un curé (qu’il a connu à la Maison Saint-Augustin et qui arrive en même temps que lui) et deux vicaires. Cela va le changer, après neuf ans d’ambiance communautaire ! « Comme disent les séminaristes, je quitte enfin le séminaire... » Son ministère paroissial sera plus lourd : le taux de pratique y est de 10 %, contre 1 % ici ! Triste de quitter les séminaristes ? « Je continuerai à les voir aux Bernardins... » Un dernier mot sur Saint-Denys : « C’est une paroisse qui a des liens de fraternité assez forts. On peut s’appuyer sur un tissu de personnes qui s’aiment bien pour faire entrer les gens de l’extérieur. C’est une image attirante de la vie chrétienne. »

Un grand merci pour ces deux années données à Saint-Denys. Nous vous souhaitons bonne route, père Grégoire, et surtout, un très bon anniversaire pour vos 10 ans de sacerdoce !
DTh.                                                                     

L'accompagnement spirituel à Saint-Denys


« De même que le commencement de notre amour pour Dieu consiste à écouter sa Parole, de même le commencement de l'amour du prochain consiste à apprendre à l'écouter. »
Dietrich Bonhoeffer

Annie, accompagnatrice spirituelle

Six paroissiens de Saint-Denys ont été formés pendant deux ans à l’accompagnement spirituel par le père Roger Tardy. Parmi eux, Annie. Témoignage. 

« Bretonne d’origine, j’habite le quartier depuis trente ans. Je travaille à l’Hôpital Saint-Joseph dans le XIVème arr., où je suis cadre de santé. J’ai suivi autrefois la Formation des responsables de l’École cathédrale. Après un discernement avec le père Deurbergue, le père Tardy m’a proposé de me former à l’accompagnement spirituel. J’ai accepté car j’ai le désir de rendre ce que j’ai reçu et d'entrer  humblement dans cette longue tradition de l'Église. J’ai moi-même été accompagnée par des personnes remarquables, dont le père Olivier de Cagny et actuellement une femme. Je n'ai jamais ressenti d'emprise, de volonté de puissance ou de fusion, mais au contraire ces personnes m'ont respectée, aidée à devenir plus libre, plus vivante. Il s'agit d'une alliance à trois - l'accompagné, l'accompagnateur et l'Esprit Saint. L'accompagnateur aide l'accompagné à faire mémoire, à relire sa vie sous le regard de Dieu. C'est différent d'une psychothérapie. Nous débutons d'ailleurs par une prière. Le regard toujours bienveillant, sans jugement, l'écoute profonde de l'accompagnateur aide l'accompagné à se sentir enfant bien-aimé de Dieu. L'accompagné peut progressivement entrer dans une relation de confiance, être vrai, dire ses peines, ses joies, ses difficultés, ses choix, les discernements à faire.  Avec un petit groupe de paroissiens, j’ai suivi avec joie et reconnaissance la formation donnée par le père Tardy plusieurs samedis matin de suite, puis celle délivrée par les Jésuites au Centre Manrèse de Clamart. Ce parcours m’a confirmée dans mon désir d’accompagner les frères et sœurs que le Seigneur mettra sur mon chemin. » 

Saint-Denys, laboratoire de l’Église
Le diocèse de Paris a décidé de former des laïcs à l’accompagnement spirituel.
Premier temps fort : la journée diocésaine organisée le 7 mars dernier dans la crypte de Notre-Dame-des-Champs sur le thème : « L’accompagnement spirituel - Quel accompagnement ? Quels accompagnateurs ? ». Formateurs de prêtres, coachs, psychologues…, se sont succédés pour expliquer aux 200 représentants de toutes les paroisses présentes ce qu’est l’accompagnement spirituel et en quoi il diffère de l’accompagnement psychologique. Mgr Benoist de Sinety a conclu cette journée de réflexion en soulignant que les besoins sont nombreux : « catéchumènes, fiancés, jeunes et moins jeunes doivent trouver quelqu’un de disponible dans l’Église ». D’où la nécessité de s’appuyer sur des laïcs pour seconder les prêtres. 
Pionnière dans le diocèse, notre paroisse a déjà formé deux hommes et de quatre femmes susceptibles d’accompagner ceux qui en font la demande. Une expérience suivie de près par Mgr Alexis Leproux qui est venu les rencontrer l’an dernier à Saint-Denys et échanger avec eux. À suivre. 
SH              

