mardi, mai 13, 2008
Pèlerinage à Assise : journal de bord
Lundi 28 avril 2008 : Paris-Assise

Nous avons quitté Paris à 6 heures du matin, sous une petite pluie fine. Nous nous étions répartis dans des voitures pour nous rendre à Beauvais. Au moment de l’enregistrement des bagages, catastrophe ! Jean-Abel ne peut prendre l’avion car sa carte d’identité est périmée depuis un mois. Il repart à Paris et nous rejoindra par le train. Nous arrivons à Rome sans encombre grâce à Ryanair. Le soleil nous y attend avec Luciano, notre chauffeur très souriant, et un car flambant neuf. Nous déjeunons près de l’aéroport dans un restaurant sans charme où nous dégustons nos premières pâtes: des lasagnes "al pesto" fort bonnes, arrosées d’un petit blanc "frizzante". Dans le bus, nous sommes invités par le père Quinson à prendre le micro pour dire ce que nous attendons de ce voyage. Je suis partie, quant à moi, pour découvrir une personne, François d’Assise, qui me touche pour trois raisons : la radicalité de son choix de vie (la pauvreté), sa joie, son amour pour la nature. Nous arrivons à Assise et c’est l’émerveillement. De la ville, on surplombe toute la vallée, à perte de vue. Dans la ville, un écrin préservé enserré par des remparts, la lumière est très douce sur la pierre aux teintes claires. Nous découvrons, lors d’un premier repérage, un oratoire qui serait l’endroit où François est né (à cet endroit son père avait un entrepôt). Puis nous célébrons la messe à Santa Maria Maggiore, l’ancienne cathédrale. Après le dîner, grande promenade jusqu’à la citadelle, la Rocca, qui fut détruite quand François avait 15 ans (et reconstruite quelques siècles plus tard). Les habitants construisirent avec ses pierres les remparts et proclamèrent la ville libre. Au retour, nous découvrons dans la pénombre des jeunes filles qui répètent une danse traditionnelle avec des drapeaux. Elles évoluent sur une musique médiévale devant l’église Saint-Rufin. Une vision très poétique pour enchanter notre première nuit en Ombrie...
Sylvie
Mardi 29 avril : basilique Saint-François et la Porziuncola
Le tombeau du saint se trouve dans la crypte, derrière l’autel, et le père Quinson aurait pu pendant la célébration le toucher en allongeant le bras.
Marie
Mercre

8h15 : nous partons d’un pas allègre pour l’ascension du mont Subasio, quelques uns nous rejoindront en taxi. Dès la sortie d’Assise, la route monte et serpente avec un fort dénivelé. Nous formons trois groupes : les marcheurs impatients, les sérieux conscients de l’effort à fournir et viennent ensuite les plus bavards mais aussi les plus fragiles et courageux. Après une heure et demie d’efforts mais aussi de conversations qui renforcent les liens de notre co


Carlina
14h45 : de

Marie-Blanche
Jeudi 1er mai : l'Ascension. Sanctuaires franciscains de la vallée de Rieti
Saint François est universellement associé à Assise et c’est bien en ce lieu que les pèlerins affluent en grand nombre pour admirer les fruits les plus visibles et les plus éclatants de sa spiritualité : nombre d’églises de toutes tailles, de riches architectures, des fresque raffinées…
Mais pour approcher et goûter la spiritualité vivante de saint François, il faut quitter Assise et visiter les sanctuaires encore aujourd’hui de dimensions et de décoration modestes, et insérés dans la nature. Vers la fin de sa vie, François passait de plus en plus de temps dans ces lieux sauvages où il trouvait un support à la prière. En se replaçant au milieu de la Création, il trouvait une réelle fraternité avec les éléments et créatures naturels et une plus grande proximité avec le Créateur. Là, François a approfondi et structuré durablement la spiritualité qu’il a transmise à ses frères.

