Le Petit Cephalophore

vendredi, juin 19, 2009

Le Club Saint-Denys-au-Marais en promenade :

Château de Condé et Château-Thierry Les 25 participants, dont le père Quinson, sont tous présents au rendez-vous de 9h00.
Départ à l'heure prévue. Par l'autoroute A4 nous gagnons Château-Thierry et empruntons la Route du champagne jusqu'à Condé-en-Brie.
Un petit tour dans cette ville pour admirer les halles du XVème siècle puis arrivée au château.
Visite du château de Condé-en-Brie...

L'affiche principale mentionne : château de Condé, demeure des princes... le bijou est à l'intérieur ! C'est vrai.

Accueillis et guidés pendant toute la visite par le propriétaire, nous avons pu admirer les somptueux décors des XVIIème et XVIIIème siècles réalisés par Watteau, Oudry, Servandoni etc. à la demande des Bourbons, des Condé, des Princes de Savoie puis du Marquis de la Faye. De l'aîle Watteau à l'exceptionnel salon décoré par Oudry, tout est ravissement.

... et déjeuner au château

A la fin de la visite, nous nous sommes tous retrouvés dans la très belle salle-à-manger du rez-de-chaussée, devant une magnifique cheminée où crépitait un feu de bois bien sympathique. Le repas fut l'occasion d'essayer de se remémorer les fables de La Fontaine que chacun a apprises il y a plus ou moins longtemps. Finalement, Marie-Hélène ayant rassemblé ses notes, elle a pu nous déclamer Le Corbeau et le Renard. Ce fut un autre moment "historique".

Château-Thierry et Jean de La Fontaine

Sur la place de l'Hôtel de Ville, un guide nous prend en charge et pendant une heure, nous pouvons admirer les sites less plus remarquables : le château, la porte Saint-Pierre etc... Cette belle ville est marquée par le souvenir du fabuliste. Malheureusement, nous n'avons pas pu visiter sa maison natale, devenue musée, fermée pour restauration.

Les caves de Champagne

Château-Thierry marque le début de la terre de Champagne. Aussi ne manquons-nous pas de visiter les caves de champagne Pannier. Une visite commentée nous permet de parcourir une partie des 2,5 km de galeries, caves médiévales et anciennes carrières du XIIIème ciècle. Là s'élabore doucement ce fameux vin, breuvage inventé par un moine : dom Pérignon. La promenade se termine par la traditionnelle dégustation appréciée de la plupart des participants.

Avec regret, mais aussi avec tous les souvenirs de cette belle journée, nous avons repris notre car qui nous a ramenés vers 19h45 devant le parvis de notre église.

A l'année prochaine,

Jean-René B.

dimanche, juin 14, 2009

Fête du Saint Sacrement, fête paroissiale

Une occasion supplémentaire de se réjouir en ce jour de fête : Nous gardons notre curé pour les trois ans à venir ! (Annonce saluée à la fin de la messe par un tonnerre d'applaudissements...)
En revanche, le père Grégoire nous quitte pour une paroisse du XVème : il ne sera donc pas loin et nous espérons bien sa visite de temps à autre : les occasions ne manquent pas de faire la fête à Saint-Denys... Après un joyeux déjeuner dans les jardins du presbytère : place au spectacle. Sous la houlette du metteur en scène et auteur Pierre Grandry, la troupe de Saint-Denys nous a présenté, avec une énergie toute apostolique
"Aux actes les apôtres !"
dans une version "revisitée" du texte de saint Luc.
Aux acteurs inspirés la valeur n'attend pas le nombre des années... Ils ont fait un triomphe !
La musique du spectacle était signée de notre organiste Yann Liourzou, accompagné par le choeur des séminaristes et du père Florent.

Le trac est sensible en coulisse...

Les "deux Pierre" : François et Xavier
Les "deux Paul" : Philippe et le séminariste Xavier
Le juif Gamaliel, docteur de la Loi : Paul
saint Pierre, saint Paul

Les costumes sont de... Diaporama

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Le noir et blanc des grands maîtres...

Les Actes en scène et en diaporama...

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Merci au séminariste Frédéric pour avoir bien voulu endosser au pied levé le rôle de photographe.

