Le Petit Cephalophore

mercredi, mars 23, 2011

Le cauchemar des grands travaux

« Dans un pays lointain, un homme fit un cauchemar si terrifiant qu’il en perdit le sommeil. Fatigué de ne pas retrouver la paix, il se décida à demander conseil au Sage de la Montagne. Il se mit en route, priant le ciel de lui donner l’éloquence nécessaire pour se faire comprendre. A sa grande surprise, parvenu à l’ermitage où vivait le Sage il fut reçu sans tarder. « O sage, dit-il, les gens de la vallée disent que tu es entendu des dieux et que tu sais lire dans les cœurs, aide-moi ! j’ai fait un affreux cauchemar, aide-moi à en trouver la signification ! ».
Le Sage l’invita à raconter son cauchemar et l’écouta attentivement :
« Voici, dit l’homme : je m’étais endormi quand tout à coup je fus transporté dans un cirque où se jouait un spectacle merveilleux. Des enfants, des hommes et des femmes de tout âge se trouvaient réunis dans une harmonie parfaite, bénéficiant d’une nourriture céleste inconnue des humains, ils se rendaient service les uns aux autres dans un grand amour… C’était le Paradis sur terre… ».
Le sage l’interrompit : « Homme, tu m’as parlé tout à l’heure d’un cauchemar, n’est-ce pas ? »
« Ô vénérable Sage, je comprends ton impatience, voici la suite ».
« Je t’écoute », lui répondit le Sage.
L’homme reprit : « J’étais donc ravi par ce spectacle quand mon attention fut attirée par une petite porte que je n’avais pas aperçue jusque là. Je la regardais quand tout à coup je fus emporté par un esprit et entraîné à travers cette porte jusque dans les coulisses du cirque. C’était terrifiant : un homme était là, tout seul. Très vite je compris qu’il était le responsable du lieu. Il devait faire face, seul et à une cadence effrénée, aux attaques de monstres ailés qui cherchaient à le détourner de son travail. 
Je découvrais que les coulisses était le théâtre d’un spectacle ignoré de tous ceux qui étaient de l’autre côté. Deux mondes étaient là, séparés par une porte et s’ignorant l’un l’autre. Et je me disais : « mais comment prévenir les spectateurs ? Comment faire entrer le monde merveilleux de l’amour dans les coulisses ? ». Tout à coup deux anges surgirent, et vinrent au secours de l’homme seul. C’est là que je me suis réveillé mais depuis je ne dors plus »…

Houlà, j’ai dû m’assoupir… Quel rêve étrange… Bon, au travail ! L’équipe du Petit Céphalophore me demande la liste des travaux effectués depuis 2003 : rénovation presque totale du presbytère (2004-2006) ; bras de fer avec la ville pour le changement de la chaudière (hivers 2004, 2005, 2006) ; changement de toutes les serrures (2006) ; toilettage des salles paroissiales (étalé sur plusieurs années) ; réfection de la cheminée du presbytère (écroulée pendant l’été 2008) ; placards et plancher de la salle Saint-Tarcisius (été 2009) ; peintures et double vitrage des fenêtres du presbytère (été 2010) ; changement de la sonorisation de l’église (2010) sans compter tous les menus travaux d’entretien, de réparation (fuites des gouttières, mise aux normes de l’électricité de l’église…)…. Mais que ferais-je sans Jean-Abel  et Jean-Marie ?

… « Le Sage resta un long moment en silence, les yeux fermés. Lorsqu’il les rouvrit une joie mystérieuse se lisait dans son regard. Il prit la parole :
« Homme, voici le sens de ton rêve : le spectacle merveilleux c’est la paroisse Saint-Denys du Saint-Sacrement, les monstres des coulisses, ce sont les travaux incessants auxquels le curé doit faire face, les deux anges sont deux paroissiens providentiellement envoyés par Dieu pour le soulager… »…

Driiiiiiiiiing ! « Allo ? Père Quinson ? Oui, ici Jean-Marie… Jean-Abel vous a dit ? Non ? La tribune d’orgue s’est effondrée… Mais non ! Poisson d’avril ! ».
P. Quinson
Illustrations : le curé combattant un monstre aîlé avec aux lèvres le sourire de l'Espérance ; les anges, venus à la rescousse, terrassant ledit monstre.

UNE RÉALITÉ EN QUELQUES COÛTS

Les dépenses de fonctionnement, c’est 22% des dépenses de la paroisse :
18 000 euros de chauffage, 8 500 euros d’électricité, selon les années et les travaux en moyenne 21 000 euros d’entretien courant qui recouvrent des opérations multiples, 11 000 euros de frais de reprographie, 3 000 euros de téléphonie, 3 200 euros de contrats de maintenance, 4 000 euros d’assurances… et au-delà de ces quelques chiffres plusieurs dizaines de fournisseurs, de devis, de contrats à suivre avec attention tout au long de l’année.

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