Le Petit Cephalophore

jeudi, mars 03, 2016

Des paroissiens de Saint-Denys au secours des réfugiés

Été 2015, le pape François lance un appel en faveur des réfugiés. Il est suivi d’une homélie du père Tardy très mobilisatrice. Sur le parvis, la question « Qu’est-ce qu’on fait, nous ? » devient une évidence.
Une réunion est vite montée à la paroisse pour faire le tour des bonnes volontés : qui peut faire quoi ?… Les propositions sont multiples, tant par les personnes que par les services proposés…
Quel cadre donner à cette action ? Par le biais des connaissances des uns et des autres, divers réseaux sont mobilisés. A ce stade, au-delà d’aides ponctuelles et individuelles (invitation à des repas confectionnés en commun, accompagnement à des RV administratifs, accueil pour un week-end, soutien scolaire…), c’est surtout la « conversation » qui mobilise : au cœur d’un groupe plus large animé par l’Œuvre d’Orient, cinq paroissiens de Saint Denys vont régulièrement au collège Stanislas pour donner des « cours » de conversation à des réfugiés syriens et irakiens.
Françoise raconte : « Ce qui me frappe, c’est leur niveau de français déjà bon pour beaucoup, leur désir d’apprendre et de s’intégrer, le plaisir de raconter leur culture.
On oriente la conversation sur des thèmes utiles, formalités administratives et mots de tous les jours, mais aussi sur nos habitudes culturelles réciproques, les plats traditionnels, les fêtes… Personnellement, j’ai aidé Samer, un Syrien qui donne des conférences sur son pays, à s’entraîner à l’oral. Pendant les vacances scolaires, Stanislas étant fermé, certains ont organisé des visites de Paris en français avec leurs élèves, pour prolonger sur une mode plus concret et convivial la rencontre...
On n’a pas fait tout ce qu’on aurait voulu,  notamment par manque de temps… La question du logement surtout est compliquée, mais deux d’entre nous se sont beaucoup investis pour trouver une maison paroissiale en banlieue pour une famille irakienne. Ils continuent à les soutenir dans les formalités… Notre action est modeste, mais animée d’un désir réel d’accueil, de partage et de solidarité, et elle peut s’enrichir du plaisir de la découverte réciproque. Il faut rester mobilisés, car la question des réfugiés va se poser pendant quelques années encore. Le contact personnel avec eux est le meilleur moyen de faire tomber peurs et préjugés. »
L’accueil des réfugiés n’est pas fini : si vous avez des possibilités, des réseaux… Le point d’entrée sur la paroisse, c’est Françoise C. !

Propos recueillis par Stéphane L.


De bonnes nouvelles d'une famille de réfugiés que quelques paroissiens ont aidés :
Père Roger,
J'ai eu un appel de la famille A... il y a 3 jours qui voulait me prévenir qu'ils avaient déménagé à Cesson (enfin).
Ils sont très contents, bien installés et remercient tout le monde très vivement. Ils demandent maintenant quand nous pouvons venir Diego et moi leur rendre visite autour d'un repas que "madame" préparera. Je leur ai parlé aussi de notre idée de les inviter chez Françoise, avec Thierry et le père Roger, en faisant ensemble la cuisine.
A bientôt pour l'épilogue alors,
Laure


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