Un peu de couleur, enfin

Merci à Marie-Christine pour ces clichés volés à la pénombre.

jeudi, juin 11, 2009

Les enfants du KT

dimanche, juin 07, 2009

Juin 2009. L'éditorial du père Quinson

L’eucharistie, élan du Christ… Le Concile Vatican II dit de l’eucharistie qu’elle est « source et sommet de la vie chrétienne ». C’est de la vie chrétienne que l’eucharistie est la source et le sommet. Or la vie est dans le mouvement ! Nous comprenons alors que l’eucharistie elle-même est à comprendre de manière dynamique. Personne en effet n’a jamais vu une chose inerte susciter un mouvement et encore moins la vie ! L’eucharistie est donc vie, mouvement, dynamisme. Ce dynamisme nous le connaissons : le Christ vient, il s’approche par sa Parole et son Corps livré, il se donne en nourriture. Et nous percevons bien que par notre communion au Corps du Christ Ressuscité nous recevons son élan : la vie de l’Esprit, l’amour de Dieu, l’annonce de l’Evangile, l’attention aux petits, la persévérance dans la prière, le pardon, la joie, l’amour fraternel, la douceur et la patience, l’Espérance qui nourrit toutes les fidélités… Le Christ nous communique tout cela. Par notre communion à son Corps il nous prend dans son élan ! Mais il y a un autre dynamisme, plus caché. En effet, si la communion est personnelle et met chaque membre de nos assemblées dans une relation nouvelle avec le Christ, elle instaure aussi un nouveau type de relation entre ces mêmes membres. Le Christ s’incorpore à chacun et chacun est incorporé au Christ. L’assemblée est ainsi constituée « corps du Christ ». Autrement dit, lorsque toute une assemblée communie elle constitue davantage que la somme de ses membres : elle devient sacramentellement le corps du Christ. Et ce corps est vivant ! Ici se cache un nouvel élan. En quoi consiste-t-il ? Le Christ veut que nous soyons son corps, son corps vivant, et ce corps n’a pas d’autre vocation que d’être à son tour donné au monde. De la même façon que le Christ se donne à nous dans l’eucharistie, nous devons apprendre à être - ensemble, comme corps - donnés au monde, pour y devenir le signe du Christ. Nous sommes tous conscients que l’eucharistie nous appelle à témoigner personnellement de l’Evangile autour de nous. Beaucoup ont compris la nécessité d’un engagement au service du fonctionnement de la paroisse. Mais nous sommes aussi convoqués – en tant que corps – à agir ensemble dans notre quartier ! Père Paul Quinson

