Le Petit Cephalophore

samedi, octobre 01, 2011

Les parents du KT témoignent

Christophe P. : « J’attends déjà du « KT» qu’il donne à nos enfants, Martin et Rémi, de la liberté. Et que tout à la fois il sacralise, et désacralise, l’Église, pour que Saint-Denys devienne un peu leur maison de jeunes croyants qui ont compris quelques grands messages qui vont les porter toute leur vie.
Pour moi, papa, c’est aussi l’occasion de venir quatre fois l’an aux « dîners KT » des parents et catéchistes, pour savoir comment est perçu l’éveil à la foi de nos enfants et comprendre quels rapports ils entretiennent avec la foi ; mais aussi pour bénéficier des remises à niveau du père Paul, en connaissance et compréhension de la foi, en sorte de parcours Alpha de rattrapage, bien utile !
Et puis, les enfants nous disent parfois si peu de ce qu’ils font et apprennent… Pour nous parents, c’est aussi en partageant des actions de communautés comme celle-ci, ou les activités scouts de nos enfants, que nous pouvons ensuite échanger avec eux.
Le KT doit faire partie d'un ensemble qui leur permet de venir à l'église en étant contents… pas seulement quand il y a apéro à la fin de la messe ».
Propos recueillis par JLBB


Jeanne M-A. 
Tous les mercredis, Jeanne amène sa petite-fille Juliette au catéchisme. « Les parents sont de plus en plus absorbés par les problèmes matériels, alors l’encadrement spirituel revient aux grands-parents par la force des choses ! ». Pourtant, Jeanne insiste pour dire que sa fille est bien plus croyante qu’elle, plus pratiquante, aussi. « Je ne suis pas très pratiquante, je ne suis pas dans la fréquentation de l’Eglise – tout en étant croyante, profondément. Il existe certaines personnes, qui croient profondément mais sans forcément venir à l'église. Elles ne peuvent sauter le pas. Ce n’est même pas une réticence contre l’Eglise, simplement une difficulté ». Jeanne se présente comme quelqu’un qui a « du mal à pousser les portes », et se dit particulièrement encouragée par notre église. « La première personne que j’ai vue en venant inscrire Juliette au caté, Dominique, était dynamique et chaleureuse. C’est déterminant ! Cette église m’a pas mal réconciliée avec la foi ; avant les dames du caté étaient de vieilles bigotes habillées en noir… »
Lorsque Jeanne compare le caté d’aujourd’hui avec celui de son enfance, elle est la première surprise. Le souvenir qu’elle garde de la catéchèse de son enfance est austère et pénible. « Les séances se déroulaient dans la très belle basilique gothique de Chaumont – avec l’abbé Clavier, le même qui s’est plus tard occupé des prisons. Je me souviens de la nef haute et poussiéreuse, abîmée par la guerre, très impressionnante pour la petite fille que j’étais. Mais, plutôt que du contenu des enseignements, je me souviens des trajets en galoches de bois, dans l’hiver glacé, quand je m’amusais à tirer sur les sonnettes dans les rues, protégée par l’obscurité du soir !... »
Ce n’est que bien des années plus tard, en venant à Paris et en parlant avec un ami, Bernard, que Jeanne approfondit sa foi. C’est aussi cet ami, lui-même converti à l’âge adulte, qui soutient sa fille Ibéa lorsque celle-ci, à 20 ans, demande le baptême. « Le choix du baptême à l’âge adulte est à la fois très beau et difficile à vivre, nous dit Ibéa. Il était important pour moi d’être accompagnée par quelqu’un qui comprenne ce que cela signifie de franchir ce pas une fois devenu adulte ». Et Jeanne de renchérir : « les convertis ont nécessairement une foi particulièrement profonde, ils ont un attachement de cœur à la foi et à Dieu ».
C’est en voyant sa maman communier régulièrement que la petite Juliette demande à en faire autant. Devant son désir d’entrer dans la communauté chrétienne, Ibéa la fait baptiser à l’âge de 5 ans, puis l’inscrit au catéchisme. « Juliette y va joyeusement ! Les choses se sont bien améliorées depuis ma jeunesse ! » nous dit Jeanne. « Il règne dans cette église une atmosphère joyeuse, très favorable pour les enfants. Lors d’une célébration, les catéchistes ont organisé un lâcher de ballons dans la chapelle Delacroix. C’était illuminé, gracieux et touchant ! Et cela a fait la joie des enfants, mais aussi des adultes !!»
Ainsi, Jeanne voit partout des signes d’ouverture de l’Eglise, et s’en réjouit. « Juliette m’a raconté qu’en CM1, il y a une équipe d’enfants non-chrétiens qui se préparent au baptême. Pour moi, c’est une révolution ! Qu’il y ait un groupe de non-baptisés au catéchisme était pour moi inconcevable. Je n’aurais jamais osé présenter mon enfant au caté s’il n’avait pas été baptisé ! Et puis, cette année, Juliette est au caté avec plusieurs enfants de sa classe. C’est très beau que les enfants d’une même école puissent partager ensemble à la fois des expériences en classe, et un enseignement religieux. Ça aussi, pour moi, c’est nouveau : ceux qui allaient au caté quand j’étais petite étaient dans le privé. Ici, la vie de la paroisse est vraiment adaptée à la vie du quartier. »
Photo : Juliette le jour de son baptême.
Propos recueillis par Laetitia C.

Manhaz A.

« Je  vis en France avec mon mari, libanais, depuis 1984.  A Téhéran où je suis née, ma famille chiite m’a transmis la foi. Nous avions un accueil très ouvert aux croyants. C’est ainsi que quand nous nous rendions à Paris avec ma mère il nous arrivait de prier ensemble dans une église… ». Une vision singulière de la foi, qui unit dans un même cheminement les fils d’Abraham. « C’est ainsi que quand à l’école Sainte-Geneviève, où nous avions inscrits nos trois enfants Alexandre (12 ans), Dimitri (10 ans) et Mathias (6 ans), on nous a posé la question de leur inscription au KT, nous avons pensé que, puisque nous vivions en France, leur ouvrir l’accès au catéchisme leur donnerait la possibilité de grandir dans la foi. » Il ne s’agit pas de renier les racines familiales : « Tous les ans, nous allons au Liban et en Iran, mes enfants côtoient aussi le monde musulman. Ils sont conscients des réalités et des différences du monde. » Un éveil donc, à la foi et au monde. Mais aussi un cheminement en famille : « J’ai participé pendant trois ans avec une autre maman à l’éveil à la foi. Bien sûr, n’étant pas chrétienne moi-même, mon rôle était particulier : j’accompagnais les enfants dans une approche artistique à travers sept tableaux de la création du monde que nous avons réalisés ensemble ». Un engagement donc, profondément réfléchi, ce qui en fait la force : « On m’a proposé de baptiser les enfants assez tôt. J’ai refusé car je voulais être sûre de leur chemin à eux. Puis Alexandre, un jour, m’a expliqué qu’il disait sa prière tous les soirs. Cette année il recevra la communion. Tandis que Dimitri à son tour sera baptisé aux vigiles pascales et que Mathias va découvrir le KT ». Le KT ? « Mes enfants y sont attachés. Ça leur donne une force formidable. Même mon mari agnostique le sent bien quand, en plaisantant, il les taquine : ils ont du répondant ! »
Propos recueillis par PhTh

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