Le Petit Cephalophore

dimanche, mai 28, 2017

Madame le Pasteur, notre voisine du Temple du Marais


Cette année, les protestants célèbrent les cinq cents ans de la Réforme, une bonne raison pour venir à la rencontre de nos frères du Temple du Marais. Nous nous sommes donc rendus ce dimanche matin au culte. Chaleureusement accueillis dès notre entrée, nous avons pris place dans cet édifice circulaire pour lequel Mansart s’est, dit-on, inspiré du Panthéon de Rome.
Il y a quinze ans, la paroisse était quasiment morte, mais depuis 2004 c’est une véritable renaissance évangélique qui a saisi la communauté. Nous en avons été les témoins lors du culte ce dimanche, avec, on le perçoit tout de suite, la mobilisation d’une équipe autour du « conseil presbytéral » et de ce que Madame la Pasteure Caroline Bretones appelle un « bouillonnement spirituel ». Voilà qui, d’une certaine manière, nous a fait penser au chemin de renaissance de notre propre paroisse à la fin des années quatre-vingt lorsque Monseigneur Lustiger décida d’y ouvrir une Maison du Séminaire.


Depuis 2013, Luthériens et Calvinistes de l’Église réformée de France se sont rassemblés dans « l’Église protestante unie de France ». Caroline Bretones est pasteure du Temple du Marais depuis sept ans.  De sensibilité évangélique, « attachée aux Écritures et confessante » la communauté du Marais est ainsi fidèle à ses sources, comme le rappellent dans le chœur des plaques rendant témoignage aux premiers missionnaires évangéliques partis d’ici à la fin du XIXème siècle vers le lointain Lesotho africain.
Nous avons bien sûr évoqué, à la faveur de ce numéro du Petit Céphalophore, la place de la « prédication ». En ce dimanche entre Résurrection et Pentecôte, au lendemain de l’Ascension, la prédication de Madame la Pasteure nous invitait à agir. « Nous recherchons une prédication qui mette en marche, qui envoie, qui donne envie », « on prêche un Dieu vivant ». La prédication a d’autant plus d’importance dans le culte, que la Sainte Cène n’est célébrée qu’un dimanche sur deux. Mais le ministère est collégial et la prédication peut être portée aussi par une quinzaine de prédicateurs formés et choisis avec le discernement du conseil presbytéral. Chaque culte lui-même est célébré par un prédicateur et un liturge (qui dit les lectures, invite à chanter les psaumes, et prépare prières et intercessions). Après le culte, chaque dimanche, les fidèles sont conviés à se retrouver autour d’un généreux et amical buffet, moment de convivialité et d’entraide.


Aujourd’hui, une véritable « équipe de créatifs » participe à ce « bouillonnement » pour offrir, comme le proclame une petite carte à l’entrée, un « Dieu en libre accès ». Accès tellement libre que les offices de 10h30 et 17h30 sont retransmis en direct sur internet. Une cinquantaine de fidèles ont aussi été formés à l’accompagnement spirituel en binôme, ce qui profite, chaque semaine, à une vingtaine de personnes.

A la question, « que faire pour célébrer l’anniversaire des 500 ans de la Réforme ? », le conseil presbytéral a répondu d’un seul cœur : « Rencontrer des catholiques ! » C’est ainsi que, fin octobre, les « Barquettes » si chères au père Roger pourraient rencontrer leurs sœurs et homologues, les « Miniglises » du Temple du Marais, et nous pourrions ensemble prier et agir pour l’unité des chrétiens...
Propos recueillis par Philippe Th. 

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