Le Petit Cephalophore

dimanche, octobre 05, 2014

Bienvenue au père Simeon, prêtre étudiant


Le père Siméon (aujourd’hui âgé de 33 ans) a été ordonné à Sokodé en 2009. Encouragé par son évêque, il a obtenu sa licence de philosophie à Abidjan en 2011. Aujourd’hui, le voilà à Paris pour travailler sa thèse de doctorat, Transcendance et imminence dans l’œuvre de Hegel. Grâce à son compatriote, notre ami le père Alfred Pignan, il a pu être introduit dans notre paroisse au bon moment. « Je ne cesse de prier Syméon, une de mes premières rencontres de l’Evangile : ô toi, rempli de l’Esprit Saint au Temple, ne permet pas que je puisse honnir ton nom ! », se confie-t-il. De son prénom de naissance, Bram, à Siméon, le chemin sera difficile. « Pour dire « oui » à Bram qui veut dire « fatigué », il m’a fallu passer par le Vendredi Saint, apprendre à y puiser la force. »


Bram perd sa maman à 2 ans et demi, à la naissance du cinquième enfant de la fratrie. « Je n’ai pas de souvenir de ma mère, ni d’objet lui ayant appartenu… Mes frères et sœurs ont été confiés aux oncles. Je ne voulais pas quitter mon père. Ma belle-mère, son autre femme, me traitait mal par jalousie, elle m’empêchait d’aller à l’école. » Ce ne sera que plus tard, par la grâce de son ordination, que Siméon verra venir le pardon vivifiant et se réconcilier sa famille blessée. "Heureusement, j’ai pu me mêler aux petits groupes d’enfants qui apprenaient leur leçons sur la place publique". Un jour, alors qu’il passait la tête par la fenêtre ouverte d’une classe, Bram répondit à la question posée par le professeur… « Par la suite, les enseignants m’ont pris en charge pour me soutenir et verser mon droit d’école. » Seul de sa famille, Bram fera des études. Mais avant cela un jour, à  l’âge de 10 ans, au moment du chagrin, il se réfugiera dans une église. Là commencera son chemin vers le baptême, la confirmation, puis sa vocation. « L’arôme du saint chrême  s’était imprimée en moi, et il revenait toujours quand j’allais me mettre en colère. Avec cette aide de l’Esprit j’ai pu faire les premiers pas de pardon vis-à-vis de ma belle-mère. » L’appel a touché Siméon dès son baptême, or par manque de moyens, les études lui semblaient inaccessibles. « Mais les aides n’ont pas tardé à venir ; je pense aux sœurs du foyer de charité à Aledjo, en particulier à la sœur Edith et à un de mes oncles, dont le soutien m’a permis d’aller jusqu’au bout...».
Katarina K.                                                                                                                   

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