La Foresta (4 km de Rieti) ou le "Cana franciscain" pour rappeler le miracle de la vigne dévastée par la foule accourue pour voir le saint en 1225, qui n’en donna pas moins, cette année là, une récolte abondante et un très bon vin. Nous n’y avons pas fait halte.
Poggio Bustone (à 790 m d’alt et 17 km de Rieti). Dans une partie des plus sauvages de la montagne, François trouva deux grottes et se retira pour prier. Regrettant ses égarements de jeunesse, il y eut la révélation que ses péchés étaient pardonnés et que les héritiers de sa spiritualité se multiplieraient jusqu’à la fin des temps.
Dans le bus qui nous ramène à Assise, nous décidons collégialement et fraternellement, et commençons sur-le-champ une neuvaine pour présenter les 130 intentions de prière que nous avons emportées dans notre voyage pour nos frères paroissiens. Nous ajoutons une mention affective particulière pour que Raphaël et Aurélie trouvent un nouveau départ dans leur vie.
Après la fin du voyage, chacun continuera chez soi ces trois prières ("Viens esprit Saint", "Notre Père" et "Je vous salue Marie") jusqu’à la veille de Pentecôte : période faste s’il en est pour appeler l’Esprit Saint dans nos vies.
Jean-Abel
Vendredì 2 mai : Mont de l’Alverne et ville de Lucca
Pour la dernière fois, à nos yeux, le soleil caresse la façade virginale de l’église Santa-Chiara, devant notre hôtel. Et pour la dernière fois, nos yeux caressent la plaine de l’Ombrie. Nous quittons Assise mais pas encore François : nous nous rendons à l’Alverne où il a reçu les stigmates. En laissant la cité derrière nous, nous chantons dans le car les louanges du Seigneur : "Joie au ciel ! Exulte la terre ! (…) la campagne tout entière est en fête" (Ps 95). Une longue route vers ce mystère étonnant de la vie du poverello : hier la crèche, aujourd’hui le crucifiement, la Passion. Le père Quinson nous fait remarquer cette

La montagne de l’Alverne (La Verna) culmine à 1128 m. Le domaine fut offert à François en 1213 et le saint y séjourna plusieurs fois. En 1224, comme le raconte Celano, François "fit un carême sur le mont en l’honneur de la bienheureuse Vierge Marie, mère du Seigneur et bienheureux Michel archange, depuis la fête de l’Assomption de la Vierge Marie jusqu’à la fête de saint Michel en septembre". Il eut alors la vision d’un séraphin et reçut les stigmates du Christ dans sa propre chair.
Dès notre arrivée, après la traversée d’une pinède ombragée, nous célébrons la messe des stigmates dans la chapelle Santa-Maria-degli-Angeli. "Je suis crucifié avec le Christ : et ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi." (Ga 2, 19-20a) Un jeune frère égyptien nous guide ensuite dans le sanctuaire : le lieu où François reçut les stigmates, ses lieux de prière et de recueillement. (Illustration de Giotto, v. 1295)
Le déjeuner convivial nous revigore, et puis temps libre : certains retournent à la chapelle des stigmates prier, d’autres visites la basilique avec de splendides bas reliefs de Della Robbia, d’autres encore se réjouissent dans le musée ou chinent dans une brocante improbable, et assez surréaliste au milieu du sanctuaire !
Retour en car, direction Lucca, en Toscane, où nous arrivons un peu moins de trois heures plus tard. Un hôtel confortable nous attend et nous visitons la ville. La cathédrale monumentale nous a fermé ses portes mais la cité nous ouvre les siennes avec générosité. Ocre, safran, turquoise, marbres bla