Le peuple, le prêtre et la messe : aperçu historique

Eucharistia (action de grâces), synaxis (réunion), prosphora (offrande) ou mysterion (au sens de saints mystères) en grec, c’est le terme latin de missa, qui désigne le renvoi des participants à la fin d’une réunion, qui est préféré en Occident dès le IVème siècle, quand se généralise la pratique de la messe quotidienne et non plus seulement dominicale. C’est le temps où les différents rites s’uniformisent, autour d’une même structure héritée des siècles précédents. Les maisons particulières, où les chrétiens célébraient clandestinement la messe jusqu'en 313 (quand l'empereur Constantin autorise la liberté de culte), sont délaissées au profit des basiliques, ces grands édifices où les Romains traitaient des affaires publiques et commerciales. Le terme grec d'ecclesia, qui désignait l'assemblée des fidèles, commence à être utilisé pour désigner le lieu de rassemblement.
La messe du dimanche est précédée d’une veillée (vigile) qui dure toute la nuit et pendant laquelle on chante les psaumes. La célébration eucharistique elle-même est divisée en deux parties : trois lectures de l’Ecriture dites à l’ambon (Ancien Testament, épître paulinienne ou Actes des Apôtres et Evangile) suivies d’une prédication d’une part, la liturgie eucharistique proprement dite d’autre part, avec la prière universelle récitée par le diacre et conclue par l’évêque, les offrandes apportées à l’autel, l’anaphore (prière eucharistique comportant une action de grâces pour l’histoire du Salut, une anamnèse ou mémorial de la Passion et de la Résurrection, avec les paroles de la Cène, une épiclèse ou invocation de l’Esprit Saint sur les offrandes et le peuple, enfin, des prières pour les vivants et les morts), la récitation du Notre Père, le rite éventuel du baiser de paix et la communion au pain et au vin en respectant l’ordre hiérarchique (évêque, presbytres (càd prêtres), diacres, sous-diacres, lecteurs, chantres, ascètes, femmes dont d’abord les diaconesses, les vierges et les veuves, enfants, enfin tout le peuple) et renvoi.
Vers 500, on introduira le Kyrie (qui ne prend sa forme définitive de trois Kyrie/ trois Christe/ trois Kyrie qu'à la fin du VIIIème siècle) puis le Gloria, chanté dans l'Eglise primitive lors de la prière du matin, puis au VIème siècle à Noël, enfin chaque dimanche. Ce n’est qu’au XIème siècle que le Credo prendra place dans le canon romain.
Après la chute de l’empire romain, la messe est quelque peu bousculée par les usages locaux qui en réduisent le sens, malgré les efforts d’un Charlemagne qui, vers 800, ordonne la constitution d’un sacramentaire franc, inspiré du canon romain de Grégoire le Grand, pape en 590.
A partir du IXème siècle, le rite change : la messe n’est plus celle du peuple, célébrée à haute voix par un prêtre au service de l'assemblée, elle devient une affaire entre Dieu et son prêtre, qui, dos à l’assemblée pour se tourner vers l'orient, et à voix basse, prononce en latin, une langue que le peuple ne comprend plus, des formules mystérieuses. Les messes privées, dites en présence du seul servant, se multiplient qui favorisent cette vision d’un prêtre à part, dont les vêtements liturgiques attestent la différence accrue.
Au XIIème siècle, au cœur des cathédrales et des monastères en plein essor, les chants liturgiques deviennent l’apanage des spécialistes et des clercs. Le peuple, relégué derrière le jubé qui sépare la nef du chœur et du sanctuaire, est là seulement pour "ouïr la messe" et les prédications. Lancées depuis la chaire, elles sont souvent à caractère dogmatique et éclairent peu les lectures du jour. Le peuple communie rarement, toujours sur la langue en signe de respect, et au seul Corps du Christ, sous l’apparence du pain sans levain, usage qui se généralise en Occident au XIème siècle par référence à la Cène et à la coutume juive, comme par souci de conservation. (En revanche, l'usage de tremper le pain dans le vin, introduit chez les Grecs, et qui facilitait la communion aux deux espèces, avait été prohibé par le concile de Clermont de 1095, qui reprenait à son compte les termes du concile de Braga de 675.) Se développe alors chez les fidèles, qui n'entendent pas les paroles du Christ "Ceci est mon corps..." prononcées à voix basse, le désir de "voir" l’hostie ; un désir comblé soit lors de l’élévation, de plus en plus solennelle avec son tintement de clochettes ou sa volée de cloches, soit grâce à son exposition dans un reliquaire au-dessus de l'autel pendant toute la durée de la messe. Diocèses et ordres monastiques, en particulier les ordres mendiants, ont fixé leurs propres missels qui ajoutent à la liturgie commune leurs coutumes particulières. Grâce aux Franciscains cependant, qui s'y référent, les usages de la Curie romaine sont répandus en Europe. Le premier missel romain imprimé en 1474 reprendra les usages romains conservés par les Franciscains. Ainsi se prépare l'unification de la liturgie occidentale, qui ne sera réalisée qu'à l'époque moderne.
Au XVIème siècle, en effet, il est devenu plus que nécessaire de mettre de l’ordre et de réformer la messe. Ce sera l’œuvre du concile de Trente (1545-1563) dont le missel est promulgué par le pape Pie V en 1570. La réforme tridentine reste timide, mais l'essor de l'imprimerie en facilitera la diffusion : le rituel est simplifié, les formules et le gestuel clarifiés, le latin conservé malgré les critiques des Protestants. Pour expliquer la messe qui continue d'être dite en grande partie à voix basse, un gros effort d’instruction est opéré par le biais des catéchismes, mais la communion demeure rare. En revanche, la dévotion eucharistique s'amplifie mais s’exprimera plutôt dans l’adoration du Saint Sacrement et dans l'exubérance du style de la Contre-réforme, qui donne au Tabernacle, souvent encadré de pilastres, un éclat tout particulier. Les vêtements liturgiques, lourds de fils d'or et de broderies somptueuses, ont pour objet de montrer, par leur richesse, la présence réelle du Christ, remise en cause par la Réforme.
Dès le XIXème siècle, on aspire à retrouver le sens de la liturgie en tant que participation des fidèles au mystère pascal. En 1914, Pie X réforme le missel tridentin et encourage la pratique de la communion dès l'âge de sept ans. Mais la grande réforme est celle de Vatican II : le missel romain de 1969, en référence à la Tradition et dans une Eglise définie comme «sacrement du Salut», restaure une liturgie vivante, vécue par une assemblée qui, dans sa propre langue, participe désormais à la célébration du rite sacrificiel (lectures, direction de chants, prière universelle) jusqu’à communier à nouveau, selon l'usage antique, au Corps du Christ, que l'on peut recevoir dans la main, et au Sang du Christ, en buvant au calice.
Dominique T.
Illustration : la messe avant le concile de Trente, représentation mexicaine du XVIème siècle, Musée des Jacobins, Auch.