Vous souhaitez être accompagné spirituellement ? C’est possible !
Parlez-en à un prêtre de la paroisse. Il saura vous diriger vers la bonne personne.

Le catéchuménat à Saint-Denys : un chemin de vie


Pour le catéchuménat du Marais le confinement s’est annoncé à un moment délicat de l’année, précisément au temps prévu pour le week-end de récollection annuelle chez les sœurs bénédictines de Sainte-Bathilde à Vanves. Cette récollection est un temps privilégié de recueillement, d’enseignement, de convivialité et de partage de la vie de prière de la communauté religieuse qui nous accueille. Pour les catéchumènes comme pour ceux qui cheminent vers les autres sacrements de l’Église, c’est le moment le plus intense de l’année. Pendant la messe du dimanche, les catéchumènes reçoivent leur troisième scrutin, dernière étape avant leur baptême. Le père Roger et les accompagnateurs qui se préparaient pour intervenir activement pendant la recollection ont enregistré les sujets prévus sous forme de fichiers audio qui ont été distribués à tous. La même approche a été adoptée pour la dernière rencontre du groupe en mai autour du sujet de l’Église, avec notamment un très bel enseignement par le père Jean-Baptiste Arnaud (Saint-Louis–en-l’Ile). Les baptêmes prévus pour Pâques ont tous déjà pu être célébrés dans les paroisses aux moments jugés favorables. Quant aux confirmations, elles sont décalées au 12 septembre. Un nouveau catéchumène nous a été donné en pleine période de confinement. Et quelle était notre joie de pouvoir nous retrouver « en vrai » le 3 juin dernier pour clore notre année, dans la cour du presbytère autour d’un apéritif dînatoire suivi de complies dans l’église !                                                                
Pour rappel, dans notre diocèse le catéchuménat est organisé en doyennés, le nôtre incluant notre paroisse, Saint-Paul-Saint-Louis, Saint-Louis-en-l’Ile et les Blancs-Manteaux. Tous ensemble, accompagnateurs, accompagnés, et quelques néophytes, nous formons un groupe qui oscille autour de 40 personnes. 


Le baptême de Célia, ancienne catéchumène


Le baptême de Célia s’est déroulé, en plein confinement, le 25 avril dernier, dans la plus grande intimité, le père Roger ayant estimé qu’il y avait « urgence » sur le plan spirituel, afin qu’elle puisse recevoir prochainement le sacrement de mariage. 
Notre petit groupe admis pour l’entourer, sa marraine, son fiancé et moi-même, son accompagnatrice au catéchuménat, est entré dans une église fermée, en passant par les salles paroissiales. La chapelle du baptistère avait été préparée pour l’événement par le séminariste Louis-Marie. Notre attention a été attirée par une magnifique rose attachée au cierge pascal que le séminariste Édouard avait cueillie pour l’occasion dans le jardin du presbytère.
Après un temps d’attente qui nous a permis de nous recueillir, le père Roger nous a invités à nous rendre à l’entrée de l’église pour les rituels de l’accueil et de l’Ephata (« Ouvre-toi », Mc 7, 34) qui consiste à ouvrir le futur baptisé à l’écoute de la Parole et à la proclamation de la foi. Ce rituel fait partie des scrutins que Célia n’avait pas pu recevoir en raison du confinement.
Nos pas se sont dirigés ensuite vers la chapelle du baptistère. Célia a tenu à intégrer à la liturgie de la parole le psaume du Bon berger, car c’est sous cette figure que le Seigneur lui est apparu, dès leur toute première rencontre en catéchuménat. C’est Édouard, son fiancé, qui a rempli d’eau la cuve baptismale.
Après le baptême, nous avons suivi le père Roger vers l’autel principal en chantant le Magnificat. Célia a été ensuite confirmée, puis elle a reçu sa première Communion.
Après la signature des registres, nous avons quitté l’église joyeux et en toute discrétion.
KK           