Jérémy
Samedi 3 mai 2008 : Lucca-Pise-Beauvais
Après la dernière nuit à Lucca, nous célébrons la messe dans la chapelle de l'église Saint-Bartholomée, tout près. Le père Paul nous invite, à l'occasion de la fête des apôtres Philippe et Jacques, à méditer notre propre envoi en mission à l’issue de ce pèlerinage… L'Evangile, si nous savons "le garder tel que nous l'avons reçu", sera pour nous aussi ce "jaillissement éternel de nouveauté" à déployer là où nous sommes. Nous nous confions à l'intercession de François et c'est avec son beau Cantique que s'achève notre prière. Les paroles dites pendant cette messe nous renvoient à des thèmes partagés au cours du pèlerinage, comme les manifestations du Christ ressuscité dans l'épître aux Corinthiens, le "Nul ne vient au Père sinon par moi" de l'Evangile de saint Jean, les quatre éléments, Vent, Eau, Feu et Terre du Cantique de saint François, qui nous propose la reconnaissance de notre source commune dans le Créateur, qu’il est bon de louer… La distance de Lucca à Pise est courte. Nous trouvons belle la Place des Miracles, avec son baptistère, son dôme, et la Torre Pendente, bien penchée, en effet… Un délicieux jambon de Parme à l'ananas frais constitue ensuite le meilleur des repas du voyage. La grâce ne nous quittera pas puisque l’inévitable trajet vers l'aéroport sera marqué d'un jaillissement joyeux de louanges fraternelles, formulées au nom de tous par Hubert et Jean. Leurs paroles sont justes et parfumées de poésie toute franciscaine. Par leur intermédiaire notre action de grâces va au Seigneur pour nous avoir donné notre grand frère François, notre cher frère et bon berger Paul, son aide, frère Jérémy, doux et efficace pour rassembler le troupeau, et notre sœur Sylvie, l’interprète qui nous a "fait goûter jusqu'aux miettes la douce langue maternelle du frère François", sans oublier notre chauffeur Luciano… et nous tous, donnés fraternellement les uns aux autres…
à toi seul ils conviennent, ô Très-Haut, et nul homme n'est digne de te nommer.
Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures, spécialement messire frère Soleil par qui tu nous donnes le jour, la lumière : il est beau, rayonnant d'une grande splendeur, et de toi, le Très-Haut, il nous offre le symbole.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles : dans le ciel tu les as formées, claires, précieuses et belles.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Vent, et pour l'air et pour les nuages, pour l'azur calme et tous les temps : grâce à eux tu maintiens en vie toutes les créatures.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Eau qui est très utile et très humble, précieuse et chaste.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre, qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, avec les fleurs diaprées et les herbes.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi ; qui supportent épreuves et maladies : heureux s'ils conservent la paix car par toi, le Très-Haut, ils seront couronnés.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle à qui nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui meurent en péché mortel ; heureux ceux qu'elle surprendra faisant ta volonté, car la seconde mort ne pourra leur nuire.
Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâce et servez-le en toute humilité !
Micro-parvis : invoquez-vous un saint ?
N'hésitez-pas à donner votre témoignage en cliquant ci-dessous sur le mot "comments". Il sera ensuite publié par nos soins...
Saints de pierre et de prières
À Saint-Denys, ils sont quatre, particulièrement, qui ont statue - avec porte cierges et veilleuses - en notre église : Marie, première de tous, Mère du Sauveur, éclatante en sa majesté d’argent, gardant le chœur ; et puis, nous accueillant au fond de la nef, Notre Dame de Fatima, si chère au cœur de n

Ils (eh oui, terrible grammaire française, où le seul masculin l’emporte sur la multitude féminine… des saints) sont ici priés, invoqués, implorés, illuminés de nos offrandes.

Sans oublier, plus discrets en leur pâle obscurité, sans cierges ni veilleuses, Marie en la chapelle du Saint-Sacrement, Geneviève qui lui fait face, et Jean-Baptiste, en la chapelle… baptismale. Quant à saint Denis, auquel l’église est consacrée, il attend, hiératique le doigt levé, patient, que soient chantées en sa chapelle laudes et vêpres.
Nos offrandes donc les illuminent, les quatre du moins qui nous y invitent. Des offrandes qui participent aussi à l’entretien de notre église où nous aimons nous recueillir, reprendre souffle et courage, confier joies et peines.

Saint Antoine qui, sûrement, sait entendre et… lire, reçoit même sous son socle de ces petits billets d’imploration que, tout aussi sûrement, il glisse à l’oreille du Très-Haut. Christian, lui, brûle volontiers devant lui une veilleuse : « La lumière est tellement symbolique dans notre religion. Et puis, cette vénération en un simple geste, paisible, de reconnaissance, est comme un lien amical avec la communion des saints. Je m’adresse à lui comme à un ange gardien, lui qui, après tant de risques pris pour la mission, au Maroc - après que des Franciscains y aient été tués, comme le furent, il n’y a guère, en Algérie, les martyrs de Tibhirine - rencontra François d’Assise, et réévangélisa l’Occitanie aux temps cathares. Et puis, s’il est certes populaire comme « saint retrouve-tout », ce fut aussi un vrai intellectuel - il n’est que de lire ses sermons ».

Qu’importe en fait nos goûts sculptés ou polychromes, nos prières nous mettent à nu quand nous déclarons notre flamme au Créateur, et les saints sont nos porte-voix lorsque, comme dans la prière à Notre Dame de Fatima, nous implorons, confiants : "Sois mon avocate, demande, supplie".
Propos recueillis par Jean-Louis B.B.
La sainteté mode d’emploi

On n’est saint qu’au Ciel car Dieu seul est saint ! « La sainteté n’est pas de ce monde » aime rappeler Mgr d’Ornellas. Mais ce monde est un chemin vers la sainteté ! Quand on est croyant, la sainteté coule de source ! C’est un don de Dieu ; c’est le but de toute vie chrétienne ! On devient saint quand on prend conscience de ce don et qu’on choisit de se conformer à ce que Dieu veut pour nous : « Aimer Dieu de tout son cœur et son prochain comme soi-même… ».