Les origines juives de la messe

La liturgie de la synagogue Le saviez-vous ? La messe réunit deux liturgies distinctes auxquelles Jésus a pris part ou qu’il a célébrées. La première, c’est la liturgie de la synagogue. Chaque sabbat, elle rassemble chaque communauté juive. Elle correspond à ce que nous appelons dans la messe « la liturgie de la Parole ». Elle consiste dans le chant des psaumes, des prières de supplication et de bénédiction et la lecture de la Parole de Dieu, ordonnée selon un cycle déterminé. Celui qui préside dispose d’un siège prééminent. En tête de l’assemblée, se trouve le pupitre de lecture, l’ambon. Un « tabernacle », à la place d’honneur, contient les rouleaux de la Torah, la Parole de Dieu.
Le repas du sabbat ou repas pascal La deuxième forme de célébration, c’est le repas du sabbat ou mieux encore, plus solennel, le repas pascal. C’est un repas de fête, un repas rituel. Les prescriptions sont très précises. La préparation du repas revient toujours à la maîtresse de maison. C’est sa mission de préparer les plats, de disposer sur la table la vaisselle et les coupes nécessaires et d’allumer les lumières, conformément à un rituel qui rappelle la délivrance du peuple en Egypte, le mémorial de la Pâque. Un rituel millénaire Ce rituel, déjà plus que millénaire au temps du Christ, est chargé d’émotion et d’histoire. Les mots en étaient suffisamment précis et fixés pour que les modifications introduites par Jésus soient d’autant plus significatives, voire surprenantes. Vrai repas avec l’agneau pascal annuellement sacrifié au Temple, le rituel commençait par la bénédiction sur le pain non levé, de la forme des grandes hosties, de 12 à 15 cm de diamètre, utilisées actuellement dans les célébrations importantes. Celui qui préside, le père de famille, brise ce pain sans levain et le partage pour ceux qui sont assis autour de la table. Il prononce cette bénédiction toujours en usage dans la célébration de la Pâque juive : « Ceci, le pain de misère que nos pères ont mangé en Egypte. » Jésus, lui, dira : « Ceci est mon Corps livré pour vous. » Puis le repas se poursuit tandis que s’enchaînent prières, acclamations, actions de grâce. Arrive enfin la troisième et dernière coupe qui évoque les sacrifices au Temple. Le père de famille prononce une bénédiction sur cette coupe de vin, avant de la passer aux convives. Prenant la coupe, Jésus rendra grâce à son Père et dira : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance versé pour la multitude, pour le pardon des péchés ». Ces deux bénédictions, Jésus les emprunte de façon tout à fait singulière au début et à la fin du rituel du repas pascal. Ensemble, elles forment le centre de la prière eucharistique : la consécration.
Deux en un Voilà donc, à l’origine de la célébration eucharistique, les deux rassemblements liturgiques juifs, distincts dans le temps et dans l’espace, que Jésus lui-même a vécus : d’une part, la liturgie synagogale de la Parole dans des assemblées hebdomadaires ou quotidiennes ; d’autre part, la liturgie familiale, hebdomadaire du repas sabbatique ou annuelle du repas pascal. La liturgie chrétienne, c’est-à-dire la venue du Christ, joint en un seul moment, en une seule assemblée, en un seul et même acte eucharistique et la célébration de la Parole et la célébration du repas. Autrement dit, dans la perspective chrétienne, l’écoute de la sainte Ecriture et le festin sacramentel, le partage de la Parole de Dieu et le partage du Pain eucharistique ne font qu’un : c’est Jésus qui nous livre la Parole et Il est lui-même la Parole faite chair. D’après le Cardinal Jean-Marie Lustiger, La Messe, Bayard, 1988, 133 p.