mardi, mai 26, 2020

La prochaine rentrée du père Maxime

Le père Maxime nous fait l'amitié de nous donner ces quelques nouvelles sur sa future paroisse. Gageons que les paroissiens de Sainte-Marie seront très heureux de leur nouveau vicaire !

Chers amis de Saint-Denys,
Voici ma nouvelle paroisse à compter de septembre : Sainte-Marie des Batignolles !
Je retrouve un double mi-temps (prof aux Bernardins + vicaire chargé des jeunes pro) et une belle église basilicale, du XIXème siècle comme Saint-Denys, mais à la déco plus baroque !!
Fraternellement
+ Maxime


samedi, mai 23, 2020

Organisation des messes à Saint-Denys



Grande nouvelle !
Les messes peuvent reprendre, mais avec quelques précautions.

Le nombre de personnes présentes à la messe dépend de la surface de nos églises. Pour Saint-Denys, il est de 156 : il serait bon que ceux qui le veuillent bien, privilégient plutôt la messe de 9h30, de façon à rétablir un peu l'équilibre entre les paroissiens lors des deux messes dominicales. 


-VENEZ MASQUÉS ! Le port du masque est obligatoire pour les plus de 11 ans.

- Le lavage des mains avec une solution hydroalcoolique sera systématique à l’entrée de l’église : les "veilleurs" vous en proposeront.

- Une distance d’au moins un mètre devra être respectée  à tout moment (sur le parvis comme dans l’église).

- Des "veilleurs", désignés par le curé, pourront éventuellement refuser l’accès de l’église à toute personne qui ne respecterait pas les consignes.
Ne prenons pas le risque d'une fermeture administrative : respectons scrupuleusement le règlement en vigueur.

- Toutes les célébrations ont lieu dans le chœur (sauf les baptêmes, dans le baptistère).

- Les paroissiens chargés de distribuer la communion devront porter un masque et se laver les mains au gel hydroalcoolique avant et après la communion.

- La communion sera reçue dans les mains.

- Les fidèles se mettront en file indienne pour aller communier et ne pourront ôter leur masque que pour porter l'hostie à la bouche.
Il y aura deux points de communion : au chœur et à la mi-nef.

- Malheureusement, nous ne pourrons pas rester à nous saluer sur le parvis pour ne pas provoquer un embouteillage : la sortie des fidèles se fera en commençant par le fond et en terminant par ceux qui sont devant, dans le respect absolu des distances entre chaque personne. Les prêtres doivent retourner tout de suite à la sacristie.
... et n'oubliez pas d'emporter avec vous votre feuille de messe !


LES "VEILLEURS"

Nous avons toujours besoin d’accueillants qui acceptent, au cours de la journée, de passer une heure en prière ou à lire, dans l'église pour être présents pour accueillir les visiteurs.
Attention, ce sera à partir de lundi 25 mai, et seulement le matin (voir horaires d'ouverture de l'église ci-dessous).
Pour toute question renvoyer au 01 44 54 35 88.

Présence priante et souriante. S’inscrire sur le Doodle mis à jour :


                                Surveillance de l'église par des "veilleurs"

Du lundi au samedi par tranches horaires : 10h-11h ; 11h-12h.


Les "veilleurs" du dimanche

Leur mission :

- Bref nettoyage du parvis avant les célébrations.

Placer les feuilles de messe sur les chaises ou les distribuer aux paroissiens en leur demandant de les emporter avec eux.

