Le Petit Cephalophore

mardi, mai 13, 2008

La sainteté mode d’emploi



Françoise, mère de famille et paroissienne engagée, a bien voulu nous dire comment elle reçoit l’invitation à la sainteté dans sa vie de tous les jours.

On n’est saint qu’au Ciel car Dieu seul est saint ! « La sainteté n’est pas de ce monde » aime rappeler Mgr d’Ornellas. Mais ce monde est un chemin vers la sainteté ! Quand on est croyant, la sainteté coule de source ! C’est un don de Dieu ; c’est le but de toute vie chrétienne ! On devient saint quand on prend conscience de ce don et qu’on choisit de se conformer à ce que Dieu veut pour nous : « Aimer Dieu de tout son cœur et son prochain comme soi-même… ».


En tant que mère de famille, je désire la sainteté aussi pour mes enfants. Croyant ou non, on veut toujours le meilleur pour ceux qu’on aime… Si on se laisse travailler par la prière, les sacrements, par l’Esprit Saint, comme la glaise dans la main du potier, alors, par rayonnement, et à notre insu, l’autre se trouve attiré à son tour par la grâce qui m’habite. Benoît XVI le dit bien : « Seul celui qui vit dans l’expérience personnelle de l’amour du Seigneur est en mesure de guider les autres à lui suite du Christ ».


Cette réalité nous donne une grande responsabilité vis à vis de nos proches ! Ce qui est d’autant plus motivant pour continuer d’avancer ! Car bien sûr, ce chemin est difficile. C’est un combat de tous les jours. Mais attention, sainteté ne veut pas dire perfection ou actions héroïques ! La sainteté est accessible à tous… Y compris pour nous qui vivons « dans le monde ». Dieu trouve sa place et nous conduit à travers nos faiblesses. Avec sa « petite voie », sainte Thérèse l’avait bien compris. Il s’agit simplement de garder le cap dans les épreuves ; de s’abandonner dans la confiance. Sans nier les difficultés.
Je suis émerveillée par l’éclat de sainteté que chacun porte en soi et révèle dans sa vie quotidienne. Imagine-t-on la confiance et l’abandon nécessaire pour traverser la solitude, consentir au dépouillement du grand âge ou de la maladie… Ou la foi d’un enfant, d’un couple en difficulté, l’humilité d’un prêtre en paroisse, qui garde confiance, malgré toutes les tentations de découragement…
Ce chemin est possible à condition d’entretenir le contact avec l’Essentiel par la prière. Et d’éviter quelques pièges ! On ne devient pas saint tout seul. La sainteté se construit au contact des autres, en communauté. La famille, la vie paroissiale sont de bons chemins d’humilité (rires) ! Les compromissions sont également des pièges. Il faut avoir le courage de dire ce qu’on pense, même si c’est très différent de ce qui est attendu. Les jeunes, par exemple, veulent tout dans l’instant ; ils sont prêts à tenter n’importe quoi. C’est à nous de leur donner le goût de l’espérance. Nous sommes « des sentinelles de l’invisible » disait Jean-Paul II.
Il faut assumer d’être parfois à contre-courant, même au sein de sa famille, de son couple, de sa communauté… tout en restant soi-même. Mère Teresa est reconnue comme une sainte même par les hindouistes, alors qu’en vivant avec des Intouchables, elle transgressait les tabous. De même le père Ceyrac, ou le père Pedro, à Madagascar, qui redonne la dignité aux plus pauvres, ou Soeur Emmanuelle, ou Soeur Elvira, avec les drogués en Bosnie, ou le docteur Xavier Emmanuelli qui a fondé le Samu social… La sainteté ne peut ignorer la misère. Et elle est contagieuse !

Quand nous disons à la messe : « Que l'Esprit Saint fasse de nous une éternelle offrande à ta gloire », cela résume notre vie d’ici bas et celle dans l’éternité. Le saint est celui qui travaille avec amour pour la gloire de Dieu et de son Royaume, en y engageant tout son être.
Propos recueillis par C. L.V.

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