Comment je goûte la messe, témoignage de Frank.

« Ite missa est ! Allez, la messe est dite ! » C’est bien plus que la fin de la célébration, c’est un envoi en mission… ou ce devrait être pour chacun de nous un envoi en mission afin de porter hors les murs de l’église le Christ présent que nous avons accueilli dans l’Eucharistie. Un envoi pour témoigner de l’espérance en Christ, ce que, pour Frank, la simple invitation du "Allez dans la paix du Christ !" ne reflète pas avec suffisamment de force. Mais avant ce moment final, la messe est un cheminement auquel la pénitence, le Kyrie puis le Gloria nous préparent. "Dans l’idéal, il faudrait même arriver dix minutes en avance pour se préparer à écouter ce qui va suivre". Le Psaume puis les lectures de l’Ancien comme du Nouveau Testament, avec l’éclairage qu’à Saint-Denys nous avons la chance de trouver dans les homélies de nos prêtres, nous conduisent vers la consécration, qui nous fait changer de registre avec la présence réelle du Christ, selon un rite immuable et qui dépasse les cultures, lorsque le prêtre prononce la formule trinitaire de la doxologie : "Par lui, avec lui et en lui, à Toi Dieu le Père tout puissant, dans l’unité du Saint Esprit… " . "Dans ma perception, la messe trouve son accomplissement dans la prière eucharistique, son sommet dans la doxologie et son achèvement dans la communion du célébrant." Vient ensuite le Notre-Père, "prière fondamentale dite à chaque messe et qui constitue la prière d’unité des chrétiens." Le rite du partage de la paix du Christ qui précède l’Eucharistie, est « un énorme plus », « on rend palpable cette paix en la partageant avec son voisin » et Frank regrette que ce geste ne soit pas pratiqué dans sa paroisse de Bretagne. En revanche, la marche des fidèles vers la communion, après l’Agnus Dei, est "souvent pour moi marquée par une perte de solennité" devant "la présence réelle qui appelle respect, déférence et recueillement". Enfin, l’envoi en mission commence à Saint-Denys par le parvis où l’on prend plaisir à bavarder fraternellement comme une icône du don reçu de Dieu qui s'offre au regard du passant.
Propos recueillis par Philippe Th.

La messe vécue par un ancien servant d'autel

Servant d'autel de 11 à 18 ans, j'ai beaucoup aimé cette expérience pour son côté participatif. Le chœur, c'est comme une scène. On est fier, il y a une fierté à être acteur de la messe, à être plus proche du prêtre, donc de Dieu. Je dégagerai quatre temps forts : L'évangile : il donne son orientation à l'ensemble de la célébration, au sermon et à la réflexion. C'est capital ! La prière universelle : une façon de relier la religion chrétienne en général et la messe en particulier avec l'entourage universel. Quand on prie, c'est pour ses proches. Là, on a l'occasion d'élargir notre prière -en espérant qu'elle sera entendue- à l'ensemble du monde. Un lien fort aux autres, et à l'actualité. La consécration des offrandes : on prépare le terrain d'accueil de Dieu, la communication avec Lui. Physiquement, en tant que servant, on est plus concentré : on doit être à genoux. La communion : évidemment l'instant le plus fort ! Un temps de privilège, celui de recevoir le Christ en nous, ce qui veut dire être en harmonie parfaite avec le Seigneur, plus encore que dans la prière seule. On peut lire la Bible chez soi, faire des dons pour l'Église ailleurs qu'à la quête, chanter des cantiques en dehors de la messe. Mais on ne peut recevoir le Christ qu'à la messe !
Raphaël D.

