Le Petit Cephalophore

lundi, octobre 06, 2008

Le thème paulinien de l'Unité

"Appliquez-vous à conserver l'unité... Un seul Seigneur, un seul baptême, une seule foi."
(Ephésiens, 4, 3-6)


L’unité n’est pas chose facile à vivre ! En soi-même d’abord, tiraillés que nous sommes bien souvent par des aspirations contradictoires, ni dans le couple, la famille, dans nos engagements personnels ou professionnels, et parfois même entre amis… Les différences sont difficiles à concilier, les divisions ont vite fait de l’emporter. Et le Christ, par la voix de saint Paul, nous appelle à l’unité…

A l’exhortation de saint Paul, Julien s’anime : "Il est important de faire vivre sa paroisse par sa présence régulière. Papillonner d’une paroisse à l’autre pour suivre des amis ou préférer une autre liturgie est une atteinte à l’unité paroissiale et à l’unité de l’Église !" Julien est un bon exemple de fidélité paroissiale en effet. Depuis vingt-et-un ans, il est servant de messe à Saint-Denys – "Indéboulonnable" dit-il en riant. Ce jeune paroissien, expert-comptable de profession, est également membre du Conseil économique paroissial et a en charge la comptabilité du séminaire. "J’apporte mes talents pour les faire fructifier au sein de l’Église" déclare ce jeune homme réservé, avec une assurance inattendue. "Ces engagements sont autant d’occasion de nouer des liens d’amitié et d’entraide avec les personnes du quartier. La vie spirituelle, le service et la rencontre avec les autres sont des expériences complémentaires qui nourrissent cette unité et nous font toucher la dimension universelle de l’Église. Ainsi, on ne fait qu’Un alors que nous sommes tous différents. Ce qui nous fédère, c’est le Christ. Il est notre lien, notre liant, le catalyseur, l’amour qui nous unit…"

Cet amour justement, auquel le père Quinson nous appelle avec audace en ces temps de rentrée paroissiale, amour qui doit se vivre, dit-il, dans la paroisse comme dans nos immeubles, avec les commerçants du quartier et nos collègues de travail, cet amour qui doit déborder de nos cœurs et être perçu comme un signe de Dieu, ne l’a-t-on pas touché lors de l’immense célébration autour du pape, aux Invalides… 260 000 chrétiens de tous horizons, des plus conservateurs ("Saint-Stan" était bien représenté dans mon secteur) aux plus populaires, des jeunes de banlieue, priant à genou, reprenant même les chants en latin, des bébés, des mamies, des femmes et des hommes d’État… Tous unis dans la reconnaissance d’un seul Seigneur… "Nous sommes le corps du Christ, chacun de nous est un membre de ce corps, chacun reçoit la grâce de l’Esprit pour le bien du corps entier" chantait la foule, en plein Paris, pendant la communion. Qui d’autre en effet que le Christ peut rassembler autant de différences avec autant de bonheur ! Pour qui d’autre tant de Parisiens, de Banlieusards, de Provinciaux se seraient-ils mis en marche, bien avant le lever du jour, pour célébrer, dans la fraîcheur de l’automne, la présence du Ressuscité ?
Propos recueillis par Cécile L-V.

Illustrations : saint Paul et les apôtres, mosaïque de Ravenne ; Pierre et Paul, sépulture de l'enfant Asellus, pierre gravée après 313 (càd après que le christianisme est devenu religion licite), musée du Vatican.

Micro-parvis :

Ce qui nous permet d'aller vers l'unité, c'est la Parole de Dieu. C'est elle qui nous fait réaliser que nous sommes tous les enfants d'un seul et même Père. Cette Parole, nous l'entendons tous les dimanches à la messe, c'est elle qui soude notre communauté. Nous faisons réellement l'expérience de l'unité dans la vie de notre paroisse. Les liens qui nous unissent sont forts et transcendent tous les clivages car nous nous retrouvons sur l'essentiel : le Christ. De quoi prendre des forces pour être des artisans d'unité partout ailleurs : dans notre famille, à notre travail, avec les passants dans la rue, convaincus que nous sommes que chaque homme que nous croisons est notre frère.

L’unité est à la fois un but et une source de vie au quotidien. Elle nous structure car elle nous fait converger dans la même direction.

J’essaie de vivre l’unité d’abord dans une cohérence intérieure, personnelle. Ensuite, elle se cultive collectivement. Et ça ne va pas de soi !

L’unité, c’est la condition pour avancer ensemble. Cela suppose d’admettre la différence…

L’unité dans le Christ, c’est ce qui nous rassemble au-delà de nos diversités de races, de langues, d’origines… C’est un point commun qui nous permet de vivre la fraternité dans un pèlerinage ou à l’autre bout du monde, ou comme nous l’avons fait récemment autour du pape.

L’appel à l’unité, je le vis en moi-même en tant que baptisé ayant reçu la révélation. Et en tant que membre du corps du Christ. L’Église elle-même est appelée à cette unité. Je la vis à la messe le dimanche, et aussi dans la prière, la méditation.

Ma façon de vivre l’unité, c’est d’essayer d’accepter chacun dans sa différence. Un grand rassemblement comme celui des Invalides autour du pape, est un beau signe d’unité.

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