Le Petit Cephalophore

dimanche, mars 01, 2009

Témoignages de confession

- Comme vous le savez, le mot péché vient du latin "peccatum" qui a, selon toute vraisemblance, donné peccadille, mot que je préfèrerais utiliser dorénavant.
Sempé, Quelques mystiques, Paris, 1998
Véronique, fidèle paroissienne : « Parler de la confession ? Cela me renvoie à des souvenirs de mon enfance, à mes parents qui m’ont enseigné les premiers gestes du chrétien, la prière, et plus tard à l’enseignement du catéchisme par nos éducateurs. Dans toute notre vie le Père nous appelle à la sanctification. Mais le chemin est difficile. Nous avons pour nous y aider les sacrements à commencer par le baptême. L’Esprit Saint a donné aux Apôtres le pouvoir divin de pardonner nos pêchés pour nous remettre sur la route de cette sanctification. La démarche de l’aveu de nos fautes me semble toujours un acte d’humilité. Et c’est donc un acte difficile pour chacun, quel que soit son âge. Mais saint Jean nous y invite tous : « Si nous disons que nous sommes sans péché la Vérité n’est point en nous » (Jn, 1, 8). Dans ce sacrement Dieu offre à l’homme pécheur son amour qui réconcilie. Nous devons nous laisser réconcilier avec Dieu. Comment refuser une telle offre ? Bien sûr la forme extérieure de la confession a beaucoup évolué depuis mon enfance. Pour autant l’acte de confession n’en est pas plus facile, il n’est jamais facile, avec ou sans confessionnal. Mais toujours, après avoir surmonté la difficulté de s’ouvrir à Dieu avec humilité devant le prêtre, la confession m’a aidée pour continuer à grandir dans la Foi. En conclusion je voudrais vous redire les bienfaits de la confession, combien la joie que nous en retirons est grande. Par ce sacrement, Dieu nous comble de ses grâces et nous éclaire le chemin à suivre. Se savoir réconciliée avec Dieu mais aussi avec l’Eglise apporte la paix de la conscience. »
Guillaume, jeune père de famille : "Il m'est difficile de me confesser. Je ressens un mélange de pudeur, de difficulté de m'ouvrir, de crainte d'être jugé. J'ai du mal à m'abandonner. La confession m'apprend un paradoxe sur moi-même : pour un "homme de communication" j'ai du mal à me communiquer. Préparer une confession est très exigeant. Je l'essaie en priant. A l'âge mur on ne se confesse plus comme un enfant." "La confession, c'est une parole, c'est une rupture de silence. Aussi la vie de couple m'aide-t-elle. Quand on apprend à se parler, on apprend à se pardonner… Ce que j'aime dans la confession, c'est la mobilisation de toute la personne, y compris l'engagement physique : c'est une démarche qui commence par une décision, se poursuit par un recueillement et aboutit à un don de soi… Après on se sent mieux, même physiquement. On comprend que la vie de l'esprit et du cœur sont reliées au corps. On est soulagé. On a franchi un pas. On se sent pur. Avec le temps on arrive à une meilleure connaissance de soi, une foi plus solide. On pourrait être tenté de se confesser dans son cœur. Le cœur est fondamental, sinon la parole serait vide. Mais la parole reste incontournable. Par elle on achève à se donner dans un acte de foi pour recevoir reçoit infiniment plus. La confession est proche du baptême. C'est une renaissance."
Quentin, séminariste : « Le sacrement de réconciliation me semble faire pleinement partie d’une vie de foi. Il est d’ailleurs cohérent, pour qui vient régulièrement communier à l’Eucharistie, c’est-à-dire au “sacrement de l’amour”, de demander pardon à Dieu pour les manquements à cet amour. Autrefois, je recevais le sacrement de réconciliation avec moins de régularité, sans doute parce que j’y voyais plus l’effacement des péchés commis que le réordonnancement de la personne en vue du cheminement spirituel à venir. La grâce sacramentelle liée au pardon des péchés, comme, d’ailleurs, les conseils du confesseur, ne sont pas donnés au pénitent pour revenir sur le passé, mais pour préparer le futur. Celui qui ne vit le pardon de Dieu que dans sa prière personnelle est vulnérable aux aléas de sa conscience : “Ai-je vraiment reçu la miséricorde de Dieu ? N’est-ce pas moi qui m’imagine être pardonné ?”, etc. Recevoir le pardon sacramentellement apporte une certitude intérieure. Je me dis, peut-être avec naïveté, que la bienveillance du confesseur laisse entrevoir quelque chose de la miséricorde divine : “S’il écoute les aveux de tes péchés sans te condamner, ton Père céleste lui non plus ne te condamne pas.” Aller se confesser, c’est rétablir une relation à Dieu coupée par le péché, entend-on parfois. Bien que ce ne soit pas inexact, il faut se rappeler que Dieu n’est pas au terme d’une conversion du cœur, mais qu’il accompagne une telle conversion. Cela, le sacrement de réconciliation le manifeste bien, puisque le prêtre, qui représente le Christ, est présent au pénitent tout au long de la confession, avant l’absolution. Enfin, je suis porté à croire que le sacrement de réconciliation n’est pas seulement fécond dans ma relation à Dieu, mais profite mystérieusement à toute l’Église. »

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