
Le désir de formation en matière de foi est né chez Sybille lors d'un examen d'histoire de l’art. "
Je vais vous donner l'examen, mais sachez que vous êtes une mauvaise chrétienne" s'est-elle entendu dire, parce qu’elle n'avait pas reconnu la
Reine de Saba sur le
portail royal de la cathédrale de Chartres. Elle est frappée par cette remarque, elle qui "
petite avait bien eu son catéchisme!". "Je connaissais l'essentiel des Évangiles mais j’ai réalisé que je n'avais jamais lu l'Ancien Testament et que c’était une lacune à combler..."
Son mari Jean a deviné son désir: il lui offre une inscription à
l'École Cathédrale en «
formation biblique», un cours donné par le Père Guéguen. Dès lors, l'Écriture lui devient beaucoup plus familière, mais elle la sent encore comme «
vue du dehors»... «Une nouvelle étape a été franchie grâce au voyage paroissial en Turquie sur les pas de saint Paul : j’ai pu situer certains textes dans leur lieu d’origine. A partir de ce moment-là j'ai été consciente du besoin de vivre ce que je connaissais...» Une amie de la paroisse lui propose alors de suivre le cours du Père Louis Pelletier sur le combat spirituel. "
Cela m'a pris par les tripes… J'ai compris qu'on pouvait avoir une grande complaisance envers ses faiblesses" avoue Sybille.
Le cours du jeudi soir devient alors pour elle un temps "
immuable", le noyau de la roue de sa semaine de travail. Sybille déplace ses rendez-vous et s’organise de manière à garder intacte ce qu'elle appelle sa "
pause extraordinaire". Elle arrive plus tôt pour un petit temps d'adoration à Notre-Dame et prolonge le cours par un lent retour vers la maison, en poursuivant la réflexion avec son amie. A la maison, elle relira encore ses notes à Jean.
"
Les fruits de cette formation pour moi sont multiples: réconfort, croissance de la foi, plus de finesse dans les jugements, de douceur. Et puis, chaque porte franchie invite à en approcher d'autres : je m'intéresse de plus en plus à l'école carmélite, aux écrits du nouveau pape." Quant aux statues des églises, "
elles m'invitent à présent à découvrir leur dimension cachée. C'est comme les Écritures, plus on y entre, plus c'est riche! "
D'ici quelques jours, Sybille va entamer sa dernière année d'un cycle de trois ans de cours de spiritualité. Et après? "
Les psaumes m'attirent par leur poésie, leur profondeur et par le fait qu’ils accompagnent l'homme…" Mais Sybille évite d'imprimer un programme précis à ce chemin qui se déploie si naturellement devant elle. "C
'est un pas à pas : les cours me laissent libre, sans autre but que l'écoute, sans souci de mémorisation. Je les vis dans l’accueil... " Légende photo: Jean et Sybille lors d'une fête paroissiale
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