- Veiller au respect des gestes barrières ; proposer des masques à qui n’en n’auraient pas, sur le parvis et à l’entrée de l’église.

- Veiller à ce que chacun se lave au gel hydroalcoolique au moment d'entrer dans l'église. 

- Ouvrir grand les portes avant le commencement de la messe, puis les fermer dès que commence la messe, à cause du bruit, tout en calant les petites portes latérales afin qu'elles restent ouvertes tout le temps.

- Faire la quête pendant la célébration (avec ou sans contact) en passant entre les rangs, mais sans lâcher la corbeille, qui ne doit pas passer de main en main.

- Vérifier que le nombre de personnes dans l’église n’excède pas 156 en même temps.

- Veiller à l’aération de l’église entre chaque messe.

- Si le nombre devait excéder la jauge de 156 à la messe de 11h, il faut refuser l’entrée aux personnes en surnombre et annoncer qu’une autre messe pourra être célébrée à 12h30.
Prévenir alors le prêtre.

- Si une personne veut aller aux toilettes en urgence, pensez à désinfecter après elle avec le spray.




Horaires pour la semaine

Dimanche :

(Laudes 8h45) -
Messes à 9h30 et 11h (le télé-parvis s'arrête car il n'a plus lieu d'être)

Les baptêmes seront célébrés le dimanche à 15h.


Lundi : 8h30 : adoration
             9h : messe, puis chapelet
             10h30 : fermeture de l'église
             19h : vêpres



du Mardi au samedi : (7h30 : laudes si les séminaristes sont là...)
                                      8h30 : adoration
                                      9h :     messe
                                 


                             Accueil par un prêtre

Le mardi et le vendredi de 17h30 à 19h
(suivi le vendredi de l'Adoration du Saint Sacrement de 18h à 19h)


         Horaires d'ouverture de l'église

Lundi : 8h20 - 10h

Mardi : 7h30 - 12h ; 17h30-19h

Mercredi : 7h30 - 12h

Jeudi : 7h30 - 12h

Vendredi : 7h30 - 12h ; 17h30- 19h

Samedi : 7h30 - 12h


TABLEAU RÉCAPITULATIF


La messe, c'est demain !

Le père Roger a réuni son bataillon de "veilleurs" et autres balayeurs pour préparer le retour des paroissiens à la messe dominicale, dès demain.
Chaises séparées d'un mètre, nettoyages divers, instructions détaillées pour que soient strictement respectés les termes du décret... Nous sommes prêts !







mardi, mai 19, 2020

C'est cool, le télé-parvis après la messe télévisée...


samedi, mai 09, 2020

Organiser le déconfinement : message du père Tardy

Chers amis,

Ce message voudrait vous présenter les nouveautés liées à la période du déconfinement.

- Comme vous le savez, les célébrations publiques sont interdites jusqu’au 2 juin, sauf les obsèques avec moins de 20 personnes.

- Les réunions peuvent se faire avec un maximum de 10 personnes par salle, en évitant que les personnes se croisent, avec gestes barrière, lavage de main, etc...
Pour réserver une salle pour vos activités (barques, chrétien@work, prépa baptêmes…), il faut réserver à l’avance auprès de Jean-Marie : jeanmarie.delest@gmail.com 

- Certains enfants aimeraient retrouver le KT, et venir jouer un peu dans la cour, ils pourront le faire aussi à certains horaires (sans ballon, avec quelqu’un pour les surveiller etc…)

- Nous continuerons des activités – soit en vrai, soit sur zoom. La paroisse a pris un abonnement, cela vaut le coup de télécharger l’application et d’y ouvrir un compte (gratuit) mais ce n’est pas obligatoire. Le principe est simple, avec un lien ou un numéro de salle (à 11 chiffres) vous vous retrouvez connecté (il faut encore autoriser l’usage de votre caméra et de votre micro)

- Messes
La messe dominicale est comme précédemment en ligne à 11h. Les messes quotidiennes sont retransmises vers 13h30.

