dimanche, décembre 09, 2012
Ce dimanche 9 décembre, à l'invitation du père Roger, quelques jeunes talents de l'ensemble vocal et instrumental Mini Hosanna, de la paroisse Notre-Dame-de-l'Arche-d'Alliance (Paris 15ème) ont accompagné notre messe de 11 heure. Puis ils ont offert aux paroissiens un "mini concert"... histoire de s'ouvrir l'appétit avant le traditionnel déjeuner amical, et ouvert à tous, du Club Saint-Denys du Marais.
mercredi, décembre 05, 2012
Le premier éditorial du père Tardy : décembre 2012
Pour fêter les 50 ans du Concile Vatican II, le Pape a voulu mettre cette année sous la lumière de la foi.
Dans notre culture européenne contemporaine, la foi est rangée dans le domaine de l’opinion personnelle, infiniment respectable en soi.
L’Evangile ne la conçoit pas ainsi : le croyant n’a pas prise sur sa foi. Il peut agir ou non en fonction d’elle ; il peut la transmettre ou la garder pour soi.
Notre foi nous invite ainsi à poser régulièrement des actes que j’appellerais « décalés ». Se marier pour toujours, c’est décalé. Prendre sur son loisir un temps pour Dieu, c’est décalé. Prendre position pour la dignité humaine, c’est à la mode, mais dans certains cas de bioéthique ou d’immigration, c’est décalé.
Il faut bien le dire, il n’est pas toujours facile de prendre position et notre foi ne pèse pas si souvent dans décision finale. Ce discernement intime requiert certes de la force intérieure mais également la capacité de se poser la bonne question. Et la capacité d’y répondre en tant que disciple du Christ.
Un acte de foi plonge ses racines plus profond qu’un choix inspiré seulement par des valeurs ou par le bon sens.
Ouvrir une année de la foi, c’est donc ouvrir une année de liberté chrétienne. C’est désirer pour soi un forage plus profond en soi afin de bâtir plus solidement. C’est une année de sagesse.
Les cours de théologie pour adultes sont légions à Paris, doit-on en organiser à la paroisse ? Notre connaissance de l’Ecriture ne peut pourtant pas se satisfaire de l’homélie du dimanche. « Ignorer l’Ecriture, c’est ignorer le Christ » disait saint Jérôme. Le changement de rythme scolaire nous obligera sans doute à reprendre à bras le corps la question du catéchisme. C’est une occasion qu’il faut saisir pour exprimer notre soif et la manière de l’étancher.
Ce numéro du Petit Céphalophore nous tiendra lieu de guide de voyage pour inaugurer cette année spéciale, et montrer au monde entier de quelle foi on se chauffe à Saint-Denys !!!
Père Roger Tardy
Vatican II : une affaire entendue ?
Ce fut un 11 octobre, 11 ans jour pour jour avant la naissance de votre curé, s’ouvrit le Concile Vatican II, 21ème concile œcuménique de l’histoire. 2540 évêques assemblés dans la Basilique Saint-Pierre de Rome, se réunissent pendant quatre sessions de trois mois environ, chacune entre 1962 et 1965. La presse s’emballe ! Un vent de renouveau souffle… le chaud et le froid ! En effet, comme pour tous les conciles depuis le premier (tenu à Jérusalem à l’époque des Apôtres), les évêques s’y engagent avec passion. Le dernier Concile en date avait été interrompu en 1870 par la situation politique en Italie. Le Concile Vatican II est le second volet d’une vaste réflexion sur le mystère de l’Eglise.
A très gros traits, on pourrait comparer l’histoire des conciles à une catéchèse sur la messe : avec les sept premiers conciles sur les personnes de la Trinité, on entrerait dans l’intelligence du signe de croix ; puis, le millénaire suivant, on approfondirait la prière eucharistique et le rôle du prêtre dans le Sacrifice de la Messe ; enfin, avec Vatican I et II, on aborderait paisiblement le fruit de la Communion. Ce fruit de la communion n’est pas uniquement la présence du corps de Jésus, c’est une transformation spirituelle. Une transformation qui ne se limite pas à un regain d’énergie pour le communiant. Ce fruit, c’est l’Eglise elle-même, comprise dans toute sa profondeur : Corps véritable du Christ, Peuple de Dieu, Temple de l’Esprit. On est très loin d’une compréhension purement sociale et visible de l’Eglise, qui aurait été la société parfaite, modèle obligé pour tous les peuples.
