Le Petit Cephalophore

mardi, mai 28, 2013

L'engagement chrétien des jeunes : un exemple à suivre !


Toujours prêts pour l’aventure : les scouts

Le 6 juillet prochain, à 8h30, les quelques 120 scouts de notre paroisse partiront en camp. Il ne faut pas s’y tromper, le camp est d’abord une véritable aventure pour chacun.
Dans notre paroisse, on compte des Jeannettes, des Louveteaux, Guides et Éclaireurs. Ils ont de 8 à 17 ans.
Les enfants de 8 à 12 ans forment la Ronde et la Meute. Les adolescents de 12 à 17 ans forment la Compagnie et la Troupe.

Ils partent une ou deux semaines, selon leurs âges. Ils sont Chefs de patrouille, Seconds, Sizeniers ou Culs de Pat, mais en pleine nature, dans un environnement stimulant et exigeant, ils devront tous s’affirmer autonomes, responsables et pleins de ressource pour trouver leur place au sein de leur unité.
Le camp, c’est en effet le point culminant d’une année passée ensemble dans le cadre de la pédagogie des Scout Unitaires de France : santé, caractère, sens de l’autre, de la nature et du concret, sens de Dieu enfin, en sont les maîtres mots.
Pour préparer ces camps et accompagner nos enfants dans ce projet riche et généreux, les chefs suivent des formations complètes et construisent, sur mesure, un projet adapté aux besoins de leurs unités. Il existe plusieurs dimensions pour tout camp :

· le jeu bien sûr ! Autour d’imaginaires porteurs comme ‘les Indiens’, ‘le voyage dans le temps’, ‘les guerres médiques’ ou encore ‘Robin des Bois’ ;

· la progression pédagogique, car à chaque âge correspond une méthode adaptée et différenciée pour garçons et filles ;

· une vraie démarche spirituelle avec des méditations sur les thèmes : « qu’est-ce que c’est que d’être saint aujourd’hui ? » ou « quel est le sens profond des sacrements de l’Eglise ? » ;

· enfin, une préparation complète pour assurer la sécurité de tous dans le cadre légal.

Le groupe scout existe donc d’abord par la volonté d’une quinzaine de jeunes adultes. Ils sont 3 à 5 par unité, ils ont de 18 à 25 ans. Avec leur aumônier, le père Florent Urfels et leurs chefs de groupe, Matthieu et Florence Le Taillandier, ils forment une communauté des aînés ouverte, active et responsable, pleine d’initiative et de d’énergie.



Cet été, nos chefs et cheftaines seront en Aveyron, dans les Yvelines, en Picardie et en Bourgogne.

Aujourd’hui, notre groupe ne demande qu’à croître, mais pour cela, il a besoin de bonnes volontés!

Martin D., séminariste

 


Tiphaine,
cheftaine de compagnie

On reçoit beaucoup à travers l’école de vie qu’est le scoutisme : on apprend à vivre en communauté, à s’entraider, rendre service, être capable de vivre dans la nature, se débrouiller en toute circonstance. C’est un lieu de transmission de la foi, un lieu de partage, de prière, de loisirs ; on peut aussi échanger librement avec ceux de notre âge. » Tiphaine sourit en se rappelant une question que les plus jeunes échangent parfois discrètement : « Et toi, tu crois vraiment en Dieu ? ». « La prise en charge des plus jeunes par les plus grands est typique de notre mouvement SUF, caractérisé par un écart d’âge plus large comparé aux autres mouvements. » Consciente de tout ce qu’elle a reçu au cours de ses années de scoutisme, Tiphaine désirait transmettre à son tour. Le groupe qu’elle encadre avec ses quatre assistantes, comprend une trentaine de guides entre 12 et 17 ans. « Nous organisons des sorties et préparons le camp d’été. Pour ce dernier, le dossier doit être bien ficelé et déposé en avance aux équipes nationales des SUF. » Tiphaine regrette ne pas pouvoir renouveler sa mission au-delà de cette année. « Idéalement il faudrait qu’un chef reste de 2 à 3 ans. Cela demande de concilier les exigences de ses études avec son engagement. Le mouvement continue de croître avec de plus en plus d’unités de guides, qui demandent de nouveaux chefs... » Tiphaine espère que ce témoignage incitera d’autres à s’engager comme elle. « Le travail de cheftaine demande un sens d’organisation, une forte motivation, une sympathie pour les jeunes. Il faut suivre une formation d’une semaine pour être assistante et de deux semaines pour être cheftaine. Enfin un chef doit être "exemplaire" vis-à-vis de ses guides. Exemplaire ne veut pas dire "parfait", mais donnant un exemple de conduite, et un témoignage par sa vie personnelle... ».
Tiphaine (22 ans) est étudiante en 4e année à l’Ecole de Commerce à Lille. Elle est aussi cheftaine de compagnie du groupe des Scoutes Unitaires de France (SUF) dans notre paroisse.
Katarina K.    
                                                                                          