-Télé-parvis
Le dimanche, à 12h nous ferons un télé-parvis en utilisant zoom. (Le mieux est de télécharger l’application, mais vous pouvez aussi faire sans avec votre navigateur habituel)

- Ouverture de l’église : Les horaires vont un peu changer pour permettre plus de flexibilité.
L'église sera ouverte du mardi au samedi de 15h à 18h grâce aux paroissiens qui, à tour de rôle, s'engageront dans l'équipe accueil-veille (voir ci-dessous). 
Le dimanche, l'église sera ouverte de 10h30 à 18h.


Pour permettre de redémarrer vite et bien sous cette nouvelle configuration,
il nous faut des bras et des disponibilités
sur place, mais aussi à distance.

COMMENT AIDER ?

A l'exception des paroissiens qui s'engagent à ouvrir et veiller sur l'église (l'équipe accueil-veille, cf. ci-dessous),
il faut s’inscrire obligatoirement sur information@saintdenys.fr

- Equipe accueil-veille : relais pour veiller sur l’église, prier, accueillir.
Il suffit d’être présent en gros une heure, d’inviter les gens à mettre du gel, de les accueillir par un sourire, de prier, de circuler un peu. Pas de clef à gérer (l’accueil en verre reste fermé), pas besoin d’ouvrir ou de fermer l’église.
Ce service "de veille" est réservé à des personnes de moins de 70 ans n’étant pas fragiles.

- Equipe ménage : faire un brin de ménage (balayer l'église et le parvis) et de désinfection (tables, chaises). Le vendredi matin à 11h.

- Equipe visite à domicile : pour apporter l’Eucharistie avec toutes les mesures de sécurité nécessaire.

- Equipe prière : organisation de chapelet/ adoration à 10 le matin (présence nécessaire entre 8h30 et 11h).

- Equipe jardinage !!! carte blanche pour planter, désherber, bichonner, arroser, récolter dans le jardin du presbytère.

- Equipe info/télé/réseau : rédaction d’une feuille d'information hebdomadaire, de vidéos, en lien avec Zoom, You Tube et autres réseaux sociaux (tous les âges), on peut y participer à distance.

Fraternellement
Père Roger Tardy

Supplément au Céphalo Confiné

Témoignage de Jean-Marie W, diacre et sapeur pompier déconfiné

Confiné ou pas. Cette question m’a été posée maintes et maintes fois, ce qui n’a pas manqué de m’interroger car l’activité opérationnelle de la Brigade demeure quoiqu’il arrive et elle reste visible ou sonore pour les Parisiens. 

La devise « Sauver ou Périr » n’a pas été mise entre parenthèses durant ces temps de confinement. Bien au contraire, elle a pris un sens inhabituel puisque l’ennemi invisible et silencieux se révélait de surcroît dangereux par sa capacité de transmission. Et la vie de casernement en a été quelque peu modifiée : les gestes de protection sont scrupuleusement respectés et certaines permissions ont été annulées pour maintenir la capacité opérationnelle. 

Les interventions hors feu nous faisaient ressembler à une intervention chimique car les combinaisons de protection blanche étaient au début celles de la Compagnie NRBC. Les VSAV (véhicules de secours) ont vu leur réarmement encore plus pointilleux qu’à l’habitude et leur désinfection déjà très stricte, renforcée. Sans omettre les gardes à l’hôpital d’instruction des Armées Bégin, à Saint-Mandé (94), que nous avons effectuées pour aider les services Covid.

En caserne, du fait du peu de mouvement extérieur des personnels, les activités sportives ont été maintenues mais interdites aux familles logées sur place. Seuls les sapeurs peuvent s’adonner aux sports. Le foyer reste ouvert aux heures habituelles, moyennant le respect de la distance physique. Les différents mess ont vu leur disposition transformée en quinconce de telle sorte que le plus proche voisin se situe au moins à un mètre et le lavage des mains a été renforcé. Quant au repas, pour éviter la cohue, ils sont strictement réglementés quant à leurs horaires : environ 15 mn pour le déjeuner par service. Les gardes ont vu en revanche leur temps allongé. Et il n’est pas rare d’enchaîner une garde de 72h avec une de 48h séparée par un jour de repos. Pour le quotidien la Brigade s’adapte toujours : ainsi certains sapeurs se sont transformés en coiffeur ; d’autres, en agent de maintenance, etc., le tout dans la bonne humeur.

