Le Petit Cephalophore

dimanche, mars 01, 2009

Se réconcilier à Saint-Louis d'Antin

A Saint-Louis d'Antin, on peut faire une halte, prier, trouver une messe et se confesser à toute heure du jour*. Vingt confesseurs, dont six à sept résidents, administrent le sacrement de réconciliation. Le père Pascal Roux, vicaire depuis huit ans dans cette paroisse, nous fait part de son expérience.
Le Petit Céphalophore : Qui vient se confesser ici ? Père Pascal Roux : Un public extrêmement varié. Beaucoup viennent de banlieue, petite et moyenne couronne. Pas seulement des personnes qui travaillent, mais selon l'horaire, pas mal de retraités. Eux l'après-midi, le soir, des jeunes, de passage ou sortant du travail. Peu de lycéens ou d'étudiants parce qu'ils ont d'autres lieux. Ce n'est pas l'âge où l'on se confesse beaucoup ! Les jeunes se sentent concernés à partir de la préparation au mariage. C'est normal qu'ils se posent alors la question de l'amour de Dieu et du pardon.
L.P.C. : Que cherchent-ils en priorité ? P.P.R. : Pas forcément à se confesser, mais à être ACCUEILLI par un prêtre. Nous tenons beaucoup à leur donner une écoute, assez brève. Il y a tant de détresse ! Sans être un bureau d'aide sociale, on essaie de les orienter grâce à notre carnet d'adresses, et d'être le signe de l'amour du Seigneur. Il y a une grande solitude, surtout en période de vacances.
L.P.C. : Y a-t-il eu une évolution dans ce que les personnes viennent confier ? P.P.R. : De grands progrès ont été faits sur la nature du péché, fruits d'années de catéchèse post-conciliaire. Un public a retrouvé une vraie confiance envers une Eglise moins sévère, plus miséricordieuse. Certains remercient d'abord le Seigneur de ce qu'ils reçoivent, avant de passer à l'aveu et au repentir de leurs fautes. L'important est de se demander : « Où j'en suis dans ma relation avec Dieu, avec les autres, avec moi-même ». Avec l'influence de la télé, le langage est aussi plus direct, plus décomplexé, notamment par rapport à la sexualité. Parfois les gens viennent demander une guérison. Jésus a guéri les malades, chassé les démons et pardonné les péchés, dans cet ordre. La confession, comme le sacrement des malades, est classé comme sacrement de guérison. Nous sommes là pour faire découvrir le Salut, qui n'est pas une guérison physique.
L.P.C. : Quel est « le bon rythme » ? P.P.R. : On conseille quatre fois par an, pour les grandes fêtes. Mais beaucoup préfèrent la confession mensuelle, qui permet un plus grand progrès spirituel dans le Christ. Et on invite à ne pas faire plus !
L.P.C. : Que ressentez-vous à l'écoute de tous ces péchés ? P.P.R. : Plus de joie que de tristesse, une joie profonde. Celle que Dieu a de voir ses enfants revenir, nous l'éprouvons vraiment, comme la force de l'Esprit-Saint qui nous affermit dans notre ministère et notre joie d'être pasteur. Propos recueillis par Marie-Christine D. *De 7 h 30 à 20 h en semaine, et de 8 h 30 à 13 h et de 17h 30 à 22 h le dimanche.

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