Je suis émerveillée par l’éclat de sainteté que chacun porte en soi et révèle dans sa vie quotidienne. Imagine-t-on la confiance et l’abandon nécessaire pour traverser la solitude, consentir au dépouillement du grand âge ou de la maladie… Ou la foi d’un enfant, d’un couple en difficulté, l’humilité d’un prêtre en paroisse, qui garde confiance, malgré toutes les tentations de découragement…
Ce chemin est possible à condition d’entretenir le contact avec l’Essentiel par la prière. Et d’éviter quelques pièges ! On ne devient pas saint tout seul. La sainteté se construit au contact des autres, en communauté. La famille, la vie paroissiale sont de bons chemins d’humilité (rires) ! Les compromissions sont également des pièges. Il faut avoir le courage de dire ce qu’on pense, même si c’est très différent de ce qui est attendu. Les jeunes, par exemple, veulent tout dans l’instant ; ils sont prêts à tenter n’importe quoi. C’est à nous de leur donner le goût de l’espérance. Nous sommes « des sentinelles de l’invisible » disait Jean-Paul II.
Il faut assumer d’être parfois à contre-courant, même au sein de sa famille, de son couple, de sa communauté… tout en restant soi-même. Mère Teresa est reconnue comme une sainte même par les hindouistes, alors qu’en vivant avec des Intouchables, elle transgressait les tabous. De même le père Ceyrac, ou le père Pedro, à Madagascar, qui redonne la dignité aux plus pauvres, ou Soeur Emmanuelle, ou Soeur Elvira, avec les drogués en Bosnie, ou le docteur Xavier Emmanuelli qui a fondé le Samu social… La sainteté ne peut ignorer la misère. Et elle est contagieuse !
Propos recueillis par C. L.V.
Sainte Julienne, initiatrice de la fête du Saint-Sacrement


Sept ans après sa naissance au Ciel, la fête du Corps du Christ reçoit son acte de naissance. Thomas d'Aquin rédige sa liturgie. Ensuite, la Fête-Dieu devient universelle. Les années passent...
Depuis plus de sept cent ans, l'Eglise adore son Soleil. Par sa fête qui est la nôtre, la lune de l'Eglise en fête est enfin pleine...
Katarina K.
Mère Teresa, une lumière dans les ténébres

Une nuit d’angoisse, le moine orthodoxe saint Silouane (1866-1936), entendit le Seigneur lui répondre : "Tiens ton esprit en enfer, et ne désespère pas". C’est dans ce même lieu de "ténèbres" que Mère Teresa s’est tenue pendant cinquante ans. Ces écrits intimes, publiés contre sa volonté, en témoignent, à la grande surprise de ceux qui l’ont côtoyée. "Priez pour moi – car en moi tout est d’un froid glacial – C’est seulement cette foi aveugle qui me porte (…)", écrit-elle. Avec l’aide de ses directeurs spirituels, la religieuse comprendra que cette douloureuse expérience est un élément de sa mission : il s’agit de participer à la Passion du Christ sur la Croix. Vivre cette expérience intérieure faisait partie de sa vocation qui consistait à s’occuper des exclus mais aussi à épouser la condition des "indésirables, des mal-aimés, des délaissés". L’ouvrage est divisé en trois parties : les chapitres 1 et 2 portent sur sa vie spirituelle avant son "appel dans un appel" ; les chapitres 3 à 7 traitent de l’inspiration de fonder les Missionnaires de la Charité qu’elle reçut le 10 septembre 1946 ; les chapitres 8 à 13 de la pire épreuve qui l’attendait, alors que tout semblait en place... Outre les lettres, des extraits d’autres écrits de Mère Teresa sont publiés ici, comme le journal qu’elle tint au début de son travail dans les bidonvilles. Les documents sont présentés de manière chronologique et commentés avec clarté par le père Brian Kolodiejchuk. Ce dernier confie : "Mon espoir est qu’un grand nombre de gens seront inspirés par Mère Teresa, qui vécut avec héroïsme sa mission d’"allumer la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres", et qu’ils poursuivront cette mission selon leur vocation propre et leurs possibilités. Dans ces régions de notre cœur où persistent les ténèbres, qu’une lumière vive rayonne grâce à son exemple, son amour et, désormais son intercession dans le ciel."
Avec ce témoignage émouvant, Mère Teresa s’inscrit dans la lignée des grands mystiques tourmentés comme sainte Thérèse de Lisieux ou saint Jean de La Croix.
Mère Teresa (Edité et commenté par Brian Kolodiejchuk), Viens, sois ma lumière – Les écrits intimes de « la sainte de Calcutta », Lethielleux, 446 p., 22,50 euros.
Ils espèrent participer aux JMJ de Sydney !


