Appel de carême du père Siméon : "le besoin le plus urgent, c'est l'ostensoir".
Bonjour à vous, chers fidèles paroissiens de Saint-Denys-du-Sacrement,
Certains d’entre vous se souviennent [de moi] en tant que prêtre étudiant dans la paroisse pendant cinq bonnes années. [...] Durant mon séjour, plusieurs choses m’ont marqué profondément. Entre autres, l’adoration matinale du Saint Sacrement avant la messe et la catéchèse aux CE et les CP aux côtés de Mme Eléonore, Mme Emmanuelle, Mme Sandrine, Mme Nicole, j’en oublie d’autres. Mais je garde particulièrement en mémoire comment l’exposition du Saint Sacrement pour l’adoration a été initiée. Tout est parti d’une réflexion sur le nom Saint-Denys du Saint-Sacrement, un vendredi, jour où le curé, le père Tardy, le vicaire, le père Maxime, le diacre Jean-Marie et moi-même avions l’habitude de nous rencontrer pour lire, méditer et partager les textes liturgiques du dimanche. Il faut dire que ces rencontres étaient des moments très conviviaux avec des discussions aussi bien sincères que profondes. Parfois, pour ne pas dire souvent, on se laissait, volontairement ou involontairement, aller à des digressions intéressantes. C’est justement d’une de ces digressions, me semble-t-il, qu’a surgi l’idée de la place de l’adoration du Saint Sacrement dans notre paroisse qui en porte le nom. Après une discussion à bâtons rompus, il est ressorti qu’il fallait trouver un temps d’adoration en dehors de celui du jeudi soir. L’emploi du temps étant quasiment saturé, le père Roger a proposé, ad experimentum, une demi-heure d’exposition avant la messe, du lundi au samedi. Cette expérience fut un réel succès. Ce qui n’était que provisoire est devenu progressivement permanent. De passage à Saint-Denys, j’ai remarqué que le nouveau curé, le père François, continuait de la plus belle manière cette pratique. J’en ai été heureux et conquis.
Dès lors, rentré au Togo, mon pays, en 2020, je rêvais de reproduire la même chose sur la paroisse où je serais ; hélas je n’en ai pas eu l’occasion, étant surtout dans l’enseignement. Mon temps d’adoration se passait toujours dans les oratoires et très seul, et souvent il me fallait me battre pour en trouver le temps. Ceci jusqu’en septembre 2024, quand mon évêque m’a confié la responsabilité d’une petite paroisse naissante à côté d’un collège que je dirige. Du haut de ses 13 années, la paroisse Notre-Dame-de-Lorette de Goubi reste, c’est le moins qu’on puisse dire, un énorme chantier. Tout est à faire. Et on ne peut pas tout faire. Il faut néanmoins commencer à faire quelque chose. En ce sens, je pense qu’il faut avant tout construire la communauté paroissiale sur la vie de prière, d’adoration. A ma grande déception, la paroisse n’a pas d’ostensoir, car ce qui tient lieu d’ostensoir ne contient pas de lunule. Imaginez la difficulté pour faire une exposition du Saint Sacrement ! Demander de l’aide, en ces temps de vie chère, n’est pas chose aisée. Mais pour l’adoration, j’ai commencé à en parler aux amis en disant que peut-être je pourrais trouver un ancien ostensoir encore en bon état. Pour moi, c’est le besoin le plus urgent.
Pour l’essentiel, les défis pastoraux de notre paroisse sont multiples et variés. Nous avons entre autres des problèmes de polygamie, d’analphabétisme, de langue, de pauvreté… Tous ces défis caractérisent, d’une manière ou d’une autre, les paroissiens. Par conséquent, il y en a beaucoup qui viennent à l’église et qui sont pourtant en situation irrégulière, ce qui fait qu’il y en a seulement un petit nombre qui communie. Toutefois, on note un engouement pour les pratiques religieuses. Nous avons au total 113 catéchumènes. La paroisse n’a pas de salle pour la catéchèse et les autres activités. Tout se passe dans l’église et au garage du presbytère. Du coup, c’est difficile d’énumérer tous nos besoins. Merci à vous pour tout ce que vous ferez pour nous aider. Mais sachez que notre besoin le plus urgent, c’est l’ostensoir.
P. Siméon Akao
Pour que les paroissiens du père Siméon puissent connaître à leur tour la joie intime d’adorer le Saint Sacrement, merci de remettre un chèque à l’ordre de « Paroisse Saint-Denys-du-Saint-Sacrement » au secrétariat ou à l’accueil dans une enveloppe en indiquant : « Carême 2025 : projet ostensoir. »
Retrouvez le père Siméon sur le Petit Céphalophore :
https://lepetitcephalophore.blogspot.com/search?q=sim%C3%A9on
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