Simon, 21 ans, chef de troupe scout

Le scoutisme, Simon est tombé dedans tout petit. Grand-père, père, oncle scouts… Il rejoint à neuf ans la meute des Scouts unitaires de France (SUF). Suivent les patrouilles jusqu’à 17 ans et… pause pour le bac et intégrer Centrale. « Cette année, on m’a proposé de reprendre la troupe, 24 jeunes, de 12 à 17 ans. Cela m’est apparu bien normal, après avoir profité de l’engagement de tant d’autres, de donner à mon tour. J’avais un peu de temps… » Même si Simon prépare en parallèle un Master de mathématiques fondamentales à Orsay ! « Mais c’est un problème d’organisation, en décidant aussi que les week-ends scouts passeront avant toute autre proposition. » Et puis, être scout, « c’est un engagement où on apprend, déjà en patrouilles de six, à compter sur chacun, pas question de laisser tomber les copains qui se retrouveraient à deux-trois le week-end. Comme pour nous, les trois chefs, on doit pouvoir compter les uns sur les autres ». 

Les joies ? La réponse fuse : « Perpétuer un héritage, consolider la troupe, étoffée d’une quatrième patrouille, donner le meilleur de soi pour que tout se passe bien, être garant d’un bon esprit… et que les jeunes aient toujours envie de continuer et de transmettre le goût de la troupe à des plus jeunes. » 

Et puis, on apprend tant… « J’ai découvert un autre niveau de responsabilité, en sachant avoir confiance sans être trop exigeant et s’adresser à la fois à des plus jeunes et des grands adolescents. Cela m’a aidé aussi, j’ai appris à m'organiser, à me projeter, et à me fixer des priorités. » Avec le plaisir de voir « que les graines qu’on a plantées en début d’année ont poussé, que les jeunes sont vraiment en dynamique de patrouille ». L’an prochain ? « Cela dépendra de mes études, je vais faire une année de stage, et selon où je serai… »

JLBB                                                                                                                                               

Ariste, bientôt 13 ans, 
servant d'autel

Tous les paroissiens connaissent Ariste, parce qu’il est servant d'autel à Saint-Denys depuis sept ans et qu’il porte haut la croix du Christ, ce qui lui vaut des « échanges de sourires ou de bonjour » avec les uns et les autres aux sorties de messe. D’où lui vient cette vocation ? « Le père Quinson recrutait et je suis venu. Pour tester d’abord, et après ça m’a plu. On s’ennuie moins à la messe, on fait des choses, on comprend le sens de la messe. Par exemple, comment prier, ce que la prière apporte. C’est un soutien de Dieu. » Lorsqu’Ariste s’est engagé, ils n’étaient que trois ou quatre. Aujourd’hui, le nombre d’enfants de chœur a doublé, mais Ariste estime que ce n’est pas encore assez. « Il ne faut pas hésiter à tester pour être enfant de chœur, c’est plus joli d’avoir un groupe important et ça aide aussi l’assemblée à mieux prier : rien que le fait de se mettre à genoux. » Ariste vit son engagement comme exemplaire, encore que le terme lui paraisse manquer de modestie. Sa relation à Dieu a aussi changé, gagné en intimité : « Dieu peut nous conseiller, nous aider ». Il a en même temps développé « une bonne entente avec l’Eglise : les séminaristes, les paroissiens, les prêtres » et le « goût des autres, de se rapprocher des autres. » Entre enfants de chœur, les liens sont d’amitié : « On est ensemble pendant la messe, on a des sorties tous les deux mois environ, un camp d’enfants de chœur, un week-end à Rome à la rentrée, un séjour dans un monastère à la fin de l’année. On est amis, on s’entend bien ». Que pense-t-il de la présence des servantes de l’assemblée ? « C’est bien parce que les filles, ça leur plaît. Et c’est normal de faire participer des filles. Mais ce serait mieux qu’elles soient dispersées dans l’église, comme ça, les paroissiens pourraient avoir une servante à côté d’eux pour les aider à prier et à comprendre la messe, pour savoir quoi faire. » Son ambition ? « Je continuerai jusqu’à ce que je devienne trop grand. Alors je ferai autre chose pour aider la paroisse ». Beauté d’une jeune foi agissante !
Dominique Th.                                      