Le Concile Vatican II ne vient pas répondre à un contexte polémique comme ses prédécesseurs. C’est un Concile catéchétique qui irise la gloire de la Résurrection dans tous des domaines. D’aucuns l’ont trouvé trop irénique trop ambigu ! de fait, on n’y trouve pas les habituelles formules tranchantes du genre « celui qui croit le contraire est anathème »… certains le regrettent peut-être, pas moi…
Nous fêtons cette année les 50 ans du Concile : autant dire que c’était hier. Le Concile de Trente qui voulait entre autre réformer le clergé (sic), a dû attendre plus d’un siècle pour voir surgir des évolutions prometteuses. Même à notre époque de communication instantanée, il n’est pas farfelu de nous imaginer aussi longs à convertir que nos pères.
Quelles conversions précises attendre encore de notre génération ? Quand un jour l’Ecriture deviendra notre première nourriture. Quand un jour, les fidèles auront la conscience vive de ne pas assister à la messe mais de se laisser « traverser » par elle, quand un jour la notion de liberté ne sera plus gagnée sur Dieu, mais reçue de lui, quand un jour la morale chrétienne sera moins moralisatrice sans perdre son exigence propre, quand la messe sera davantage vécue comme l’acte où se réalise notre divinisation, alors, le Concile aura été écouté et ne sera plus une affaire entendue ! Certes, le texte du Concile est d’un genre spécial. A nous de trouver la manière la plus adéquate pour qu’ici, il ne reste pas lettre morte.
Père Roger Tardy
C'était avant Vatican II... Témoignages
« Il fallait changer ! »
Guy, 91 ans, et Micheline, 92 ans, ont vécu la période qui a précédé Vatican II. Et ils ne regrettent rien !
« Dès 1938, j’ai entendu parler de la nécessaire transformation de l’Eglise », confie Guy dont trois frères sont devenus prêtres et une sœur trappistine. « Avant la guerre, j’étais lié à des Dominicains qui voulaient que cela bouge », ajoute-t-il en indiquant trois domaines prioritaires : la morale sexuelle, le social et la liturgie. Avec la guerre, « tout s’est arrêté » et la réflexion « a repris après ». Guy se rappelle par exemple qu’un de ses cousins, devenu prêtre lui aussi, avait célébré une messe « autour d’une table ordinaire avec du pain ». Micheline évoque, quant à elle, ses années d’internat chez les sœurs : « Pour communier, il fallait être à jeun depuis la veille au soir et si on avalait par accident une goutte de dentifrice, on était damnée ». Elle se souvient de la confession dans le confessionnal, du sermon du haut de la chaire, du banc de communion… et est catégorique : « Tous les changements apportés ont été positifs. Ils ont permis un contact plus fraternel entre nous et avec les prêtres ». La soutane noire ne la rend en aucun cas nostalgique : « Cela créait une barrière ». Des excès, il y en a eu bien sûr, reconnaît Guy qui n’apprécie pas quand la liturgie est « un peu négligée ». Et même si certains changements les divisent – elle trouve « la paix du Christ » valable, alors que lui ne voit pas « ce que cela apporte » – globalement, ils sont d’accord : « C’était vieillot, il fallait changer ! ». Tout particulièrement le latin, que « la moitié des gens ne comprenaient pas ». Aujourd’hui, ils sont fiers de fréquenter une paroisse chaleureuse, pleine d’activités, avec des apéritifs à la fin des messes qui rapprochent les gens. « Cela aurait fait scandale autrefois ! », s’exclame Guy en souriant.
Sylvie H.