La vie en caserne n’a pas été fondamentalement transformée ou radicalement changée, car l’objectif reste toujours la sauvegarde des personnes et des biens. Et rester opérationnel est la meilleure assurance pour remplir sa mission.

* Brigades d’intervention chimique, radiologique ou biologique.



vendredi, mai 08, 2020

Le Céphalo (dé)confiné numéro 8 (en images)











samedi, mai 02, 2020

Un évêque exemplaire lors de la grande peste de Marseille en 1720, Mgr de Belzunce

Henri François-Xavier de Belzunce de Castelmoron est issu d’une illustre lignée de la Basse Navarre. Il est né en 1671 au Château de la Force dans le Périgord. Élevé dans la Religion réformée, il se convertit au catholicisme à l’âge de 16 ans. Après ses études au collège Louis-le-Grand à Paris, il entre chez les Jésuites en 1689. Il est ordonné prêtre en 1703.
Après avoir été vicaire général du diocèse d’Agen, il est nommé évêque de Marseille par le Roi en 1709. Cette nomination est acceptée par le pape en 1710. Il demeurera évêque de Marseille pendant 45 ans, jusqu’à sa mort en 1755. 
L’événement le plus marquant de l’épiscopat de Monseigneur de Belzunce est la grande peste de 1720 qui décima Marseille. C’était la dernière grande épidémie de peste enregistrée en France, une résurgence de la deuxième pandémie de peste, propagée par suite du non respect de la quarantaine par un navire de commerce en provenance du Levant, le Grand-Saint-Antoine. Elle coûta la vie à presque la moitié de la population de la ville. L’épidémie dura près de deux ans. 
En cette période Monseigneur de Belzunce s’illustra par son courage et son dévouement auprès des malades et des mourants, leur administrant les derniers sacrements, sans se protéger particulièrement. Chateaubriand relate dans ses Mémoires d’Outre-Tombe un épisode où Monseigneur de Belzunce exorcise le fléau du haut du clocher des Accoules: "M. de Belsunce, à la tête de son clergé, se transporta à l’église des Accoules [près du Vieux Port]. Monté sur une esplanade d'où l'on découvrait Marseille, les campagnes, les ports et la mer, il donna la bénédiction, comme le pape à Rome bénit la ville et le monde." Monseigneur de Belzunce organisa des processions et consacra la ville au Sacré-Cœur le 1 novembre 1720. 
A l’occasion du bicentenaire de cette consécration, la première pierre de l'église du Sacré-Cœur de Marseille fut posée. Cette église fut érigée par le pape Jean-Paul II en basilique mineure en 1997. 

Monseigneur Jean-Marc Aveline, actuel archevêque de Marseille, vient de renouveler la consécration de Marseille au Sacré-Cœur le dimanche 5 avril 2020.

Le souvenir de l’action de Monseigneur de Belzunce pendant la peste reste vif avec son nom donné à un cours dans le centre-ville :



Plusieurs toiles lui sont consacrées, par exemple par Jacques-Louis David ou comme ci-dessous par Nicolas-André Monsiau (1754-1837) :



La prière de Mgr de Belzunce:

