Le Petit Cephalophore

dimanche, juin 18, 2006

JUIN 2006 : l'éditorial du Père Quinson

Vous souvenez-vous de ce que nous avons vécu pendant les vacances de Toussaint 2004, alors que tout le diocèse de Paris se mettait en route avec la question posée par le psalmiste : «qui nous fera voir le bonheur ?» (Ps., 4, 7) ? Entre autres choses nous avions vécu ici dans l’église un moment étonnant à l’occasion d’un « concert spirituel » : environ deux cents personnes - pour la plupart étrangères à la paroisse – s’étaient retrouvées pour une expérience de communion musicale. La qualité de la prestation, les quelques textes lus pour faire résonner cette question sur le bonheur, une atmosphère particulière due à l’écoute, à la musique, au chant, à un certain silence... tout cela avait créé une heureuse alchimie. Un moment de grâce pourrions-nous dire. Un nouveau projet est né cette année : proposer le jour de la fête paroissiale un concert spirituel de même inspiration. Est-ce un fruit de cette quête commune du bonheur initiée en 2004 ? Je me plais à le croire, mais qu’importe en définitive. Ce que nous pourrons tous retenir, c’est le désir de proposer en ce jour particulier une nouvelle occasion de dialogue avec le quartier, avec ceux qui passeront, Parisiens ou étrangers, pour faire de notre église paroissiale le lieu d’une rencontre.
Dans tout dialogue, s’il est vrai, la présence de l’autre se dévoile un peu à moi. Je m’en imprègne et j’en suis transformé. Une rencontre s’opère. C’est notre souhait : que ce concert et plus largement toute la vie paroissiale et aussi chacune de nos vies soient l’occasion d’une rencontre, du dévoilement d’une présence, celle du toujours Autre, Dieu. C’est une des modalités de la mission. Paul VI dans sa première encyclique écrivait : « L'Église doit entrer en dialogue avec le monde dans lequel elle vit. L'Église se fait parole ; l'Église se fait message ; l'Église se fait conversation ». Dans son encyclique de 1975 sur la mission, Evangelii nutiandi, Paul VI développait cette idée. Ce texte est toujours d’actualité. Il est court et facile d’accès. Pourquoi ne pas en faire une lecture de vacances cet été ? Faisons de ce jour de fête paroissiale, placée sous le signe de la présence sacramentelle du Christ en son Église, un temps de conversation, entre nous et avec notre quartier. Qu’il devienne ainsi l’occasion d’un témoignage, modeste mais heureux, rendu à Celui qui est à la source de nos vies. Ce nouveau numéro du Petit Céphalophore donne la parole à des personnes qui de bien des manières ont vécu tout au long de l’année cette conversation : couples ayant participé à la préparation au mariage, André et Simone Soulat qui quittent la paroisse après 60 années de présence et de service, deux séminaristes qui ont vécu à Saint-Denys leur premier cycle de formation, des paroissiens qui tout au long de l’année ou pendant l’été d’une façon particulière cherchent à nourrir leur foi et à en faire le dynamisme de leurs vies. L’été approche avec ses départs, ses ruptures, ses moments de repos et de voyage... Puisse chacun y poursuivre, dans le secret ou avec d’autres, ce dialogue intime dans la profondeur duquel se tiennent cachées la présence et la paix du Seigneur ressuscité. Père Paul Quinson

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