Une liturgie plus accessible
Au temps de Vatican II, Marie-France était une jeune femme mariée d’une vingtaine d’années. « J’avais remarqué que la liturgie était en train de changer, de devenir plus accessible, plus dépouillée. Cependant ma pratique ne s’en trouvait pas modifiée : je continuais d’aller à l’église le dimanche, avec la même foi de charbonnier, sans me poser de questions. Mes parents, plutôt conservateurs, avaient vécu ce changement comme une révolution. Quant au Concile, je n’en savais pas plus. Nos enfants sont venus et, tout en restant croyante, je me heurtais à mon incapacité de leur transmettre la foi. J’en garde un regret qui n’a jamais guéri ». Bien des années plus tard, en suivant à l’Ecole Cathédrale l’enseignement du père de Cagny, Marie-France a compris que le Concile avait opéré un ressourcement plutôt qu’une « modernisation », qu’il était allé chercher les textes des origines du christianisme, qu’il avait enlevé le superflu pour revenir à l’essentiel. « Je me disais alors que le véritable apport du Concile ne nous avait pas été assez communiqué. Mais le déclic qui a vivifié ma relation à Dieu a été indépendant de tout cela et très simple. Un jour, lors d’un conflit familial, j’ai pris conscience de l’incompatibilité entre la pratique de la foi et un comportement qui alimente la discorde. Pendant quelques mois, j’ai arrêté la pratique, puis je l’ai reprise différemment. Avec une soif d’approfondir ma connaissance et de m’engager. » Marie-France assurera le catéchisme tout en se formant elle-même. Puis, de retour à Paris après quelques années en province, elle découvre son église renouvelée par la fondation d’une maison du séminaire. Sa pratique devient alors quotidienne et Marie-France se sent incorporée à la communauté. « Mon engagement aujourd’hui est d’aider à fleurir l’église. Ce travail qui est de l’ordre de la prière, de la contemplation et de l’offrande, m’aide à participer toujours plus pleinement à l’Eucharistie. Aujourd’hui je vis la liturgie intensément et avec bonheur. Mon seul souhait serait de pouvoir me recueillir encore plus longuement dans le silence après chaque communion… »
Katarina K.
L’Afrique de Vatican II
« L’objectif de Vatican II était d’apporter un souffle nouveau à l’Eglise tout entière, en adaptant la foi catholique à la réalité du monde, rappelle Jean-Jacques, « notre » séminariste ivoirien. Ce souffle nouveau a été très bénéfique, parce qu’il a permis à l’Afrique de se reconnaître vraiment comme « fille » de l’Eglise. » Une fille aimée pour ce qu’elle est, avec sa propre identité. « Avant, l’homme blanc, évangélisateur, ne tenait pas compte de la réalité de l’homme noir et de ses coutumes. Avant Vatican II, l’homme africain ne vivait pas vraiment sa foi car il ne se reconnaissait pas dans l’Eglise. Aujourd’hui, l’Eglise s’est ouverte à toutes les richesses de l’Afrique, à sa culture : on peut louer et prier notre Dieu avec notre musique. C’est l’inculturation », raconte Jean-Jacques. Un enthousiasme pour une liturgie très rythmée que ne partageait guère son grand-père Gilbert, qui déplorait qu’après Vatican II, il y ait beaucoup moins de place pour le silence ! Pour Jean-Jacques, trop jeune pour avoir connu le changement post-conciliaire, mais qui a vécu un an à Toulon au sein d’une communauté traditionaliste, le changement liturgique n’est pas l’essentiel. Il est aussi à l’aise devant un prêtre le dos tourné à l’assemblée que devant une assemblée qu’il catéchise en dialecte africain.
Le dialogue interreligieux, en Afrique, est une autre conséquence de Vatican II. « Dans une même famille, on peut maintenant vivre ensemble, alors que l’on est de confession différente. Ce n’était pas le cas avant. » Or cela arrive souvent : « Ma sœur est méthodiste et j’ai un cousin musulman ! ». Cette convivialité a favorisé les mariages mixtes. « Il existe aussi en Côte d’Ivoire un Comité de religieux, toutes confessions confondues, qui agit en cas de crise ou de conflits graves, pour tenter de trouver des solutions communes ».
En Afrique, désormais, le Christ est noir.
En Afrique, désormais, le Christ est noir.
Dominique Th.
Marie à Vatican II
Au moment d'exposer la doctrine relative à l'Eglise, le Concile Vatican II considère opportun d'honorer d'une manière particulière la Vierge Marie. Marie est cette Épouse sans tache ni ride que l'Eglise est appelée à être à son tour. Pour répondre à cet appel, l'Eglise doit manifester une sainteté virginale, condition de l'union parfaite avec le Christ. Marie est Mère de Dieu et Mère des croyants. L'Eglise l'imite dans cette maternité surabondante et puise à la même source de grâce dans ses travaux d'enfantement par l'administration des sacrements et l'action apostolique jusqu'à l'achèvement de notre histoire.