Ô Cœur Sacré et Adorable du Sauveur de tous les hommes, 
je Te consacre cette ville et ce diocèse, mon cœur et ceux de mes diocésains. 
Nous offrons, sans réserve et sans retour tous nos cœurs à ton Service.
Viens, ô Dieu de Bonté, en prendre possession; viens y régner seul; chasse en tout ce qui te déplaît; 
Orne nos coeurs de toutes les vertus qui peuvent les rendre comme le tien, doux, humbles et patients; 
qu’ils n’oublient jamais les saintes résolutions qu’ils ont formées dans ces jours de deuil et de larmes; 
fortifie leur faiblesse ; sois leur Guide, leur Consolateur, leur Défenseur. 
Que rien ne puisse jamais les séparer de Toi pendant la vie, ni surtout au moment de la mort. 
Qu’ils ne vivent plus que pour toi, pour t’aimer et te bénir pendant toute l’éternité.

jeudi, avril 30, 2020

Le Céphalo confiné numéro 7 (en images)













lundi, avril 27, 2020

Marin, confiné volontaire (version longue de l'article du CC7)

Hervé D, paroissien de Saint-Denys, est embarqué sur un navire-câblier, actuellement en opération en Asie. Il nous raconte la pandémie vue de son bateau. 

Lorsque j’ai quitté la France, fin février 2020, la pandémie qui sévit actuellement dans notre pays, ne portait pas encore de nom. Elle n'était qu'un mal qui ravageait une part infime de l'immense territoire chinois et nous la découvrions à travers des images entraperçues via les multiples écrans qui peuplent nos univers. Devant me rendre au Japon, je m'étais toutefois assuré auprès de la "direction armement", que notre transfert aérien vers Kita-Kyushu, lieu où je devais rejoindre le navire sur lequel j'allais embarquer, ne nous ferait pas transiter par Shanghai, "hub" désormais majeur en Asie.

Embarquement à Tokyo
Ainsi, après un vol direct pour Tokyo, nous avons touché le sol japonais où aucune précaution particulière n'était prise contre le coronavirus. Seules, comme à l'accoutumée, les personnes grippées portaient des masques, symboles de la légendaire discipline et distanciation naturelle que respecte cette population nombreuse et soucieuse de l'autre. Pour notre part, des masques de type FFP1, nous avaient bien été remis par notre direction, avant notre départ de France, mais nous ne jugions absolument pas utile, d'imiter nos hôtes. 




Cap sur la mer de Chine
Le lendemain, nous étions à bord du N/C René DESCARTES, pour nous rendre en mer de Chine, où nous devions conduire nos opérations d'installation d'un câble sous-marin. Ou plus exactement de deux segments, l'un venant compléter un système optique de qualité standard, l'autre constitué d'un câble à vocation "scientifique", à poser autour de Taïwan, pour surveiller les mouvements de terrain et autre éruptions sous-marines qui accompagnent le quotidien d'une île qui n'est pas uniquement menacée par sa grande sœur continentale. Nous sommes donc partis pour mener la première partie des opérations, avant une escale programmée à Kaohsiung (Taïwan), afin de nous ravitailler et de conduire les formalités nous permettant de travailler dans les eaux taïwanaises. Ainsi, les opérations ont pu commencer le 21 février, toutefois fréquemment interrompues par des conditions météorologiques difficiles et la présence du KuroShio, un courant marin violent et transversal - largement défavorable pour qui souhaite une progression linéaire.

La Corée touchée de plein fouet 
Cependant, c'est bien de terre, que soufflait le vent le plus mauvais. Après la Chine, la Corée du Sud était à son tour atteinte par un étrange syndrome pulmonaire qui en quelques jours avait contaminé plusieurs milliers de personne. Nous étions avertis de ces dérèglements par un site que je scrutais avec attention depuis le début de mon embarquement et qui désormais apparaissait en favori sur tous les ordinateurs du bord doté d’internet. Aussi, dès le 4 mars, dans la perspective d'une escale future à Kaohsiung, nous avons mis au point, avec le médecin du bord, une procédure, pour faire en sorte que le navire reste "sain". Des mesures simples, de confinement, de consignation, de protection et d'évitement, qui consistaient - contrairement à la tradition maritime des marins de commerce basée sur l'échange le plus large -, à nous retrancher dans notre citadelle d'acier, en limitant au strict nécessaire les contacts avec nos partenaires habituels (pilote, agents, autorités, fournisseurs, dockers, clients…), désormais suspectés des pires maux.