La messe vécue par une ancienne catéchumème.

Kristell, baptisée en 2005 : "A dix ans, en colonie de vacances, quelque chose m’avait attirée et invitée à suivre les enfants qui allaient à la messe. Plus tard, choriste à l'église de mon village, j'avais assisté aux messes sans avancer sur le chemin de messe. Puis j’ai été cheftaine scoute et j’ai posé mes premières questions à son sujet. Mais cela met du temps à mûrir. Adulte, j’ai travaillé chez des scouts. L'ambiance n'y est pas "parfaite", mais baignée de l'esprit de Jésus. Je retourne à la messe. Je suis alors sensible aux lectures et aux homélies qui comblent en moi quelque chose d'aride et d’assoiffé. Quand le sens de l'eucharistie m'est révélé, j'avance déjà vers le baptême. J'ai hâte d'y arriver. Mais on n'est jamais complètement arrivé. On doit toujours veiller, devancer les temps de moindre ferveur où certaines phrases et gestes risquent de devenir des réflexes. A ma fille Jeanne, je dirai que la messe est une fête autour de Jésus et près de Dieu. On y arrive tel qu'on est. On essaie de voir où l’on fait sa volonté et où l’on fait fausse route, pour se remettre sur Son chemin. On l'écoute. Enfin, on partage physiquement quelque chose avec Jésus : on lui offre un peu de ce qu'on a, et il nous offre ce qu'il est en son Corps et en son Sang."
Propos recueillis par Katarina K.

La messe à 17 ans...

Quand j’étais adolescente, la messe m’ennuyait à périr. L’idée ne m’était jamais venue pourtant de me soustraire à ce rite dominical. J’accompagnais sagement mes parents sans mot dire et j’attendais avec impatience le moment de la consécration car je savais qu'alors la fin était proche. Quel bonheur quand les portes s’ouvraient largement sur le parvis et que le soleil inondait la nef ! C’était la vie qui reprenait ses droits. Et puis un jour, je me suis évanouie en pleine célébration. Mon père m’a prise dans ses bras et transportée à l’extérieur. A l’air frais, j’ai repris mes esprits. Mais il n’a plus été question pour moi d’aller à la messe. L’affaire était entendue. Bien des années plus tard, j’ai repris le chemin de l’église grâce à un prêtre qui a su me parler de la Parole de Dieu avec un enthousiasme communicatif. J’ai vite été convaincue que cette Parole s’adressait à moi ici et maintenant et qu’il n’existait rien de plus précieux au monde. Toujours grâce lui, j’ai découvert qu’il ne suffisait pas d’étudier la Bible mais qu’être chrétien, c’était aussi appartenir à une communauté. J’ai donc recommencé à aller à la messe avec beaucoup de réticences malgré ses encouragements. Mais d’emblée tout s’est éclairé, sans doute parce que j’étais enfin prête à faire la plus belle rencontre de ma vie : celle du Christ. Aujourd’hui, la messe est pour moi un concentré de bonheur. J’y reprends des forces pour aller batailler dans le monde. Et j’éprouve une gratitude infinie pour celui qui m’a placée sur la route du Ressuscité. Quand je repense à mon adolescence, je réalise que je ne comprenais rien à la messe. Un rituel vide de sens hier. Une source d’eau vive aujourd’hui. Sylvie H.

Le diacre, serviteur...