Sans prétendre donner un enseignement complet au sujet de Marie ou d'épuiser son Mystère, le chapitre VIII de la Constitution Lumen Gentium donne de solides appuis à notre méditation. Humble, obéissante et pure, Marie est la fille préférée du Père, celle qui a cru pleinement à l'accomplissement de la Promesse messianique. « Rachetée de manière très sublime en considération des mérites de son Fils », elle peut accueillir la plénitude de la grâce. Cette grâce consiste en l'union indissoluble et définitive avec le Verbe incarné en elle, de l'Annonciation à la Croix, puis à la gloire du Ciel et jusqu'à nous en tant que membres du Corps mystique et frères adoptifs de son Fils. Cette union fait de Marie l'intercesseur privilégié auprès de l'unique Médiateur. Glorifiée dans le Ciel avec son corps et son âme, Reine de l'Univers, elle dépasse toutes les créatures célestes et terrestres, tout en restant proche des hommes dont elle est la parente la plus noble. Elle nous révèle la vraie sagesse et la toute-charité. Elle est pour nous un signe d'espérance qui nous indique le chemin du Ciel.
Le riche et accessible texte du Concile nous parvient ainsi pour nourrir notre amour de Marie et nous donner une multitude d'occasions de la dire bienheureuse.
Katarina K.
Illustration : Statue de la rue de Turenne, détail.
Résultats des sondages
Sondage : "La Main à la pâte"
Servir la communauté
Saint Paul a magnifié en bien des écrits la diversité et l’unité des charismes qui font la richesse d’une communauté. « Nous avons reçu des dons qui sont différents. (…) Si c'est le don de servir, il faut servir ; si l'on est fait pour enseigner, que l'on enseigne », etc. (Romains 12, 6-7). Message reçu en notre communauté, où le sondage « La main à la pâte ! » de notre père curé a suscité une réjouissante multiplication des bonnes volontés. Une vingtaine de candidat(e)s se sont déjà proposés pour initier, ou accroître encore, une grande variété de services. Qu’il s’agisse, notamment, de prendre sa part à l’animation des messes, de renforcer ponctuellement l’équipe d’accueil, mais aussi, une petite dizaine, pour donner de « petits coups de main » d’apparence obscure mais si essentiels, de menus-travaux, ménage, tractage, renouvellement de la signalétique… Le « service » de la prière n’est pas oublié, chapelet-adoration-louange étant le socle et la source de notre vie chrétienne.
« Le renouveau de l’Église passe aussi à travers le témoignage offert par la vie des croyants », nous exhorte le Pape Benoît XVI, en son Motu Proprio Porta fidei (La porte de la foi), qui ouvrait l’année de la Foi. Un témoignage qui peut déjà s’exercer passée la… porte de notre église, pour le service et l’accueil de tous, service pratique comme de louange. Merci à chacun de cet élan pour rendre notre communauté toujours plus ouverte et vivante de sa foi.
JLBB
Un grand merci à tous ceux qui se sont engagés, pour la première fois, dans l'aventure des JAM grâce à ce sondage, et qui ont fait merveille !
Sondage : "Le KT du mercredi : c'est fini ?"

La trentaine de parents qui ont répondu confirme une intuition de l’équipe des catéchistes. Bien que l’on puisse relever une certaine dispersion des réponses, c’est le mercredi après-midi (en début ou fin d’après-midi) qui apparaît comme la meilleure piste pour près de 40 % des parents.
La proposition d’un KT le dimanche matin avant la messe de 11 h reçoit près de 20 % d’avis favorables (notamment en raison d’autres activités, artistiques ou sportives, des enfants le mercredi), mais n’est pas sans poser quelques difficultés (sorties des scouts, absences familiales le week-end…). Le projet d’accompagner le KT d’activités éducatives retient aussi l’intérêt des parents (soutien scolaire, chant, jeux, déco, mimes…).
En tout état de cause, la volonté de continuer à éveiller les enfants à la foi sans distinction de la nature de leur scolarisation (publique ou privée) conduira certainement à un maintien du KT dans les locaux paroissiaux de Saint-Denys.
Enfin, huit personnes ont fait part de leur disponibilité pour contribuer au bon déroulement du KT ou d’éventuelles activités qui l’entoureraient. Un signe encourageant de volontariat qui sera certainement très utile dans quelques mois pour nous permettre avec les enfants de vivre ce changement dans les meilleures conditions.