La France trop insouciante
Nos difficultés opérationnelles s'amplifiant, l'échéance perpétuellement repoussée de l'escale à Kaohsiung, nous a permis d'ausculter avec plus d'acuité, ce qui pour l'Europe entière restait un sujet éloigné de ses priorités. Il faudra attendre le 13 mars pour que le président français, avec probablement une semaine de retard, devant les ravages du désormais COVID-19 dans la péninsule italienne, ne contraigne les Français à se calfeutrer, après un dernier week-end d'insouciance et de maintien des élections, qui, vu d'Asie, paraissait être une décision totalement hallucinante. De mon balcon sur la mer, isolé par des horizons vides de toutes menaces, j’ai invité ma famille restée en France à se retrancher derrière les murs épais de la solitude pour une retraite obligée mais non subie, à l'identique de celle des marins. 

Débarquement de deux membres de l’équipage
Avant que la farandole des fermetures de frontières, qui commençait alors, ne nous interdise toute circumnavigation, nous avons redoublé d'ardeur, en sillonnant la mer de Chine en tout sens, accompagnés d'une « charrue », chargée d’enterrer le câble dans des sols durs. La bataille avec les éléments que nous a imposé dame nature a été âpre et nous avons dû déployer toute la panoplie d'une solide expérience maritime, pour surmonter un à un les obstacles dressés sur notre route. Ce dépassement permanent différentie les hommes libres de… leur emprisonnement volontaire, de ceux qui se laissent happer par les tourments de l'âme. Ces « ailleurs » ne se remplissent que de ce qu'on y amène et malmènent ceux qui ne réussissent pas à partager les valeurs prosaïques qu'impose le labeur maritime fait de gestes répétitifs et de routines. Les "défaillants", faciles à identifier, se retranchent en général, sur toutes les formes de communication moderne mises à leur disposition, qui ne leur apportent au final qu'un secours très temporaire et souvent trompeur. Le débarquement devient la seule option, rendue possible, cette fois-ci, à titre dérogatoire par des autorités japonaises, qui après examen de notre isolement et sous réserve d'un simple ancrage à Kagoshima, immense baie où loge le volcan Sakurajima, le plus éruptif du monde, nous a autorisés à débarquer deux membres d'équipage, à bout de souffle, afin qu'ils soient rendus, après mille précautions, à leurs familles.

Une escale… confinés à bord
Après quelques nouveaux déboires et autres bris mécaniques sur nos engins sous-marins, la première partie de nos travaux s’est achevée. Et c'est vers Kaohsiung que nous nous sommes dirigés, atteint le 8 avril, pour trois jours passés consignés à regarder de loin le miracle asiatique à l'œuvre, symbolisé par ces tours ambitieuses sur lesquelles se reflète, dit-on, le crépuscule de l'Occident. Sans attendre ces funestes perspectives, et sans que personne n’ait été accueilli à bord, contrairement aux usages, nous sommes repartis, le 11 avril à l'assaut du Pacifique Nord, cette fois, pour la mission « Macho  III » (un drôle de nom), qui dure encore et devrait prendre fin lorsque la Corée du Sud, dernier pays à rouvrir ses frontières aux Européens, nous accueillera afin de réparer notre matériel. 
Cette escale, encore aujourd'hui à confirmer, du fait des incertitudes liées à une potentielle deuxième vague épidémique, permettra à ceux qui ont dépassé allègrement les deux mois d'embarquement, de rejoindre un pays, vu d'ici immobile et pas seulement du fait de SARS COV-2 - un pays qui est le nôtre, que nous aimons, pour de multiples raisons et peut-être plus encore lorsque que nous en sommes éloignés.

mercredi, avril 22, 2020

Le Céphalo confiné numéro 6 (en images)












 

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