Si vous souhaitez aider nos jeunes paroissiens à participer aux JMJ, contactez le père Ségui ou Philippe, le séminariste.
Leur programme :
Une semaine en Australie à Sydney avec les jeunes du monde entier pour grandir en grâce et en foi.
Neuf jours d’immersion au Cambodge pour un temps de découverte et d’échange avec une Église d’Asie.
Après les rencontres, les catéchèses et l’envoi en mission par le Pape à Sydney, nous partirons vivre un temps de découverte et d’échange avec une église d’Asie, celle du Cambodge.
Au Cambodge : nous pérégrinerons à travers tout le pays à la rencontre d’un peuple, d’une terre de mission (avec les prêtres des Missions Étrangères). Nous partirons à la rencontre de communautés locales, d’une autre culture où se vit aussi l’espérance chrétienne.
Cette expérience nous permettra :
- d’apprendre à connaître et aimer ce pays à la culture millénaire.
- d’être témoin de la vitalité d’une église qui redémarre d’un petit reste, après avoir souffert du génocide khmer rouge
- de rencontrer et écouter les témoignages des acteurs de la vie religieuse, politique et associative du pays (1 journée avec l’association "Pour un Sourire d’Enfant")
- de partager nos interrogations et nos émerveillements. De réfléchir à la rencontre du bouddhisme et du christianisme. De grandir dans notre foi au Christ.
Programme à Sydney :
Lundi 14 juillet 2008 : Accueil et hébergement en collectivité.
Messe prévue à l'Opéra de Sydney avec tous les Français participant aux JMJ.
Mardi 15 juillet : Messe d’ouverture des JMJ et de bienvenue célébrée par le cardinal George Pell, suivie d'un concert.
Mercredi 16 – vendredi 18 juillet : Catéchèses par groupe linguistique en matinée.
L’après-midi : "Festival de la Jeunesse" (multiples activités culturelles, forums, propositions, …)
Jeudi 17 juillet : Arrivée et accueil du Saint Père dans la baie de Sydney.
Vendredi 18 juillet : Chemin de croix dans les rues de Sydney.
Samedi 19 juillet : Convergence de tous les jeunes vers l'hippodrome de Randwick à 9km du centre-ville de Sydney.
Veillée avec le Pape et nuit à la belle étoile (prévoir veste polaire !).
Dimanche 20 juillet : Messe de clôture et conclusion.
Lundi 21 juillet : Messe et déjeuner autour de Mgr André Vingt-Trois à Sydney.
Programme au Cambodge :
(itinérant au rythme de la liturgie des heures et des Eucharisties quotidiennes)
Lundi 21 juillet 2008 : Départ de Sydney pour le Cambodge
22 juillet, le soir de notre arrivée : Eucharistie et temps d'adoration avec les coopérants, les séminaristes du Cambodge et avec la communauté francophone dans l'église Saint Joseph au Psar Touch. Suivi d'un temps de rencontre. Dîner avec le curé de la paroisse, le Père Bob au Psar Touch.
23 juillet : Messe avec Monseigneur Emile Destombe, évêque de Phnom Penh et rencontre avec lui.
Visite de communautés chrétiennes locales. Découverte de la place et de la présence de l’Eglise dans ce pays de culture bouddhiste.
Journée avec l’association "Pour un sourire d’enfant"
Rencontre avec de jeunes Khmers.
Du 25 au 27 juillet : Installation à Kompong Som dans le sud du pays (sur la mer de Chine) au collège des frères salésiens dans leur maison "Hermano sol"
Marche – pèlerinage sur la côte. Découvrir la beauté du pays et de son peuple.
Rencontre avec de jeunes chrétiens et catéchumènes khmers.
Lundi 28 juillet et mardi 29 juillet : Siem Reap – Angkor au nord ouest du pays (patrimoine mondial de l’humanité). Accueil dans la paroisse locale. Découverte de la région dont l’histoire est fondamentalement non chrétienne mais infusée de bouddhisme et palpitant de religions vernaculaires.
Visite guidée des Temples d’Angkor.
Départ pour Kompong Thom.
Mercredi 30 juillet : Kompong Thom au centre du pays. Avec les prêtres des missions étrangères au centre du pays, à la rencontre d’une mission. Visite du camp de travail de Taing Kaukh : célébration de l’Eucharistie. Rencontre avec la communauté. Le Cambodge est un pays qui se relève à peine des drames de la guerre et du génocide khmer rouge qui ont anéanti son peuple. Nous ferons l’expérience que la vie renaissante de ce peuple est également œuvre de la résurrection du Christ dans le monde, aujourd’hui. En apprenant à poser un regard aimant sur les Cambodgiens, en leur portant notre espérance et en recevant la leur, nous trouverons combien le Christ nous invite à vivre notre humanité commune.
Quizz "franciscain" sur la sainteté, par le père Quinson...