Vous tous, parents, grands-parents ou autres qui désirez participer au sondage KT,
cliquez sur :
Philippe Th.
Saint-Denys et le Jubilé de Notre-Dame
Du visiteur au pèlerin
À l’occasion de l’Année de la foi et du Jubilé des 850 ans de Notre-Dame de Paris, nous pourrons contempler l’héritage que nous avons reçu dans la cathédrale et renouveler notre conversion. Car la cathédrale est le centre de la vie diocésaine. Nos prêtres parisiens et certains de nos diacres y ont été ordonnés. Les huiles des sacrements y sont bénies par l’évêque. La vie sacramentelle de notre paroisse est liée à la liturgie de la cathédrale. Comme la cathédrale est l’église de l’évêque, successeur des apôtres, elle est le signe de la communion des fidèles du diocèse.
« Via viatores quærit » (« la Voie cherche ses voyageurs », saint Augustin). Notre-Dame de Paris propose donc, au simple touriste comme au groupe de pèlerins paroissiaux, une démarche spirituelle : franchir, par le parvis, une porte jubilaire, puis monter à cinq mètres de hauteur, pour contempler le portail de la cathédrale, avant de rentrer dans la cathédrale, où le chemin, passant par les fonts baptismaux et l’autel, nous conduit à nous rappeler le sens de notre baptême.
Notez déjà la date réservée pour notre paroisse Saint-Denys (et quelques voisines) :
le 27 janvier prochain après le déjeuner !!!
Philippe C., séminariste
Thierry Adhumeau, le nouvel organiste de Saint-Denys
"Un des plus beaux
instruments de Paris... donc du monde !", c'est ainsi que Thierry
Adhumeau manifeste son enthousiasme
et sa joie d'être devenu depuis cet été le nouveau titulaire des orgues de
Saint-Denys du Saint-Sacrement. Dans notre paroisse, maison du séminaire de
Paris, où la question de la vocation est bien sûr centrale, notre organiste
nous dévoile que la sienne lui est apparue dès le KT. À l'occasion de sa
communion solennelle, sa famille lui offrit un petit orgue portatif de quatre
octaves... C'est avec Léon Levif, élève de Marcel Dupré et organiste de
Saint-Éloi (12eme arrdt), qu'il débutera son apprentissage. Ensuite,
il entendra Pierre
Cochereau à Notre-Dame. Dès lors il n'eut de cesse de progresser dans la
maîtrise de son instrument. Le chemin ne fut pas toujours facile, comme lorsque
élève en section musique d'un lycée parisien, on lui interdit le choix de
l'orgue affirmant : "Ici
l'instrument c'est le piano !". C'est donc au piano qu'il décrochera
son premier prix de conservatoire en 1978. Tout en enseignant au collège, il
revient à 33 ans à l'orgue et s'engage dans la recherche musicologique,
soutenant une maîtrise puis un DEA à la Sorbonne et se spécialisant dans la
littérature d’orgue française des XIXe et XXe siècles.
Véronique Engrand, titulaire des orgues de Saint-Vincent-de-Paul, lui apprend
la technique du pédalier et le métier de liturgiste. Il travaille ensuite le
grand répertoire avec Emmanuel Hocdé, actuel titulaire de Saint-Éloi et premier
grand prix de Chartres.
Un "maître" ? Sans
hésiter il cite Léon
Boëllmann (1862-1897), organiste alsacien de la fin du XIXe
siècle auquel, depuis de nombreuses années, il a consacré des recherches (pour
une thèse de musicologie), ainsi que l'énergie d'une association
qu'il a créée pour perpétuer la mémoire et l'œuvre de cet organiste, titulaire des
orgues de Saint-Vincent-de-Paul.
