Le Petit Cephalophore

vendredi, novembre 16, 2007

Souvenirs, souvenirs...


Deux fois par an ! Aux Journées d’Amitié de novembre succédaient alors les "soldes" des Petites Journées d’Amitié du printemps… Jean Bonanni, arrivé sur la paroisse avec son épouse en 1982, se retrouve bien vite mobilisé dans l’équipe d’organisation que le père Renard souhaite renforcer. Avec leurs 30 000 francs de l’époque, les comptoirs se serrent dans les salles paroissiales. Une paroisse aux faibles ressources à l’aube des années 80, qui est bien grise et triste se souvient Madame Brunau. Il est même question, devant cette désaffection des fidèles, de fermer l’église. Souvenir d’une veillée pascale où « il y avait plus de personnes autour de l’autel que dans l’assemblée ». Tout change avec une visite mémorable de Monseigneur Lustiger qui décidera d’installer ici une des maisons du séminaire de Paris. Avec ces jeunes séminaristes qui rejoignent Saint-Denys, les prêtres et les diacres qui se succèdent et impulsent ce renouveau avec les pères Chatillon, Ponsard, Callies et aujourd’hui Quinson, la paroisse est à l’unisson du souffle neuf qu’apporte Jean-Paul II.

Les Journées d’Amitié ne sont pas en reste. Souvenir des équipées en camionnette Peugeot dans les montagnes vosgiennes pour dénicher dans les magasins d’usines des jouets en bois, des textiles, des bonbons et jusqu’à des herbes séchées. Souvenir des expéditions chez les faïenciers de Salbris pour y acheter au poids la porcelaine qui fera le bonheur des Parisiens. Longtemps bibliothèques et appartements ont pris le chemin des Journées d’Amitié, avec quelques perles comme cette édition Hetzel d’un Jules Verne, ou ce Benjamin Rabier (un des premiers auteurs de BD dans les années 20 avec son héros Gédéon le canard) et des objets improbables comme cette dent de narval sculptée qui restera longtemps sur les tables de la brocante d’Antoinette et Claude Moulier. Souvenir de ces photos des tranchées de 14-18 sur plaques de verre qui feront le bonheur d’un historien de passage. Les Journées d’Amitié se concentrent sur novembre mais prennent de l’ampleur… et sont accueillies dans la travée droite de l’église. La générosité des donateurs est grande et fait voyager nos visiteurs, les cadeaux « professionnels » des visiteurs de la Cité des Arts ou encore d’un ambassadeur de France prennent généreusement le chemin des comptoirs de Saint-Denys ; parfums de luxe, cristallerie. Une des grandes difficultés auxquelles sont confrontés nos « vendeurs amateurs d’un week-end » est de «donner un prix» aux marchandises si diverses qui s’étalent sur leurs stands à l’aménagement soigné. Souvenir de ces brocanteurs qui se prirent d’amitié pour la paroisse et nous ont longtemps aidé à estimer livres et objets. Souvenir d’un brocanteur qui revient quelques semaines plus tard pour ajouter 400 francs à son prix d’acquisition d’un bel ouvrage de planches de cavalerie qu’il avait revendu dans d’excellentes conditions. Souvenir des nombreuses idées testées avec ou sans succès au fil des années pour vivifier les JAM : pêche à la ligne pour les enfants, traditionnelle tombola, idée d’une caisse centrale, gourmand mais coûteux foie gras, luxueuses pièces de tissus, installation des crêpes sous le porche de l’église…

Au cœur du succès toujours renouvelé des JAM : les visiteurs. Des paroissiens des origines nous sommes peu à peu passés, avec les affichettes des années 80, puis les invitations postées et, depuis quelques années, l’afflux des visiteurs conduits jusqu’ici par le site et la publicité sur Internet, à un nombre croissant de visiteurs plus habitués des brocantes que des messes dominicales. Mais c’est aussi cela la Mission, créer l’occasion de la rencontre.

Philippe Th.

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