Mais que diantre fait le diacre dans le chœur ? Que lui vaut cette place, quasi statique et muette ? Disons-le tout de suite, elle est, comme en tous les sacrements, signe et symbole. La place du diacre est signe vivant, dans ce chœur, du Christ serviteur (diacre vient du grec diakonos = serviteur), comme le prêtre est, en théologie catholique, signe du Christ tête de l’Église, pasteur de la communauté. Elle est symbole aussi, dans la liturgie eucharistique, de la communauté rassemblée autour du prêtre ; cela se manifeste lorsque le diacre élève le calice au côté du célébrant : il signifie alors que c’est bien toute la communauté, rassemblée en tant que Corps du Christ, qui rend grâce à Dieu. Son étole, portée de travers sur l’épaule gauche, peut encore symboliser la charge de la croix du Christ.
Le rôle du diacre dans la liturgie de la messe va ainsi se décliner en de petits signes, discrets, certes, mais riches de la cohésion eucharistique qui se vit dans cette liturgie. Des signes qui sont comme autant de symboles de sa mission de ministre du Christ dans le monde, de ministre du seuil et du « passage » ; lié en cela à l’évêque, comme le prêtre, chacun dans sa mission, comme « les deux mains du Père », pour reprendre une expression de saint Irénée de Lyon. Une mission qui a son fondement dans l'agapè = la charité, dont il est le… serviteur. Serviteur, le diacre l’est ainsi de la Parole, qu’il proclame et commente. Il l’est de la prière, lorsqu’il dirige les fidèles dans la Prière universelle. Il l’est aussi de la charité, qu’il signifie en accueillant les dons pour la préparation de la table eucharistique. Il l’est encore de la paix, qu’il invite chacun à recevoir, et à donner. Il l’est de même de la communauté, qu’il invite à prendre part au repas eucharistique. Comme il l’est enfin, pour l’envoi final de la liturgie de la messe, de la mission, invitant chacun à ne pas garder pour lui la Bonne nouvelle reçue, mais à aller l’annoncer par sa vie. Jean-Louis BB

Tout lu, tout vu, tout su !

Les paroles du Christ sur nos offrandes de messe viennent s'enchâsser, telle une Pierre tombée du Ciel, dans la prière eucharistique. Cette prière-réceptacle nous est ainsi donnée comme une voie d'accès au grand Mystère. Elle est belle mais nous pose problème, paraissant à la fois trop longue pour que notre conscience y reste fixée et trop courte pour que nous la saisissions au vol. Le paradoxe est un voile du Mystère. Comment le lever ? Amour seul répond pleinement à un "comment" et nous aimons en connaissant… Si donc nous n'aimons pas encore la prière eucharistique, laissons-nous inviter à faire sa connaissance. Le livre du père Olivier de Cagny, Les Prières Eucharistiques, vient à notre aide. Au fil de ses pages nous découvrons les quatre variantes de cette grande prière dont chacune a sa saveur, sa manière de faire mémoire et de rendre grâce. Le pas à pas de phrase à phrase, de mot à mot, les références bibliques, les approfondissements théologiques et l'ouverture sur les origines antiques de ces prières nous permettent de ralentir leur course. Aussi, quand le prêtre les dira, elles auront plus de chance de nous rattraper pour nous amener à faire coïncider notre présent avec l'éternel maintenant de Dieu. Avec la Grâce , nous serons ainsi arrivés à temps pour offrir humblement l'instant-même, et le faire entrer dans l'admirable échange… Katarina K. Olivier de Cagny, Prières eucharistiques, Cahiers de L’Ecole cathédrale 62, 2003, 150 p.

Les échos du conseil économique

Saint Tarcisius, patron des enfants de chœur, avait sa salle paroissiale, désormais il a aussi ses vastes placards flambant neufs. L’entretien d’une église comme Saint-Denys et ses salles attenantes, c’est en permanence quelques travaux à conduire… et financer. Vos dons, qui ont encore permis d’équilibrer les comptes de fin 2008, ainsi que quelques économies judicieuses (téléphonie, frais de photocopies), nous ont donné la possibilité de mener les travaux jusqu’à présent reportés de rénovation de la salle Saint-Tarcisius.
Les nombreux volontaires des Journées d’Amitié ne reconnaîtront pas l’endroit, désormais équipé d’immenses placards où prendront place d’ici à novembre les dons qui rejoindront ensuite nos stands de la brocante, des jeux, de la librairie, de la vidéo et la quinzaine d’autres comptoirs à garnir. C’est un artisan du quartier qui a réalisé ce travail de grande qualité. Mais au-delà des placards, c’est pour l’embellissement de la salle toute entière que la communauté portugaise a mobilisé ses talents afin de la rénover d’ici fin juin, sol et plafond. Qu’elle en soit grandement remerciée !
Un mot encore pour vous préciser que la contribution généreusement déposée dans les corbeilles au soir du magnifique concert « Son, Symbole et Lumière » du 16 mai, avec l’affluence que nous avons eue au-delà de nos espérances, a permis de couvrir les dépenses d’organisation du concert et d’éclairage extérieur de l’église, pour notre participation à la 1ère édition des journées «Nomades» du IIIème arrondissement. Philippe Th.

