Les médaillés des 40 ans : Antoinette et Claude
« Notre premier contact avec Saint-Denys remonte à 1978. Nous étions venus demander un certificat de baptême hors paroisse pour notre fille Virginie qui a 46 ans aujourd’hui ! C’était bien avant l’ouverture du séminaire de Paris… », se souvient Antoinette. « Nous habitions déjà boulevard Richard-Lenoir, sur le territoire de la paroisse donc, mais nous ne l’avons fréquentée régulièrement qu’à l’arrivée du père Chatillon qui lui a redonné vie », complète son mari, Claude. Au fil des ans, ce couple uni et généreux – elle, éducatrice spécialisée pour l’enfance inadaptée puis kinésithérapeute et lui, médecin -, multiplie les engagements. « Le père Chatillon nous a demandé de nous occuper du stand de la brocante aux JAM. Quarante ans plus tard, nous en sommes toujours responsables ! », confie en souriant Antoinette, qui cette année encore a coordonné une équipe de bénévoles. Puis le père Vallet, vicaire à Saint-Denys, propose à Claude d’être accompagnateur de catéchumènes. Très vite Antoinette le rejoint et ce, pendant plus de vingt ans. La retraite venue, tous deux effectuent des permanences dans l’église – un accueil qu’Antoinette assure encore tous les mardis. Claude s’investit par ailleurs aux côtés des migrants, comme bénévole à Médecins du Monde, aux côtés des SDF sur la péniche des Restos du Cœur et auprès des personnes isolées à la Conférence Saint-Vincent-de-Paul. Quant à Antoinette, elle assure le catéchisme en 6è et 5è au collège Charles-Péguy et ce, pendant sept ans... Ce couple très discret n’en demeure pas moins étonné de recevoir, le 22 novembre prochain, la médaille du mérite diocésain. « Tant d’autres paroissiens la méritent plus que nous ! », s’exclament-ils en citant des noms, parmi lesquels leurs chers amis Viviane et Frank A.. Tous deux évoquent enfin avec nostalgie les voyages paroissiaux à l’étranger (Égypte, Israël, Turquie, Italie), qui leur ont permis de créer des liens forts avec la communauté. « On est très attachés à Saint-Denys. C’est un peu notre famille », conclut Claude qui salue la présence réjouissante des séminaristes et « les très bons curés » qui se sont succédés.
Propos recueillis par Sylvie H.




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