« Un saint triste est un triste saint » !
Cinq thèmes franciscains ont été retenus pour ce quizz. Pour chacun, ne sélectionnez qu’une seule réponse. Faites le décompte des réponses A, B et C et reportez-vous aux portraits types ci-dessous.
Pour vous, la prière personnelle c’est d’abord :
A. Passer un long moment en silence pour approfondir la parole de Dieu.
B. Penser à Dieu à différents moments de la journée.
C. Louer Dieu pour tout ce qui est beau.
Pour vous, la pauvreté évangélique c’est d’abord :
A. Un état d’esprit qui rend disponible à Dieu et aux autres.
B. Vivre sobrement.
C. Etre libre à l’égard des biens matériels pour privilégier les richesses spirituelles.
Pour vous, la joie parfaite c’est :
A. Etre victime d’une injustice sans vous révolter.
B. Supporter un collaborateur incompétent sans vous mettre en colère.
C. Perdre vos papiers et vos clés dans une bouche d’égout sans devenir désagréable pour votre entourage.
Pour vous, la fraternité c’est d’abord :
A. Considérer avec respect et amitié toute personne humaine.
B. Ne se croire supérieur à personne.
C. Vouloir manifester que tout être humain est aimé de Dieu.
Pour vous, être artisan de paix c’est d’abord :
A. Etre soi-même dans la paix du cœur.
B. Tout faire pour éviter ou apaiser les conflits.
C. Chercher des solutions qui servent la communion et l’harmonie entre tous.
Portraits de sainteté :
Entre 3 et 5 A : Saint François vous aurait certainement encouragé à poursuivre votre marche en vous appuyant sur toutes les qualités spirituelles dont vous faites déjà preuve. Peut-être pourriez-vous progresser davantage dans l’amour de Dieu et du prochain. Pour ce qui est de l’Evangile n’hésitez pas à le lire et le relire sans cesse.
Entre 3 et 5 B : Vous avez une excellente capacité à avancer pas à pas, à votre rythme. St François vous aurait certainement confié des tâches de plus en plus importantes. Concernant la pauvreté n’hésitez pas à vous donner des objectifs précis mais sans chercher la performance. Et surtout, ne vous arrêtez pas en si bon chemin !
Entre 3 et 5 C : Vous manifestez un bel équilibre et une réelle aptitude à suivre le chemin qui est le vôtre, dans la paix. Peut-être pourriez-vous développer encore votre capacité à accueillir la joie de Dieu. Mais déjà saint François se réjouit de vous voir parvenu à ce degré de personnalisation de votre engagement.
2 A ; 2 B : Quelle chance vous avez de pouvoir ainsi attester d’un bel équilibre dans la foi ! Saint François aurait béni le Très-Haut de vous avoir comme frère dans sa communauté. N’hésitez pas, pour progresser encore, à lire la Parole de Dieu dans toute sa richesse. Accueillez avec confiance les dons de l’Esprit.
2 A ; 2 C : L’amour de Dieu a touché votre cœur et vous invite à persévérer dans vos efforts de conversion. Déjà un long et beau chemin a été parcouru qui réjouit les anges du Ciel ! Saint François aurait pu compter sur vous dans son travail d’annonce de l’Evangile. Ne faiblissez pas en si bon chemin.
2B ; 2 C : Saint François aurait été sensible au dynamisme de votre existence, en particulier dans votre rapport aux autres. Il vous aurait aidé à mesurer encore davantage l’importance de la fraternité. Peut-être pourriez-vous poursuivre votre route en développant la prière d’action de grâce pour les dons de Dieu.