Dimanche de la Trinité : confirmation

Quel beau dimanche !
Monseigneur Jérôme Beau a conféré ce matin le sacrement de confirmation à :
Hugo, Kenya, Tristan, Raphaël, Valentin, Alexandre,
Roxane, Marie-Anne, Clarisse, Helder, Jonathan, Axel
et Nicolas a fait sa première communion.
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Libellés :

Pélerinage paroissial à Vézelay : 01-03 mai 2009

Nous n’étions qu’une vingtaine, en ce petit matin du vendredi 1er mai, à nous retrouver devant les grilles de Saint-Denys, pour rejoindre en car les environs de la basilique de Vézelay. De huit à soixante-dix ans, en famille, en couples ou célibataires, nous n’en avions pas moins la foi et l’énergie du pèlerin, avec de surcroît un zeste d’espérance d’ordre météorologique après une semaine annonçant un week-end bien gris. Appliquant les conseils aux pèlerins donnés en 1512 par Jean Geiler de Kaysersberg , « le pèlerin ne doit pas commencer son pèlerinage par des étapes trop longues », nous fûmes déposés au petit village d’Asquins, au pied de la colline de Vézelay, où avait été édifiée, en 1055, l’église Saint-Jacques. Car nous allions marcher vers Marie-Madeleine par le chemin de Compostelle.. Munis d’un livret de lectures, chants et psaumes préparé avec soin par notre curé, le groupe se met donc en route sous un ciel d’un bleu inattendu qui ne nous quittera (presque) plus durant ces trois journées. Trois jours pour marcher, prier, chanter, se rencontrer, rire, bavarder, admirer les beautés de la nature, découvrir de vieux villages, boire, manger mais aussi pour réfléchir ensemble au sacerdoce des prêtres dans l’Église, dans le cadre de l’année du prêtre organisée par notre évêque. C’est pourquoi nous serons particulièrement heureux d’accueillir le lendemain deux de « nos » séminaristes, Philippe et Michaël. Après une belle messe champêtre célébrée par le père Quinson, ils nous expliqueront leur vision du rôle du prêtre. L’un à travers le modèle qu’il a trouvé en saint Philippe Néri, « le semeur de joie », l’autre à travers son chemin de vie personnel, familial et professionnel. Nous marcherons ainsi sans hâte, en spirale, sur les sentiers qui entourent la basilique perchée sur la colline, admirant les magnifiques panoramas qui s’offrent à nos regards, avec les champs de colza d’un jaune éclatant, les lilas mauves, les boutons d’or et les vignes bourgeonnantes dont nous saurons apprécier le fruit le soir venu en dégustant un rafraîchissant rosé bourguignon. Ce pèlerinage sera aussi pour certains l’occasion de découvrir les charmes d’une nuit sous la tente (en prenant bien garde à la légendaire « bête du Vézelay ») et pour d’autres les joies de l’auberge de jeunesse avec ses chambrées de quatre lits superposés. Découvertes culinaires enfin : les pâtes à la cardamome préparées par nos organisateurs n’auront rien à envier au poulet « Gaston Gérard » partagé pour le dîner du samedi dans une auberge de Vézelay. La nuit venue, nous nous réchaufferons devant un grand feu de cheminée, en scandant des mélopées dont le rythme sourd emprunte aux plus authentiques tribus africaines. Après une édifiante et instructive visite de la basilique commentée par une sœur de la Fraternité monastique de Jérusalem (installée désormais à Vézelay), c’est bien sûr par une célébration eucharistique dans la glaciale et lumineuse basilique que s’achèvera notre pèlerinage. Enfin, presque. Nous reprendrons encore des forces pour le retour en car autour d’un grand pique-nique, histoire de célébrer aussi quelques anniversaires avec le champagne de circonstance ! Alors : l’an prochain, on vous retrouve sur le chemin ?

Philippe Th.

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