Pauline, membre du Conseil pastoral

Depuis trois ans, Pauline participe aux travaux du Conseil Pastoral. A 23 ans, elle en est la benjamine, « mais je ne suis pas là pour ‘représenter les jeunes’ » tient-elle à préciser. D’une part, parce que malheureusement « les jeunes d’une vingtaine d’année ne sont guère nombreux dans notre paroisse », et d’autre part, parce que « participer au Conseil ne doit pas faire de chacun d’entre nous le porte-parole de telle ou telle catégorie de paroissiens». La diversité des paroissiens de Saint-Denys s’exprime cependant parfaitement dans ce Conseil, sans juxtaposition d’avis catégoriels «ce qui ne serait pas très intéressant ni fructueux ». Les débats du Conseil sont pour Pauline une occasion d’apprentissage : « nous apprenons à mieux comprendre les autres, même si c’est parfois difficile ou exigeant quand il est nécessaire de recentrer les débats, lorsqu’ils se perdent un peu trop dans les chemins de traverses... ». 
Depuis trois ans le Conseil a évolué : nouveau curé, nouveau style ! « Le père Roger ouvre désormais nos séances par une lecture d’un passage de l’Evangile ; une façon de nous ouvrir l’esprit… et de nous faire mesurer aussi que nous ne sommes ni un conseil d’administration ni un comité de direction ». Avec le père curé et ses deux vicaires, c’est plus d’une douzaine de personnes qui se retrouvent en général lors des conseils. Avec ce nombre de participants, les débats sont parfois un exercice délicat « qui m’apprend la patience, ce qui n’est pas ma vertu première…», avoue dans un sourire Pauline. 

A la faveur du renouvellement partiel des membres qui est en cours (le mandat est de trois ans renouvelable une fois), et de l’impulsion donnée par le père Roger, « nous progressons dans notre compréhension du rôle du Conseil pastoral. Nous ne sommes pas des ‘boîtes à idées’ qui se succèdent : nous nous recentrons vers notre rôle qui est d’aider notre curé, l’aider par les avis que nous pouvons émettre, l’aider aussi dans l’organisation de la vie paroissiale. De quoi déjà bien remplir l’ordre du jour de nos rencontres ! ».
PhTh              

Chloé et Thomas,
lycéens, catéchistes

Chloé et Thomas sont élèves au lycée privé de Charles Péguy. Leur maturité et leur sens de la responsabilité pourraient surprendre, au vu de leur jeune âge. L’amitié qui les unit se trouve renforcée par de multiples points communs. Tous deux ont grandi dans des familles catholiques pratiquantes et ont été catéchisés petits. Les « grands lycéens » qui avaient « fait le caté » à Chloé, l’ont fait rêver de s’engager un jour comme eux. Thomas de son côté a été touché par la passion de transmettre chez ses enseignants. Aussi sont-ils devenus eux-mêmes quelques années plus tard lycéens - catéchistes dans le cadre d’un engagement religieux, exigé par leur école. « Nous sommes en charge chacun d’un groupe de 5 enfants à l’école primaire de Charles Péguy. Il s’agit pour nous de préparer trois-quatre rencontres par an, articulées autour d’un axe, tel le Credo, convenu avec un responsable et un prêtre. Parler aux enfants de la vie de Jésus va de soi, tandis que d’autres sujets comme la vie des saints, nous demandent plus de préparation. Un pèlerinage annuel est également au programme. » L’assurance des deux lycéens rappelle celle des Apôtres. « La tâche de transmettre notre foi ne nous impressionne pas, nous nous exprimons librement et en toute confiance », témoignent-ils. Quelle surprise d’apprendre qu’il ne s’agit pas de leur unique engagement ! Ils aident également à encadrer la chorale des enfants. Thomas participe encore aux échanges interreligieux : « Il s’agit de rencontres entre représentants des jeunes des trois religions monothéistes, autour de thèmes de la société d’aujourd’hui, comme « le sens de la famille » ou « le sens du sacré ». Nous les abordons en exposant nos points de vue respectifs et en posant des questions les uns aux autres. Nous nous attachons à mettre en avant nos points communs. C’est l’occasion de nous ouvrir, de mieux nous écouter mutuellement pour pouvoir vraiment nous entendre. » Merci, Chloé et Thomas pour votre exemple et pour le signe d’espérance que vous portez !
Katarina K.                                                         

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