Pour nous rejoindre, Thierry
Adhumeau a quitté, avec un pincement au cœur, la paroisse Saint-André
et l'église des
Saints-Anges-Gardiens, à Saint-Maurice près de Paris, dont il était
l'organiste titulaire. Il se réjouit de trouver à Saint-Denys deux merveilles
de l'orgue français, avec les trente-huit
jeux du grand orgue, à la tribune duquel le jeune Louis Vierne découvrit sa
vocation en venant écouter son oncle Charles Colin, et les dix
jeux de l'orgue de chœur ("un
pur Cavaillé-Coll !"). Tout en saluant le talent des facteurs d'orgues
qui se sont succédés depuis 1839 et ont ainsi construit et préservé notre
patrimoine, jusqu'à aujourd'hui avec l’excellent Bernard Dargassies, notre
organiste évoque déjà avec le père Tardy ses projets : la mise en place
d'un "retour son" avec un haut-parleur pour se rapprocher des
animatrices des chants, et l'installation d'un "combinateur" pour
manier plus rapidement les jeux de l'orgue, ainsi qu’une "pédale crescendo".
Il songe aussi à inviter ses collègues concertistes pour des récitals (...et
financer ces éventuels travaux de valorisation de notre orgue).
"Mon métier ? Je ne suis pas un concertiste, je suis un
liturgiste. Ma mission, c'est d'aider les fidèles d'un bout à l'autre de la
célébration en les accompagnant dans leur prière. À Saint-Denys du Saint-Sacrement,
je suis comblé." Évoquant le lien qui durant la célébration unit
l'organiste aux animatrices de chant, il souligne avec force combien la
présence de talentueuses chanteuses professionnelles est une chance pour la
paroisse : « C’est unique à
Paris ».
Mais l'entretien s'achève déjà et
notre organiste file vers Saint-Félix... près de Rignac, en Aveyron pour, tel
Don Quichotte, défendre sa province rouergate contre la prolifération de
grandes hélices métalliques bruyantes et subventionnées, mais cela c'est une
autre histoire...
Philippe T.
Philippe T.
Les échos des conseils
Conseil pastoral paroissial :
Après Paul Quinson, le père Roger Tardy adopte un style nouveau. L’heure est à la réflexion à partir d’un texte (Jean 18) qui nous interpelle rapidement autour de trois notions : le roi, la royauté, le royaume. Chacun y met du sien après avoir réfléchi et relu le texte. Les interventions portent sur des questionnements : Jésus est-il roi ? Quel est son royaume ? Peut-on parler de royauté de Jésus ?
A mesure que les membres s’expriment, des questions surgissent dans nos esprits. La réflexion engendre une certaine forme d’enthousiasme, non parce que le texte est ardu mais parce que nous sommes ensemble à tenter de donner un sens plus profond à la littéralité du texte.
Une autre phrase suscite le questionnement : « Mon royaume n’est pas de ce monde ». Si la phrase est célèbre, elle interpelle, en même temps qu’elle trouble. Où est donc le royaume de Jésus ? N’est-il pas ici ? Est-ce compatible avec ce que disait saint Augustin, lorsqu’il évoquait le parallélisme entre ce qui est en haut et ce qui est en bas ?
Nous n’aurons pas le temps d’explorer plus avant les profondeurs de ce texte, il nous faut passer aux questions pratiques sur lesquelles nous devons donner notre avis : le retour de l’expérience des Journées Nomades ; une réaction à la loi sur le mariage des gays ; le pèlerinage de N-D de Paris pour la fête des 850 ans de cette vénérable cathédrale ; nos prochains domaines d’interventions.
Déjà il faut se quitter, heureux d’avoir œuvré ensemble, d’avoir donné un peu de notre temps pour notre communauté, d’avoir fait corps autour de notre père. C’est aussi cela le Conseil paroissial.
Eric H.
Au soir du dimanche 18 novembre, épuisés mais heureux, les dizaines de volontaires des JAM 2012, réunis pour le traditionnel dîner de clôture, saluaient dans un tonnerre d’applaudissements le résultat inespéré qui une fois de plus récompense l’engagement et la générosité.
Avec 52 600 euros de recettes, pour 44 400 euros de résultat net, la réussite des journées d’amitié continue donc à contribuer à l’équilibre de nos comptes, en représentant de l’ordre de 15 % des ressources de la paroisse : un soutien bien appréciable en ces temps de difficultés économiques ! D’ores et déjà, ces ressources ont permis de couvrir la charge des quelques travaux engagés ces derniers mois : remise aux normes du logement du père Sempère, installation d’une cabane de jardin pour ranger le matériel des JAM (en particulier les planches et les tréteaux) et ainsi dégager l’issue de secours qui donne sur la rue Saint-Claude.
Philippe Th.